J’ai un livre sur les noms et prénoms du monde arabe, un certain nombre sont à la fois chrétiens, musulmans ou juifs, origine de la langue, arabe, syriaque, grec, araméen, perse.
@Decouz Il y a toujours deux formes de théologie, de discours sur le divin, la théologie positive qui décrit Dieu selon le mental des hommes et une théologie négative qui nie toute ressemblance, c’est vrai pour le christianisme, même si l’accent est mis sur la ressemblance, c’est vrai pour l’islam, même si l’accent est mis sur la transcendance (rien n’est semblable à lui) et dans l’hindouisme il y Vishnou du coté « ressemblant » et Shiva, qui est le dieu de la destruction ou plutôt de la transformation. Pour les bouddhistes pareillement il faudrait « tuer Bouddha » chaque fois que l’on croit le voir, car cette apparition n’est qu’une forme provisoire, même si elle a une réalité relative.
On confond fréquemment éternité et perpétuité, la perpétuité est un temps indéfiniment long, l’éternité est l’absence de temps.
Comme le temps est une des conditions de l’existence corporelle, tout ce qui apparait à l’intérieur est soumis au temps (le temps apparait avec le monde, le monde avec le temps).
Quant à Dieu, que l’on soit croyant ou non, il ne faut pas confondre les phénomènes et ce qui les génère, pour celui qui ne croit pas les différentes formes du divin traduisent les différentes formes imaginatives des hommes pour expliquer le réel au cours du temps, pour le croyant les différents noms ou formes traduisent l’adaptation du discours divin dans le temps ou dans l’espace de la vie des hommes.
Un nom, un aspect, peut, non pas disparaitre, mais on peut dire passer dans le passé, et l’avenir verra l’apparition de nouveaux aspects si la configuration mentale des hommes ou de telle communauté change.
@Pascal L Faux, le soufisme est entièrement fondé sur la révélation coranique pour toutes les invocations, quant aux méthodes vous devriez alors prétendre que celles de l’hésychasme sont originaires de l’Inde parce que ce sont des techniques analogues, fondées sur le souffle et la science du rythme. Quant aux noms que vous proposez, pourquoi cette sélection arbitraire et tendancieuse ? Celui qui abaisse ou celui qui ennoblit ? Celui qui pardonne ou celui qui punit ? La notion de nécessité (Dhar) ou celle du profit (naf3, difficile à traduire, disons que c’est l’opposé de la nécessité) ? Vous connaissez la justice ou vous prenez ce qui vous arrange ? Je ne vois chez vous pareillement aucun esprit du coup si ce n’est que vous vous regardez dans un miroir. Au moins Massignon et quelques autres s’ils n’avaient pas tout compris et commis quelques contre sens, avaient une pénétration cent fois supérieure à la votre.