Enfoncer les portes ouvertes...alors que la critique des textes bibliques a plus d’un siècle...d’abord chez les Protestants, puis chez les Catholiques !
"Ainsi, conformément à la théorie émanative, et sur un mode différent de
celui inspiré par la pensée de la Surnature, le mystique musulman
devient homme-pierre, homme-plante et homme-animal ; son amour et sa
considération s’étendent ainsi à toutes les créatures, animées et
inanimées, comme à autant d’expressions de la source originelle d’où
tout est émané. À la différence de la pensée de la Surnature, cette
théorie ne marque pas les seuls milieux de l’islam hétérodoxe mais
plusieurs autres écoles mystiques liées à l’orthodoxie, et des
confréries soufies du monde musulman en général et turc en particulier«
»Ibn
‘Arabî donne en quelque sorte le cadre théorique dans lequel les
animaux peuvent être compris. Dans l’hagiographie, les récits des saints
expliquent comment ils étaient souvent entourés d’animaux et
transmettaient leur sainteté aux animaux. On connaît les récits de lions
domptés par des saints et même une histoire particulièrement touchante
d’un chien qui, regardé par un saint devient saint lui aussi, et on voit
les autres chiens venir prêter allégeance à ce chien sanctifié."
Effectivement on trouve toujours une notion d’amour universel, aussi bien dans le judaïsme que dan l’islam, et particulièrement dans le bouddhisme ou toute créature est un non seulement un reflet de Bouddha, mais peut devenir Bouddha.
Il y a pour les théologies abrahamique, à la fois la notion d’universalité ou tous les êtres sont égaux, mais aussi une hiérarchie, qui comme toutes les hiérarchies, peut varier en fonction de différents points de vue.
Parmi bien des perspectives développées pas les uns et les autres : les peuples, sont comme les animaux ou comme les anges, en fonction des époques d’un cycle temporel, ils dominent ou sont dominés, car ils représentent les noms divins, qui sont les aspects particuliers de Dieu. Chaque nom divin, chaque animal, ange, peuple, a une excellence, cette excellence trouve à se manifester dans telle ou telle condition, mais pas plus. L’homme, qui semble avoir une prééminence constante, n’en est pas moins gouverné, à travers les changements temporels ou les particularités de telle ou telle ethnie, par ces noms divins particuliers, et donc par l’esprit particulier qu’incarne tel ou tel animal.