Toutes les langues le font à partir du moment où il y a des contacts, y compris lors des conflits, introduction de nouveaux produits ou de nouvelles idées, le persan, le turc, l’urdu empruntent à l’arabe, le yiddish est une combinaison de sons germaniques, slaves et hébreux.
Houellebecq que vous affectionnez décrit dans un de ses romans l’excitation et le malaise que son personnage éprouve lorsque avec les beaux jours les « touffes » font leur retour comme si il était un animal (eh oui un cochon disons le mot) sous le nez duquel on faisait tourbillonner les phéronomes du sexe opposé et exposé.
@Decouz Exemple : "Au XIIe siècle, de retour d’Orient, les
croisés instituent les étuves en Occident. Dans ces espaces clos les
deux sexes se mélangent à nouveau. Ils ont aussi mauvaise réputation
que les thermes antiques. Dans le roman Flamenca , comme dans Le Roman de la Rose
de Jean de Meung, ce sont des lieux de rendez-vous pour les couples
adultères. Dans le premier, c’est un tunnel qui permet aux amants de se
retrouver. Mais dans le second, ils se baignent ensemble dans
l’établissement et passent vite aux lits mis à la disposition des
clients, en principe, pour le repos. Quant à la tenue, elle ne laisse
aucun doute : " Si te lave nu/Et te baigne ès cuves/Jenin
l’Avenu/Va-t’en aux étuves ", chante Villon.
«
Plus tard :
»C’est pourtant à la méme époque que la
nudité commence à choquer et à étre réprimée sévèrement par les
autorités communales. A Francfort, en 1541, on condamne à quatre
semaines de prison huit personnes surprises à se baigner dans le Main "
comme Dieu les avait faites, toutes nues et sans pudeur
Il est faux de croire que particulièrement en Occident il y aurait eu un mouvement permanent pour dévoiler de plus en plus le corps de la femme.
Ce n’est pas si linéaire et il y a eu des mouvements de balanciers dans un sens ou dans l’autre, dans un domaine ou dans l’autre (vie publique, mode, arts en fonction des jugements moraux prédominants). Et pour dévoiler leurs appâts, ou pour se sentir en accord avec les regards, il n’y avait pas que le fait de mettre à nu telle ou telle partie, mais tous les artifices qui soulignent, par le plus ou par le moins, les attraits de la féminité, sans compter que les parties à ne pas montrer sont aussi très relatives et changeantes.
Non il n’y a aucune loi historique irrémédiable dans cette affaire ;