« Un antijudaïsme païen préexistait à la naissance du christianisme, mais l’antisémitisme actuel est d’origine chrétienne », affirme même le père Louis-Marie Coudray, directeur du service national pour les relations avec le judaïsme à la Conférence des évêques de France ...« Historiquement, l’antijudaïsme chrétien est né du besoin des premiers chrétiens de se différencier des juifs, explique le père Coudray. D’origine
juive, les premiers chrétiens ont affirmé leur identité propre en les
accusant de déicide et en brandissant la théologie de la substitution,
selon laquelle l’Église remplace Israël....Aux IVe et Ve siècles, des mesures discriminatoires sont apparues.
Ce n’est qu’avec les Croisades qu’on a basculé dans la persécution
violente qui s’est maintenue sous des formes différentes jusqu’aux
pogroms de Russie au XIXe siècle. »
Parmi les obstacles au changement d’orientation vis à vis des Juifs lors du Concile, il y avait la crainte des Eglises Orientales que cette décision soit considérée comme un soutien politique à l’Etat d’Israël.
Charles André Gilis en conclut d’ailleurs dans son livre ’’La papauté contre l’islam’’ que la conséquence en fut la reconnaissance de l’état israélien et même »la collusion hybride d’un catholicisme amoindri et d’un judaïsme dévié".
St Pie X exprimait ainsi la position permanente de l’Eglise depuis des siècles : « Nous ne pouvons pas soutenir ce mouvement [sioniste]. Nous ne
pourrons pas empêcher les juifs d’aller à Jérusalem, mais nous ne
pouvons en aucun cas soutenir cela... En tant que chef de l’Eglise, je ne peux vous dire autre chose. Les
juifs n’ont pas reconnu notre Seigneur, c’est pourquoi nous ne pouvons
pas reconnaître le peuple juif. »
"Contre ceux qui croient encore au mythe du pape d’Hitler, Mark Riebling a
démêlé les fils des réseaux construits par Pie XII afin de lutter
contre le tyran. On y découvre que dès 1939, le Pape a organisé
l’assassinat du dictateur allemand, s’appuyant sur des hommes décidés,
quoique très minoritaires.
"
On y découvre que Pie XII a personnellement supervisé plusieurs
attentats contre Hitler et qu’il a été jusqu’à rédiger, sans les signer,
des papiers d’encouragement à destination de la résistance allemande.
Un geste fou, qui aurait pu mener à de terribles représailles et qui
fait apparaître comme encore plus injuste les accusations de
collaboration.
La stratégie de Pie XII est claire et établie dès avant le déclenchement
de la guerre : rien ne sert de lutter directement contre Hitler, il ne
renoncera jamais et cela ne fait que renforcer son aura. Il faut donc
lutter souterrainement et secrètement. Pour ce faire, il faut développer
un réseau de résistance en s’appuyant sur l’Allemagne honnête qui
refuse le dévoiement opéré par le nazisme."
"La première prière mixte dirigée par deux femmes imames, Anne-Sophie
Monsinay et Eva Janadin, a eu lieu ce samedi 7 septembre à Paris. Le
projet Sīmorgh porté par le mouvement Voix d’un islam éclairé (VIE)
s’est concrétisé par cette première cérémonie.
"
Une égalité entre les femmes et les hommes
Une égalité entre les imams et les fidèles
Toute femme est libre de porter ou non le voile qui n’est ni interdit ni obligatoire mais relève du choix personnel.
Tous les sermons sont prononcés en français et toute formule arabe est
systématiquement traduite pour garantir la compréhension du discours par
les fidèles.
Aucune discrimination en raison de l’orientation sexuelle, du genre, de
l’origine ou de la religion d’un individu n’est tolérée dans les
discours et dans l’accueil.
Tous les sermons sont prononcés en français et toute formule arabe est
systématiquement traduite pour garantir la compréhension du discours par
les fidèles.
@Decouz La prière islamique a exactement la même forme qu’au début, que ce soit les paroles ou les postures, de même les autres rites, jeûne pèlerinage. Il faudrait nuancer pour l’aumône car les bases (céréales, bétail...) ne sont plus les mêmes. Les rites chrétiens ont été sans cesse modifiés dans leur forme, seul l’essentiel de l’eucharistie est fixe, certains sacrements ne sont apparus que tardivement (le mariage codifié au Concile de Trente).