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Decouz

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  • Decouz 15 février 2018 20:39

    @foufouille


    Il y avait des marais, rendus exploitables, c’est vrai, par les colons, mais il y avait aussi des bonnes terres qui ont été accaparées et dont les exploitants antérieurs ont été refoulés dans des zones montagneuses plus ingrates. 
    Je ne rends pas pour autant la colonisation responsable, uniquement du moins, des famines, mais les grandes monocultures sources de spéculation, comme la vigne (pour le vin qui faisait concurrence au vin de France) et le blé n’étaient pas particulièrement faites pour nourrir la population locale.

    « La complexité de la crise alimentaire de 1866-1868 est à la fois causée par un manque immédiat de récoltes, de stocks en silos limités, de l’absence de numéraire et de l’intégration asymétrique de l’agriculture vivrière et du pastoralisme traditionnel à une nouvelle économie agricole tournée vers l’exportation vers la France. »



  • Decouz 15 février 2018 19:19

    @Decouz


    Je précise pour la Tunisie il y a eu des dynasties qui ont débordé sur l’Algérie, reste donc le cas du Maroc qui est resté relativement à l’écart (relativement et comparativement) et peut se prévaloir d"un enracinement ancien.



  • Decouz 15 février 2018 19:12

    @Christian Labrune
    oui nous avons été colonisés par les Romains, mais il y a eu l’édit de Caracalla, qui a donné la citoyenneté à tous les habitants de l’Empire.

    En Algérie rien de tel, sauf très tard, trop tard, lorsqu’on comprit que cela ne pouvait plus durer, sans doute de toute façon, il y aurait eu rupture, une forme quelconque d’indépendance plus ou moins radicale.
    A la différence du Viet Nam ou du Maroc, l’Algérie était un département français, donc tout le monde aurait du être citoyen, alors qu’il y avait des « vrais » Français et des « indigènes », ces derniers n’avaient pas du tout les mêmes droits, ni la même représentation politique.
    On objecte que l’islam interdisait la complète citoyenneté , que les musulmans voulaient garder leur législation civile. Dans ce cas pourquoi cela devint possible avec De Gaulle, et pourquoi une partie du Sénégal et les comptoirs de l’Inde bénéficiaient de cette citoyenneté ?
    L’explication est aussi que la fraction au pouvoir en Algérie, les colons importants, les maires, et une partie des hommes de pouvoir algériens favorables à la France ne voulaient pas l’égalité, et ont freiné au maximum, lorsqu’elle devint envisageable pendant la de la IVème République.

    Il est vrai que la forme territoriale de l’Algérie doit à la France, le Maroc ayant échappé à l’emprise ottomane et ayant une monarchie vieille de nombreux siècles de lignée chérifienne.
    Mais la notion d’état moderne est récente, XIXème, traité de Westphalie, et depuis la deuxième guerre mondiale bien des états sont apparus, qui n’existaient pas auparavant, ni dans leur territoire ni dans leur nom.
    Peu de pays à la différence de la France ou la Grande-Bretagne ont eu très tôt leurs contours actuels, l’Allemagne, la Pologne ont eu sans cesse des frontières changeantes. Il n’y a rien de particulier dans le cas algérien, le Sahara faisait une frontière poreuse avec l’Afrique noire, le Maroc était distinct, la Tunisie peu

    Ressentiment des pays du Maghreb ? Je ne sais pas pour la Tunisie, mais rien de tel au Maroc.
    Non la nature conflictuelle des relations vient du lien intime qui liait l’Algérie à la France, et qui la lie toujours d’une manière spécifique, et entre bien d’autres facteurs, le remodelage complet de la nature d’occupation des terres agricoles, terres confisquées, redessinées, réattribuées, revendues, selon un droit romain étranger au droit islamique pour lequel la terre n’est pas une marchandise.
    Au Maroc, en Tunisie, en Asie, certes il y a eu un pillage des ressources, mais jamais de colonie de peuplement comme en Algérie.

    Les voies de communications crées et les autres avancées de la « civilisation », ce n’était pas pour le bénéfice de la population, mais plutôt pour des raisons d’exploitations économiques unilatérales et pour des raisons militaires.

    Bon il y a eu certainement des points positifs, et tous les Français n’étaient pas des profiteurs, ni des racistes, il y a eu tous les « petits » colons qui vivaient très proches de la population arabe et qui étaient arrivés pour des raisons diverses, tels les Alsaciens dépossédés par les Allemands.



  • Decouz 15 février 2018 09:02

    Le cas du Brésil est intéressant : les habitants se reconnaissent 5 couleurs en gros, mais toutes les nuances intermédiaires ont des appelations spécifiques, population très métissée donc sur le plan extérieur.

    La population originelle indienne a été supplantée en partie par les noirs introduits comme esclaves et les blancs colonisateurs.
    Mais malgré l’apparence colorée de la majorité de la population les gènes dominants sont de type européen, même dans les régions (Nord Est) où les blancs ont moins pénétré.
    Sur 30 000 gènes seule une trentaine ont une influence sur les traits extérieurs comme la couleur.


    Après il faut prendre en compte les traits de caractères, les formes intellectuelles et artistiques etc, quels sont ceux qui s’imposeront en cas de mélange de populations, une juxtaposition plus ou moins harmonieuse, ou une fusion dans un nouvel ensemble.


  • Decouz 14 février 2018 11:01
    Rapport de la Cour des Comptes : « En effet, ce n’est pas le distributeur qui financera in fine leur installation mais le client final, à partir de 2021. Le tout grâce un différé tarifaire, avancé par Enedis avec des conditions financières avantageuses (grâce à un emprunt à 0,77%)... alors que le taux d’intérêt facturé aux clients pour cette avance sera, lui, défini à 4,6% ! Le tout pour un surcoût de 506 millions d’euros pour les usagers sur la période 2014-2031... »

    « En  raison de 130 euros par compteur, installation comprise, le coût total du déploiement de 39 millions de compteurs communicants d’ici à 2024 représente un coût de près de 5,7 milliards d’euros, soit environ 130 euros par compteur. Mais contrairement à ce qui avait été annoncé par le gouvernement au lancement du projet, en 2011, le déploiement de Linky ne sera pas gratuit pour les consommateurs. En fait, Enedis avance les frais d’installation... mais va les répercuter directement sur les factures d’électricité dès 2021, lorsque 90% des compteurs seront posés. Or, si Enedis bénéficie de conditions de prêt avantageuses à 0,77% via la Banque européenne d’investissement (BEI), le taux d’intérêt appliqué au consommateur final est bien moins favorable : 4,6%. Autrement dit, cette avance coûte bien plus cher au particulier qu’à Enedis. »

    « La Cour note également que le système de bonus-malus prévu est trop favorable à Enedis. Les pénalités, qui ne s’appliqueront qu’en cas de dérives importantes, sont ainsi plafonnées. Les refus individuels de pose ou des arrêtés municipaux interdisant le déploiement de Linky, souvent médiatisés, n’ont cependant eu qu’un  »impact limité«  sur le déploiement, note la Cour. »

    « Au-delà de ces aspects financiers, la Cour des comptes déplore un  »pilotage insuffisant par les pouvoirs publics« . La Cour recommande à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) de faire évoluer le dispositif de différé tarifaire pour en réduire le coût pour les consommateurs et de revoir  »la régulation incitative pour réduire la rémunération maximale dont pourrait bénéficier Enedis« . Autrement dit, de ne pas faire payer le risque au seul consommateur. »

    «  Mais  »la fonctionnalité permettant au compteur d’enregistrer la courbe de charge n’est pas encore opérationnelle [...] et lorsque la fonctionnalité sera disponible, la mémoire des compteurs ne permettra d’enregistrer la consommation au pas horaire que sur une durée de 4 à 5 mois.«  La solution proposée par Enedis : déporter la lecture de la consommation sur un portail internet. Mais las : le taux d’ouverture de compte pour les usagers disposant d’un compteur Linky n’est pour l’instant que de 1,5%. Cette solution présente aussi l’inconvénient de présenter des résultat en kWh... et non pas en euros. Ouverture du marché de l’énergie oblige, ce chiffre ne dépend pas d’Enedis, mais du fournisseur. »


    https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/la-cour-des-comptes-epingle-le-surcout-du-deploiement-de-linky-pour-le-consommateur_120589

    https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/07-compteurs-communicants-Linky-Tome-1.pdf


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