Oui d’un coté c’est peut-être de la comédie, de l’autre c’est de la tragédie. Mais qui distribue les rôles des méchants qui envoient leurs enfants se faire tuer-quelle inhumanité, quelle barbarie- et des bons soldats moraux et agissant pour le bien des gentilles petites filles ?
Qui contrôle le réseau de distribution du film ou de la pièce ?
Ce qui a handicapé les Palestiniens au début, et encore maintenant, c’est leur méconnaissance des codes de l’Occident, alors que les Israéliens les connaissaient parfaitement.
La présentation médiatique compte autant sinon plus que la réalité des choses. Il faut pouvoir s’identifier, compatir, ou à l’inverse diaboliser, déshumaniser.
Les animaux voient les choses différemment, voient certaines choses que nous ne voyons pas pour certains, perçoivent tactilement d’autres choses pour d’autres etc
Ils ont, selon moi, une approche directe, analogue à celle des anges pour les traditions spirituelles ; les anges ne pensent pas, mais ont une science directe, en contrepartie, comme les animaux, cette connaissance, et cette puissance d’action, est limitée à un domaine spécialisé dans lequel ils ont une supériorité , et ils n’ont pas cette capacité humaine de raisonner.
Du point de vue des sciences profanes et analytiques on s’est demandé si les animaux avaient une capacité cognitive qui pourrait approcher celle de l’homme mais aussi si ils avaient ce recul propre à la pensée humaine, la possibilité de se regarder penser, la possibilité de douter, d’avoir une méta connaissance.
Or si on sait que certains animaux font preuve d’ingéniosité pour résoudre des problèmes plus ou moins complexes, déjà rares sont ceux qui se reconnaissent dans une glace, et sur le plan de la méta connaissance, la possibilité d’exprimer un doute par dans certaines situations où ils échouent (avec un bouton spécial par exemple), rien n’a pu être prouvé, et à un certain niveau d’anticipation, de projection sur les intentions de l’autre, l’animal ne suit plus, de même la capacité artistique d’imaginer librement des possibilités sans finalité pratique.
Il y a un lien dans la pensée spirituelle, affaibli dans la pensée magique, entre anges, animaux et peuples, ce sont des entités qui communiquent avec le divin, entre elles et avec le monde en général, chacune ayant des caractéristiques propres en matière, mais tout en étant dépourvue de la conscience centrale propre à l’homme, l’homme ayant à la fois la possibilité d’une connaissance directe grâce à certaines méthodes, ou par un don, du moins certains hommes, et la possibilité de la réflexion analytique, cette dernière étant pratiquement la seule envisagée selon la science habituelle.
Cette conscience centrale n’a dans cette optique rien d’une supériorité fictive ou égotique, d’un fantasme de domination à la manière moderne, puisque l’homme n’a ce pouvoir que par délégation divine.
L’homme moderne rejette cette approche, et ne reconnait que la raison humaine comme guide, la connaissance globale et intuitive il ne la reconnait pas, la raison qu’il place au plus haut se serait développée toute seule par émergence évolutive.
La foi repose précisément sur l’absence de preuve,
si on pouvait prouver l’existence de Dieu ou son inexistence (mais il faut au préalable définir les termes d’existence et de Dieu), l’affaire serait réglée dans un sens ou dans l’autre. Mais pour prouver, en plus de la logique nécessaire, il faut un point de départ sûr.
Distinction du possible et du réel : on peut admettre que tout possible est réel, selon une modalité ou selon une autre, cette possibilité « réelle » n’implique pas une apparition dans le monde des phénomènes sensibles terrestres, ni même une apparition tout court, si on admet qu’il y a une multiplicité des états de l’Etre ; l’état qui correspond au monde humain a des règles limitatives qui sont ses conditions d’apparition, en corrélation avec les cinq sens de l’homme, mais ce n’est qu’un monde possible (et effectif pour nous). Ces cinq sens sont nos fenêtres limitées sur le monde ; tous les instruments scientifiques quelle que soit l’étendue de leur champ d’investigation ne sont que des prolongements de nos sens, ces prolongements étant en fait indéfinis.
La cosmologie traditionnelle définissait les éléments à partir de ces cinq sens, les éléments, air, eau etc étant non ce que nous considérons comme tel, mais ce qui dans l’ordre du cosmos est analogue à nos sens (pour parler d’une manière imagée nos sens perçoivent certaines longueurs d’onde, c’est assez net pour la vue et l’ouïe). Le monde que nous connaissons par nos sens est une combinaison qualitative de ces « longueurs d’ondes », rien n’empêcherait en théorie une multiplicité de combinaisons correspondant à d’autres mondes avec d’autres conditions et d’autres êtres que nous ne pouvons même pas imaginer, notre imagination étant limitée par notre condition terrestre.
@Pascal L Une partie descend d’Ismael, les 3adnan qui conduit jusqu’à Mohammed, il y a plusieurs origines qui ont été mélées, arabes du Sud, arabes du Nord...
Les arabes n’ont pas attendu les judéo nazaréens pour être férus de généalogie.
Quand aux 12, c’est une constante dans d’autres centres spirituels en dehors des traditions abrahamiques.
Bien sur il y a une continuité avec le judaisme, elle est revendiquée, ce qui fait que sur le plan des obligations rituelles et des purifications, les musulmans sont proches des juifs.
Mais les purifications sont différentes, le nombre des prières différent, le jeune différent, il y aussi l’aumône qui a ses règles propres et le pélerinage spécifique.
@Pascal L Ah les 99 noms ça ne nous avance pas ? Pourtant il y a « Celui qui fait avancer »...Dans la compréhension ?
C’est la divinité « qualifiée », comme dans l’orthodoxie chrétienne il y a l’Essence et les attributs, il y a l’Essence (Allah) et les attributs (sept principaux dans lesquels sont repartis les noms).
Cette distinction n’est pas propre à l’islam, ni au christianisme, on la retrouve dans l’hindouisme, Brahman sans qualité, Brahman qualifié, on la retrouve dans le judaïsme.
Les noms désignent ce par quoi l’Absolu est perceptible à l’homme, quand vous dites « Sauveur », c’est une qualité, quand vous dites « Vivant » ou « Savant », vous dites une qualité.
Mais quand il y « Huwa », ou « Lui », pronom qui revient souvent dans le Coran, c’est ce qui est absent, le Non Etre, non pas la négation de l’Etre, mais une indétermination, dans laquelle l’Etre peut apparaître d’une manière affirmée.