"Que s’était-il passé entre ces deux dates qui permette d’expliquer
comment l’IASC s’est imposé ? L’histoire est assez longue et complexe et
ne peut être relatée en détail dans cet article...
Pour être bref, disons que deux facteurs ont essentiellement joué :
l’incapacité de l’Union européenne à réaliser une harmonisation
comptable entre ses membres ; les qualités techniques et un lobbying intelligent de la part de l’IASC. Reprenons ces deux points...«
»Sur le plan civique, cela pose la question du contrôle politique et
social de l’élaboration et de l’adoption des normes comptables : les
normes comptables qui s’appliqueront à l’avenir sont à la merci d’un
groupe de professionnels auto-institués, majoritairement anglo-saxons,
difficiles à déloger car verrouillant particulièrement bien les accès
aux centres de décision de l’IASB.«
Comprendre : l’Europe n’a pas su développer un système comptable autonome, s’est éloigné du système »continental« , un système comptable n’est pas neutre :
»Issue d’une institution strictement privée, la normalisation comptable
internationale est une normalisation déconnectée du droit et qui
s’inscrit dans le mouvement de financiarisation de l’économie des années
1980/19901.C’est à cette époque que l’on voit apparaître des produits dérivés dont la complexité2et
le fonctionnement échappent au droit. La mondialisation s’accélère
entraînant déréglementation et désintermédiation. Les entreprises qui se
finançaient en grande majorité par la banque vont de plus en plus se
financer par le marché. Or, la financiarisation de l’économie chasse le
droit dont l’approche étatique et hiérarchique, fondée sur la notion de
territoire, n’est plus adaptée, laissant ce que Mohamed Salah Matoussi
appelle une impression de « désertification juridique3 ».
De fait, les normes comptables internationales ne sont pas des normes
juridiques ; elles sont fabriquées pour s’affranchir du droit.«
»Le mécanisme actuel de la normalisation comptable conduit donc à une
sorte de capture du « débat public » par des acteurs privés. Il y a
l’idée d’une mondialisation qui se réduit à un champ d’autorégulation
sans pouvoir législatif mondial. Les juristes y voient une crise de la
normativité étatique traditionnelle renforcée ici par l’échec d’une
normalisation européenne. On est donc face à une normativité spontanée
qui souffre d’un déficit de légitimité."
@JL Je veux dire la pensée agnostique non croyante enlève la notion de Providence divine, l’homme qui se croit/se veut libre, d’autres ont cherché des lois ou des tendances, marxisme et lutte des classes, progrès indéfini de la science censé apporté une libération, d’autres encore ont penché vers l’absurde.
La vision de Tolstoï est un peu islamique, dans la mesure où il pense que les évènements échappent à la volonté et à la compréhension des hommes. Fabre d’Olivet : Providence, ce qui va bien (pour lui dans le sens divin, le Bien) , Volonté (l’homme, sa part de choix dans le cours des choses), Destin, qui échappe à l’homme et qui va vers le chaos, l’injustice... La vision moderne enlève la Providence, il reste le choix de l’homme, et le hasard, qui va du meilleur au pire (selon les idées diverses et contradictoires que se font les hommes).
C’est la vision de Tolstoï que je lis dans « Guerre et Paix », l’histoire est faite par une multitude de facteurs qui oeuvrent en commun. Les batailles ne ressemblent jamais à ce qu’elles sont dans la tête des généraux il y a trop de distance entre le terrain et les têtes pensantes, quand une décision est prise la réalité a déjà changé. La politique est analogue. Après coup on rationalise, on cherche des responsables, des causes rationnelles, mais la pensée analytique qui analyse le temps en instants séparés, la totalité en unités discrètes, ne peut les saisir car il est un mouvement continu, les évènements pareillement, lorsqu’ils sont découpés en tranches, échappent à la compréhension.
Je n’ai pas eu le temps de répondre, je n’ai pas d’internet pour l’instant, ce sujet de Barnabé est traité dans les forums spécifiques, il me semble qu’il y a un fil sur dialogue abraham. J’ai juste voulu dire que l’Esprit au sens islamique (le calame, l’Intellect Premier) est bien un esprit qui écrit et qui entend ce que Allah lui dicte (mais au niveau principiel). L’intervention de l’Esprit à la Pentecôte se fait par contre au niveau terrestre. Dans la théologie chrétienne la trinité est à la fois immanente (contrairement à ce que le nom suggère il s’agit d’une trinité éternelle et principielle, et une trinité économique (qui « descend » et intervient dans l’histoire des hommes). Dieu parle à Moïse directement (une voix lui parle, une voix extérieure), Dieu ou l’Esprit peut donc agir directement (l’ange n’est qu’une apparence de l’Esprit qui en lui-même n’a pas de forme spécifique).