C’est entre autres dans « le règne de la quantité et les signes des temps », mais c’est développé dans différents livres. « La crise du monde moderne », je ne le rangerais pas parmi les plus importants.
René Guénon rattache le couple espace-temps à la mythologie Caïn-Abel, le temps dimension du peuple sédentaire et l’espace dimension des peuples nomades, chacun développant un art compensatoire, auditif pour les uns, visuel pour les autres. Il mentionne le temps cyclique de différentes civilisations en mettant l’accent sur l’Inde et sa théorie très élaborée des cycles cosmiques. On connait aussi l’importance de ces cycles pour les civilisations anciennes d’Amérique du sud. Mais ce temps cyclique n’implique aucune stricte répétition, il y a simplement des analogies, l’image serait celle d’une spirale qui repasse chaque fois dans la même zone du cercle, chaque spire s’éloignant de plus en plus du centre. Tout au long de l’accomplissement d’un cycle, le temps « mange » de plus en plus l’espace. La contraction du temps finirait par le réduire à un instant unique, le temps finit par se dévorer lui-même, revanche d’Abel sur Adam. Malgré l’accélération du temps ou de la perception du temps, et l’éclatement/dispersion de plus en plus grand de notre activité, il doit y avoir une limite physiologique ou mentale à partir de laquelle l’action devient une anarchie pure et simple. A noter l’effet de certaines drogues, opium, LSD, à un niveau moindre, cannabis, sur la perception du temps, qui s’ajoutant à d’autres effets désocialisants ou, selon les perspectives, ouvrant sur la méditation, distendent et déforment le temps vécu, un instant se dilate par exemple en des années ou se fractionne en des centaines d’images. J’avais repéré ce livre à la médiathèque, je vais le consulter plus en détail.
Il y a aussi la surcompensation, c’est à dire la progression qui se fait en phase de repos ou de moindre effort, il ne faut pas constamment ni travailler au maximum, ni travailler un seul type d’effort quel que soit le sport pratiqué, mais aussi introduire des séances où l’effort fourni sera moindre que la capacité réelle, et des périodes de repos total, ces périodes de moindre effort et de repos participent à la progression ; même si la tendance spontanée est de chercher à toujours faire plus, ce n’est pas le plus efficace.
Oui ce film est intéressant, prendre la bonne décision en quelques instants, sans les calculs des ordinateurs, le facteur humain, impossibilité d’analyser tout en détail. Je me souvenais de l’exploit qui a fait la une des journaux, mais les médias ont moins parlé il me semble que la période postérieure, de l’enquête où le pilote, si le film est fidèle, est carrément mis en accusation devant les évidences que donnent les calculs des ordinateurs, à savoir que sa décision n’était pas la bonne et mettait inutilement la vie des passagers en danger. Il doit ensuite prouver en corrigeant les délais de réaction que les solutions proposées par les ordinateurs auraient abouti à un crash.
@Pascal L Non ce n’était pas un monde christianisé, les chrétiens se sont justement demandé pourquoi cette partie avait échappé au christianisme ou bien ne s’y était pas développé, non il y avait un vide, selon moi, providentiel, je pense que s’il y avait eu un christianisme solide, l’islam n’aurait pas pu « prendre », les gens n’auraient pas eu besoin. Après je connais bien la thèse de l’origine judeo chrétienne, mais comment expliquer un fossé de tant de siècles, communauté judéo chrétienne qui serait restée discrète et à laquelle la révélation coranique donne tout d’un coup un réveil singulier ?