@Pascal L Après il y a un examen des critères, mais nous sommes dans le domaine de la foi, et tu ne peux enlever la part de mystère, sinon nous serions dans la philosophie ou réflexion profane. Ce sont aussi des révélations privées, mais comme dans le christianisme elles peuvent jouer, d’une manière non obligatoire un rôle de soutien. Il n’y a pas dans le dogme de l’islam de « mystères » comme dans le christianisme, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mystère, cela veut dire que pour la foi commune il n’y a pas de dogme faisant appel à un mystère d« une manière formelle, pour autant il y a l’Invisible (Allah est l’Intérieur) et le Visible (Allah est l’Extérieur). Par définition le domaine de la foi n’appartient pas aux preuves extérieures, sinon on serait dans la science démonstrative, au départ de toute forme religieuse, il y a une expérience, puis des témoins qui croient, soit sur parole, soit par qu’ils expérimentent quelque chose, puis des témoins des témoins etc Le dogme : selon R.Guénon auquel je me réfère, une religion c’est un dogme, une morale, un culte, mais toutes les formes spirituelles n’ont pas forcement ces trois éléments, qui sont la caractéristique des trois monothéismes. Il y a des peuples qui admettent plus facilement que chacun ait son »Ishta Devata« , sa divinité personnelle, étant entendu qu’il ne s’agit que d’un reflet, mais que ce reflet est pour l’être en question le rayon qui le rattache à Dieu. Quand on dit divinité personnelle, on dit la forme, mentale ou figurée selon laquelle on »enferme" Dieu, qui ne peut être enfermé dans aucune forme.
@Pascal L Le dernier livre de J.Chaabi est intéressant dans la mesure où avec des méthodes universitaires il montre un visage de Mohammed assez différent. Pour les hadiths : une source qui n’est pas mentionnée et qui n’a qu’une valeur interne comme les révélations privées dans le christianisme, ce sont les rêves où apparait Mohammed, bien sûr cela ne peut être pris en compte par l’université, mais il faut savoir que pour le vécu communautaire ces rêves ont une certaine importance, la vision du Prophète en rêve étant considérée comme authentique. De même les visions et expérience d’Ibn Arabi ou d’autres soufis sont soient vécues d"une manière analogue par les soufis, qui revivent l’expérience de Prophète (bien que ce soit très éloigné on peut mentionner l’union mystique dans le christianisme) et d’ailleurs un peintre suédois s’était converti après avoir vu en rêve Ibn Arabi), soit admises par ce qui correspond à la foi.
@Pascal L Il n’y a pas que le Christ et l’Islam, il y a toutes les manifestations de la Divinité dans le monde, par exemple les multiples incarnations dans l’hindouisme. C’est la question de la forme que prend Dieu pour se révéler (dans la mesure où il peut se révéler). Le christianisme permet la figuration du Christ, car il est une religion de l’incarnation, mais la figure du Christ est elle conforme à son vrai visage historique ? Pour dire les choses rapidement : un hindou voit Shiva ou Krishna dans son guru, ce n’est pas une image, c’est comme si toi tu voyais un saint chrétien et que derrière lui, même en lui, tu voyais le Christ. Chaque religion a une foule d’exemples de ce type, et malgré tout, chaque manifestation du divin, dans la mesure où elle est une réfraction et non pas la totalité, n’est pas Dieu à elle toute seule.
L’écriture hébraïque a aussi été modifiée, et les signes vocaliques ne datent pas du début. Ces signes vocaliques sont nécessaires pour la compréhension d"une écriture qui était tout comme celle de l’arabe consonantique. Il y a une autre méthode qui est toujours employée, c’est la transmission orale. Il n ’y a pas de plagiat, l’ésotérisme musulman est autonome, qu’on retrouve des méthodes et des doctrines analogues n’a rien à voir avec un plagiat, c’est seulement un signe de l’universalité des doctrines. L’islam reconnait la validité des autres prophètes, chacun représentant une facette du verbe divin.
Jacques Chirac Président de la République a fait rendre les honneurs militaires à Arafat, et c’est à son honneur. Des personnalités et des militaires israéliens sont susceptibles lors de voyages en Europe d’être arrêtes et mis en examen pour crimes de guerres, ce qui les incite à être prudents. Desmond Tutu, archevêque sud-africain et prix Nobel de la Paix, l’argentin Perez Esquivel prix Nobel de la Paix et des parlementaires de différents pays ont proposé Barghouti comme prix Nobel de la Paix. Contestation de la légalité du procès par un collectif d’avocats :