Je ne suis pas toujours d’accord avec Bernard Dugué mais là, je salue son courage car les réactions comme celles d’ISGA étaient à prévoir. L’exemple de la forêt Brésilienne aussi est excellent comme puits de carbone.
Quant à ISGA, je lui retourne sa critique concernant ses certitudes. L’explication de la fin du TRIAS (nombreuses disparitions d’espèces) est tout à fait hypothétique. Se servir de cette pure hypothèse pour ce billet assassin n’est pas du tout scientifique ; dans la forme et dans le fonds.
Je n’ai pas lu la plupart des livres cités mais je crois qu’on a le droit ce croire en soi et qu’il est profitable de proposer une sorte de synthèse des travaux qui ont ponctués votre vie. Je ne trouve pas que cela tombe dans « l’imbu de lui même ». Maintenant sur le fond la thèse d’un changement de type d’humanité avec la généralisation de l’informatique et du numérique est davantage un constat qu’un souhait. Michel Serres n’a pas d’actions Microsoft ou Intel mais il réfléchit sur la transmission des savoirs, le lien entre les générations et comment la lecture du monde a changé l’humanité. Je ne vois rien qui soit de l’ordre , par exemple, de la gestion de l’énergie, sinon que l’informatique sera utilisée pour remédier au challenge à venir. C’est une philosophie positive et même optimiste.
Je vais encore une fois être à contre courant mais l’évolution de ceux qui sont à la tête de l’Etat était inévitable car il y avait impossibilité d’accepter l’Europe et vouloir l’infléchir. Il y a eu 2 ans incroyables pour que cette vérité soit « validée ». En même temps la politique de ce gouvernement est proche de celle du précédent gouvernement : il n’y a pas 2 façons d’appliquer les directives européennes. Dans ce contexte les critiques virulentes contre la politique (les décisions) prises par l’équipe Fillon, perdent beaucoup de leur crédibilité. Je ne comprends pas bien cet article qui feint de s’étonner. Aujourd’hui il n’y a plus que le choix entre « hors de l’Euro », « hors de l’Europe » et dedans ; nous sommes dedans...
Très bonne réaction à tout ce qui précède. Je suis plus réservé quant à la facilité avec laquelle l’attaque va tomber. Je sens une crispation. On est un peu comme au temps de Robespierre et Danton et « Robesfrançois » ne veut plus voir Sarko, ça se sent.
Votre article et son titre montre une volonté de tout mélanger. Sarko (pour qui je n’ai pas voté) a été mis en examen sur une lecture de la loi Perben 2 (votée en 2004 par la droite et, à l’époque, sous les sifflets de la gauche) que je trouve dangereuse. En ce sens je ne trouve pas cette mise en examen « conforme ». L’affaire Bygmalion est, elle, très importante. Il y a eu enquête et je souhaite que cette les résultats soient connus rapidement. Il faut trancher : si Sarko est coupable, il devient indéfendable mais si (comme je le crains) il est mis hors de cause, alors la mise en scène à laquelle nous venons d’assister va devenir ridicule. Notre culture, nos institutions demandent qu’on ne puisse pas mettre hors course (pour ineligibilité) un homme parce qu’il a voulu savoir pourquoi on perquisitionnait et on l’écoutait sur plus de 6 mois. Ces méthodes, votées donc par la droite, ne sont pas dignes de notre pays.