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Dolores

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  • Dolores 28 novembre 2008 21:06

     
    Nous avons fait des choix de société il y a 30 ou 40 ans et nous continuons à en faire dans le même sens depuis, même s’ils s’avèrent manquer d’humanité.

    On en est venus à considérer que ceux qui n’ont pas dans la vie une réussite insolente sont des "losers" dont on n’a pas à se préoccuper et on les laissent dégringoler la pente. On ne les voit plus jusqu’à ce qu’ils meurent dans la rue.
    Les devises d’aujourd’hui sont "quand on veut on peut" et "apprenez à vous vendre" !

    Même la solidarité familiale n’existe plus : certains mettent leurs enfants aussitôt majeurs dehors, et la "mémé" va droit à la maison de retraite. On n’a pas le temps pour vivre sa propre vie de s’occuper des autres même si ce sont des proches.

     Pourquoi les politiques, à qui nos impôts paient de confortables émoluments, seraient-ils différents ?
    Chaque hiver, les morts de la rue les interpellent pendant quelques jours et ils remuent beaucoup d’air dans ces circonstances. Aussitôt que le temps se réchauffe, c’est fini, on passe à autre chose.

    Ils sont incapables de se mettre ne serait-ce qu’un instant à la place de l’autre pour comprendre que ce qu’ils propose est inacceptable et que l’urgence ne résoud rien.

    Poutant il y a de l’argent dépensé pour apporter des aides, et même beaucoup d’argent. Mais ça ne profite pas à ceux qui en ont besoin. Les politiques organisent le gaspillage sans résoudre les problèmes.

    Quand les gens sont dans la misère, ils deviennent trop humbles parce qu’ils sont dépendants de gens arrogants. Mais imaginez un instant, 100 000 SDF (et peut-être plus), c’est le nombre d’habitants d’une ville de moyenne importance, imaginez une ville où tous les habitants dormiraient à la belle étoile par tous les temps,est-ce que personne ne trouverait cela scandaleux ?
    Cent mille personnes dispersées, ce n’est pas grave pour l’ORDRE.

    Avant l’entrée de l’hiver, on pratique les expulsions massivement. Les services sociaux essaient de protéger les familles en leur faisant bénéficier de chambre d’hôtels souvent miteux que des hôteliers sans
    scrupules font payer à prix d’or. Il n’est pas rare qu’une chambre où vont s’entasser 4 personnes soit louée
    2000€/mois par ces vampires qui profite de la collectivité.
    A la suite d’une émission télévisée sur ce sujet, j’avais calculer que cela représentait plus de 380 millions par an. Construire des logements coûterait moins cher sur la durée, mais il faut croire que la misère est un marché juteux pour ceux qui savent l’exploiter.

    Il faut changer de mentalité et de société.






  • Dolores 27 novembre 2008 16:43

    Qui parle des pauvres ?
    Généralement des gens suffisament nantis pour n’avoir jamais connu la faim, le froid ou la chaleur excessive,l’angoisse de se faire détrousser du peu qu’ils possèdent et les marches interminables dans les rues.
    Ils ne savent donc pas de quoi et de qui ils parlent vraiment.
     
    Tous les hivers des gens meurent dans la rue ou de la rue.
    Qu’ont fait les pouvoirs publics entre temps , et ce depuis 20 ans ? Rien !
    Hormis essayer de rendre invisibles ces personnes qui offusquent la vue des bien-pensants : ils existent, soit,mais qu’on ne les voit surtout pas !
    On fait même des lois et des arrétés municipaux dans ce sens : pas de rassemblement de plus de 3 personnes, défense de leur parler le temps de leur donner un peu d’argent ou une cigarette, éloignement des centres villes l’été afin de ne pas gâcher le paysage..... et on gaze les endroits où ils se réfugient pour dormir, etc
    Il ne faut surtout pas entamer la bonne conscience des gens en mettant la misère sous leurs yeux.
    Et puis c’est laid la misère !
    La propagande fait des SDF des feignants, des parasites qui dans le fond ont bien mérité ce qui leur arrive.

    Certains même pensent que l’état ne doit pas s’en préoccuper et qu’il faut laisser la charité privée les prendre en charge.
    On ne leur accorde plus aucune dignité et on décide pour eux.

    Sous prétexte qu’il est compliqué de les réinsérés dans la société ( comme s’ils l’avaient quittée) on tergiverse tellement qu’on ne fait rien, même le plus simple qui serait de leur donner un toit.
    J’ai même entendu dire qu’il fallait les habituer à avoir chaud et être à l’abri des imtempéries, moyennant quoi on leur dit qu’il faut attendre les environs de 2015 et qu’ils devront rester dans la rue pendant encore 7 ans.
    Si ce n’est pas de la cruauté, dites-moi ce que c’est ?
    Attendons 15000 morts avant 2015, pour entendre dire que le problème sera résolu en 2025.
    Pourquoi dans cette période ne décide-t-on pas de grands travaux qui relanceraient le bâtiment et qui permettaient de loger tous ceux qui en ont besoin ?

    Le malheur , dans notre société , est que de plus en plus on ne se soucie que de soi et que les autres peuvent aller au diable. L’humanité déserte les consciences et ça ne choque plus personne (ou si peu).






  • Dolores 21 novembre 2008 18:52

    Je vois que j’ai déclenché la ire des pro "renvoyer tous ces étrangers qui viennent manger notre pain".

    Que dire de leur " pauvreté mentale" ? Virgule semble bien placé dans le lot de cette pauvreté !

    Ils ont en eux une telle haine de l’"étranger" qu’ils ne se rendent même pas compte de leur cynisme et de leur inhumanité :

    les pauvres seront mieux chez eux, dans leur famille et ce sera mieux pour nous (dixit hurlevent) et les instruits et les riches pourront mener une vie intéressante (tjs dixit hurlevent) ; tous ces gens-là ne sont pas civlisés et ils "tapent" les organismes sociaux (Frédéric Lyon si ignorant qu’il ne sait pas qu’un clandestin ne peut pas y prétendre) .Que "Je suis fantomas" ne vienne pas parler de la culture alors qu’ on voit les gouvernements encourager le communautarisme et parler de "spiritualité" trouvée supérieure à la laïcité.

    Hurlevent ne doit pas savoir lire : je n’ai pas dit que tous les emigrés se faisaient tuer, mais que des opposants politiques et des ressortissants de pays en guerre s’étaient fait massacrer et qu’il est honteux pour la France d’envoyer des hommes vers la mort en toute connaissance de cause.

    Quand à ceux qui pourraient mener "une vie intéressante" en France parce qu’instruits et nantis , je peux vous en citer au moins deux que vous ne connaissez peut-être pas, vous étiez sans doute en couche-culotte à l’époque.
    Jean Claude Duvallier, dit "Bébé Doc" dictateur sanguinaire d’Haïti qui faisant massacrer son peuple par "les tontons macoute" et qui en plus le volait allégrement ,s’est "refugier" en France quand celui-ci s’est révolté. Il faut dire que sa fortune était à l’abri dans nos banques !
    Assassin, voleur mais riche qui a certainement eu pendant 15 ans une "vie intéressante" et discrète en France avant de partir vers Monaco. On ne l’a pas mis dans un charters pour le renvoyer être jugé pour ses méfaits. Le gouvernement s’est montré très discret lui aussi sur ce "réfugié politique" !
    Bokassa 1° empereur a fui lui aussi la vindicte de son peuple pour avoir fait massacré des tribus qui n’appartenaient pas à son ethnie et a été soupçonné de cannibalisme après qu’on ait trouvé des restes humains dans ses frigos. "Vie intéressante" et tranquille de réfugié jusqu’à sa mort dans son château de Normandie !
    Ce n’est pas choquant d’après vous .

    On ne traite pas l’Homme décemment car il n’est plus considéré comme un homme mais comme un "émigré" de qui on doit se débarrasser à n’importe quel prix ,sauf s’il est riche ou instruit.

    Souhaitons qu’un jour nous ne soyons pas traités de la même façon, ou que poussés par la faim et les changements climatiques nous ne soyons pas submergés par des gens pour qui égoïstement notre sort sera indifférent , comme vous vous montrez indifférents à leur souffrance aujourd’hui.









  • Dolores 19 novembre 2008 18:56

    Il y a 65 ans les nazis avaient des quotas de juifs à déporter pour les expédier vers la mort.
    Et il y avaient des Français pour trouver ça très bien.
    Maintenant, ils sont d’accord pour dire que c’était une abomination , et ils se repentent à qui mieux mieux.

    Aujourd’hui Sarko et Hortefeux ont décider d’un quota de 25 000 "étrangers" à expédier par an,.... et peu importe ce qui leur arrivera.
    Il ne faut pas être naïf, les expulsions examinées au cas par cas c’est de la poudre aux yeux ! Quand on examine au cas par cas, c’est souvent uniquement parce que l’opinion s’est émue et a contraint l’administration à faire marche arrière.
    IL faut faire du chiffre. Foin de la sensibilité aux conséquences.
    Il y a des français pour trouver ça très bien. On les rencontre parfois au détour d’un post.
    Il y a fort à parier que dans 60 ans, ils se repentiront de l’abominable cruauté d’avoir envoyé à une mort certaine nombre d’entre ces "illégaux" qui les gênent si fortement actuellement.
    (Vous aurez remarqué que le nombre des réfugiés qui sont régularisés France diminue, diminue.......)
    Et pour la bonne conscience,il y aura des cérémonies mémorielles ! Sarko est très fort dans ce domaine !

    Vous aurez sans doute remarqué que seuls les pauvres bénéficient de ce traitement de faveur que sont les charters.
    Vous n’entendrez jamais parler des riches, des intellectuels,des chercheurs, des politiciens etc qui seraient renvoyées dans leur pays d’origine manu militari. Ils sont d’office régularisés parce qu’ils sont censés pouvoir apporter à la France argent ou prestige.

    Donc, selon que vous serez riche ou pauvre, instruit ou ignare vous obtiendrez le droit de vivre ou de mourrir........

    Sarko et Hortefeux on mis en place avec ce ministère puant de l’identité nationale et de l’émigration une politique totalement déshumanisée où seul compte le chiffre du quota à respecter.
    Si ce n’était pas le cas, les ressortissants des pays en guerre, les opposants politiques ne seraient pas renvoyés par fournées sur des charters car on tiendrait compte du fait que leur vie est en danger.

    Cela donne à réfléchir dans plus d’un domaine.




  • Dolores 13 novembre 2008 16:38

    Qui veut la guerre et la décide ?

    Les peuples ont rarement la parole, mais ce sont eux qui doivent se battre.

    Ils ne faut surtout pas oublier que ce sont les gouvernants et tous les politiques
    qui déclarent des guerres sans sourciller, confortablement à l’abri
    dans leurs bureaux. Les peuples souhaitent plutôt les éviter.
    Pourqoi économiseraient- ils des vies alors que la leur est protégée ?
    Les généraux, aujourd’hui et hier, peuvent demander n’importe quoi à la troupe
    car ils se trouvent loin du combat et n’y participent pas.
    Les citoyens se trouvent contraints d’obéir et d’aller se faire tuer pour satisfaire des objectifs
    qui leur sont étrangers le plus souvent.

    La soif de pouvoir, l’ambition, le désir de marquer l’histoire, l’arrogance, l’esprit de conquête
    leur fait envoyer à la mort une grande partie de leurs concitoyens les plus jeunes.
    Ils savent ensuite "habiller" leur décision .
    La propagande leur permet de convaincre et de justifer la mort de milliers d’êtres humains.

    On a dit que la guerre de 39/45 était dûe au "sentiment d’humiliation" qu’avait ressenti
    l’Allemagne (donc le peuple allemand) après sa défaite de 14/18.
    En réalité, le peuple à cette époque était plus préoccupé par sa sitution économique
    que par son humiliation. Mais Hitler qui se voulait le maître du monde l’ a convaincu
    qu’en faisant une guerre, il deviendrait riche et se mettrait à l’abri du besoin pour des générations.
    Le seul à se sentir humilié était surement le chef du gouvernement.


    Mes 2 grands-pères ont fait la guerre 14/18 (35 et 31ans en 1914), tous deux ont été
    blessés au Chemin des Dames ; mes 2 grands-oncles ont été portés disparus.

    Ceux qu’on appelle "les déserteurs" souvent n’en étaient pas vraiment. La majorité
    de ceux qui combattaient étaient des paysans et certains quittaient les tranchées pour venir
    en aide à leur famille au moment de travaux agricoles. La plupart revenaient ensuite.

    Il est abérant que quelques hommes est le droit d’envoyez se faire tuer sur les champs de bataille
    des centaine de milliers d’autres, contraints de leur obéir sans conditions.






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