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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 9 février 2012 13:57

    C’est moi qui vous remercie

    En me levant ce matin, je ne savais pas encore que j’avais cette vision. Ce n’est qu’en regardant votre vision que j’ai vu la mienne, encore toute mouillée de ses eaux.

    Vous le savez aussi bien que moi, c’est en écrivant qu’on pose enfin sa pensée et qu’elle nous apparaît.

    Du coup, je vais abuser encore un peu de votre hospitalité pour parfaire deux points

    Adam et Eve que j’évoque dans ce texte traitant de la question de la masse symbolisent non les personnages bibliques mais les « premiers individus qui n’auraient donc pas eu la masse en face d’eux » (A entendre que dans la réalité, il s’agissait probablement plus de sortes de singes accédant progressivement à la conscience et qu’il n’y aurait donc jamais eu d’oeuf sans poule)

    Vous me reprochez de n’avoir retenu que les mots indiquant une considération du temps.
    J’ai écrit, en sorte de formule condensant mon propos, « Je peux être million-toujours-partout »
     
    On y voit la considération de la quantité (la masse), du temps et de l’espace.

    Or, s’il fallait classer ces trois éléments je mettrais le temps au sommet car nous avons toujours l’impression qu’en disposant de temps, nous pourrions tout faire. Le temps serait alors le déterminant principal de notre finitude. Du reste, la première propriété que nous accordons aux dieux c’est d’échapper totalement à l’emprise du temps et ça vaut pour le moindre de nos héros de BD.

    D’où le temporel et l’intemporel

    On insiste, dans les religions monothéistes sur le côté Unique de dieu mais c’est en manière d’interdire toute concurrence. Passé ce détail, on dit qu’il est l’Eternel sans trop s’attarder sur ses autres talents.

    C’est donc bien le temps qui nous fait souci, non exactement parce qu’il nous est limité mais parce que nous nous trouvons face à une masse qui nous nargue de son Eternité.

    C’est un souci relatif
    C’est un souci de relation à
    C’est un souci de relation à l’Eternel.

    C’est pour discuter, pour traiter de cela et pour jouer avec les prothèses nouvellement offertes en ce sens que nous sommes ici, sur AVox.

    Toute la souffrance, tout le sacrifice de chacun se situe à l’intérieur de cette enveloppe.



    Encore merci.







  • easy easy 9 février 2012 13:18



    «  »«  »«  La première condition d’une révolution est apportée par une crise économique profonde qui jette sur le pavé des millions de désœuvrés.  »«  »"

    Pourriez-vous indiquer des exemples de cas ?



  • easy easy 9 février 2012 12:07



     

    Vos mots ayant quelque rapport au temps.

    Dernièrement
    différentes époques
    système d’attentes 
    société se perpétue 
    tour à tour
    définitive
    lors de trois incarnations successives
    à chaque fois
    a connu
    après
    traditions
    soit revenu
    jamais
    Jamais
    Dernier
    Mémoire
    autre siècle...
    passage
    à l’occasion
    après
    à nouveau
    mes habitudes.
    j’avais lu récemment
    a connu
    Dans un premier temps
    en lutte avec leur temps
    elle ait pu être la même
    qui vit au XVIe siècle
    bien trop actuelle
    histoire.
    mon empressement.
    C’est ce qui s’est passé
    tout du long n’a cessé
    Nous y avons passé le week-end
    je commençais
    conventions du temps
    C’est la veille
    se sont soudainement
    La première
    entre le passé et l’avenir
    histoire ancienne
    l’évolution des sociétés modernes et postmodernes
    Renaissance
    qui vit au tournant du XXe siècle
    notre contemporaine
    jusqu’au stade
    De prime abord
    l’avenir,
    s’arrête
    dans un présent
    m’est apparu que
    je finirai par là
    moment
    Un moment
    La première
    l’époque
    à tout instant
    néotestamentaire
    deviennent
    l’origine
    la venue
    définitive
    intemporelle, éternelle, idéale.
    passé et l’avenir
    ne change pas, elle ne passe pas.
    rendus au présent
    advient
    advient
    Lors
    guère le temps

     


     
    Il se pourrait, c’est à vérifier, que bien que vous vous soyez efforcé de rassembler tout ce qui a trait au sacrifice, il y ait moins de mots s’y rapportant que de mots se rapportant au temps.


    Mais entendez-moi bien, il y a sacrifice.
    Il nous apparaît bel et bien un sacrifice. Oh oui.
    Quiconque vit la vie la plus tranquille qui soit, ressent, du fait de la problématique que lui pose l’immortalité révélée par la masse qui est éternelle, l’impression que sa vie est un sacrifice. Et que ce sacrifice de chacun, parce qu’il est décalé en date par rapport aux autres, forme in fine l’immortalité de la masse.

    Il ressort aux yeux de chacun que son propre sacrifice profite à l’immortalité de la masse alors qu’il en subit le fouet s’il ne sait en tirer profit.

    Ce sacrifice de base (accompli dans le cadre d’une vie peinarde) ressort à chacun plus important et alors injuste si, au lieu de vivre tranquille, il se voit devoir supporter des souffrances plutôt exceptionnelles, s’il a trop l’impression d’être imposé et si, in fine, il se voit mourir vraiment trop jeune.


    Je suis parfaitement d’accord sur tout ce que vous dites autour du sacrifice. Mais je le comprends, ce sacrifice, comme étant l’avatar de notre problématique face au dieu temps.


    Vous iriez à placer le concept du sacrifice plutôt en amont de tout, moi plutôt en aval


    «  »«  »La pensée « laïque », naturalisée, scientifique qui nous semble l’évidence actuellement est liée à un retrait du religieux, du sacré.«  »«  »
    Un enfant grandissant seul sur une île, sera et restera laïc.
    Le sacré, le religieux naît du constat de notre finitude ./. à l’infinitude de la masse

    Arrive alors la question :
    Si donc au départ, Adam seul ne ressentait pas la problématique du temps et de sa finitude, si la finitude n’a été révélée à ses descendants qu’au fur et à mesure qu’ils ont constaté leur mortalité face à la masse immortelle, s’ils ont donc bu des Evangiles pour se consoler, pourquoi, au moment où la masse est devenue énorme, des hommes se sont mis à laïciser ?

    Ma réponse à cette question est que nous n’avons pas d’abord laïcisé au XVIII ème, nous avons d’abord et surtout scienticisé. La science nous sera apparue comme plus prometteuse d’immortalité et en tous cas plus prometteuse de « pleine vie agréable tout de suite » que les Evangiles qui promettaient certes une immortalité plus infinie mais peu prouvée et nécessitant de la frugalité voire de l’ascèse. Au XVIIIème nous n’avons pas réellement laïcisé, nous n’avons fait que changer de religion.

     
    Adam et Eve auraient été les seuls véritables laïcs.

    Puis, la masse immortelle surgissant, nous confrontant à son immortalité, nous serions tous devenus croyants à l’exception des Diogène qui auront réussi à faire abstraction totale de la masse sans s’accrocher à quelque branche métaphysique.
    Longtemps nous aurions été des croyants déistes
    Et depuis le XVIIIème nous devenons des croyants scientistes, matérialistes.
    Cette dernière religion se proposant d’une part de nous faire vivre un peu plus longtemps, d’autre part un peu plus agréablement et nous offrant des impressions d’ubiquité et de pouvoir voyager dans l’espace, dans le temps, même jusque dans des temps jurassiques, même jusqu’au Big Bang.

    Alors qu’on ne cesse de nous répéter que nous sommes devenus individualistes, ce qui est vrai selon une certaine acception en égoïste Vs altruistes, nous sommes en réalité devenus individuellement plus massifs. Je veux dire que chacun de nous, grâce à des prothèses bioniques certes, incarne à lui seul quelque chose de plus grand que l’individu et commence à posséder les propriétés de la masse.

    Un bon hacker peut former de lui une extension virtuelle vivant indéfiniment sur la Toile, il peut s’y multiplier et peut même agir. « Je peux être million-toujours-partout »

    Je crois complètement à tout ce que vous dites sur le sacrifice (et vous le dites très bien) mais je le situe dans ce cadre.






  • easy easy 9 février 2012 10:04

     «  »«  »" Or, on peut penser que l’essence du message christique se trouve là : dans cette capacité à renoncer à sa propre défense pour en venir, unilatéralement, sans condition, à reconnaître ces choses qui nous mettent en cause, et contribuer ainsi, autant que faire se peut, à la paix.

    C’est, bien sûr, la chose la plus difficile du monde puisqu’en agissant de la sorte, nous allons directement à l’encontre de nos tendances narcissiques. «  »«  »«  »

    Ici, vous nous invitez à focaliser sur le problème du rapport de soi aux autres en considérant que ça définit le message christique.
    Je conviens qu’il y a de quoi le penser.
    Et pour établir votre thèse, vous avez donc rassemblé le maximum d’arguments exprimant cette relation aux autres (avec souffrance, sans souffrance).

    Mais surlignez tous les mots de votre texte exprimant un moindre rapport au temps et vous constaterez que même en écartant le principe de la conjugaison que notre langue oblige, il y en a beaucoup.

    Il y en a beaucoup alors que ce n’était pas du tout ce que vous cherchiez à amasser

    Il se pourrait donc que notre problématique, quoique apparemment liée à notre rapport aux autres, soit en réalité liée à notre rapport au temps et plus exactement au fait que les autres ensemble l’incarnent mieux que soi seul.

    Un monde où 7 milliards d’individus naîtraient et mourraient en même temps, serait très différent et se passerait complètement de toute métaphysique.


    Alors que là, chacun de nous se retrouve mortel face à une masse immortelle surgie on ne sait d’où, allant on ne sait où.

    C’est du reste pour s’approprier cette propriété divine qu’a la masse, même hyper gentille et câline, d’être éternelle, que chacun de nous la triture, tente de s’en saisir, de la bouffer, d’une manière ou d’une autre jusqu’à parfois la haïr de dépit.

    Eh oui, même une masse constituée de gentils, par sa seule immortalité, nous poserait problème métaphysique.

    Ce serait dans cette problématique métaphysique que s’inscrirait la propension des hommes à faire des enfants.

    Dieu serait le temps que la masse révèle à chacun et les Evangiles seraient une proposition de pensée consolatrice.

    « Buvez le message évangélique et vous deviendrez toujours partout »
     


  • easy easy 9 février 2012 08:30

    Gordon, pour rire d’une réflexion d’Isga qu’il trouve trop simple, a écrit

    « la vie = quelques coups de tonnerre dans un flaque de purin et hop c’est parti »"

    Cette bonne boutade est toutefois articulée sur la théorie de la soupe primitive où nos savants ont vraiment foudroyé des mélanges élémentaires pour espérer voir surgir au moins les premiers acides aminés


    Du coup, il me vient la réflexion que le prométhéisme, en tous cas selon notre vision occidentale, va vite à concevoir que pour créer il faut cogner. Et que plus on cogne fort, plus on a des chances qu’il se passe quelque chose

     (Dieu, parce que chez nous Il n’existe que parce qu’il a Créé, serait alors hyper puissant)

    Il y a chez nous un fond d’idée allant à considérer qu’il ne peut rien se passer d’intéressant et encore moins d’épatant si l’on n’y met pas le paquet. Plus le canon est gros, plus ça le fait.


    C’est pourtant en ne cognant pas, en ne foudroyant pas, qu’on permet que des choses de la nature se produisent
    .
    Vers 1894, Alexandre Yersin quitte l’Indochine pour aller étudier la peste qui sévit à Hong Kong . Une équipe japonaise est déjà sur place qui tient à découvrir le microbe avant lui et qui dispose d’un labo complet avec incubateurs.

    Alexandre bricole avec trois bouts de ficelles sans aucun appareil. C’est pourtant lui qui va découvrir le bacille car, curieusement, ce microbe se développe plus vite à température ambiante de 23°C qu’à 37°C 




    Dieu est en réalité du temps



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