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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 7 février 2012 22:30

    Vous illustrez parfaitement mon propos

    «  »« Non, les civilisations ne se valent pas, ( technologiquement, moralement, spirituellement, il existe différents stades d’évolution entre elles) »«  »"

    Une fois cette assertion acceptée par des gens comme vous, il suffira de remplacer le mot civilisation par un autre puis un autre et en deux coups de cuillère à pot, vous allez avoir des voisins de palier qui diront que votre voiture ne vaut pas les autres car moins technologique (ce qui sera vrai), que votre chien ne vaut pas les autres car pas de pédigrée (ce qui sera vrai) et que vos enfants ne valent pas les autres parce que myopes et marchant les pieds en dedans (ce qui sera vrai), que vous ne valez pas les autres parce que vous découchez (ce qui sera vrai) que votre mère ne vaut pas les autres parce que kelptomane et perdant la tête (ce qui sera vrai). 

    Et encore ai-je considéré là uniquement des critères objectifs.



  • easy easy 7 février 2012 22:04

    Excellente initiative

    Je pense que c’est la meilleure des démarches que celle de cesser de renvoyer le social vers le social.
    Le problème de chacun est d’abord un problème individuel et il doit être résolu à l’échelle individuelle ou groupusculaire.


    Le système social existe fortement depuis 1789 et depuis cette époque la température de notre corps social ne cesse de baisser.

    Depuis 2 siècles, on a systématiquement tiré profit du prétexte du nombre, pour repousser les individus en panne vers un système dit social.
    On a lancé un cercle vicieux où les éclopés, même nos parents, sont envoyés vers le système social qui ne peut produire que du froid. Notre corps social devient donc de plus en plus froid. Chacun s’y sent de plus en plus mal, passe éclopé et se retrouve envoyé à son tour vers le système social froid....


    C’est le statut social de l’aidant qui doit être encadré et soutenu par un système social. Non l’aide elle-même qui doit rester individuelle pour rester humaine.



  • easy easy 7 février 2012 20:30

    Toutes les langues ne se valent pas.
    Selon quel critère ?
    Celui de la perfidie.
    Et la langue française est reine.

    Avec le mot devoir, les français peuvent tirer sur l’élastique de son sens et de son enveloppe pour établir son droit à tuer n’importe qui, n’importe où

    Du mot devoir le français permet de passer au mot droit et réciproquement.
    Pareil avec le mot défendre que nous savons très bien tirélastiquer jusqu’à ce qu’il rejoigne le mot attaque.
    Pareil avec les mots sécurité et protection, bien entendu.

    Je crois que cet élasticisme vient en droite ligne de notre devise idéaliste.
    Liberté, égalité, fraternité nous obligent trop à n’agir que selon quelque principe humaniste.
    Nous aurions comme devise « Qui s’y frotte s’y pique » ou « Nous devons régner » nous n’aurions pas été obligés de déguiser toutes nos agressivités sous des voiles archangistes.

    Nous étions coincés pour guillotiner quelqu’un sous la devise Liberté, Egalité, Fraternité.
    Il nous fallait forcément développer l’art de tuer tout en ayant l’air de caresser. Et nous avons développé l’élasticisme. Il n’y a pas que la peinture et la sculpture qui se sont retrouvées mises en boîte par nos Picasso et autres Buren. Les mots aussi ont morflé sous la férule de nos virtuoses du verbe.


    Tiens, Rimbaud et le coquelicot sur la chemise blanche du soldat endormi. C’est joli non ?




    Ce talent à conjuguer le principe de l’élimination vaut à toutes les échelles, tant d’un couple, que d’une famille, que d’un immeuble que d’un quartier, que d’une ville, que d’une ville, que d’une région, que d’un pays, que d’un continent, que de la Planète

    Bien entendu, Kipling aussi, avec l’anglais, savait exploiter l’élasticité des acceptions, tout comme Jules Ferry. Les Anglais ne sont évidemment pas à la traîne sur ce plan du classement. Les Allemands non plus qui savent très bien affirmer que « Arbeit macht frei ». Mais les Français sont fichtrement doués et se situent certainement dans le peloton de tête des élastistes du sens.

    Au point qu’il n’y a plus de sophisme en France. Chaque mot voulant dire ce qu’on veut, on peut pondre n’importe quel slogan, pourvu qu’il comporte une figure de style, il fait florès ; Avec « Sous les pavés la plage » on peut incendier la cité. Avec « Travailler plus pour gagner plus » on peut mener les gens où l’on veut.




    Mais tout ça n’est rien ou sans danger pour quiconque si l’on ne considère pas à la suite le rapport des forces.
    C’est une chose de dire qu’on a le devoir d’éliminer son voisin de palier et de le faire enfermer en invoquant sa sécurité, c’est autre chose d’en avoir les moyens.

    Cette réédition par Claude Guéant des assertions de Jules Ferry, considérée dans le périmètre seulement interne, national, ouvre en grand la porte à toutes les éliminations puisqu’il suffit de faire glisser le sens du mot civilisation vers coutume, culture, religion, moeur, manière, comportement et on se retrouve avec des manières de respirer, d’écrire ou de manger qui valent moins que d’autres.

    Considérée dans un périmètre extra national, l’assertion de Guéant ne peut que pousser tous les autres pays à la méfiance et à l’armement.
    Il vient de lancer le genre de cercle vicieux qui ne s’éteint que par épuisement des parties (Cf la vraie première guerre mondiale qu’a été la guerre de Sept ans)


    Ce moment-ci ressemble au moment où Isabelle Eberhardt avait, à 20 ans, décidé de foutre le camp d’ici pour aller vivre dans le désert. C’était juste avant que ne démarre la guerre de 14-18 où Rudyard Kipling s’était montré tellement emballé à l’idée que son fils la fasse (il n’a pas survécu 48h à son arrivée dans les tranchées)

    Et en dépit des protestations que l’assertion de Guéant a provoquée, elle est clairement passée comme une lettre à la poste. Il est loin, très loin d’être désavoué par la masse. Cela grâce à l’élasticité des sens qui permet à ceux qui l’ont entendue, de la comprendre de la manière qui les arrange.

    Vraiment, faire de qu’on veut des Français grâce au français est très facile



  • easy easy 7 février 2012 18:48

    «  »«  » Un Zola de droite, en quelque sorte «  »"

    Je ne vois pas la relation



  • easy easy 7 février 2012 18:36


    Merci Ecophonie et Rosemar pour vos impressions

    A comprendre alors à travers cette petite expérience que nous venons de faire, que du fait de la souffrance que j’ai connue dans mon enfance parce que je suis métis de deux peuples s’affrontant alors, j’aurais hystérisé sur cette considération de Céline en : On en viendrait à exiger d’un cheval qu’il choisisse son camp.

    Or une telle considération de la part de qui que ce soit de n’importe lequel de « mes deux camps » je ne l’avais jamais entendue jusque là. Céline m’est apparu comme le premier homme au monde à comprendre mon problème (que même Hugo n’a pas abordé)


    Et que différemment, quiconque n’aura jamais vécu cette problématique du camp à choisir(encore qu’avec les nombreux divorces, beaucoup d’enfants en ont une certaine notion) focalisera sur d’autres considérations de Céline

    Du coup, concernant son style, emprunt de colère à mes yeux, cette colère étant le lot de bien des gens et étant très ordinaire, il m’a été quasiment indifférent. 
    C’est son seul regard qui m’a intéressé.


    Quant à ce que repésentait son style pour lui (et éventuellement ses lecteurs s’y focalisant) peut-être aura-t-il procédé à ce broyage-à-ma-guise des mots voire des sens pour exprimer que si l’on trouvait ordinaire d’envoyer des hommes au massacre, qu’ils en reviennent morts, en miettes ou avec des gueules cassées, pourquoi se scandaliser qu’il fasse subir aussi triste sort aux mots, expressions, sens et surtout habitudes.

    En sorte de :
     
    « Quoi ?, Vous levez les bras au ciel parce que je blesse un mot, invalide une expression, déchire une liaison, béquille un regard, orpheline un adjectif, vous qui avez soumis tant d’hommes à la mitraille ? »

    « Quoi, vous vous scandalisez de mes points, de mes points d’exclamation ! M’enfin ma chère, c’est ça la guerre, les bombes qui tombent, qui explosent et émiettent, c’est ça le tacata de la mitrailleuse...Ma chère...La musique de la guerre...vous savez...c’est pas du violon, ça n’a rien d’harmonieux...Souffrez que je secoue un peu vos lustres et miroirs  »

    Et une fois ce premier livre publié, déterminant de son style, il aura poursuivi de la même manière dans les suivants. D’autant qu’un écrivain réécrit toujours son premier livre dans les suivants.




    Avec lui, dans Voyage au Bout de la nuit, j’ai ressenti une communauté de colère.

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