• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 28 novembre 2011 13:22


    Je ne suis pas intéressé par les spéculations de l’auteur sur le sujet DSK mais il expose une photo dont j’ai envie de dire quelques mots.

    De part et d’autre de ce porche, de ce passage dans lequel on s’introduit, il y a une borne placée là en chasse-roue (les moyeux des carrosses et charrettes dépassaient fortement des roues et abîmaient souvent les murs)

    La forme idéale d’un chasse-roue serait plutôt une pierre taillée en 3/4 de cône et plaquée contre les angles des murs à protéger.

    Mais il a été considéré qu’il valait mieux placer les chasse-roue plus en avant afin de préaligner les voitures plus tôt, plus confortablement. Du coup, les chasse-roues ont été écartés du bâtiment à protéger et se sont mis à avoir une forme plus cylindrique ou tronconique.

    Comme ces pierres avaient fort à faire et qu’elles se brisaient souvent, on s’est mis à les ferrer, à les entourer d’un cerclage de fer dès que l’on devint riche en fer.

    Dans cette photo, les deux bornes semblent avoir un faux cerclage de fer, tout semble être en pierre, mais au départ de cette allure, c’est le cerclage d’acier qui formait ce relief en anneau, ce baguage. (D’ailleurs ont voit deux bandes noires sur l’entrée qui pourraient être des fers, chose plutôt rare et que je n’ai encore jamais vue à une telle hauteur)


    Je ne sais pas si le ferrage des bornes est très ancien (pas vu à Pompéi). Peut-être ne remonte-t-il qu’à 5 siècles quand les bâtiments sont devenus très ciselés et précieux et que le fer est devenu à la fois abondant et preuve de modernisation ou de progrès.

    Toujours est-il que la plupart des bornes ferrées que j’ai remarquées datent du secteur 1800 1950. L’époque où le rapport homme femme a changé.


    Cette époque de fer à chevaux, à viaduc, à rails, à canons, à obus et à mitraille a vu fleurir des bornes ferrées, très ferrées. J’en ai vu qui étaient entièrement encagées d’abord par des fers méridiens puis par des fers parallèles. De parfaits phallus en cage Louis XI.

    A la même époque, au-delà des porches, on s’est mis à former des allées de château en les jalonnant de bornes ferrées enchaînées les unes aux autres. C’est que pour enchaîner des bornes entre elles, il est vrai qu’il vaut mieux que les chaînes s’accrochent sur un anneau ferré plutôt que sur la pierre

    On se retrouva donc avec des voies bordées de phallus encagés et enchaînés les uns aux autres par le col.

    Pour compléter le tableau.
    Devant les châteaux de cette période, il y avait donc fossés et grilles. De part et d’autre de la grille d’entrée, il y avait une forêt de fers piquants, un hérisson d’acier pour empêcher les contournements de quelque voleur. Et le dessinateur de ces buissons d’épines, demandait au forgeron d’y installer des fleurs à calice très vulvaire placés en plein milieu.

    Dans ce ferrage compulsif, (nulle part ailleurs qu’ici on aura autant donné dans le fer) les bornes ferrées ont vu leurs cerclages s’orner de fausses têtes de clous parfois sphériques, parfois en pyramide. C’est à cette époque orientaliste que sont apparus les colliers de chiens ornés de clous et à la suite, dans les BD, des esclaves de fer, les robots.

    Ces bornes ferrées au garde-à-vous, bien immobiles, bien sagement alignées de part et d’autre des voies d’accès, chacune prise au cou par un collier à clous, ces colliers pris par une chaîne, cette chaîne les reliant les uns aux autres comme des esclaves disposés pour quelque déportation, ce spectacle là, ajouté à celui des obus également enchaînés les uns aux autres autour des monuments aux morts, tout cela devait forcément impacter ou traduire -mais très sourdement alors- quelque chose dans la relation, homme femme.


    Dans le même ordre d’idées, en Occident et seulement en Occident, on s’est mis à concevoir de chevaucher des dragons et même de les représenter avec un collier clouté et enchaînés. Jusqu’à King Kong.

    La présence de DSK sous ce porche à bornes ferrées n’est que le fruit d’un hasard et il n’y a pas lieu de s’en gausser.
    Il vaut mieux, à mon sens et au sujet de cette photo, ne réfléchir qu’à ce phénomène des phallus bagués et enchaînés pour garder ou borner un passage. Phénomène qui a participé à notre culture et qui en a forcément traduit quelque chose qui ne s’énonce pas qu’en Oui/Non ; Existe/N’existe pas ; Blanc/Noir...



  • easy easy 28 novembre 2011 11:49

    «  »«  Ca y est les valides ont enfin réalisé que les handicapés existent ! Ca y est nos yeux se sont ouverts ! On les aime nos handicapés ! »«  »

    Ici, vous affirmez carrément qu’on en est arrivé à penser cela.
    Vous manipulez. Dans votre seul intérêt.

    Ce que les gens qui ont vu le film disent c’est qu’ils ont été touchés. Point.
    (Et en filigrane, qu’ils ne regrettent donc pas d’avoir déposé 10€ sur cette entreprise filmique)

    Etre touché par un film ou un livre c’est quoi ?
    C’est très variable selon les individus mais si l’on devait dessiner l’individu touché type, ce serait quelqu’un qui, dans ce film par exemple, se serait senti aussi bien dans un des personnages que dans l’autre.

    Etre touché par Jean Valjean aidant Cosette c’est se voir aussi bien Lui que Elle.
    En gros, dans tous les films, les spectateurs glissent de la peau d’un personnage à celui d’un autre en procédant in petto d’un jeu de jugements, en préférant tout de même plus une peau qu’une autre, selon comment ça se termine (Les héros qui finissent dans d’atroces souffrances nous posent des problèmes de projection. On peut commencer par préférer la peau de Braveheart, mais à la fin, quand il est torturé, préférer en sortir au plus vite. Idem avec Jesus).

    C’est lorsque du ressenti vécu en live on passe au discours que, n’osant que les boulevards rhétoriques bien marqués, on en vient à simplifier ce ressenti en « position multiple » pour le réduire à un ressenti en « position unique » .
    En l’occurrence, pour Intouchables, le boulevard rhétorique et psychologique consiste à cancaner depuis la seule position allant de soi, la plus commune, celle du valide.


    Cette réduction à une seule projection, celle du valide, résulte, avant qu’elle ne soit pondue en discours, d’un combat intérieur. Et ce combat intime, en zone limite de l’inconscient, va à débattre de sa propre position sociale : Suis-je vraiment valide ? Ne suis-je pas handicapé quelque part ? Et là, face à ce débat in petto, certains jouent la lucidité, d’autres le déni.
    Ceux qui procèdent du déni de leur ruine pondent alors un discours pour l’acter et c’est ce discours -très ordinaire- qui réduit les considérations à une seule projection possible.



  • easy easy 27 novembre 2011 19:15

    Une Révolution, ça survient lorsque des gens réclament quelque chose de légitime (et d’illégal, bien entendu), que cette chose a des arguments entendables de façon universelle, et que ces gens soient nombreux (encore que les diverses révolutions françaises se sont accomplies sans ras-de-marrée consensuel, loin de là).
     
    Or la problématique Wall Street, si elle nous envoie bel et bien dans le mur résulte d’une réclamation amont et plus ancienne qui allait à exiger pour tous, le droit d’emprunter.


    J’explicite :
    Quand on exige le droit de participer à la gestion de l’Etat, qui semble ne pouvoir se réaliser que par petit nombre d’opérateurs aux commandes, cette demande, si elle n’est pas légale, peut sembler légitime à bien des gens sur la Planète (à toute époque)
    Les princes et leurs bâtards s’étant toujours disputé légitimement le pouvoir, il peut sembler légitime à un gueux de disputer le pouvoir pourvu qu’il sache lire et écrire un peu.
    Cette réclamation peut coaguler beaucoup de gens.

    De plus, une révolution ne portant que sur le droit de participer au gouvernement, si elle chamboule fortement les situations antérieures, elle ne renverse pas spécialement l’ordre naturel des choses qui veut que pour obtenir un bien matériel, il faille le produire.


    Il se trouve, hélas, que nos révolutions, si elles ont réussi (mais il avait fallu remettre le couvert plusieurs fois, 1789, 1792, 1830, 1848), si elles ont semblé motivées par une réclamation sur le point du droit de chacun de participer au gouvernement, se sont faites contre des maîtres riches. Du coup, elles ont également été motivée mais de manière bien plus sourde, par une envie de chacun de renverser l’ordre des choses du point de vue des possessions de biens.

    Dans un premier temps, on sera allé à spolier les biens des aristocrates et de l’église pour les refiler soit à l’Etat soit à des roturiers riches et opportunistes. Dans un second temps, on sera allé à dire que n’importe qui (même les anciens aristos) avait le droit d’accéder à la richesse des biens.


    Soudain des millions de Français se sont mis à fantasmer de devenir riches alors que leurs parents n’y avaient même pas rêvé. Les parents paysans se satisfaisaient de continuer, leurs enfants scolarisés fantasmaient de changer le monde et d’abord le leur.

    Si ce désir d’enrichissement, ce droit d’être riche s’était formalisé lentement ça n’aurait sans doute pas posé de problèmes fondamentaux. Mais va savoir pourquoi, chacun est devenu très pressé d’avoir des valets et des demeures énormes comme les anciens aristos qui eux, n’étaient riches qu’au fil des générations.

    Le crédit ouvert à tous les pressés a alors explosé.
    Chacun réclamait le droit d’avoir un crédit. Seul biais légal pour s’enrichir très vite. Moyennant quoi des tailleurs sont devenus banquiers et milliardaires.

    Car ici, contrairement en terre d’islam, le taux zéro était mort avec la chrétienté. Ici, le prêt avec intérêts était considéré comme sain (pourvu seulement qu’ils ne dépassassent pas par exemple 60% par an)

    En 1860, il poussait des banques comme des champignons en automne. Jamais dans le Monde antérieur, alors que l’argent existait, alors que le prêt existait, il n’y avait eu une telle explosion du métier de banquier. Avec le jeu de la masse et de la concurrence, les taux ont été très bas par rapport aux taux de 100% par an qui s’étaient pratiqués à Venise du temps de sa gloire.
    Sans cette incroyable démocratisation du crédit, sans ce principe devenu inconstestable du taux X par an, pas de Canal de Suez ni de Panama, pas d’industrie, pas d’autoroutes, pas de Boeing, pas de bourse, pas de Titanic, pas de commerce délirant à travers les océans.

    Sans devenir jamais un droit (donc inconditionnel), le crédit à taux X (sous conditions) est devenu très accessible à tous et les taux sont restés faibles. La machine folle du consumérisme était lancée et les crises économiques ont alors surgi. Une moindre variation du taux bas faisait tout tomber en dominos.

    Ces crises furent tout juste résolues par des guerres. Chaque fois que les trésoriers disaient à Napoléon que les caisses étaient trop vides pour faire la guerre, il répondait « Raison de plus pour la gagner ». Hitler itou. Eisenhower itou

    A côté des guerres qui devinrent nécessaires pour résoudre les crises économiques dues au consumérisme naissant, le colonialisme devint lui aussi indispensable.
    Ces solutions en guerre et en colonialisme allaient forcément avouer un jour au l’autre leur stupidité.
    Mais il s’est ajouté un autre révélateur de cette absurdité, celui de l’épuisement des ressources.

    Le bilan du taux X accessible à tous et du quasi droit de chacun de l’obtenir c’est la catastrophe actuelle.



    Alors le mouvement occupy WS, que vise-t-il de légitime (qui ne serait donc pas légal) qui plairait à tous ou à beaucoup et qui serait une alternative au crash contre le mur actuel ?

    Rien.

    Ce que réclame Occupy WS est essentiellement le non consumérisme. Ce qui serait très clairement une bonne chose. Mais cette réclamation n’est qu’une excellente chose (pour le monde entier), elle n’est pas une légitimité individuelle comme l’était le droit de chacun de participer au gouvernement ou le droit de chacun de s’enrichir très vite par le crédit.


    Au contraire, la réclamation d’Occupy WS est une non légitimité individuelle.
    C’est, je le répète une excellente chose que de sortir du consumérisme, c’est à la rigueur légitime pour la Terre, c’est salavateur pour tous mais ce n’’est pas légitime pour chaque individu, pour l’individualisme (et encore moins pour les individus du Monde qui sont pauvres et n’ont jamais consommé comme des fous)

    Disons, pour rester très politique, que le renoncement au consumérisme, qui est indispensable à la Terre et à l’Humanité, doit entraîner avec lui le renoncement à l’individualisme qui était né en 1789. Occupy WS nous oblige a beaucoup de communisme (ou de mise au pot commun) et il est donc incompatible avec le libéralisme, avec le fantasme de chacun de devenir le maître du monde.

    D’où son insuccès.

    Sortir du consumérisme est la seule solution viable pour l’Humanité mais les individus qui croient encore en leur chance de posséder un jour une Ferrari n’en veulent pas.



  • easy easy 27 novembre 2011 16:00

    «  »«  »«  Vous divaguez par excès d’ignorance et d’endoctrinement : Si Jésus avait réussi sa mission Mohammed ne serait pas chargé de réformer et d’améliorer la Religion, car la religion est une depuis la première révélation jusqu’à la dernière ! »«  »

    Dans ce paragraphe, il n’y a que « Si Jésus avait réussi sa mission Mohammed ne serait pas chargé de réformer et d’améliorer la Religion » qui me semble pertinent.

    Le reste de ce paragraphe et les autres ne sont plus qu’admonestations religieuse de votre part.

    Discuter de la croyance des gens ne m’intéresse pas au sens où je crois que chacun à besoin d’une croyance, parfois il adopte une croyance partagée par d’autres, parfois il s’en construit une perso. Et je crois que même pour les croyances perso (par exemple en son mari ou en son épouse, en son chien ou en sa voiture) il en découle une attitude (une série de comportements) donc une religion.

    Il se trouve qu’ici, il est question de Démocratie Chrétienne. C’est une formule de gouvernance politique (avec plein d’implications fiscales et sanitaires qui n’ont jamais intéressé Jésus) qui se prétend d’inspiration Chistique donc portée à la miséricorde envers les faibles.

    Là dessus, vous intervenez en cheveu sur la soupe pour soulever une question qui n’a plus rien à voir avec ce partit politique et qui interroge sur la possibilité que l’islam soit compatible avec la démocratie.

    Ma réponse est non. Je pense que le Monde entier contient une majorité de gens pensant comme moi, que je ne divague pas d’autant que la démocratie énonce que toute loi ne peut découler que d’un vote majoritaire. Pas de place donc pour une religion qui imposerait trop de lois sur des détails de vie.

    Et j’ajoute, de manière très personnelle, que la démocratie a conduit au cul-de-sac actuel et que le TZ auquel oblige l’Islam a des vertus que le TX n’a pas.

    Sans rien savoir contredire de mes constats et réflexions, vous hurlez à la divagation, à l’ignorance, à l’endoctrinement.



  • easy easy 27 novembre 2011 12:56

    Le Christ, sa tendance allait plutôt à se comporter de manière donc chrétienne, vivre très simplement et laver les pieds des gens et de ne pas trancher dans les jugements. Il aura donc laissé une bande de disciples raconter sa vie afin qu’elle serve de modèle quant à ses principes très orientés en compassion.

    (Par la suite, ses disciples ou suiveurs sont allés à rigidifier quelque peu l’Exemple, d’où une relative perte de son Esprit)

    Mahomet, sa tendance allait plutôt à codifier les comportements, à les rigidifier directement, dans tous les recoins de la vie sociale. Comme Napoléon, plus que lui encore, il dictait un Code qu’il n’était pas question de transgresser ou d’adapter.


    Le premier prophète avait certes cherché à servir de modèle mais avait confié l’endoctrinement à des tiers, avec une grande latitude d’écriture. Le second avait surtout cherché à imposer définitivement sa vision et ses jugements. 
    Le premier avait fait confiance aux autres, pas le second.
    Le premier était plutôt démocrate, parlementariste, le second plutôt dictateur.

    Quand le Christ dit, en tant que prophète, « Que celui qui n’a jamais péché lui lance la première pierre » il confie le jugement ou la sentence aux gens tout en posant en préalable que les juges ou lapidateurs n’ont pas forcément le slip impeccable. 
    En plus de confier les clefs du jugement à des gueux, il admet dans le filigrane de sa phrase que les jugements ont à subir leur contexte. 

    Mahomet, lui, préfère dire définitivement quel comportement est Bien, quel comportement est mal, sans soulever la question de la propreté du slip des juges ni des contextes. 


    L’esprit chrétien est très facile non pas à suivre mais à piger. Il suffit de laver les pieds des gens et tout le reste suivra dans l’Esprit.

    L’esprit musulman est plus facile à suivre dans le comportement bien qu’il donne l’impression d’imposer beaucoup de règles, mais il n’y a rien à piger. Il suffit de suivre les innombrables règles indiquées par Mahomet, règles qui n’ont rien à voir avec la compassion ou le partage, pour se sentir dans le cadre.


    Toujours est-il que Mahomet a eu la bonne idée de préciser qu’il était malsain de réclamer des intérêts sur prêt d’argent et que le Christ, trop peu dictateur, n’avait pas évoqué de point, sinon de trop loin « Marchands du temple... »
    Mahomet n’a pas voulu distinguer entre taux normal et taux exagéré. Il a imposé le taux zéro.


    Le Monde Chrétien aurait observé cette rigidité islamique, il n’aurait pas permis le brassage des cartes. Le commerce du prêt coûte certes à l’emprunteur mais du coup n’importe qui peut se lancer dans un emprunt délirant et peut en tirer fortune s’il est adroit et s’il a de la chance.
    Un gueux peut devenir prince. La loterie peut exister.
    L’usure favorise donc la démocratie, les retournements sociaux où un tailleur peut devenir maître du Monde, donc les révolutions. Elle accélère fortement le brassage des idées et des moeurs, elle soutient fortement ce qu’on appelle le progrès mais elle engendre de grandioses ambitions, des guerres incessantes et in fine, la situation en cul-de-sac consumériste qui est la nôtre.
     

    Je me prends souvent à imaginer ce qu’aurait été le Monde chrétien s’il avait été rigide sur le taux zéro.
    Bien entendu, rien n’empêche un chrétien de pratiquer le taux zéro et c’est du reste ce qui s’était passé très souvent et de manière assez officielle (La « règle » volontaire du taux zéro entre chrétiens et de l’emprunt à taux X qu’un chrétien acculé à la ruine peut contracter auprès d’un Juif, sert de trame à la pièce « Le marchand de Venise » de Shakespeare ). Mais cette pratique volontaire du taux zéro peut s’éteindre et elle s’est éteinte.


    Dès la révolution aussi bien anglaise que française, dès le développement de l’aventure internationale, la pratique du taux zéro a été abandonnée dans le monde chrétien devenu de plus en plus laïque, les brassages d’idée et de situation sociale sont devenus très importants, le capitalisme a surgi et les guerres, les armements et les colonialismes sont devenues infernaux.



    Mahomet qui ne permettait que le TZ, n’en faisait pas un droit. Un riche musulman est certes contraint au TZ mais il n’a aucune obligation de prêter et personne ne peut lui imposer de prêter.

    Ici, de nos jours, s’il nous arrive d’évoquer le TZ, c’est en tant que droit de l’obtenir.
    Et ce droit au TZ, s’il s’ouvre sans limite, conduit à des folies

    Il semble y avoir possiblité de discuter d’un taux X, disons faible, raisonnable. Mais cette impression et son application avec des taux faibles (les taux d’usure du XVIème siècle versaient dans le 100% par an) conduit de proche en proche à la folie consumériste et aux subprimes.
    C’est le zéro absolu et lui seul qui devrait être retenu.
    Mais autant le Zéro devrait être le seul taux admissible, autant personne ne devrait avoir le droit de l’obtenir. L’accès au TZ devrait être conditionnel.

    Or les révolutions surgissent parce que des gens réclament un droit sans conditions. 
    Il y aura donc probablement des révolutions allant à réclamer le droit absolu au TZ, ce qui est délirant. Et il n’y aura pas de révolution réclamant que le seul taux pratiquable par quiconque veut bien prêter son argent, est zéro.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv