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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 30 novembre 2011 18:47

    Une voie me semble peu étudiée, celle du TZ.

    Une dette c’est lourd en valeur absolue d’emprunt initial et c’est encore plus lourd en raison des intérêts qui s’y ajoutent.

    Quand un endetté (éventuellement fort en canons) donne à entendre qu’il envisage de ne plus rempourser ses dettes, ses créanciers paniquent « Je vais tout perdre »

    Mais si un endetté (eventuellement fort en canons) donne à entendre qu’il ne s’en sortira qu’en passant ses dettes à taux zéro, la panique des créanciers ne sera pas énorme et à la limite, ils pourraient même se sentir plus rassurés « Récupérer ma mise, dans les temps qui courent, ce n’est pas si mal »

    Je dis Zéro mais 1 ou 2 % feraient aussi bien l’affaire.


    Le FMI avait été mis en place par les pays riches qui ne se voyaient pas encore en difficulté, afin d’accorder des liquidités à basses conditions aux pays boudés par le marché libre.

    La Grèce, boudée par le marché qui exige d’elle des taux énormes, devrait être aidée par des prêts à bas taux du FMI.
    Mais on n’a pas offert à la Grèce ce support et elle s’est retrouvée face au seul marché très coûteux.

    Comme le FMI n’avait pas été créé pour aider les pays riches, il n’aurait pas de fonds suffisants pour prêter à toute l’Europe à 2%. Exit le FMI.

    Mais comme le monde entier pète de trouille, nous pourrions tous convenir que tous les états qui empruntent se verront appliquer un taux unique de 2%. Les marchés, bloqués par ces 2% ne pourront pas du tout spéculer mais pourront tout de même choisir le pays le plus sûr et refuser de prêter aux pays les moins sûrs.

    Ainsi, au lieu de trouver quelque intérêt machiavélique à prêter tout de même mais à 10% à un pays surendetté (comme pour les subprimes vis-à-vis des particuliers) les marchés ne prêteront plus qu’aux pays les moins endettés.

    Le jeu actuel où les taux des obligations sont libres et confrontées aux marchés est complètement pervers en ce qu’il y a toujours des financiers tentés de prêter à 50% à un pays étranglé. Il faut stopper ce jeu de fous en bloquant les taux à 2%


    Ce taux de 2% étant faible, ce taux devenant quelque peu directeur des taux tous domaines, les marchés se détourneront probablement un peu des obligations d’état et aussi du principe capitalistique que constitue la rente par intérêts sur capital prêté.

    Je rappelle ici qu’un certain Mahomet avait eu l’idée de décréter que tous les taux non zéro étaient mauvais. Cette règle (parfois observée par les Chrétiens et les Juifs entre eux avant le XIX ème siècle) réussit encore aux pays qui la respectent et en dépit de la globalisation.
     
    Dans un univers en TZ ceux qui possèdent des réserves d’argent peuvent le placer mais uniquement en visée de dividendes (qui arrivent ou n’arrivent pas). Dans un univers à TZ, les capitalistes ne peuvent que parier sur des Renault et autres Disney, ils ne peuvent pas espérer vivre d’intérêts perçus sur un endetté étranglé.
    Dans un monde en TZ, les capitalistes s’enrichissent uniquement si leurs créanciers s’enrichissent. Pas de vautours, pas de vautourisme.

    Il est malsain que des créanciers fassent gras sur le dos de débiteurs affamés.

    Bien que le monde islamique verrait d’’un bon oeil l’avènement d’un taux 2% fixe sur toute la planète et concernant les emprunts souverains, trop de pays refuseront peut-être cette normalisation.

    En ce cas, les pays d’Europe qui se sentent tous coincés, pourraient-ils convenir de ce T2% et qu’en fera le marché ?

    Si toute l’Europe passait à 2%, une grande part des capitaux fileront là où un soiffard sera disposé à mieux les rémunérer. Mais tous les capitaux actuellement engagés en Europe par les marchés à des taux divers qui seront tous rabotés à 2%, devront bien y rester. Les créanciers se diront, bon gré mal gré, qu’après tout, ce n’est pas si mal.
    Et seront-ils d’accord pour accorder de nouveaux prêts à de si médiocres conditions ?
    Probablement que oui, dans une certaine mesure mais bloqués par le 2%, ils ne viseront que les états les plus sûrs, les moins endettés.
    En prêteront-ils à la Grèce, à l’Italie ? Probablement pas. Alors ces pays, tout en étant allégés par le taux à 2% devront faire avec ce qu’ils ont, en bon pères de famille.
    Nous pouvons sortir du surendettement sans faire paniquer tout le monde, sans ruiner personne, grâce au 2% et en empruntant de moins en moins.

    Comme l’Europe bénéficiera tout de même de crédits, même à 2%, ce taux bas, fixe mais sûr, fera son effet sur tous les marchés. Même les pays qui auront refusé cette normalisation devront y venir. En effet, comment supporter, si l’on est Boeing, de devoir emprunter à 6% alors que Airbus empruntera dans les 2% ?


    Le passage à 2% conduisant les marchés à ne plus considérer que les endettements des pays et uniquement de manière négative (pas possible de voir en un étranglé une aubaine) chaque pays sera forcé de ne jouer que le désendettement et ne pourra plus jouer son « surendettement mieux rémunéré ». Plus personne ne pourra vendre ou jouer d’une misère, de la sienne comme de celle d’autrui. 




  • easy easy 30 novembre 2011 17:08


    Pour prouver qu’un groupe ignore le blasphème, il faut ressortir impuni non pour avoir insulté ses rivaux mais pour l’avoir insulté lui.



  • easy easy 30 novembre 2011 14:07


    Depuis les révoltés du Bounty, le soleil a commencé à devenir synonyme de douceur et de liberté mais était alors blasphémateur celui qui proposait cette alternative.

    Le Louvre et Versailles qui tentaient d’y imposer un faux Soleil, pendaient quiconque vantait le vrai Soleil.

    Jusqu’au moment où porté par un chant révolutionnaire aux accents marseillais, le faux Soleil de Paris a été renversé. La voie du véritable Soleil s’ouvrait alors qui signifiait liberté par la désobéissance à Paris. 

    Rainier III qui vainc De Gaulle, Vadim qui en fait le paradis naturel, les Pieds-Noirs dépités qui y construisent leur revanche sur un Etat qui les avait trahis, les possibilités de résistance puis de contrebande favorisées par deux voisins bricoleurs, tout ça fait que la région PACA aura attiré de plus en plus de gens refusant le dictat de Paris. Certes chacun y proteste quand il est cambriolé ou que les poubelles débordent, ça va de soi. Mais une majorité de sudistes voient bien que Paris y perde pieds et main.




  • easy easy 30 novembre 2011 13:23

    Les tipis nécessitaient du chauffage mais pas les igloos.
    Les habitations situées dans les endroit les plus froids et ventés du Globe étaient depuis toujours Net Zéro.

    Alors dans notre entreprise vers le Net Zéro, nous devrions tenir compte du cas de l’igloo pour remarquer que notre difficulté à atteindre ce Net Zéro est liée à notre exigence de confort matérialiste.

    Un igloo ne fonctionne correctement en NZ que parce qu’il est petit et hémisphérique. On ne peut y placer un lave-linge, une cuisine équipée, cinq lits, deux voitures, 4 ordinateurs, une collection de BD, des combinaisons de ski, une baignoire, un bidet...



  • easy easy 30 novembre 2011 13:07

    Paille et poutre.

    Oui le blasphème a très souvent semblé ne concerner que la religion.
    Mais il suffit de regarder plus loin que le bout de son nez, il suffit de ne pas être chasseur de religiosité pour voir qu’il avait été tout autant blasphème de dire que le roi était un con ou de prêter de l’argent contre intérêt entre gens de groupes ayant convenu de le prêter sans intérêt.
    Certes, ce constat oblige à élargir l’acception du mot blasphème ou à récupérer ce mot des mains des religieux. Mais soyons sérieux. Puisqu’un blasphème conduit à une mise à mort ou au minimum à un anathème, examinons tous les cas de mises à mort et nous verrons qu’il y a toujours eu une accusation en allure de blasphème contre le malheureux, Nicolas Fouquet et Jeanne d’Arc inclus (parmi les trois motifs contre la pucelle, il y avait le fait qu’elle portait pantalon)

    Il est stupide, borné et manipulateur à la fois de n’accorder au mot blasphème qu’une enveloppe religieuse, aussi bien de la part des religieux que de la part des anti religieux, des laïcistes donc.

    Je reconnais que ce mot a été particulièrement utilisé et porté par les religieux, qu’ils se le sont monopolisés mais le monde laïc n’ayant pas su inventer un mot équivalent pour dire les millions de blasphèmes non religieux qu’il vivait, n’ayant su que proposer « crime de lèse majesté » et « diffamation » qui semblent avoir un sens un peu différent, « Blasphème » est resté la concession, l’apanage des religieux.

    Les non religieux, s’ils étaient honnêtes, ne devraient pas jouer sur ce priviliège blasphémiste des religieux pour les attaquer sur leur rigidité. Car le monde non religieux comporte clairement mille et un sujets sur lesquels des gens voient blasphème et exigent mise à mort.

    Le jour où les non religieux ne se taperont plus jamais dessus pour des questions de moeurs, de fric, de tabac, de parking, de poubelle, de ressource, de retraite, de politique, de bouffe, de logement, de propreté, de sexage, de droits de vote, ou de club de foot différents, ce jour là seulement, ils pourront à juste titre dire que seuls les religieux sont blasphémistes.

    En attendant ce jour là, religieux et non religieux resteront tous intégristes.


    Le jour de la fin du concept de blasphème ne surviendra jamais à mon sens.
    Très très au-dessus de son avatar le racisme ou physisme, règne le facteur coagulateur : « Même avis (ou moeurs au sens large) »
    Quelles que soient leurs différences ou similitudes physiques deux personnes vont coaguler dès l’instant où elles se voient partager un même avis, une même préoccupation et plus exactement, le même projet (de destruction ou de construction).

    La coagulation, qui a toujours un projet, crée une force surindividuelle, sur humaine et cette force crée une super dynamique faisant l’Histoire. Et cette coagulation peut, lorsque le périmètre des considérations s’élargit, réunir beaucoup de gens disposés à construire-détruire.
    Pour les individus regroupés,autour de quelque Harley ou Uluru, tous les autres groupes ou tous les autres individus qui énoncent quoi que ce soit de dénigrant sur cette coagulation, sera considéré blasphémateur et proposé à la mort au plus vite. Ce jugement sévérissime résulte de la coagulation même, de la force issue du regroupement. Le regroupement engendrant une énorme conviction de sévérité, une énorme intolérance, une énorme force coercitive.


    Et comme il y a des millions de groupes (constructeurs-destructeurs) ça fait des millions de conventions d’intolérance-coercition.
    Il en ressort que face à cette mécanique de groupe qui fabrique d’énormes forces, les individus isolés ou coagulés à de trop petits groupes, doivent subir la Loi des groupes les plus importants et actifs.

    Nous ne sortirons jamais de « Celui qui n’est pas avec nous est contre nous » 
     

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