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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 2 décembre 2011 15:34

    Tous les accidents qui se sont produits depuis la nuit des temps auraient pu être évités et délivrent donc un sentiment de gâchis, de révolte, d’injustice et d’impuissance. Alors à la sortie, accourent ceux qui, de leur vie n’ont probablement jamais installé le moindre parapet ou feu tricolore mais qui compensent leur impuissance en lançant quelque accusation et condamnation contre quelque chef à pendre.

    Il est certain que l’effet de toutes ces accusation et condamnations post accident ont eu pour effet de pousser chacun à plus de mesures de prévention. Mais il se trouve que pour autant, tout le monde applaudit quand même devant un train encore plus rapide, devant un manège encore plus haut, devant un barrage hydroélectrique encore plus énorme, devant un hélicoptère encore plus acrobatique, devant une greffe d’organe encore plus spectaculaire, devant un cycliste encore plus rapide, devant un gratte-ciel encore plus fou...

    Les mesures de sécurité augmentent pendant que les risques joués augmentent.

    A part les Dogons et autres Papous, nous sommes lancés depuis des milléanaires vers un toujours plus que nous appelons progrès. Nous n’irons pas en promenade sur Oriion sans casse.

    En ce qui me concerne, j’ai fabriqué 100 kilomètres de bordures de meubles arrondies et antichocs. Mais je me suis coupé 100 fois en exécutant ce travail de prévention-protection.

    Un jour, je commence un chantier au Technocentre de Renault à Guyancourt. J’ai des dizaines de laboratoires à y installer (paillasses, sorbonnes)
    Dès l’entrée, son directeur de la sécurité me fait remplir une fiche sur laquelle je suis invité à lister tous les accidents que je suis susceptible d’avoir. Je réponds rien. Il m’insulte, me traite de clown et m’interdit définitivement l’accès. Ce n’est qu’après mille suppliques qu’il m’a repris. J’avais évidemment archi tort. Je n’avais jusque là jamais eu d’accident sur mes chantiers mais j’avais complètement tort de les exclure à ce point. C’est compliqué. Si l’on a trop en vue tous les accidents possibles (par exemple que des luminaires de faux-plafond se décrochent depuis leur 5 m de hauteur) alors qu’on doit forcément opérer dans ce danger, on passe hypochondiaque, angoissé, paralysé, parano. Il faut donc certes ouvrir les yeux avant un chantier sur tous les accidents possibles (et prendre alors les précautions) mais au moment où l’on opère, il faut bien rester confiant et détendu.

    Un opérateur, surtout sur chantier ou situation nouvelle-proto, doit énormément improviser et prendre mille risques. Ca se passe bien 999 fois, ça se passe mal une fois.

    Le chef de la sécurité, lui, peut rester hyper parano à très juste titre, il n’a pas à se détendre. Mais les opérateurs qui sont obligés de la jouer « mission impossible » doivent forcément se décontracter. Il y a donc des accidents, aujourd’hui comme du temps des pyramides.

    Concernant l’accident de ces 3 ouvriers, puisque les deux équipes étaient toutes deux en situation exceptionnelle, il y a au moins deux chefs de sécurité qui n’ont pas été assez paranos ou maniaques.

    Il se trouve qu’ici les 3 victimes n’étaient a priori aucunement responsables. Mais dans une très grande part des accidents, les opérateurs qui sont tués sont ceux qui ont bravé un risque (Exemples : un chauffeur qui prend le risque de franchir tardivement un passage à niveau déjà passé au rouge. Des spectateurs qui tapent des pieds sur une tribune temporaire. Un plongeur qui dépasse le temps maxi pour finir de serrer des boulons d’une vanne sous-marine).

    Enfin il arrive que des patrons, que des chefs d’expédition aussi soient tués dans des situations prototypiques (Richard Branson n’a pas froid aux yeux sur ce plan)

     



  • easy easy 2 décembre 2011 14:21

    Ce parcours du combattant à réussir pour acheter des cadeaux de Noël ne me scandalise pas. Si les gens ont envie de le tenter ils le tentent, sinon ils passent.

    Le problème ne se pose à mes yeux que dans les domaines de véritable nécessité (Impôt, santé, secours...)



  • easy easy 2 décembre 2011 14:09

    Dénoncer le principe de la coagulation ?
    Pourquoi pas, volontiers même.

    Mais comme la coagulation est un très, très vieux phénomène, comme elle se réalise aussi bien à fin de destruction que de défense que de construction...
     
    Interdire seulement les coagulations destructrices, seulement les lynchages ?
    Je veux bien. Mais, soyons bien conscients que ça devra conduire à ne jamais accuser quiconque à plus d’une personne alors que la Justice ne cesse d’appeler à des témoignages multiples donc à des coagulations.

    Vous vous scandalisez des coagulations contre votre enfant. Je comprends aisément. Mais vous engagez-vous à renoncer à coaguler qui que ce soit à vous pour attaquer-dénoncer-accuser-rejeter quelqu’un ? Car ici, vous cherchez à réaliser une coagulation contre celle qui menace votre enfant.



    Toute société fonctionne sur le principe de la coagulation (les coagulations démocratiques semblent ne pas recourir à la force, seulement aux urnes. Mais en réalité, elles utilisent toutes la force pour faire appliquer leurs lois). Suivant cet exemple, tous les sauvages-trublions-révoltés-révolutionnaires-bandits-parias-contestataires des sociétés établies, utilisent le même principe d’une coagulation réalisant Force.



    Téléphone ou pas téléphone, Net ou pas Net, la coagulation réalisant Force est irréductible des sociétés et fait son ciment fondateur.

    Chantage ou farce ?
    Lorsque que le Coagulât officiel chope un rufian en train de recourir à une coagulation sauvage, il va de soi que l’accusé va prétendre que c’était pour rire, que ce n’était qu’une farce. 

    Tout l’intérêt de la meute et du lynchage c’est qu’il y a une dilution quasi absolue des responsabilités et que tout sens peut alors être renversé.
    On voit le cours d’une action bondir, chuter, l’entreprise passer à la faillite, mille, dix mille personnes ont joué sur son destin en l’achetant ou en la vendant mais personne n’est responsable de sa ruine. Farce ou chantage ?
    (A relever que les entreprises qui offrent leur capital à la masse savent très bien qu’elles risquent les coagulations négatives mais elles font l’impasse dessus et parient que les coagulations seront positives)

    Chacun des coagulés n’exerce sur la cible qu’une pression de 20 grammes, donc une caresse. Mais 5 000 fois ces 20 g et la cible meurt étouffée.




    Je ne sais pas bien pourquoi ou comment les individus résistent généralement à ce fait qu’ils peuvent tous être écrasés par une coagulation. Peut-être est-ce parce qu’ils se sentent toujours capables d’en former une. Mais ce qui me semble sûr c’est qu’il y a beaucoup de grands introvertis dont l’angoisse première provient du fait qu’ils ressentent extrêmement fort cette menace et qu’ils considèrent ne pouvoir jamais rallier qui que ce soit à eux. Je crois qu’une des clefs de nos maladies psychiatrique non somatiques se situe autour de ce problème et qu’une des pires paroles que l’on puisse lancer à un jeune tourne autour de « Tu n’intéresses personne »



  • easy easy 2 décembre 2011 12:44

    «  »« Leçons de Taïwan  »"

    Comme lors de vos précédents papiers où vous en appeliez à une nouvelle affaire Dreyfus parce que votre compagne Taiwanaise devait payer une taxe de raccordement d’Eaux Usée dans votre commune de notre beau Sud Ouest, vous manipulez les chiffres et arguments.

    Que vous, qui refusez de payer une broutille à votre commune pour votre raccordement, que vous érigiez les prix de Taiwan en exemple, vous qui ne cessez de nous donnez des leçons en utilisant cette île, c’est un fait indéniable. Mais ça ne viendrait pas à l’idée du gouvernement de Taiwan de donner des leçons à qui que ce soit sur le sujet de l’eau.

    En raison de son idéologie politique, le très bas prix de l’eau à Taiwan ne reflète ni sa préciosité ni son véritable prix de revient.
    Et son prix de revient ne comprend quasiment pas de retraitement. Taipei et Kaohsiung, affichent des pourcentages de raccordement EU traitées de seulement 60% et 40%, le reste du pays versant dans le n’importe quoi. Les eaux sales ruisselant partout.

    (En France, le coût du traitement EU joue pour 37% dans le prix de l’eau propre)


    En raison des changements climatiques, l’eau devient rare sur l’île et il est entrepris de sensibiliser les gens à l’économiser malgré son prix symbolique

    L’île ayant été japonaise pendant 50 ans, elle conserve encore des compartiments agricoles où règne un régime spécial aboutissant à ce que des terres pourtant en jachère soient tout de même irrigées : perte de 5 milliards de m3 d’eau par an.

    L’eau y étant subventionnée, elle est gaspillée.
    Alors qu’en France il se consomme 140l par jour par habitant, ce chiffre passe à 280l à Taiwan. Carrément le double.

    Le débit ?
    90% de la population de l’île a accès à l’eau potable mais elle lui arrive à travers des petits tuyaux si vétustes qu’il s’en perd la moitié en chemin. La pression est si faible dans ces tuyaux percés que les eaux de ruissellement, dont certaines contiennent de l’arsenic, s’introduisent dedans. L’eau sort saine des usines mais elle sort du robinet malsaine


    Pour atteindre le taux national de raccordement EU de 30% en 2015, Taiwan ne pouvant s’autofinancer, n’a d’autre solution que d’inviter des entreprises privées à s’en mêler et dans les années qui viennent, les habitants des communes nouvellement raccordées de cette île verront le prix de l’eau se rapprocher de celui qui se pratique en ce moment dans le Limousin.


    Rappel : le salaire moyen des taiwanais pour 48h/ semaine = 890 € pour les femmes et 1112 € pour les hommes. (taux de chômage 4,3%) Le salaire minimum y est de 425 €




    En France, il y a des problèmes avec l’eau, mais en posant que Taïwan peut nous donner des leçons sur ce sujet (ou d’autres), vous cherchez à nous abusez, à vous poser en donneur de leçons en usant de la vieille ficelle du pays de Cocagne (Abus que Marco Polo a su éviter)



  • easy easy 2 décembre 2011 09:54

    Oui 4A,
    Le trading (pari sur quelques heures ou jours) se fait désormais plus sur la géométrie des graphiques, sur des lignes, que sur les fondamentaux. Et les news ne sont considérées que dans la mesure où elles lancent un trend optimiste ou pessimiste pendant quelques heures ou jours.

    Plus il y a de news pessimistes, plus le jeu se décale automatiquement vers le sud

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