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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 décembre 2011 20:04

     «  »«  »«  » « Il convient plutôt de construire un nouveau modèle économique et social qui repose sur les investissements nécessaires pour préparer l’avenir. » Ce genre de belle phrase creuse n’arrange pas votre article. «  »«  »«  »«  »

    Avis partagé



  • easy easy 8 décembre 2011 19:59

    Ce qui pousse la demande en volume de bits c’est surtout l’exigence de toujours plus haute définition des images.
    Si cette exigence allait à percevoir jusqu’à la moindre ridule des visages, à la limite pourquoi pas puisque ça nous amènerait à aimer les rides.
    Or ce ne sont pas nos rides qui sont proposées au regard mais des images artificielles de nous.



  • easy easy 8 décembre 2011 19:47


    Il y a 25 ans, il s’était produit en France un choc sourd. Ce choc provenait du fait que des patrons s’évertuant à produire des voitures, du chocolat et des balayettes, découvraient qu’ils pouvaient gagner autant voire plus en louant leurs murs à d’autres.

    Bien des gens du commun n’ont pas perçu ce choc sourd mais pour ma part, j’ai très clairement vu des patrons (plus exactement des héritiers) d’entreprises, par exemple de fabrication de quicaillerie à murs parisiens, préférer renoncer au bazar que représente la conduite d’une entreprise de fabrication avec 500 salariés pour vendre le foncier ou construire des logements à la place de leurs ateliers.

    Un autre choc du même genre s’est produit peu de temps après. où des patrons laborieux ont découvert par le tapisme qu’ils pouvaient gagner bien plus en jouant au monopoly d’entreprises qu’en continuant à galérer contre les syndicats. Jean Marie Messier aura été de ces convertis.

    Un autre choc sourd du même genre s’est produit après ça qui tendait à montrer aux patron laborieux que l’activité bancaire et parabancaire (exit les petits dépôts, exit les guichets) était la plus lucrative. Et là encore, il y a eu des conversions aboutissant à la floraison des Clearstream.

    Même la politique aura séduit des gens qui auraient pu se consacrer à l’entreprise besogneuse et j’ai vu plein de gens capables chercher à devenir députés pour profiter des pantoufles nationales.




    Vous écrivez :
     «  »«  »«  » Dans cette tribune publiée dans Le Monde, Bruno Palier montre qu’il est urgent de rompre avec ces politiques à l’origine de la crise actuelle, en investissant collectivement dans le capital humain et les activités innovantes, durables et sources d’emplois de qualité. «  »«  »«  »

    Il y aurait à définir ce qu’on entend par activités innovantes, durables et sources d’emplois de qualité mais a priori, l’activité de trading semble pouvoir en faire partie, même si je devine que ce n’est pas ce à quoi vous pensez quand vous dites « innovantes »

    Ce que vous écrivez là est très dépassé par les réalités dont j’ai parlé et votre mot d’ordre est tellement vague que je vous soupçonnerais bien de complicité avec ceux qui vont à la facilité.

    Si l’on veut mettre un terme à la facilité (au sens de travail facile, sans guerre avec les syndicats, sans immobilisations dans des usines, navires ou mines) il faut proposer un mot d’ordre bien plus explicite de contraintes.

    Par exemple, je propose un mot d’ordre plus simple à énoncer et qui ne laisse plus planer aucune ambigüité : Ne permettre que deux taux de crédit, le 0% et le 2 %.
    A rappeler que Mahomet avait eu la bonne inspiration de ne permettre que le TZ


    Le taux zéro sera pratiqué par les prêteurs qui le voudront et sera sans doute peu pratiqué. Les prêteurs qui voudront tirer un peu de revenus de leurs fonds ne pourrons le placer qu’à 2% (et il n’y aura aucun taux entre zéro et deux. Ce sera ou zéro ou deux)

    Alors que depuis deux siècles nous permettons à des gens de spéculer sur des endettements afin de placer leur argent à des taux plus élevés, alors que nous permettons à des spéculateurs de viser les gens ou pays les plus étranglés pour se faire le plus d’argent sur leur dos, nous pourrions y mettre fin en imposant zéro ou 2%. Rien d’autre.

    Cette limitation au seul taux de 2% fera s’effondrer chez tous les emprunteurs le réflexe habituel consistant à contracter encore plus de dettes pour payer les premières (en toute connaissance de leurs créanciers). Il fera s’effondrer le réflexe des prêteurs consistant à cibler les personnes les plus endettés. Le dettisme s’effondrera.

    Le dettisme permettant à chacun de fantasmer s’enrichir très vite grâce à un emprunt à rembourser plus tard, il pousse au report sans fin du travail, il pousse à la procrastination et pousse à considérer le travail laborieux comme n’étant plus qu’une sale corvée qu’il vaut mieux ne jamais accomplir.

    « Demain ! Je travaillerai, demain » dit le Napolitain qui a tout compris

    Thomas Piketty (Cf vidéo page d’accueil) propose le principe de la dette commune. Ce qui conduit, il en convient, à plus d’Europe encore puisqu’il faudra consolider les comptes de tous les pays européens et donc décider des dettes au niveau européen.
    Son décret a quelque rapport avec ma proposition. Mais il n’impose que la fédéralisation des dettes et des décisions d’emprunter (alors que ce n’est pas le cas des Etats américains, la Californie devant se démerder seule, l’Etat fédéral ne l’aidant pas du tout)

    Thomas Pikely ne dit rien sur les taux. Il permet donc les variations des taux. Il permet que des gens puissent encore spéculer sur les taux et viser les plus étranglés non pas en choisissant entre européens désormais fédérés mais en choisissant entre les européens d’une part et les non européens d’autre part.
    Or il suffit qu’il existe une concurrence de taux entre deux clients pour que l’esprit spéculatif perdure.

    Les spéculateurs qui apprécient d’encaisser des intérêts de 10% (voire de 30%) sur le dos de la Grèce iront proposer leurs « facilités de découvert » à d’autres pays hors Europe qui se retrouveront pendus à la place des Pigs actuels.

    Thomas n’interdit donc pas la spéculation sur les plus endettés, il ne vise que la protection de l’Europe et fédéralisant les comptes de ses états. (Cette consolidation impliquant que les pays d’Europe empruntant actuellement à 2%, acceptent, pour les beaux yeux des autres pays européens, d’emprunter désormais au taux moyen de quelques 5%)

    Son concept de fédéralisation des dettes ressort protecteur mais ne ressort pas soutenu par un fondamental éthique et pourrait même passer pour égoïste au regard des pays non européens.


    A mon sens, il vaudrait mieux nous proposer un concept posé sur un fondamental éthique. Le T2%, qui rémunère tout de même les fonds, de par sa généralisation et son bas prix, mettra fin à toute une activité qui consistait à profiter des enlisés, c’est éthique et je pense que tous les peuples du Monde en conviendraient.

    Alors que rien ne l’interdit, les pompiers du monde entier (s’ils sont payés par la collectivité) ne jouent pas de surenchère quand ils sont au pied d’un immeuble en feu. Ils interviennent partout pour le même prix. C’est cet esprit qu’il faut installer dans la finance.



    Si le T2 passe obligatoire dans le monde entier, qui y aura accès ?
    Déjà, le volume des prêts va s’effondrer probablement de moitié. Ensuite, les créancier n’étant ni obligés de prêter, ni excités par un taux si bas, ne consentirons à prêter qu’à ceux qui leurs sembleront les plus sains donc les moins endettés et les plus productifs de valeurs.

    Le T2 généralisé va stabiliser la situation mondiale y compris du point de vue des guerres et il incitera chacun à travailler avec les plus sains au lieu de se faire du blé facile sur ceux qui sont déjà en surcharge.


    Avec le décret du T2, j’ajouterais bien la suppression du viager qui est un concept très malsain.



    Il y a une nuance que j’apporterais bien au principe du tout T2, ce serait qu’il ne s’applique qu’aux états et collectivités (où les élus qui signent les emprunts ne se sentent jamais personnellement obligés) mais qu’il serait de 3% avec les entreprises privées et de 4 % avec les particuliers (qui se sentent personnellement obligés). Ca poussera les financeurs à préférer prêter aux individus et ça fera exploser les initiatives privées donc la diversité des expériences.




  • easy easy 8 décembre 2011 17:32

    Dans les sociétés où il n’y a ni argent ni fortune, où il n’y a donc pas de bagarre ou de compétition pour l’obtenir, personne n’y fait de fantasmes à la Picsou.

    Dans les sociétés où il n’y a ni silicone ni prothèses, où il n’y a donc pas de bagarre ou de compétition pour en obtenir, personne n’y fait de fantasmes à la Lara Croft

    Dans les sociétés où il n’y a ni caviar ni champagne, où il n’y a donc pas de bagarre ou compétition pour en obtenir ; personne n’y fait le fantasme de nager dedans.

    Il naît donc des cultes ou idéaux (sociétaux, ethniques, familiaux, clubistes) des fantasmes et des désirs qui sans ces implants intellectuels, n’existeraient pas ou seraient très faibles.


    Et bien entendu, les cultes et idéaux -de toutes échelles- varient au fil des expériences de l’Histoire et des modes.

    Le désir sexuel peut sembler très physiologique, basique, presque aussi fatal que celui de manger, de boire ou de pisser.
    Mais vu la marge qu’il y a entre le fait de copuler et le fait d’enfanter, il est largement possible d’inventer des idéaux autour de cette base.

    Alors que manger deux fois par jour semble fatal et suffisant, il a été possible à certains (assez rares sur la Planète) d’inventer un idéal autour du manger et ils en sont venus à pratiquer le vomissement pour pouvoir manger continuellement. Ceux qui ne pratiquent pas cet idéal peinent à imaginer tout ce qu’un tel culte peut avoir comme implications dans le mode de vie à la fois de l’individu et du groupe qui y croit. Surmanger, soit en vomissant soit en engraissant, a des tas de corollaires. Sursexer aussi.

    Alors que copuler trois ou cinq fois dans sa vie semble fatal et suffisant, il a été possible à certains (très nombreux sur la Planète) d’inventer un idéal autour de la copulation. Il y a eu une très grande variété de cultes autour de la copulation à travers le Monde.
    Certains versant plutôt dans la cosmologie, d’autres dans l’endroit où copuler, d’autres dans les catégories sociales avec qui copuler, d’autres dans les cadences, d’autres dans les poses, d’autres dans l’attachement, d’autres dans le turn-over, d’autres dans le détachement...
    Mais tous ceux qui baignent dans ces divers chaudrons cultivant quelque sursexualisme ne peuvent plus saisir à quel point leur désir en a été conditionné tant en termes d’objet, que d’éthique, que de puissance, que de durée. Ils croient tous éprouver un désir sexuel naturellement paramétré alors qu’il est aussi culturel que le désir de voyager ou d’avoir une belle maison.

    En France comme dans beaucoup de pays, un énorme package de cultes et donc de fantasmes divers ont été inventés à partir de la copulation de base. Ces cultes et fantasmes provoquent un surdésir qui va bien au-delà du désir basique. Ces cultes et fantasmes rendent le désir si obligatoire qu’il devient alors indispensable de le réveiller, de l’amplifier ou de le soutenir de béquilles, de mantras et de comprimés. 

    En France, en son énorme partie cultuelle et fantasmatique, l’activité copulatoire ressort comme seul culte relationnel largement pratiqué (sous mille versions mais le plus souvent intimes) qui serait non vénal et qui serait, surtout ces derniers temps, très partageur-égalitariste de plaisir sensuel hors temps, hors contexte, hors racisme, hors castes et codes barres...
    Quiconque ne serait ni sursexuel ni amplificateur du désir, (en tant qu’émetteur, récepteur ou marabout-sexologue) du désir, serait has been.
    Et comme il se veut gratuit, il est également militant contre le tout fric, dans la lignée du mouvement hippie.
    Tous acteurs-victimes du tout argent, nous profitons du sursexualisme actuel pour y réaliser notre part de geste gratuit et généreux.



    Les sursexeurs-égalitaristes-gratuistes, fidèles ou infidèles, exclusifs ou partouzards, qui utilisent toutes sortes de médecines générant ainsi tout un commerce, deviennent de plus en plus nombreux et il est logique qu’ils agressent les adeptes de la prostitution qui chantent l’aria inverse.

    Les sursexeurs de l’échange payant se défendent de ces attaques en brandisant le bouclier de la liberté et affirment qu’ils ont le droit de choisir. Les gratuistes martèlent que ces travailleurs du sexe ont le droit mais pas le choix et qu’il faut alors leur supprimer le droit. Ces derniers leur répondent que les caissières ont le droit mais pas le choix et que les épouses sont intéressées, yaka les voir lors des divorces.

    C’est de toutes manières une bagarre entre sursexeurs.

    Sans culte sursexeur, pas de surdésirs. Sans guerre des désirs, pas de prostitution.

    Je pense que les sursexeurs de l’échange payant devront s’enfoncer dans la clandestinité et que deux avatars surgiront de cette bataille (même les vainqueurs des guerres en ressortent transformés).
    L’un proposera la voie de la jouissance sexuelle anonyme et sans contact direct (elle sera très voire entièrement cybernétique).
    L’autre proposera de sortir de la sursexualisation.

    Fidélistes et infidélistes sauront, comme d’habitude, tirer partie de ces deux avatars






    Petite remarque annexe

    Il paraît donc que les Romains pratiquaient la partouze. Or, dans une partouze, chacun se retrouve à s’exciter non plus à la vue de l’autre sexe mais à la vue des deux sexes en affaire.
    Après Constantin Ier, ces spectacles n’ont plus été proposés qu’à de rares regards. Mais à partir de 1900, le cinéma a pprogressivement invité tout le monde, même le plus gueux des gueux, à s’exciter à la vue de deux sexes s’affairant. Je vois mal comment les esprits ainsi formés à l’excitation bi sexuelle voyeuriste ne deviendraient pas à la fois bisexuels et partouzards.

    Il y a 30 ans, même en Allemagne, il n’y avait jamais que des femmes nues dans les peep show. Puis, avec les Boys Band, sont apparus des spectacles de strip masculins face à des salles exclusives de femmes. Tout ça formant l’esprit à l’excitation devant le sexe opposé et par une seule personne à la fois.
    Alors que ça n’apporte rien de plus au scénario, le cinéma a offert de regarder des gens faire l’amour.et parfois que ça.

    Au point que depuis 5 ans, fleurisent des spectacles de strip mixtes. Il n’y a certes pas de copulation sur scène mais les esprits des spectateurs se forment à une excitation vers un sexe autant que vers l’autre. Pourvu que le corps soit buildé, il excite.
    Et du coup, l’air de rien, le focus n’est plus ni sur le genre ni sur le sexe. La focalisation va de plus en plus à la plastique du corps entier. Et ce ne sont pas les jeux vidéos, les piercings et les tatouages qui entament cette tendance plasticiste unisexiste où homme femme peu importe.

    Tendance très distincte de celle des Précieux, eux aussi égalitaristes, mais qui ne s’excitaient que d’une manière de faire danser le verbe. 
    Tendance qui pose d’énormes problèmes à l’énorme masse de ceux dont le corps s’affaisse et qui pousse donc aussi au jeunisme.
    Le discours à la mode, que tiennent même les vieux singes, verse en ce moment dans le reproche fait aux anciens d’avoir conduit le Monde là où il est. Plus rien de ce qu’ont fait les vieux n’a de valeur -mais on ne crache pas sur les héritages pécuniaires pour autant.
    Cf Severn Suzuki.
    C’est un phénomène inédit dans l’Histoire

    Au-delà donc de la guerre entre les sursexeurs gratuits et les payants ou après elle, je crois que nous finirons divisés entre le pôle des bisexuels-plasticistes et le pôle des allergiques à la sexualité qui n’accepteront peut-être même plus le concept de mariage avec Dieu.



  • easy easy 6 décembre 2011 22:44

     

    Je pense avoir bien lu que cette distribution d’argent spécialement imprimé à cette fin ira à des gens oisifs ( comprendre avec un taux d’oisiveté allant de 1 à 100%)

    «  »«  » l’emploi de cette masse monétaire sera strictement encadré. La monéthique ainsi créditée sera exclusivement, par la voie des fiscalités nationales, à octroyer aux citoyens des pays membres les plus démunis un revenu complémentaire. «  »"


    Car c’est bien ça que vous proposez, verser un complément de revenu (mettons ./. au smic récolté d’un plein emploi) et ce complément vaudra donc selon les cas de ces « incomplets » entre 1 et 100% du smic.


    Voilà donc le champ d’application. Mettons que ça fasse 20 millions de personnes en France. Et tout en proposant que cette création monétaire soit d’enveloppe votée, elle ne sera jamais inférieure à 3% , ce qui, avec un PIB initial de 2000 milliards, fait 60 milliards de monnaie neuve à distribuer
    Ca c’est si « la majorité qualifiée » du pays vote le pourcentage de 3%.


    Si cette « majorité qualifiée » vote pour que ce soit 40% et bien ce sera 800 milliards qui seront créés ab nihilo eet qui seront distribués gratuitement aux mêmes 20 millions « d’incomplets », donc 40 000 € chacun, en moyenne.


    Et si à Noël, cette « majorité qualifiée » vote pour que ce soit 80% et bien ce seront 1600 milliards qui seront créés ab nihilo dans ce pays de cocagne.

    Rappelons votre génial Article 2
    «  »«  »«   : le montant de cette masse obéira à deux critères. Il sera calculé à partir du PIB de chaque Etat membre. Le pourcentage sera fixé à la majorité qualifiée chaque année et ne pourra être inférieur à 3 %. »«  »«  »


    Alors, qu’est-ce que je n’aurais pas lu ?
    Elles sont où mes oeillères ?

     


    Pour avoir de quoi manger, il faut travailler ou bénéficier de la charité c’est-à-dire de l’effort supplémentaire que certains consentent à faire avec un esprit de partage et dans une certaine limite.



     

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