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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 16 décembre 2011 14:57

    Si nous avons l’impression que la crise a quelque chose à voir avec l’européanisation -trop poussée ou au contraire insuffisamment accomplie- elle a en réalité bien plus à voir avec une décadence des valeurs morales qui se sont cristallisées autour du principe de l’endettement (privé et public, faut pas les opposer)

    Qu’un peuple soit circonscrit par un hexagone de 1000 km, par un continent pour par la Planète entière, à partir du moment où il trouve logique de jouir de bien aujourd’hui et de les payer plus tard, peut-être plus tard, peut-être par on ne sait qui, il est délirant et décadent.
    Tout juste, mais je pense que c’est déjà trop, pourrait-on admettre l’endettement privé et à très court terme. Au-delà de 3 ans de crédit et au-delà de 4% par an, on bascule dans une mentalité en « Après moi le déluge ».

    Et s’il y a un vieux sanglier qui n’a jamais versé dans l’endettement, c’est bien le bénêt de Béarnais.


    Ne nous reprochons pas d’avoir tous cru à la martingale de l’endettement. Nous avons succombé à la mécanique de l’entraînement collectif. Comment être hyper lucide et frugal lorsque des fortunes se font réellement sous nos yeux sur la base de l’endettement pyramidal ? Le plus sage d’entre nous ne pouvait que douter de sa sagesse tant le Monde flamboyait de ses Concordes.

    Mais aujourd’hui, d’abord les plus sages, ensuite les moins sages, tous, nous devrions admettre que nous avons déliré d’endettisme et nous regrouper autour de cette conviction douloureuse qu’il n’est logique de vivre que de ce qu’on peut produire de cash, à un an près (le cycle annuel des récoltes amène assez naturellement au crédit sur un an).



  • easy easy 15 décembre 2011 19:12



    «  »«  »«  »«  Les 13 colonies qui ont créé les Etats Unis, avaient un objectif et même plusieurs. Ils voulaient se débarrasser des anglais, conquérir un continent et développer un état.  »«  »«  »« 

     »développer un état" ?

    En Europe, avant Luther, Calvin, les gens avaient un grand réflexe centraliste (je parle du réflexe d’en appeler ou de s’en prendre au Chef, qu’il soit roi ou pape)
    Après Luther, Calvin, les protestants se mirent à avoir des réflexes nouveau zappant le Centre, les Chefs rois ou papes.

    L’esprit protestant envoie fortement l’individu à une relation avec les gens du peuple pour le quotidien et avec dieu en ligne directe pour le métaphysique. En forçant le trait, on pourrait considérer que les plus protestants ne s’intéresseraient en rien à la politique.
    Disons que c’est l’esprit Amish, Mormon, scout ou même jésuite.

    Qui ont été les immigrants d’Amérique ?
    Des émigrés de l’Europe qui fuyaient soit la misère soit un étouffement par quelque système étatique et qui étaient convaincus qu’ils s’en sortiraient par leurs propres forces + Dieu.
    Débouler sur un continent sauvage, sans aucune structure ni système, c’est ne compter que sur ses propres forces, sur celles de sa famille, à la rigueur d’une petite communauté mais en aucun cas sur l’hyperforce d’un Etat.
    Ces colonisateurs de l’Amérique étant disposés à vivre en ne comptant pas du tout sur un Etat, pas même sur une Police, c’est dire une contre vérité que de prétendre qu’ils voulaient bâtir et développer un Etat.

    Il leur avait toute de même fallu se battre contre un fort Etat Anglais, il leur a fallu se regrouper et de fil en aiguille, constituer un Etat. Mais ils freinaient des 4 fers. Les Texans ne voulant en rien se mélanger aux Virginiens qui ne voulaient même pas parler aux Californiens.
    Il a fallu la pire des guerres civiles pour qu’autour de Lincoln se dégage un Etat fédéral mais très longtemps et encore aujourd’hui, l’Américain est plus ’scout’ que l’Européen.

    Très tardivement, les européens ont accepté de faire une vague Europe d’abord pour abolir les jeux de taxes aux frontières et ensuite pour faire une monnaie commune. Ce qui constitue donc des motivations ou ressorts d’échelle étatique, centraliste.

    En Amérique, a part le coup de Lincoln, ce qui avait plus concrètement fédéralisé les gens, c’était la production-distribution-technologie de l’acier et de l’électricité (Carnegie+ Edisson)
    Il n’y a pas d’Etat dans ce maillage continental, il n’y a que du méga scoutisme.


    Aux USA, la volume des affaires traitées par l’Etat est devenu très important par le biais de la guerre, uniquement par ce biais.
    L’Etat américain, qui a donc mis du temps à exister, est très éloigné de l’esprit Colbertiste et très proche de celui de Goebbels.

    Alors qu’en Europe, il subsiste un fonds qui fait que les individus voient en leur Président celui qui peut résoudre un conflit avec un voisin bruyant ou accorder une pension, en Amérique, les citoyens ne voient en leur président, même noir, même nobélisé de la paix, qu’un chef de guerre qui n’a pas à s’occuper des plantations de maïs ni des hauteurs de haies. De ces contingences du quotidien, les Américains font leur affaire personnelle

    (C’est ce qui fait que même si tout un quartier est en saisie et mis à la rue, il ne se forme pas de manifestation)

    Les Américains ont vraiment déconné en empruntant, en engraissant et en se droguant trop. Mais ils retrouveraient leur esprit scout de 1850, ils seraient le peuple le plus solide du Monde.



  • easy easy 14 décembre 2011 23:08

    Le Krokodil cépabien, OK

    M’enfin, la vodka non plus et ce ne sont pas spécialement les tsars ou les présidents qui font boire les Russes.

    Vous dites que nous avons tôt oublié les fusillades du théâtre et de l’école. Rappelons alors qu’au départ de ces massacres, il y avait des attaques avec prises d’otages par centaines de la part de rebelles-indépendantistes Tchéchènes
    En effet, les balles ont giclé dans tous les sens, pas de détail et la Police aura probablement tué des innocents pris en otages. Pas trop adroite cette Police mais il faut dire que les commandos tchétchènes étaient puissants et qu’au fil des trois jours pour l’école de Beslan ou des 4 jours pour le théâtre de la Doubrovka, les indépendantistes ont tué des otages par dizaines

    Comme il est donc question ici de critiquer Poutine en ce qu’il aurait été trop dur, c’est peut-être le moment de rappeler deux choses. D’une part, les médias occidentaux ayant
    très vite condamné Poutine, les Moscovites ont perdu leur confiance en ces médias de l’Ouest. D’autre part, l’Histoire démontre que le fait d’être chef d’Etat, conduit toujours, quand il se produit quelque chose dans le genre, à prendre des positions dures.

    Je rappelle que notre bon Victor Hugo, dont le père était très Bonapartiste, s’était rangé conservateur aux côtés de Charles X, puis de Louis Philippe et qu’il commandait la troupe en juin 1848 pour tirer contre le peuple révolté. Il y a donc eu un moment dans la vie de notre grand humaniste où il a été dur envers des gueux.

    Abraham Lincoln, pourtant humaniste, avait ordonné à l’armée de tirer sur les révoltés de la conscription à 300$, draft riots alors que ces protestataires étaient très pauvres.

    Quant à CD Gaulle que, certes pas spécialement humaniste, malgré son « Je vous ai compris » de 58, il avait été particulièrement dur envers les Algériens indépendantistes ainsi qu’envers l’OAS entre 1959 et 1962.




  • easy easy 14 décembre 2011 19:02

    Ooops, nous voilà à avoir évoqué en même temps le choix des consommateurs selon Guy Lux Vs Pivot (que j’avais oublié dans ma liste)





  • easy easy 14 décembre 2011 18:56

    Puisque vous comptez développer dans un prochain papier, autant en parler déjà un peu ici.

    Vous considérez que le jugement en consommateur responsable est droitiste et que le jugement en Organe responsable est gauchiste. 
    Je conviens que cette manière de voir est commune. 

    Mais je crois qu’elle est surtout révolutionnaire. Comme nous sommes très majoritairement révolutionnaires, cette manière est très partagée.

    Sans ce consensus à fond révolutionnaire où tout se conjugue en pour le roi et en contre le roi, nous verrions mieux une autre dichotomie. Celle qui sépare les « pour le roi+ contre le roi », qui sont tous dans la mouvance catholique où tout passe par le roi et par le pape (en pour ou en contre) de ceux qui sont dans la mouvance où plus rien ne passe par roi ou pape (que ce soit en pour ou en contre).

    Ceux qui sont dans cette mouvance qui ne fait plus aucune focalisation sur le roi-pape, ni en pour ni en contre, sont plutôt les augustinistes, les jansénistes, les luthériens, disons les protestants.

    Observez comment se passe la vie d’un Albert Schweitzer. Remarquez qu’en aucun moment de ses journées bien remplies, il ne pense au roi-pape ni en tant que pourvoyeur, ni en tant qu’emmerdeur. Il ne pense, quand il n’en peut plus, qu’à se tourner vers dieu.

    Bien entendu, bloqué par manque d’argent, il en vient à organiser des quêtes de fonds. Mais en aucun moment il ne fait de reproches au roi-pape (à quelque pouvoir temporel en place) ni ne met de pression sur quelque roi-pape. La pression, il ne la met sur personne et se démerde seul sans élever de plainte envers qui que ce soit.


    Ca ne veut pas dire que quand on se lance dans ce genre d’entreprise on ne doit jamais choper par le col quelque Organe de pouvoir, ça ne veut pas dire qu’on ne doit jamais mendier ou sermonner quelque Organe de pouvoir, mais ça veut dire que 99% du travail est à accomplir par soi-même.

    Parlez de gauche ou de droite aux personnages que j’ai cités, ils hausseront les épaules.

    C’est précisément pour cette raison que j’essaye d’expliciter qu’ils sont devenus et restés des exemples universels (exemples dans la mesure où il serait admis comme valable de se mêler de la misère d’autrui)

    Gauche, Droite ?
    Cette manière de voir ferait bien rire les Vietnamiens qui, aussi bien sous le régime colonialiste français que sous le régime hyper catho et droitiste de Ngo Dinh Diem que sous le régime communiste actuel, considérent sans aucune réserve qu’Alexandre Yersin a été exemplaire. (Il reste 3 noms de Français dans les rues du Vietnam, alors qu’il y en avait 5000 autrefois : Pasteur, Calmette et Yersin)

    Idem en Chine pour Norman Béthune et Gladys Aylward

    Sans être tous des protestants ou des évangélistes, ils ont oeuvré dans cet esprit où il s’agit essentiellement d’aider à soulager les autres en puisant dans ses propres forces

    Il est certain que l’esprit de démerde disons évangélique, par son humanisme, le rapproche apparemment du communisme, disons de la gauche. Mais il s’agit bien plus d’un esprit scout (Baden-Powel était, lui aussi, un protestant) que d’un esprit soviétique avec pouvoir central fort.


    Au fond, l’esprit scout (qui ne geint ni n’accuse et qui va d’abord à se retrousser les manches) se régale du chaos où il se voit plein de choses à faire et n’apprécie aucun système, qu’il soit de gauche ou de droite.


    Ca ne veut pas dire que les scouts ne voient aucune utilité à s’organiser en réseau, en YMCA, en Armée du salut, mais il ne s’agit pour eux que de structure favorisant leur logistique culturelle et pratique. Ces réseaux ne leur servent en aucun cas à faire de la politique.


    Si l’on admet qu’il a existé des individus très responsables en manières de scout, si l’on admet qu’il en reste encore, on doit admettre que pour ceux-là, les orientations de la télé sont liées à un phénomène en ouroboros où téléspectateurs et producteurs autoalimentent et entretiennent un cercle vicieux de culture Lidl

    La télé avait comporté des individus comme Jacques Chancel, comme Michel Polak, comme Armand Jamot, comme Pierre Lagarde qui avaient trouvé bon de proposer des émissions où les téléspectateurs se retrouvaient à devoir faire connaissance avec l’Histoire et à réfléchir sur les articulations philosophiques.

    Mais Guy Lux, le foot, le tour de France, la piste aux étoiles ont fait des audiences telles, ont été tellement regardées par les consommateurs sur la tranche horaire 20h 24h où ils voulaient se reposer du métro boulot dodo, que les émission de haute culture ont été remplacées par les émissions de pur divertissement.
    Revenus publicitaires obligent


    Robert Hossein, lui qui adorait faire réfléchir les gens avec Potemkine et plus encore avec Marie-Antoinette, en est venu à donner dans le pur spectacle avec Ben-Hur.
    C’est le public qui, se pressant aux courses de chars, a orienté les choix de ce réalisateur.


    Le Souffle au coeur ? Ouille , ça prend trop la tête. Exit Louis Malle.
    On préfère Taxi 1, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4, Vive Luc Besson !

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