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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 17 décembre 2011 13:07

    Bonjour Ddacoudre

    Jamais des milliers de gens se sont retrouvés avec la même volonté de construire un même machin.

    Rarement des centaines de gens se sont retrouvés avec la même volonté de construire un même machin, alors très utile, un pont, une muraille de protection, une digue.

    Plus souvent, quelques dizaines de personnes se sont retrouvées avec la même volonté de construire un même machin, alors un peu moins indispensable, une école, une mairie.

    Souvent, une poignée de personnes découvrent qu’elles sont animées de la même volonté de construire un même machin alors encore moins indispensable, un gratte-ciel, un obélisque, des CDS.

    Constamment, chaque individu a un feu prométhéen qui lui indique qu’il doit inventer un machin indispensable au monde, 999 fois son invention foire et il n’en sort donc pas de machin et une fois son invention marche et il en sort un vaccin, l’ampoule électrique, le téléphone

    Cet ensemble de périmètres ou groupes coexiste en permanence et forme une réalité chaotique. Chaque périmètre a sa forme de pouvoir ou puissance.
    Quand c’est des milliers de personnes qui veulent une bête digue (ça n’a rien de génial mais il faut énormément de bras), cette masse a le pouvoir qu’ont toutes les grandes masses, celui de la rue.
    Oublier ou dénier le pouvoir des masses parfois coagulées autour d’une construction ou d’une destruction c’est dénier les endiguements hollandais, les draft riots, la révolte des Boxers et la Révolution française.

    Quand c ’est des centaines de personnes qui sont animées d’une même volonté, elles forment également un pouvoir, une puissance mais qui ne se manifeste pas dans la rue. Ce pouvoir s’exerce dans tous les offices et administration à sa portée. Ca produit des machins comme la guerre de Sécession ou Notre dame de Paris.

    Quand c’est des dizaines de personnes qui se découvrent animées d’une même volonté, elles construisent un pouvoir un peu plus secret et qui travaille son influence pour rallier plus de monde. Ca donne la Saint Barthélemy, la Fronde, le retour de l’Empereur, le tunnel sous la Manche.

    Quand c’est une seule personne qui se sent indispensable, elle va essayer de coaguler à elle plus de monde s’il s’agit d’un projet religieux ou politique (Dunant et la croix rouge) ou, dans le secret le plus absolu, elle va travailler nuit et jour à son invention pour l’améliorer et la présenter au Monde en état d’achèvement (Alexander Bell et son téléphone). Son pouvoir deviendra énorme si cette invention plaît (Bell, minuscule individu a renversé l’énorme compagnie Western Union qui régnait sur le télégraphe), sinon il en sortira ruiné (Van Gogh).


    Toutes ces situations coexistent et le monde réel résulte de milliards de pouvoirs et coagulations plus ou moins étendues qui oeuvrent plus ou moins ouvertement.

    Dire que le Monde est dirigé par une poignée de gens et en sous entendant de surcroît qu’il s’agit toujours des mêmes personnes (dont on entend réciter les noms plusieurs fois par jour sur ce site) c’est simplifier la réalité pour avoir l’air de dire quelque chose de fort de café.


    Nul ne dirige le Monde et chacun le dirige plus ou moins, parfois en le voulant, parfois sans s’en rendre compte.

    Bell n’a jamais eu l’intention de piloter le Monde, de le diriger à construire tel ou tel machin. Il a seulement eu l’envie d’inventer un machin qui plaira aux gens et fera sa fortune (et encore, avait cru un moment qu’il ferait fortune en se produisant en spectacle avec son protopype, pour ne découvrir qu’après qu’il pouvait gagner énormément plus en louant des téléphones).
    Voilà un type qui voulait seulement épater le monde en parvenant à transmettre la parole et dont l’invention a eu des impacts très importants sur la Planète entière.
    C’est lui ou pas lui qui a conduit à l’appel du 18 juin, au Téléphone rouge, au Watergate, à WikiLeaks ?



    Existe t-il un périmètre d’individus idéal pour réaliser un machin et quel est-il ?
    Est-ce le cartel de 4 PDG de 4 lessiviers ou opérateurs télécom ? Possible.
    Est-ce le solitarisme d’un Jacob Astor ? Possible
    Est-ce la grande masse à la Benghazi ? Possible


    Tous les périmètres ont leur effet et leur pouvoir. Le Monde bouge de la résultante d’un chaos et c’est ce qui fait que nul ne peut prédire son avenir sans se tromper.



  • easy easy 16 décembre 2011 23:21

    Ici, vous raisonnez Chine. Chine seule.
    C’est logique pour commencer un raisonnement sur la guerre.

    Mais dans la réalité, dès les prémices d’une guerre, il se forme toujours des alliances.
    Ce qui se passera alors, s’il y a une guerre, ce sera la Chine + X + Y + ...


    Les peuples ont une tendance assez marquée depuis le consumérisme, ils aspirent à la paix, au home sweet homme.

    Attirera à lui le pays certes le plus puissant sur ne plan économique, certes le plus puissant en population et cohésion, certes le plus puissant sur le plan militaire, certes le plus proche géographiquement et culturellement, mais surtout le plus pacifique.

    Tout pays qui prétendrait s’allier d’autres pays devra démontrer sa plus grande disposition à laisser les gens vivre paisiblement.




    Le Monde le sait très bien, la Chine a été, pendant un siècle, le plus grand pays martyrisé par l’Occident ; surtout en termes d’opium. 

    Rancune de la part des Chinois alors ? Pas trop. D’autant qu’ils ont récupéré leurs frontières d’avant 1860.
    Mais faudrait pas remettre ça, ils pourraient se fâcher tout rouge.





    On dit, au sujet de la guerre, qu’elle est technologique.

    En effet, en trois jours, la technologie US avait incendié tous les chars de Saddam. Voilà pour ce qui est des batailles à terrain découvert et plat.

    Pour les régions montagneuses et les jungles, ça se corse pour les technologistes.
    Et pour les villes, la technologie ne peut plus rien. Car une ville, une fois les palais et QG bombardés, il faut la tenir avec des hommes à pied qu’une petite mine peut estropier. Napoléon avait eu, cas très rare dans l’histoire, une ville livrée vide, Moscou, et il n’a pas pu la tenir 3 jours car il n’y disposait d’aucun collabo.
    Les nazis n’ont pu tenir des villes qu’en raison du nazisme de certain de leurs citoyens. 

    Aucun autre pays que la Chine ne peut compter autant d’hommes armés d’un fusil tous les 10 mètres.
    (Tripoli= 1,6 M hab ; Bagdad= 6 M hab ; New York= 10 M hab ; Pekin = 18 M hab)



    En ce moment, les EUnistes font valoir les 5000 morts de Syrie pour l’envahir.
    5000 c’est beaucoup à l’échelle de madame Michu mais à l’échelle d’un pays de 60 millions ou de 300 millions ou de 1 200 millions, ce n’est pas énorme. La Chine, par exemple, sait très bien qu’en cas de bataille, elle supportera mille fois ce chiffre sans broncher (La guerre civile chinoise de l’époque où elle était gangrénée par l’Occident, avec la dissidence Taiping, avait fait 30 millions de morts)

    Ce ne sont donc pas les 5000 Syriens morts qui vont faire bouger la Chine mais uniquement des considérations de géostratégie, comme pour les EU et la France.

    Et si actuellement la Chine refuse de participer à une quelconque hallali contre la Syrie et l’Iran, c’est exactement parce qu’elle veut constituer une ceinture de pays (Inde comprise) aux yeux desquels elle passera pour pacifique.


    Son attitude en ce qui concerne les îles de la mer de Chine objet de litiges avec ses voisins japonais, vietnamiens, philippins est typiquement celle d’un grand frère qui tient à marquer ses prérogatives mais sans faire usage de la force.
    Que survienne un conflit avec les EU et en un éclair la Chine aura réglé ces minuscules contentieux avec ses petits frères. Ces îlots sont maintenus en état d’enjeux afin de servir d’offrande le cas échéant.







  • easy easy 16 décembre 2011 21:09


    Vous profitez d’une opportunité.Et Laurence Parisot aura été bien sotte de vous la livrer.



    D’abord, si votre discours était fort de vérité, vous n’auriez pas besoin de montrer d’elle une image déformée pour nous influencer à la voir en diablesse.

    Je rejette donc déjà cette caricature trop facile comme toutes les caricatures.

    Concernant ce qu’elle a dit, vous lui sautez sur le dos alors qu’elle n’a fait que dire pour la dix millième fois ce que d’autres patronistes ont toujours dit avant elle. Elle n’a vraiment rien dit de nouveau ou d’original. Elle n’a fait que reprendre une antienne qui a toujours bien marché.


    En effet, cette assertion, qui avait vraiment bien marché avant que ne se produisent les démocalisations massives de petits emplois, marche encore assez bien de nos jours, malgré le délocalisme.

    Pourquoi elle marche ?

    Parce que celui qui répond ça profite d’un principe tout bête. On lui pose la question « Trouvez-vous normal que... ? » 
    A
    question idiote...

    Soit les petits salariés sont absolument certains qu’ils peuvent se passer de ces patrons hyper payés, auquel cas ils ne feront jamais la queue et ne falsifieront jamais leur CV pour aller bosser chez eux ni ne poseront à ces mêmes patrons ou à leurs représentants la question de la normalité des salaires énormes.

    Soit ils sont infoutus de se passer de ces patrons à 1 000 000 pour obtenir 2000 et sont alors infoutus de répondre eux-mêmes à cette question de la normalité.

    On fait la queue pour entrer dans une usine, pour en tirer 2000 € et une fois dedans, on demande au patron qui l’a mise en place « Et vous trouvez normal de gagner 1000 000€ ? »

    On ne savait pas, avant d’y entrer chez Universal, que son patron gagnait des millions ?
    On ne savait pas, avant d’entrer dans le stade de France, qu’Anelka y gagne des millions ?

    Ubuesque.





    Il y a pénurie de médecins, (surtout de spécialistes en bac + 11)
    Cela se savait déjà il y a 20 ans mais l’Ordre des médecins était très heureux de bloquer le numérus clausus et de faire de leur métier un métier précieux donc très bien payé (pour les spécialités.


    Nous voilà donc dans le mur qui était prévu, qui arrange les mandarins et qu’ils n’ont pas envie que ça change.

    Voilà qu’une femme pose que les vétérinaires pourraient, en cas d’urgence et dans des domaines de bras cassés, suppléer aux urgences. Ya risque de dérappage s’ils ont à intervenir sur des maladies infectieuxes. Mais en matière de bras cassés (par exemple dans les statiosn de ski, les vétérinaires pourraient très bien faire ce que moi, simple infirmier militaire, je faisais pour dépanner un médecin ivre mort. Je faisais même mieux les sutures qu’un certain médecin qui tremblait trop de panique et qui a fini par renoncer à exercer)

    Mais, très facilement, des orfraies ont hurlé que le concept était scandaleux et ont illustré ce que savent faire les vétos, abattre tout cheval à jambe cassée. Bravo, génial, pov con. Car je n’ai aucun doute que si un jour ce petit malin s’étouffait d’une arête en pleine mer, il ne ferait pas de manières pour que son pote véto y mette les doigts.


    Si donc, on pousse des cris d’orfraies devant le concept de placer quelques vétos en assistance de médecins ( à l’heure où des quidams posent des piercing, font des tatouages, font des liposucions, des échographies, posent des implants, prescrivent des plantes médicinales et font des massages), pourquoi ne pas pousser des cris d’orfraies si à la place de polytechniciens énarques ponts comme patrons à millions, on plaçait des Deug ou des autodidactes de l’entreprise ?

    On refuse d’entrer dans une entreprise où le patron est un débrouillard sans diplôme ni réseau ?
    On refuse de se faire vider un furoncle par un vétérinaire ?


    Et bien laissons donc les choses comme elles sont et ne posons pas de questions idiotes aux mandarins qui nous auscultent à 10 000 €/Jour






  • easy easy 16 décembre 2011 20:04

    On part d’un concept babélien qu’aucun être vivant, à part les ultra-utopistes, n’a jamais eu en tête et on mouline dessus.

    A part à très petite échelle, de village, de paroisse, de cité, à part aussi en temps de guerre et surtout pour se défendre, pour se protéger, les hommes n’ont jamais eu envie de construire UN machin. Jamais
    Les quelques Machins qui ont vu le jour, telles les pyramides et autres grandes murailles, n’ont vu le jour que sous l’effet d’une volonté centrale disons dictatoriale d’un individu ou d’un concile.

    Dans 7 milliards de cerveaux, il y a très souvent des visions en « Moi, si j’étais le maître du monde, je ferais construire un Machin ». Mais comme ces fantasmes restent isolés, comme rarement deux se ressemblent suffisamment pour s’assembler, on voit rarement plus de 2 architectes autour d’une même construction.

    Ce ne veut pas dire que chacun préfère le chaos car beaucoup fantasment d’un ordre, Mais ca veut dire que les milliards d’individus n’ont jamais envie du même édifice et qu’il en résulte le chaos.

    A part deux ou trois directives qu’avaient prises le maire et JJ Astor, directives qui consistaient essentiellement à déssiner d’avance les blocs-quartiers de New York, ce qui aura obligé tous les gens à s’y aligner, a part ce détail qui donne à la ville une allure unitaire, c’est le chaos qui prévaut tant dans New York que partout dans le Monde (a part quelques rares cas d’Auroville et de Brasilia nées d’une poignée d’ultra-utopistes)

    Broder sur la tour de Babel qu’aucun homme n’a jamais voulue de la même manière, c’est broder sur du vent.


    Même la démocratie, à part quelques ultra-utopistes, n’a jamais été voulue telle quelle par 60% d’’une population.
    Elle existe vaguement mais elle ne résulte que du fait que des millions de gens ont tenu à faire valoir leur vision et comme ça conduisait à des affrontements sanglants, chacun s’est finalement résolu à une voie médiane vaguement démocratique.

    Aujourd’hui que cette formule existe vaguement, nous sommes peut-être 10% à vouloir la parfaire en renonçant d’emblée à imposer nos points de vue personnels en étant sourds aux autres. Actant et partant de ce qui existe comme démocratie pour viser à la parfaire, nous sommes peut-être 10% à être vraiment démocrates au seul sens où nous ne voulons pas moins de démocartie qu’actuellement. Mais autant nous sommes d’accord sur cette base minimale, autant nous voulons la parfaire, autant nous ne sommes d’accord sur rien pour y parvenir.

    Ce qui existe de démocratie n’est sorti d’aucun esprit ni d’aucun groupuscule d’esprits. Ce qui existe d’à peu près ordonné et pacifique ne résulte que des poussées chaotiques de millions d’individualistes à tendance non violente.

    C’est essentiellement sur la non violence, donc sur une forme de gouvernance non violente que nous sommes assez largement d’accord.
    A part ça, nous ne sommes d’accord sur rien et ne voulons l’être sur rien. Ce qui n’empêche pas pour autant -c’est ce qui peut sembler paradoxal- que surgissent des modus vivendi, que nous roulions tous à droite et que nous nous arrêtons tous aux feux rouges.

    Rouler à droite ce n’est pas quelque chose qui est surgi du fait que 90% des Français voulaient rouler à droite puisque nous roulions jusque là n’importe comment. Rouler à droite est résulté du fait que devant la densification de la circulation, nous avions convenu qu’il fallait un code. C’est sur le principe qu’il fallait un code de la route -à définir- que nous avons été peut-être 30% ou 60% d’accord. Et la définition, gauche ou droite, feu rouge feu vert, n’a plus été qu’une question de coups de dés.
    Nous ne pouvions rouler que de manière chaotique ou alors tous à droite ou alors tous à gauche. Le choix étant restreint et binaire, nous ne nous sommes pas trop battus.

    Mais pour le reste, pour tout ce qui n’est pas binaire, nous ne sommes jamais d’accord ;

    A part donc quelques canaux et murailles, les Machins qui existent résultent bien plus de résultantes de poussées chaotiques (car les poussées chaotiques ont toujours une résultante dans une direction donnée) que de l’émergence de milliers de volontés semblables
    .

    Les hommes refusent de parler tous la même langue, ils refusent d’avoir tous les mêmes moeurs et tabous alors que tous fantasment d’imposer leur langue et leur moeurs aux autres.

    Dans un monde hyper démocratique, il ne surgirait strictement aucun gros édifice. Il faut qu’il y ait une faiblesse démocratique, il faut qu’il y ait une certaine pyramide de pouvoirs pour que surgisse un pont, une halle, un boulevard et une défense nationale susceptible de combattre contre une meute organisée et conduite par un Attila.


    . 



  • easy easy 16 décembre 2011 17:24

    Je laisse le scientologue de côté, ça ne me regarde pas.

    Côté acteur et dans le genre, je rejoins l’avis de Vincent. Tom Cruise est parfait.

    Reste la question du genre que représentent ces films d’esprit James Bond où le moteur essentiel tient du seul coq, où la morale tient du manichéisme et où les moyens d’action sont illimités tant en droit qu’en finance.

    Tout le Bondisme représente ce que la cheminée merveilleuse livre à Noël au garçon.
    Et avant la mise en image par le cinéma, il y avait la BD.

    L’héroic fantasy, que ce soit par le biais de Tintin ou par celui de Superman, est un concept récent livré avec le Père Noël du consumérisme.
    Ce concept très « âge magique » où, grâce à des moyens et droits illimités on peut tout résoudre n’aurait sans doute pas eu autant de succès sans la guerre froide et sans l’orientation de plus en plus militariste de l’Etat fédéral américain (et son allié Britannique)

    C De Gaulle, qui était pourtant un militaire assez militariste, qui adorait les chars et les nez pointus, qui avait régulièrement employé la force armée, même contre des civils, aurait été horripilé du succès de ce machisme de l’Etat fédéral US qui a gagné aussi bien Sarkozy que Luc Besson (ses Nikita sont des 007 avec ses seins, rien d’autre).



    Le principe du jeu en 007 consiste à prendre des décisions mortelles en catimini, sans en référer au peuple. Une élite ayant tous les droits et pouvoirs décide de choses clefs pour la masse (carrément mondiale) et celle masse, toujours sauvée de quelque méga bombe grâce à ces héros, ne peut que s’en féliciter.

    Il n’y a aucune raison pour que l’Etat le plus militariste et obscur du Monde ne soutienne pas amplement ce courant qui fait jubiler les garçons et qui offre tremplin aux échoués de type Richard Durn ou Anders Breivik qui, seuls dans leur coin, estiment devoir « faire justice » dans le sang pour sauver le Monde.

    Très favorables aux Bondisme et au Bondistes, les garçons hystérisés ne tirent jamais sur leurs semblables très armés. Jamais ils n’escaladent de tours ou ne courent sur des ailes d’avion non. Ils vont systématiquement au plus facile afin d’y ressortir infiniment plus puissants que leur adversaire. On les voit donc faire feu sur des civils qui ne s’y attendaient pas, voire sur des écoliers.



    La « Chute du Faucon noir » est plus didactique.

    On y expose certes l’esprit militariste de l’Etat fédéral US à l’oeuvre, il se passe de vote démocratique préalable et trouve bien plus logique d’opérer dans le plus grand secret. Mais la réalité est révélée. Superman s’en prend plein la tronche, James Bond se fait tuer et les méchants l’emportent parce qu’ils sont chez eux.
    Quand on sort de ce film, on doute de « Mission impossible ». On se demande s’il ne vaudrait pas mieux changer de vision et de méthode.

    Alors que quand on sort d’un 007 ou d’un Rambo, on n’a qu’une envie, celle d’Obélix qui bénéficie de la potion magique : Que ça recommence.


    Hasard, coïncidence, relation de cause à effet, je n’en sais vraiment rien mais ce courant Bondiste a grandi en même temps que le courant féministe.
    Est-ce que repoussés par les femmes dans un certain compartiment de leur machisme domestique les hommes se sont tournés vers un machisme plus militaire ?
    Ca me semble possible mais il ne faut pas exclure non plus l’inverse à savoir que ce serait le militarisme croissant des hommes qui aurait conduit les femmes à occuper une place plus importante dans la conduite de la société.
    Toujours est-il que c’est en même temps que les Barbie et les missiles se sont vendus par millions.


    Ah tiens, un film ni cul ni gun : Snow flower and the secret fan


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