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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 14 décembre 2011 16:17

    Ouille, je viens de voir la

    VIDEO DU JOUR De quel président Danielle Mitterrand était-elle la femme ? (réalisé sans trucage) 

    Et ça me laisse sans voix.
    Ca, ajouté au Japon situé dans l’hémisphère sud selon Cécile Duflot qui a au moins un DEA de géographie, à un Xavier Darcos qui ne sait pas faire une règle de trois, au livre "Zadig et Voltaire de Frédéric Lefèbvre, j’avoue que j’en perds mon latin, que je ne sais quoi dire d’une telle inculture.

    D’où peut venir un tel gap ?
    Au secours, rassurez-moi !
    Assurez-moi qu’un siècle plus tôt, les gens étaient capables de produire de telles perles.

    Si ça se trouve, en dehors de quelques Picco della Mirandola, la plupart des gens étaient incapables de répondre plus loin que leur village.
    A ce propos, ne perdons pas de vue qu’en dépit des Vikings, Alexandre et autres Gengis Khan, il a toujours existé de par le Monde une sorte de règle qui faisait qu’un guide ne concevait d’accompagner que depuis son village au village le plus proche où un autre guide prendrait la suite vers le village suivant et ainsi de suite. Pour la plupart des gens, il n’était donc pas logique de connaître autre chose que son périmètre villageois.
    Ce concept villagiste a beaucoup compliqué les voyages des explorateurs qui se retrouvaient constamment avec des guides ou porteurs refusant d’aller plus loin. 

    Si ça se trouve, tous ceux qui prétendent à une connaissance universelle grillent un tabou essentiel et rompent alors un vieil équilibre. (Il y a pourtant des bestioles qui arpentent le monde entier)



  • easy easy 14 décembre 2011 15:46

    Je n’apprécie pas que dans la rubrique des sources, on écarte la reponsabilité des parents et des profs au motif expéditif qu’ils seraient restés comme ceux de 1850. La télé, seule nouveauté, ressortant alors seule responsable.

    Mais convenons d’un fait indiscutable, la télé a été produite selon l’audimat. Disons que 8 émissions sur 10 devaient coller ou satisfaire à l’audimat.
    Sans jamais perdre de vue que c’est le peuple qui fait l’audience et que sa responsabilité est donc première dans le choix des idées médiatisées, le fait que la tété ait été si amplement soumise au plus petit commun multiple, aura consolidé un mainstream formé de quantités d’esprits plus que de qualités d’esprits.

    S’il n’y avait pas Yves Saint Laurent, s’il n’y avait pas eu le Louvre comme ultimes repères de qualité, nous serions en ce moment tous nivelés à la qualité Lidl.

    Et qu’est-ce qui a poussé la télé à mainstreamer dans le plus facile ? C’est la publicité. C’est donc le consumérisme dont le concept est né de la Révolution églitariste et que l’industrialisation bascoûtiste a permis.

    Lorsque Alexandra David Neels, Darwin, C L Strauss, Jean Malaurie, Livingstone et T E Lawrence voyageaient, ils le faisaient selon un concept de « voie de la difficulté ». Ce concept les obligeait constamment, in petto, à des efforts intellectuels. Idem quand Schweitzer, Yersin, Dunant opéraient dans le champ utopiste de l’aide à autrui. Même Andrew Carnegie, industriel, se cassait la tête pour faire de sa bonne fortune un bien commun. Au fond, tous ces individus avaient une éthique commune consistant à finir pauvres d’argent, rincés, vidés, épuisés d’avoir oeuvré en utopistes d’humanisme.
    Tout le contraire des Bernard Tapie, Madoff et autres Kim Schmitz


    En dépit d’exemples merveilleux (qui nous ont été tout de même rappelés ici et là à travers des documentaires, livres, films et noms de rues), en dépit des prix Nobel, Albert Londres et Pulitzer, nous nous sommes mutuellement encouragés non à faire comme eux mais à faire tout l’inverse en collant plutôt au festival de Cannes.

    Entre le travail acharné des Edison, Curie et autres Yersin, nous avons clairement préféré la voie facile -à condition d’être médiatiquement remarqué- des strass et projecteurs où une certaine esthétique physique allait devenir capitale (Susan Boyle faisant alors exception). Plutôt glamour que laborieux. Plutôt Delon et Bardot que Pasteur et Amélia Earhart.

    Je veux dire qu’il serait injuste ou plutôt irresponsable de prétendre que l’esprit protestant (très porteur du labeur dans l’ombre) nous a été caché. Tous ces exemples de besogneux restent accessibles, nous en entendons parler, ils ne sont pas tabous et rien ne nous interdit de les imiter. Mais nous sommes devenus convaincus que nous méritions tous au moins un quatre étoiles au bout d’un vol, au moins une semaine de ski par an et au moins un scanner à la moindre indigestion.


    Si la télé a très fortement participé à nous bercer de ces illusions d’hédonisme facile, si elle nous a convaincus que nous avions le droit de tout réclamer à partir du Bac, il faut quand même dire que les facilités d’endettement, la direction assistée, la télécommande et les abaissement des coûts de production ont permis de concrétiser ces illusions.
    Télé ou pas, il aurait suffit que le crédit à la consommation soit interdit pour que tout eût viré autrement.
    C’est surtout le crédit qui nous a donné la conviction d’avoir des droits de tout avoir tout de suite, soit par la banque, soit par l’Etat, soit par les parents. La jeunesse d’aujourd’hui, si elle n’obtient pas ce qu’elle fantasme, fait donc procès à ces trois Pères Noël.


    [ Il y a de plus en plus de films sur le thème de Noël où il ressort que tout se règle si ceux qui ont de l’argent offrent leur cagnotte. Ce Père-Noëlisme correspond bien plus à l’esprit catholique royaliste (où le salut de chacun tient surtout de ses rapports avec le roi ou le pape) qu’à l’esprit janséniste (Où le salut de chacun dépend surtout de son rapport avec Dieu) ]




  • easy easy 13 décembre 2011 19:41


    Mettons que Dieu existe depuis toujours, qu’il soit toujours à regarder son oeuvre, y compris au Jurassique et pendant la Saint Barthélemy.

    Et ?



  • easy easy 12 décembre 2011 14:05



    «  »« on lui accorde volontiers qu’un journaliste est homme à s’élèver »contre tous les pouvoirs« , à une exception près... son propre pouvoir qui l’autorise à répandre des bobards, à violer la présomption d’innocence et à usurper une autorité pour jouer les directeurs de conscience. Paul Villach »« 


    Votre travail, devrait aller à décortiquer l’expression » Présomption d’innocence« non à l’utiliser telle quelle alors qu’elle n’est faite que de mou.

    Avant cette expression et le soi-disant concept novateur qui l’a portée, il y avait quoi ?
    La »présomption de culpabilité«  ?

    Mettons.

    Et ça change quoi de passer de la présomption de culpabilité à la présomption d’innocence, ça sert à quoi ce tremblement, cette »révolution du regard«  alors que dans tous les cas, le présumé se retrouve bloqué à fins d’enquête.

    Qu’est-ce que ça peut bien foutre qu’on soit présumé coupable ou présumé innocent puisque dans les deux cas, on se retrouve plaqué au sol, mis à poil et en laisse, voire en préventive.
    Qu’est-ce que ça peut foutre qu’on soit désigné présumé innocent ou présumé coupable puisque dans tous les cas on se fait embarquer, que sa vie sociale s’arrête et que parfois son coeur aussi.

    Il y a bien 90% des moulinades verbales qui ont été faites autour de DSK qui ont été articulées sur »Ah mais attention, jusqu’à preuve du contraire il est présumé innocent, donc bla bli bla blo...« 

    Des millions et des millions de fois il aura été écrit ou prononcé »Présumé innocent« au sujet de DSK.
    Et cette purée produite sur base de »présumé innocent« aura eu quelle valeur spécifiquement liée au sens de cette expression ?
    Strictement aucune.

    La seule valeur de cette montagne de mots articulés sur base de »présumé innocent« c’est d’avoir servi de soupape, d’exutoire, d’échappatoire à nos montagnes de frustrations

    Tout, absolument tout ce qui aura été dit et fait autour de DSK aurait pu être dit et fait sur base de »présumé coupable« sans que ça fasse la moindre différence.

    Même si l’on admettait que  »présumé innocent« n’apporte strictement rien de neuf, même si l’on revenait à  »présumé coupable« , ça ne changerait rien aux effets et procédures. Il y aurait toujours placage au sol, menottage, fouille à nu, blocage de sa situation sociale, GAV suivie ou pas de préventive sous divers motifs, contrôle judiciaire, débuts de lynchages, insultes, défenseurs, lapidateurs, profiteurs, etc.


    Ce que je dis là, tout le monde le sait. Alors mouliner à charge ou à décharge en arguant à une époque de la »présomption de culpabilité« ou à une autre époque de la »présomption d’innocence« c’est jouer la comédie sociale et de ses modes, rien de plus.

    Quelle que soit l’enveloppe rhétorique ou morale, dès l’instant où l’on est accusé, on passe hyper vulnérable, on est dans la merde et on est bloqué.

    C’est l’accusateur qui donne le LA.

    A l’époque où la Justice se réglait par ordalie ou par duel, les accusateurs y réfléchisaient à deux fois avant de publier. S’ils publiaient, ils imposaient certes l’ordalie ou le duel à leur cible mais lors de cette confrontation publique, ils payaient de leur personne et à niveau de risques équitable.

    Mais dès que la Justice s’est réglée par le biais d’un Organe Tiers ultra puissant ne risquant strictement rien à juger, le biais de l’accusation est devenu très intéressant. Il a encore été un temps limité par la question pécuniaire, on hésitait encore à accuser si l’on n’avait pas le sou. Mais plus la Société est devenue redistributrice et socialiste, plus chacun s’est retrouvé sans gêne pour accuser. Zola servant alors de modèle autant que Che.

    Peu importe »présomption d’innocence« ou »présomption de culpabilité", nous sommes devenus procéduriers. Le nombre de lois explose, le nombre de procès explose, le nombre d’avocats explose, le nombre de détenus aussi.
     
    Nous nous retrouvons donc dans une société où la défiance l’emporte sur la confiance et où chacun devient bien plus convaincu de dystopie que d’utopie.
    Il y a toujours des coagulations mais elles sont désormais beaucoup plus souvent destructrices et haineuses que constructives et aimantes. On est soit individualiste soit lyncheur.




    L’esprit qui avait conduit au projet de la statue de la Liberté consistait originellement à marquer l’amitié de la république française à la république américaine. Puis, l’Amérique se l’était vraiment appropriée en lui faisant exprimer sa propre utopie au travers du poème d’Emma Lazarus

    Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
    Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
    Le rebut de tes rivages surpeuplés,
    Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m’apporte
    De ma lumière, j’éclaire la porte d’or !

    Cet esprit là est mort.
    Tué en grande part non par l’argent comme on le martèle mais par la manière de se procurer cet argent. Dont la manière judiciaire, d’où notre goût de plus en plus marqué pour les procès, formels et informels, ce que le développement de la rubrique « procès » dans les médias, démontre.




    Voici quelques cas susceptibles d’illustrer le virage.

    En 1628, à Stockholm, on lance le trois-mâts Vasa que le roi Gustave II avait commandé en imposant ceratines dimensions. Il coule au bout de 10 minutes car trop instable. Grosse perte matérielle et mort de 30 personnes. Sur le coup, le roi étant très vexé, le capitaine est incarcéré. Mais après enquête, il ressort que la faute est bien plus collective qu’individuelle et personne n’est condamné. Mais la Suède s’en souviendra toujours et construira des bateaux mieux lestés qui ne couleront plus à la moindre brise. Voilà ce qui est important.

    En 1911, dans un New York qui sort à peine de son époque Five points mais qui a déjà Central Park, un incendie éclate au 6 ème étage de l’immeuble de l’entreprise Triangle Shirtwaist. Des centaines de jeunes femmes y confectionnaient des corsages. Les issues sont trop étroites ou bloquées, les échelles des pompiers sont trop courtes, c’est par dizaines que les malheureuses se jettent dans le vide.
    Gros choc en Amérique et même ailleurs. Doit-on continuer de construire des immeubles de plus en plus hauts ?

    Les patrons ne feront pas un seul jour de prison, pas même de menottes. Tout ce qui déconnait chez eux déconnait partout ailleurs. Plutôt que perdre son temps à critiquer ces patrons, il vallait mieux gamberger à ce que ça ne se reproduise pas. C’est la société entière qui tira leçon de ce drame et il en découlera des dizaines de mesures de sécurité que seul le 11 sept mettra à mal. 


    En 1912, c’est le Titanic qui coule. Des milliers de personnes réclament un procès, des dommages et intérêts (Les plaignants avaient de forts intérêts pécuniaires car ils pouvaient espérer se faire bien indemniser par les assureurs).
    Le sénateur W.A. Smith se met en tête de démontrer le cynisme et l’avarice du propriétaire du navire, J. P. Morgan.
    Mais n’y connaissant rien de rien en marine, il ne fait que se ridiculiser et sa commission d’enquête avec. Du coup, au fur et à mesure du naufrage de cet objectif accusatoire, surgissent des réflexions plus constructives sur les dispositions à prendre pour que ça ne se reproduise pas. Là encore l’esprit positiviste l’aura emporté sur la colère.

    Il y a donc eu, aux environs de 1900, une conscience très forte qu’il valait mieux réfléchir aux améliorations en prévention que de s’épuiser le moral en procès et rhétoriques.

    Mais depuis que chacun a des contrats d’assurance, se développe une mentalité consistant à tirer profit de réclamations. Ca a beau être interdit, il vient de plus en plus à l’esprit de chacun d’incendier sa voiture et de se marier en prévoyant déjà les conditions pécuniaires de son divorce.

    Un siècle plus tard, on est arrivé à une situation où l’on n’en démord pas de procédure, où l’on pense immédiatement à faire procès contre un cafetier qui aurait servi un café trop chaud et où l’on dépense 130 millions $ pour faire avouer à un président qu’il aimait se faire sucer sous son bureau.
    Mesures de prévention ? Meilleures dispositions futuristes ?
    Aucune.

    On s’est bien hystérisé, on aura beaucoup bavassé sur Polanski et Clinton mais on n’y aura rien gagné pour le futur et DSK n’aura donc tiré aucun enseignement des turpitudes de ses prédécesseurs.
    Et de Michael Jackson, de ses deux volet judiciaires, tant le premier où il était posé en vilain que le second où il est posé en victime, quels enseignements en tirons-nous ? 
    Aucun.



    Nous avons perdu le sens de l’utopie, nous n’avons plus le réflexe positiviste qui consistait à croire en un lendemain meilleur pour tous afin de négliger nos douleurs du présent. Nous ne focalisons plus que sur nos souffrances présentes et ne croyons plus qu’à un désastre final voulu par quelques vilains en Nike ou en Armani. Que ces vilains soient « présumés coupables » ou « présumés innocents » tout ce qui nous intéresse désormais c’est d’hystériser de procés et de fantasmer de bûchers.
    C’est la décadence par le judiciarisme.
     



  • easy easy 11 décembre 2011 12:39


    Quel que soit le martèlement d’une idée, s’il produit effectivement 90% de suiveurs, il produit systématiquement 10% de résistants.
    Jamais, jamais il n’existe de populations unanimes, même sur un sujet.

    Quand on fait de l’analyse sociologique, il y a des raisons pour considérer les 90% de suiveurs du martèlement (suiveurs question par question, nul n’étant suiveur sur toutes les questions à la fois). Ni Milgram ni Asch n’ont trouvé 100% d’influencés.

    Il y a de bonnes raisons de dire les 90% quand on veut dire leurs conséquences.
    Mais on ne décrit pas la nature humaine totale si l’on ne parle que des 90%, si l’on élude les 10% de résistance.

    Quand on voit les Occupy WS manifester, on peut dire que leurs efforts, très minoritaires, sont vains et que s’il est logique d’en parler en tant qu’info parce que la manif est saillante ou spectaculaire, il est aussi logique de considérer que ses effets nuls.
    Mais on se tromperait alors. Les quelques individus qui campent sous la pluie traduisent l’existence d’un 10% global de l’humanité mais aussi d’un 10% de résistance individuelle.
    La présence formelle des quelques OWS permet à 100% des gens de formaliser quelque peu leurs 10% de résistance intime qui peut alors plus facilement s’exprimer (parfois sur un autre sujet)


    Pour ce qui est de songer, chacun est très libre. Mais pour ce qui est de parler et surtout d’agir, chacun est fortement contraint au binaire. Il est très difficile d’agir en décimales et bien plus « facile » d’agir en entiers et plus exactement en OUI NON, en 0 1
    Le fait que nos actions, surtout sociales, soient contraintes au binaire (on entre ou on n’entre pas dans un ascenseur, on s’y tient face au fond ou face à la porte), ne signifie pas que nos pensées soient exactement aussi binaires. Nos idées comportent des décimales, difficiles à exprimer, nous conduisant à des choix d’actions un coup en OUI un coup en NON, donc ambivalentes, paradoxales et c’est ce qui fait que le Monde « avance » de manière hésitante, ultra complexe, sans que jamais ce qui semble être une direction prise soit définitive.
    Le passage du songe au verbe et à l’écriture nous oblige à passer de la confusion au binaire. C’est ce qui nous fait dire que le fait d’écrire nous permet de clarifier nos idées. Heureusement que nos songes restent brumeux et imprécis, c’est cela qui offre la plasticité de notre pensée.




    Lorsqu’une masse entend, je cite votre texte « « avec Internet les mensonges politiques sont quasi impossibles parce qu’ils sont immédiatement dénoncés et corrigés par les internautes » », tous les individus qui la composent reçoivent cette assertion avec circonspection. Chacun entrevoit une réponse mitigée mais ne voit pas comment exprimer son hésitation et se retrouve à devoir trancher pour oraliser. Pour parler, chacun tranche et c’est alors qu’on voit 90% des gens confirmer l’assertion et 10% l’infirmer.

    Il n’y a 90% de suiveurs que sur une assertion donnée et il suffit qu’une assertion inverse soit livrée le lendemain pour que 90% des gens la suivent aussi. Mais ce ne seront pas les mêmes. Il n’y a de mouton permanent que statistique puisque les stats ne nomment pas les individus. 
    Les Aborigènes ne pigent pas le concept de statistiques. Ils ne peuvent même pas dire « J’ai quatre enfants » Ils ne savent pas compter et ne peuvent que nommer alors ils disent « J’ai Adrien, Sandrine, Victor et Hélène ». Ici, nous procédons probablement trop du chiffre. 



    Il était logique que Milgram et Asch soulignassent les 90% qui ressortent d’une question posée tant l’effet de cette masse est important, ne serait-ce que dans les lynchages. Il était logique qu’ils déterminassent qui était le réfractaire dans le cadre d’une question.

    Mais qu’ils posent cent mille questions à leur cohorte et ils verront que si face à chacune des question il y a 10% de résistants, au bilan des cent mille questions, chacun aura été tour à tour un résistant et aussi un suiveur. Il n’existe ni d’individu faisant toujours partie des 90%, ni d’individu faisant toujours partie des 10%

    Ainsi, quand on ne parle que du suivisme de l’homme, on est très loin d’en parler complètement et on ne fait que jouer de facilité sophiste.


    Les journalistes ? Pris la main dans le sac ?
    Voilà une assertion en leurre typique.
    Alors qu’il n’y a pas de main, alors qu’il n’y a pas de sac, vous inventez gratuitement une scène très stigmatisante où vous prétendez les avoir surpris en plein vol et les voilà malfrats.


    A part ça, les extraits que vous reportez ici ne comportent rien de démonstratif (tant du point de vue des journalistes auteurs de ces extraits, que du vôtre) sur la question de l’apport du journalisme au développement du sens civique.

    Le civisme est le respect ou le dévouement du citoyen pour sa société en sa survie, en ses conventions, codes et lois.
    A bien comprendre que le civisme ainsi défini inclut la notion de société qui est en réalité un ensemble de sociétés de périmètres différents et que confronté à l’égo, il représente un idéal que les plus civistes ne parviennent jamais à atteindre. Entre soi et les autres le coeur de chacun balance.


    S’il est évident que les pompiers et les policiers ont la réputation de pratiquer un haut civisme, ils commettent des erreurs et tout le monde sait qu’ils ne sont pas parfaits.
    Le métier de journaliste fait certainement partie de ceux qui démontrent un souci d’éclairer, de sauver, de préserver, d’aider le peuple. Mais contrairement aux pompiers particulièrement muets, ils influent énormément sur les opinions et jugements des gens, autant ou presque autant que les philosophes ; les cinéastes ; les politiques ; les écrivains ; les présentateurs ; les prédicateurs ; les prêtres ; les professeurs ; les généraux ; les publicitaires ; les procureurs ; les avocats ; les scientifiques ; donc de tous ceux qui parlent, qui écrivent, qui proposent des images à regarder, qui se jalousent et qui ne sont pas parfaits.

    Le public est habitué à recevoir les influences de tous ces parleurs rédacteurs danseurs musiciens imparfaits. Et de la masse énorme d’influences diverses et contraires, chacun fait sa pelote. Comme jamais deux personnes n’ont les mêmes dispositions ni ne reçoivent les mêmes bouillies, comme chacun a ses résistances et allergies particulières, il en résulte que pas deux individus n’ont les mêmes pelotes.

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