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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 10 décembre 2011 20:13

    Posons qu’au départ du Monde, il y ait eu des groupes de 30 personnes vivant ensemble. Il survenait des problèmes et ils étaient alors réglés comme ab nihilo, comme sans préjugé ni jurisprudence. Pour une part, il y avait probablement représailles et pour une autre part, probablement impunité.
    Chacun s’accommodant de ces résultats aléatoires ou naturels

    Clovis était certes un chef mais il ne ressort pas de son récit que son jugement sur le vase de Soissons ait été discuté par qui que ce soit «  C’était entre lui et son soldat récalcitrant, j’ai vu la scène mais je n’ai pas à en juger »

    Ce n’est sans doute que progressivement dans l’Histoire que des tiers se sont mis en tête qu’ils pouvaient juger ou dire leur mot au sujet d’un duel.

    Si le jugement par des tiers présente l’avantage de la distanciation et semble offrir plus de calme, cette distance peut être bien trop grande pour comprendre la dispute (sinon avec force transferts et introjections) et ce n’est pas forcément plus de calme qu’offrent ces tiers mais souvent plus d’hystérie encore.
    On a vu des rixes démarrant entre deux personnes et finir par une bagarre par milliers.


    Il y a eu des principe de jugement par ordalie où on laissait les protagonistes se débrouiller avec dieu en les envoyant traverser tous deux une rivière dangereuse.

    Il y a eu des principes de jugement par duel où on laissait les protagonistes se battre au premier sang ou à mort.

    Ce sont là des principes où les tiers ne se sont pas vus d’autres prérogatives que d’organiser le duel de manière équitable, silencieuse et non hystérique.

    Il nous faudrait toujours nous rappeler des principes et convenir que notre principe actuel consistant, en tant que tiers, à se voir le rôle de juge valable et absolu, n’est pas forcément le meilleur. 

    Qu’est-ce que la Justice (Organe tiers) a appporté de bien au cas des sorcières de Salem ?
    Qu’est-ce qu’elle a apporté de bien au cas de Julien et Marguerite de Ravalet, au cas de Gabrielle Russier ?


    On pourrait distinguer deux catégories de litiges. 
    Une catégorie où les protagonistes sont en condition de se démerder seuls 
    et où les tiers devraient avoir le réflexe de refuser d’intervenir.
    Et une catégorie où un des deux protagoniste n’est pas en mesure de se débrouiller seul. Ce qui est particulièrement le cas lorsque l’autre se soustrait matériellement à lui soit en se dissimulant tout le temps, soit en déniant, soit en s’enfuyant soit en l’assassinant lâchement ou par surprise
    Ce n’est que face à cette seconde catégorie de litiges que les tiers devraient se sentir le devoir d’intervenir.

    Quand une personne se retrouve à une terrasse de café et s’y fait insulter par une autre, ivre ou pas, ça figure le cas de deux personnes en mesure de se démerder seules et nous devrions refuser d’intervenir. Il est absurde que nos tribunaux soient engorgés de cas pareils.


    Dans bien des litiges, par exemple entre conjoints ou entre employeurs et employés, les tiers devraient proposer par exemple une première intervention allant à dire « Nous prenons acte de votre dispute et nous vous donnons un an pour régler votre affaire seuls. A défaut, dans un an, nous interviendrons complètement pour vous juger »



    Sans ces précautions, nous avons tous beaucoup trop tendance à nous poser en juges, à nous croire indispensables alors que la plupart du temps, nous ne faisons qu’ajouter de la confusion et de la dramatisation.
    DSK et Dialo ou Banon ? Nous aurions très bien pu convenir qu’il suffisait de les obliger à solder leur différend sur un ring, ne serait-ce que verbal.

    Je veux dire qu’il aurait été bien plus simple de les obliger à exposer leur factum en public sans aucun besoin d’intervenir en plus pour incarcérer l’un ou l’autre.
    Imaginons que DSK se retrouve donc face à ces femmes (en deux débats séparés, tout de même) et que chaque fois, les dires de ces femmes nous convainquent. Ne serait-ce pas suffisant pour que DSK soit désormais cramé et ne serait -il pas suffisant pour un homme qui prétendait à une gloire mondiale de se retrouver discrédité ?



    Il y a bien des cas où un Organe tiers (Roi ou Cour de Justice) est indispensable. Mais il y a bien des cas où l’intervention de ce Tiers est une absurdité.




  • easy easy 10 décembre 2011 19:30

    Malgré les apparences, malgré les mots et insultes employés, le racisme n’existe pas ou n’est qu’un avatar du particulartisme identitaire.

    Sur la Terre, il n’y aurait que des individus d’un même morphotype, ils coaguleraient aussi en groupes de forces et, afin de se distinguer ; les uns porteront le cheveu long , les autres le cheveu court.
    Il y a toujours une tendance à se regrouper par affinité de croyances puis à se démarquer en, adoptant les mêmes santiags ou les mêmes fringues.
    Il y a au départ deux équipes de foot, toutes deux partageant énormément de choses footballistiques, mais chacune veut la victoire de son équipe et nous voilà avec deux groupes portant maillots différents, chantant des incantations diffrentes et toujours prêtes à se taper dessus en s’aidant de l’identification par le maillot.

    Outre les questions de maillot ou d’os dans le nez, il se trouve que les hommes sont morphologiquement différents et qu’il y a des identifications possibles entre hommes totalement nus. Ceux qui se ressemblent provenant d’une même région et pratiquant alors des moeurs plutôt communs entre eux et plutôt différents de ceux des autres régions.

    Le monde a donc naturellement proposé des individus différents à la fois par leur physique nu et par leur culture. C’est donc sur ce lit de différences que viennent se rajouter les différences de tatouages et de colliers.

    Voyons cependant que jamais des individus ne se sont tapés dessus en raison de leur seule différence d’aspect physique nu. Jamais.
    Les bagarres ont toujours commencé en raison de différences de moeurs.
    Des gens très différents nus ont donc pu vivre ensemble sans se battre et des gens très semblables nus se sont égorgés en Saint Barthélemy


    Se battre en raison de différence physiques à corps nu, en dépit de tout ce qui aura été écrit par de prétentieux colonialistes, aura toujours semblé insensé à tous les hommes du Monde.
    Alors que se battre, même entre frères jumeaux, pour des raisons de moeurs différents, aura semblé logique à beaucoup.

    Le racisme n’existe pas ou n’est que l’avatar du cultuisme. Plus des groupes ont des cultes rigides (laïques ou religieux) plus ils se voient des raisons de se taper dessus.


    Les fantasmes d’hégémonie raciales n’ont jamais existé
    Les fantasmes d’hégémonie cultuelle ont toujours existé




  • easy easy 10 décembre 2011 18:39


    Le pouvoir d’achat est déterminé par le revenu + les allocs - les dépenses fixes - les taxes et impôts.

    Les dépenses fixes, il n’y a aucune raison pour qu’elles aillent en diminution.
    Les taxes et impôts, il n’y a aucune raison pour qu’ils aillent en diminution.
    Les allocs, il y a toutes les raisons pour qu’elles aillent en diminution.

    Reste le revenu.

    Seul le revenu compte alors parler de pouvoir d’achat revient à faire diversion, à noyer le poisson dans l’eau, ou à dénier l’essentiel.

    Et le revenu, en dehors des systèmes communistes, c’est une affaire de démerde personnelle.

    Soit on est dans un système communiste et il est alors logique de discuter ensemble de nos revenus
    Soit on est dans un système libéral et s’il l’on peut toujours faire des stats et constats sur les revenus des uns et des autres, il est absurde d’en discuter en tant que réclamation à plus.

    Sommes-nous dans un système communiste où il serait logique de réclamer tous ensemble de meilleurs revenus ?
    Sommes-nous dans un système libéral où il n’y a rien à réclamer collectivement ?

    Ou sommes-nous, le matin, dans un système libéral où chacun s’efforce de dépasser les autres puis, le soir venu, dans un système communiste où nous nous rassemblons en meute pour exiger plus ?






  • easy easy 10 décembre 2011 15:45


    En 2008, des quartiers entiers de villes américaines ont vu fleurir des panneaux « A vendre » ; Alors que vingt voisins se retrouvaient tous ensemble expulsés, il ne leur est pas venu à l’esprit de protester que l’Etat ne faisait rien pour les sauver.
    Ils seraient 50 millions dans la rue que les Ricains ne verraient toujours pas de raison de s’en prendre à l’Etat.
    Parce que l’Etat ne leur a jamais rien promis en termes d’allocations. Pas même en termes d’université gratuite, pas même en termes de soins gratuits.



    En France, c’est notablement différent.

    Sous l’Ancien régime, l’aristocratie s’accaparant quasiment toutes les richesses, elle en redistribuait une grande part vers le peuple en tant que valetaille à nourrir, à loger, à habiller et à soigner. Tout de même. Les gueux, quand ils étaient coincés, pouvaient, sans problématique morale ou éthique, implorer la compassion de leur maître et vaille que vaille, ça se passait bien sans manifestations énormes dans les rues.
    En tous cas jusqu’en 1789, ce qui est marque de stabilité de ce principe du coup de pouce ponctuel et individuel fourni par le seigneur.



    Puis il y a eu le capitalisme à la Menier, Cognac-Jay ou Michelin. Là encore, les nouveaux aristocrates, non nobles cette fois, souvent issus de milieu très modeste, ont géré la vie entière de leurs gueux : emploi, logement, école, mairie, dispensaire, maison de retraite et enterrement compris. Là encore, un gueux, ou plutôt un ouvrier, pouvait sans problème moral ou éthique, solliciter la compassion de son patron papa pour l’aider de quelque coincement.

    Mais sont arrivés les contestateurs de cette forme de vie, les syndicats et il y a eu la concurrence internationale où, dans d’autres pays, les nouveaux patrons usinistes ne se souciaient pas de loger et de soigner leur personnel. Le capitalisme paternaliste français en a donc bavé et a capitulé pour se transformer en un hypercapitalisme sans ouvriers. Les descendants des patrons papas se mirent à devenir bailleurs de fonds ou bailleurs de logements. Plus d’ouvriers à gérer, plus d’âmes à prendre en charge.
    Fin des possiblités de solliciter un coup de pouce au patron.


    Et c’est alors que l’Etat a pris le relais de tout l’aspect social de la vie des gens.
    Déja l’Etat a énormément gonflé ses effectifs de fonctionnaires et devenait alors pourvoyeur d’emplois pour beaucoup. Et pour les autres, l’Etat s’est retrouvé avec le devoir de fournir des logements, des crêches, des hôpitaux....

    Or l’Etat, contrairement à une usine Menier ou Michelin, ne produit rien. Il ne peut distribuer que de l’argent qu’il a prélevé par les taxes et impôts.
    Taxes et impôts se sont alors envolés.

    Et cela pendant que les hypercapitalistes n’offraient plus d’emplois.

    On s’est retrouvé en 1980 avec des millions de gens souffrant du manque d’emplois, coincés par des prix de loyers élevés, frappés de taxes, au moins de TVA lourdes, et sollicitant alors dans les rues, par centaines de milliers, que l’Etat en fasse encore plus.

    Cet Etat qui ne produit rien s’est donc lancé dans le jeu de la dette « Réglons les hurlements de la rue en distribuant de l’argent qu’on va emprunter et va savoir qui le remboursera »

    Jamais on n’aura vu des manifestations allant à réclamer à l’Etat de cesser d’emprunter. Jamais.


    Toujours plus qu’on lui a réclamé à cet Etat qui ne produit rien.

    Résultat, on se retrouve avec un Etat surchargé de fonctionnaires, hyper chargé de dettes en sine die, qui ne parvient plus du tout à assurer l’emploi le gîte et le couvert du peuple.
    Et cela pendant que les hypercapitalistes, petits et gros, parfois surgis des cités de gueux, parfois chanceux d’un Loto, ne visent à ne gagner plus d’argent qu’en se passant entièrement d’ouvriers ou d’employés.
    Ce que traduit le chiffre élevé de la « productivité de l’ouvrier français »
    Le jour où il n’y aura plus en France qu’un seul et dernier ouvrier payé 1000€ et que notre pays produira 3000 milliards de PIB par l’activité des hyper capitalistes, la productivité de l’ouvrier français, calculée par l’INSEE, apparaîtra colossale. 



    Sarkozy ou pas Sarkozy.




     



  • easy easy 10 décembre 2011 14:36

    Il y a à faire des propositions et je vous félicite d’en faire.

    Je trouve que vos propositions sont pour plusieurs, convenues, rebattues, en vase communiquant et non racinaires.
    Par exemple, transférer la taxe d’habitation aux proprios c’est du pur vase communiquant archi inefficace car il aboutira à une augmentation automatique des loyers, ça ne produit aucune valeur de plus et c’est absurde à l’entendement puisqu’une taxe d’habitation frappe celui qui habite.


    Il y a un problème économique, financier, politique (je parle ici de la mécanique qui fait les élus") et éthique.

    L’éthique : Prenons un exemple. Le viager. Voilà un principe que personne ne songe à dénoncer et qui pourrait pourtant assez facilement être démontré comme étant pervers. Si le principe du viager qui est fondamentalement pervers est accepté sans broncher par tout le monde tant par leurs rentiers que par leurs acheteurs, c’est preuve que mille autres choses perverses sont admises comme normales.
     
    L’autre exemple, qui nous concerne plus couramment, c’est l’emprunt d’argent. Il serait salutaire que nous convenions d’abord que le fait d’emprunter de l’argent a quelque chose de malsain. Se voir accorder tout de suite un moyen d’acheter ou de rembourser sur la base d’une promesse au prêteur et à soi-même de produire plus tard sa contre valeur est malsain et conduit à une tournure d’esprit en cavalerie, en déni de réalité et en procrastination à la fois. 
    Il faut absolument développer cette mise en examen du principe du prêt. 

    Et une fois qu’on aura ouvert les yeux sur cette perversion, nous pourrions convenir de pratiquer tout de même le jeu du crédit mais avec le souci constant qu’il soit le plus sain et éthique possible.
    Nous pourrions réfléchir à l’éthique-tout-de-même d’un prêt à taux négatif.
    Nous pourrions réfléchir à l’éthique-tout-de-même d’un prêt à taux zéro.
    Et nous pourrions réfléchir aussi à l’éthique-tout-de-même d’un prêt à taux +2%, peut-être 3%, peut-être +4 % mais jamais au-delà. 

    Nous pourrions réfléchir, toujours de manière éthique, à la durée et convenir que les emprunts sur plus d’un an ont quelque chose de trop spéculatifs, trop optimistes. Ce qui nous conduira à admettre qu’il ne faut plus permettre que les emprunts à durée très courte. 

    Et ce travail de mise en examen touchera tout le monde, tant les banquiers que ceux qui les sollicitent. Il est capital que toutes les parties conviennent qu’il soit indispensable de rompre avec la culture de la dette sans considérations autres que fortement spéculatives. 

    Nous ne vivons pas une crise de la dette en tant que chiffre devenu trop lourd. Cette surchage est bien réelle mais elle ne fait que révéler la perversion du principe même de la dette. Nous vivons en réalité la crise du jeu de la dette, du dettisme. 

    C’est certes la surcharge qui nous noie mais les colmatages en transferts en vase communiquant ne nous sortiront pas de la noyade. Il nous faut surtout sortir de la logique de la dette car elle conduit automatiquement à ce que des endettés empruntent encore plus, qu’ils acceptent des taux lourds et que des hypercapitalistes ciblent pour les surcharger tout en prenant l’allure de sauveteurs. Le principe même de la dette conduit inévitablement à quelque système en Ponzi où chacun spécule sur « Plus tard, toujours plus tard »

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