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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 19 décembre 2011 18:04

    Selon un critère de médiatisation, Anne Sinclair pourquoi pas mais il faudrait remarquer qu’excepté sa présence à New York, elle n’a pas été visible et n’a rien dit. En somme, elle n’aurait pas été aussi célèbre, elle aurait été une épouse discrète depuis toujours, on n’aurait focalisé que sur DSK.

    Mais il y avait Dialo, Banon, Liliane Bettancourt et Carla Bruni qui auront été bien plus médiatisées.




    Selon un critère de dévouement, même si Anne aura été exemplaire (Quand on se marie, c’est pour le meilleur mais aussi pour le pire et on s’engage donc à le pas foutre le camp lorsque son conjoint est villipendé), j’aurais choisi Mumpy.

     C/C

    Mumpy, une petite indienne de 12 ans a un père atteint d’une maladie grave à un oeil, et un frère qui n’a plus qu’un rein qui ne fonctionne pratiquement plus et l’autre H.S. La seule solution ultime pour les sauver tous les deux est une greffe qu’ils doivent financer eux mêmes. Mais la famille pauvre et démunie n’a pas les moyens de payer les deux opérations. Les parents s’étaient rapprochés d’un député provincial qui leur avait accordé un peu d’argent pour l’opération du fils.

    Et tout est allé très vite.

    Mumpy pense au suicide afin de faire don de ses organes et ainsi sauver son père et son frère. Elle a programmé son suicide pour le 27 juin et mets sa soeur ainée dans la confidence qui ne tient pas compte des intentions de Mumpy.

    Le 27 au matin Mumpy est seule à la maison, la mère de Mumpy est parti acheté du riz et son père travaille pas très loin, elle écrit une lettre avec ses dernières volontés de dons d’organes qu’elle pose sur son lit. Mumpy avale du pesticide, se mets ensuite à courir vers son père et lui dit qu’elle avait fait un rève où quelqu’un lui avait fait avaler du poison, et se plaint de maux de ventre terribles. Affolé, son père l’emmène à la pharmacie du coin où on lui donne quelques médicaments, mais son état s’est vite empiré, elle est transférée à l’hopital où elle meurt rapidement.

    Les parents et les médecins n’étant pas au courant des intentions de Mumpy et comme le veut la tradition indou c’est la crémation immédiate qui sera pratiquée pour Mumpy.

    Ce n’est que le lendemain de la crémation que le père a découvert la lettre de Mumpy posée sur son lit...

    La sensibilité et la force de cette petite fille de 12 ans n’auront pas sauvé ses proches, aujourd’hui doublement victimes de la misère.

     


  • easy easy 19 décembre 2011 15:08

    Merci Taupo

    Concernant les serpents.
    Au Vietnam, surtout que je jouais tout le temps dans la nature (mais jamais en pleine jungle) j’en voyais très souvent.
    Un jour, près de chez moi, je vois une dizaine de personnes rassemblées à regarder quelque chose au sol. Je m’approche et je vois comme eux un serpent vivant d’environ 3 m, brun, avec une crinière, brun foncé.
    Outchhh !

    Trop bizarre a posteriori.

    Mais à l’époque ça ne m’avait pas renversé alors je n’en ai jamais parlé à quiconque.
    C’est en France et bien plus tard que je me suis interrogé sur cette vision. J’ai fait des recherche sur le Net « Serpent à crinière » et tout ce que j’ai trouvé c’est une vidéo où ume dame âgée raconte avoir vu un serpent à crinière en Algérie. Mais le sien aurait eu une crinière façon cheval ou Iroquoi en bien plus court.
    Alors que ce que j’ai cru voir c’était un serpent avec une crinière en collier quasi intégral et aussi dense d’une crinière de lion mais à poils de 3 ou 4 cm seulement. Ce collier de poils se situait plutôt après le cou en partant de la tête, était régulier et couvrait 25 cm de son corps. 

    Je ne suis régulièrement dit que si ça se trouve, les gens qui l’examinaient avait posé un chiffon ou une peluche dessus et j’aurais mal compris. Mais on est là dans un pays qui, à l’époque, méconnaissait les peluches, ne pratiquait aucune fourrure animale et dédaignait même le cuir (Je pense que sans les Occidentaux, les Viets n’auraient jamais pratiqué le cuir qui pourrit trop vite sous les Tropiques). 

    La seule « toile » envisageable aurait été celle qui constitue les sacs de jute. Car une telle toile, quand elle est vieille et sale, elle vire bien au brun foncé. Mais ça n’est pas du tout poilu, ça ne fait pas du tout peluche.

    Ne sachant trancher, j’en reste perplexe.

    [ De tous temps, il y a eu, en tous cas en Europe, des falsificateurs qui ont créé des chimères (souvent mortes) pour se produire avec en spectacle ]



    Concernant le vol des serpents. Dans la vidéo que tu proposes on en voit se laisser tomber du haut des arbres. Mais de mon côté, au Vietnam, j’ai entendu dire qu’il y en avait qui avaient le don de ramper à grande vitesse sur les herbes hautes lorsqu’un grand vent les couchait à moitié. Ils avancent alors dans le sens de ce vent et peuvent nous arriver dessus à grande vitesse.



    Sinon, dans le genre bizarre, il y a aussi l’étrange « roi des rats » (Que je n’ai vu qu’en photos et gravures)




    Concernant les physalies (les photos de méduses m’y font penser).
    Leur piqûre est plus violente que celle de la plupart des méduses. Cela dans l’eau de mer.

    Un jour, sur une plage du Vietnam, j’en vois une petie en voie de désèchement. Le flotteur gros comme deux noisettes. Bleu violet.
    Ne sachant pas ce que c’était, je pose l’index sur son pneumatophore.
    Une gliclée de liquide incolore m’atteint le bras.
    Comme tu le sais, ces bestioles sont équipées de petites ampoules contenant chacune du venin et un ressort denticulé. Quand elles en décident, les capsules s’ouvrent, le harpon se détend, perfore la peau de la victime et le venin, en principe très dilué par le milieu marin, peut donc pénétrer et paralyser.

    Je ne suis pas convaincu que ses harpons m’aient atteint. C’est impossible à déterminer. Mais j’estime que la toxine envoyée en giclette par les nématocystes étant arrivée pure sur mon bras, elle a pu produire son effet même si ma peau était restée intacte (le venin du cobra royal a tendance à agir lui aussi sur une peau non déchirée et en tous cas sur les muqueuses)

    Je te dis pas le choc.
    Bras et cage thoracique bloqués, je ne pouvais même pas appeler à l’aide. Heureusement, mes jambes pouvaient encore me porter. J’ai marché en titubant jusqu’à ce que des gens devinassent mon problème et me vinssent en aide.


    Les centaines de serpents que j’ai croisés ne m’ont jamais fait mal.
    La seule physalie que j’ai rencontrée m’aura foudroyé alors qu’elle était probablement déjà morte.
     



  • easy easy 19 décembre 2011 13:10

    Les expressions ont leur phase de lancement, leur plateau de réussite puis leur descente.

    Critiquer une expression à son lancement, pourquoi pas.
    La critiquer quand elle est au top, pourquoi pas.
    Mais la critiquer quand elle devient dépassée, c’est ridicule.


    En l’occurrence l’expression « pays en développement » ou en « voie de développement » était à peu près valable à l’époque où ceux qui la promouvaient se considéraient d’une part plus développés, donc en avance et surtout sur la bonne voie. L’ensemble étant soutenu par le concept de progrès.

    Déjà deux siècles plus tôt, des individus critiquaient ce bouquet de concepts.
    Dans les années 60, au moment où ce bouquet faisait florès, ils étaient encore plus nombreux ceux qui le critiquaient.

    Mais de nos jours, ce bouquet fondé sur le concept de progrès entame sa phase descendante. On va en entendre encore souvent parler mais de moins en moins. Ce n’est plus le moment de le critiquer à moins de ne savoir enfoncer que des portes ouvertes, de ne savoir abattre que des concepts moribonds.

    Oui, il y a encore des gens pour utiliser et appuyer leur discours sur le concept de progrès tel qu’il avait été élaboré il y a deux siècles. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir qu’il se fissure. S’équiper en électro manager ? Libérer la femme des tâches ménagères pour qu’elle s’épanouisse au travail ? Faire des études ? Vivre un siècle ? Elever les enfants dans du coton ? Ne sont-ce pas là des certitudes de 1960 qui battent de l’aile ? 


    A mon sens, vous avez tort d’articuler votre papier sur ce concept de développement qui part en lambeaux tout seul. 

    Vous auriez pu faire ressortir les mêmes choses en les articulant sur le bouquet de concepts qui monte, celui du sur-endettement, de la nécessaire décroissance et de la nécessité de proposer comme supports de fantasmes plus d’objets de désir immatériels, de trouver de l’infini dans la finitude et de la musicalité dans le silence.

     

    Autre composant de ce bouquet qui se fâne et qui n’est donc plus à critiquer : « L’ascenseur social »



    Sinon concernant les pays arabes pétroliers que vous mentionnez. On peut les critiquer. Aisément. Mais ils font quelque chose de différent qui ne saute pas aux yeux. Ces milliardaires ne pratiquent pas le prêt avec intérêt. Ils ne prêtent pas et n’endettent donc personne. Sauf à leur propre état dans le cas de l’Arabie Saoudite.

    Ce qu’ils font de leur fric ?
    Ils achètent des parts d’entreprises, des actions, des immeubles. Ils se retrouvent donc très concrètement impliqués dans les vraies structures (Disney, Klépierre, Facebook..). Et une fois qu’ils ont acheté un bloc d’actions, ils ne peuvent pas s’en séparer à la minute comme font les traders qui achètent à 11 h pour revendre à 12h.

    Quand un milliardaire arabe mise sur un cheval ou un dromadaire, il s’y tient et fait tout pour qu’il gagne. Il ne joue pas la Vente A Découvert, la déconfiture. Il ne spécule pas à la baisse et sait être patient (en manière de Warren Buffett)

    D’autres, avec cette montagne de fric mais sans le tabou du prêt avec intérêt, préfèreraient spéculer à la minute et prêter à des personnes surendettées à des taux donc élevés et même revendre leurs créances à d’autres en les diluant d’abord avec quelque solvant.

    Leur défaut tient directement du fait même de leur manne qui les rend paresseux et comme ils le savent, ils investissent surtout à l’étranger et ne créent donc pas d’emplois chez eux. Leurs rares emplois vont aux étrangers traités en valetaille et les 35% d’emplois qui leur sont réservés sont symboliques. Ils misent très volontiers sur des innovations étrangères mais ne sont pas eux-mêmes créatifs et ne font pas de recherche.




    Enfin, plus généralement, ce n’est pas au moment où notre modèle dit de « progrès » qui ne peut tenir que grâce à une fuite en avant exponentielle, ce qui est, on le découvre, impossible à tenir, qu’on est le mieux placé pour critiquer l’immobilisme millénaire des autres.

    Le principe de tradition, d’immobilité ou plutôt de « continuité en l’état » (à des détails près) avait par exemple prévalu en Chine, au Japon, au Vietnam, en Indonésie, jusqu’à l’arrivée des Occidentaux.
    Est-ce que notre bougisme et notre changisme leur ont absolument profité ?

    Est-ce que l’éradication des gigantesques épidémies et famines qui décimaient régulièrement les populations denses du Monde a été un bienfait absolu ?


    Pour ma part, je n’installe pas de valeur sur le seul décompte numérique.
    Je ne verrais de progrès absolu que dans l’éradication du bon droit aussi bien individuel que collectif de désespérer autrui.



  • easy easy 18 décembre 2011 00:28


    Je ne veux rien dire sur le suicide ni sur le FN.

    Concernant les Hmongs. Ces gens font partie des nombreuses ethnies plutôt montagnardes qui vivaient dans le secteur chinois pour certaines et plus au Vietnam Laos pour les Hmongs.

    Et comme toutes les ethnies montagnardes du monde, ils sont relativement rétifs à la cité et à la civilisation de la cité. Ils marchent en coupant court vers la plus grande pente (pas de zig zags) avec une hotte sur le dos et se passent de roues. 

    Les Hmongs comme les dizaines d’autres ethnies de ce secteur, se sont toujours comportés en « différents » et « séparatistes » par rapport aux grands systèmes qui se mettaient en place dans les plaines. Que ces systèmes soient Vietnamiens, Chinois, Français, Anglais, Japonais ou Américains.

    Jamais ces différents peuples montagnards n’ont cherché à foutre la merde chez ceux des plaines et ne demandaient qu’une chose, qu’on les laisse tranquille dans la montagne et qu’on ne pollue pas l’eau.
    Et globalement, ça se passait bien.

    Sauf lors des grands conflits entre plainistes.
    Chaque fois qu’un grand système de plaine combattait un autre système de plaine, les montagnards étaient ciblés par les deux camps pour utilisation à fins militaires : transport, espionnage, guide, combat parfois (alors qu’aucune de ces ethnie n’est guerrière), tout ça en zone pentue et dense de végétation. Il n’y a pas un bloc qui n’ait cherché à les utiliser, à les impliquer, à les mobiliser.
    Et quand ce n’était pas à des fins militaires, les Français les ont utilisés pour qu’ils leur produisent de l’opium.

    en 1945, quand les Français ont entrepris de récupérer l’Indochine qui avait été occupée par les Japonais (dans un esprit un peu panasiastique), ils avaient su convaincre les Hmongs de se ranger de leur côté contre les Vietnamiens du Nord majoritairement acquis au communisme ou à l’indépendantisme de Ho Chi Minh + Nguyen Vo Giap


    Quand les Français ont été écrasés à Dien Bien Phu, leurs supplétifs Viets (gens des plaines) ou montagnards (les Hmongs surtout), ont probablement été massacrés par le Vietminh puisqu’aucun n’est revenu des « camps » de prisonniers. Ce sera idem pour les Harkis 10 ans plus tard, en Algérie.

    Après la chute de Dien Bien Phu en 1954, il avait été convenu que l’armée française devait se replier au Sud du Vietnam et même partir complètement du Vietnam dans un très bref délai.
    (Une partie des colons civils sont restés pour ne partir que progressivement)
     
    Lors de la débandade de ce repli, les administrations, associations et gradés français ont parfois entrepris d’exfiltrer leurs supplétifs. Il y en a peut-être eu 1000 ou 2000 qui ont été choisis pour être évacués en France. Les autres sont restés sur place et en ont donc bavé de réprésailles.

    Mais les Américains ont pris le relais physique des Français (je rappelle que les dernières années de la guerre d’Indochine menée par les Français était majoritairement financées par les EU).
    Ils se sont installés en bases dans la seule moitié Sud du Vietnam et à leur tour, ils ont séduit les ethnies montagnardes dont les Hmongs pour les utiliser.
    Les Hmongs, persécutés par les Viets communistes, étaient contents, de se trouver de nouveaux alliés.

    Illusion.

    Au même moment, il y a eu d’une part des Hmongs débauchés par le Viet-Cong communiste et ils devaient surtout porter et construire des chemins un peu routiers en zone difficile (essentiellement le long de la frontière Vietnam/ Laos) et d’autre part des Hmongs utilisés par la CIA pour extraire des pilotes US abattus au dessus de la jungle.

    Quand à leur tout les Américains sont partis, en 75, ils ont fait des efforts pour sauver leurs supplétifs de ce piège. Ils en ont sorti des centaines de millers (ce qui a fait le peuplement Vietnamien de San Diego en Californie).
    Mais pas les Hmongs qui ont été complètement abandonnés à leur très mauvais sort.

    Là dessus, des Français, anciens de l’Indochine, qui ne cessaient de repenser à leurs supplétifs Hmongs qu’ils trouvaient parfaits, discutent d’un problème très français. Kourou est en train de devenir notre base de fusée et l’endroit devient donc très important. Mais la population guyannaise se contente de vivre sur le littoral et la forêt est vide à part quelques Indiens peu utilisables. Alors ce territoire risque trop d’infiltrations par le sud, l’Est et l’Ouest. 
    Un ancien de l’Indo suggère donc qu’on propose à quelques Hmongs de venir s’installer en Guyane mais dans la jungle.

    Un peu plus de cent Hmongs se verront proposer ce sauvetage et il y a donc une insolite colonie Hmong en Guyane depuis 1975 (ils sont actuellement 600)

    Quant aux autres Hmongs qui ne se sont jamais vus proposer d’évacuation, ils vivent l’enfer depuis la victoire des communistes tant côté Vietnamien que côté Laotien.

    Les communistes Viets, quand ils ont gagné la guerre et qu’ils se sont répandus au Sud du Vietnam, ils ont fait quelque chose d’unique dans l’Histoire. Ils ont limité leurs représailles contre les sudistes et se sont mis en tête de les convertir par endoctrinement ainsi que par l’exemple, dans des camps de rééducation.
    En moyenne, un capitaine de l’armée du Sud devait passer 2 ans dans ces camps, en y vivant en manière communiste avant de recouvrer la « liberté ». Il n’y a donc pas eu de massacre massif de la part des vainqueurs.

    Mais cette magnanimité offerte aux Viets du Sud, les Viets du Nord ne l’ont pas offerte aux Hmongs. 

    Alors que depuis le temps, vu l’extrême dépouillement des 4 000 derniers Hmongs, les deux états communistes auraient pu convenir de laisser ces montagnards revenir à leurs occupations pacifiques, ils les persécutent et les pourchassent constamment dans la jungle.

    Il reste 4 000 Hmongs, divisés en petits groupes, errant dans la jungle, plutôt en zone laotienne (mais les Viets y vadrouillent comme chez eux). Ils ne peuvent s’installer nulle part, sont obligés de se déplacer constamment et ne peuvent donc rien cultiver. Ils ne mangent que des racines (de plus en plus rares). Ils disposent de 40 très vieux fusils, chacun chargé de 2 à 5 balles, de 8 grenades et voilà tout.
    Ils dorment à même le sol, sur des feuilles. Leurs blessures ne sont pas soignées. Ils sont dans un état sanitaire déplorable. Personne au monde ne se soucie de leur sort et quand par miracle un journaliste téméraire franchit tout les obstacles pour les approcher et les fimer, il les voit pleurer et supplier qu’on parle de leur sort pour qu’on les sauve de là.

    Je me demande pourquoi l’armée Vietnamienne si puissante persécute encore les derniers survivants de l’époque Française puis de l’époque CIA alors que ces gens n’ont aucune revendication politique ou révolutionnaire ou indépendantiste.




    Si un ancien de l’Indochine oeuvre depuis 35 ans pour que l’Etat français s’en mêle et propose par exemple au Vietnam une solution d’évacuation de tous les Hmongs vers la Guyane, je comprends que s’il a toujours échoué à mobiliser, il en soit fortement dépité et qu’il ait songé à faire un geste comparable à celui qui avait fortement secoué le Monde.
    Je parle de l’immolation, la première de l’Histoire, d’un bonze bouddhiste, à Saïgon, qui protestait alors contre l’anti bouddhisme du président ultra anti communiste Ngo Dinh Diem (Après lui il y a eu d’autres immolations comparables, y compris aux USA en forme de « Stop the war »). La somme de ces gestes ultimes ayant effectivement mis fin à l’entêtement de Washington.



    Saint-Exupéry considérait qu’on est responsable à tout jamais de ce que l’on a apprivoisé.
     




  • easy easy 17 décembre 2011 16:56

    A part quelques chefs du Monde tels les empereurs de Chine qui ne se sont jamais enrichis personnellement mais qui n’ont pas su empêcher d’innombrables guerres et misères, tel Charles Quint qui a renoncé au pouvoir après avoir mené bien des guerres, tel Gandhi, tel Ho Chi Minh qui vivait très simplement mais qui, se trompant dans sa politique agricole a fait des milliers de morts, tel Castro qui ne s’est jamais enrichi mais qui a conduit sa population à s’innoculer des microbles pour bénéficier d’un repas, on peut reprocher à tous ce qu’on peut reprocher à Poutine.

    C’est ainsi, jamais un Chef d’Etat n’a eu la mentalité et le comportement d’un Léon Tolstoï.

    La Russie a été riche en Chefs durs. Ivan le terrible certes mais les autres tsars aussi tel Pierre le Grand qui décapitait lui-même une partie de ceux qu’il condamnait par milliers et qui obligeait ses « proches » à décapiter aussi.

    Et puis il y a eu des Chefs illuminés, portés par un esprit plutôt altruiste (tel Ho Chi Minh ou Mao) mais qui par le seul fait qu’ils tenaient à imposer leur point de vue, ont fait d’énormes erreurs.


    Tiens, un mec pas connu en France : Hong Xiuquan.
    Vers 1840, la Chine a déjà un gros problème démographique alors que la surface des terres à cultiver ne peut augmenter, famine. Mais il y a en plus la présence occidentale qui tient à y écouler son opium importé d’Inde et qui à chaque révolte impériale matée, exige d’énormes pénalités. Il y a donc tout le temps des révoltes dans les communautés chinoises pendant que les occidentaux s’entendent comme des larons en foire.

    Hong Xiuquan, petit mec de rien du tout, se fait mettre le feu au cerveau par un jésuite et , à l’occasion d’une fièvre, se met à croire qu’il est un messie providentiel à la Chine. Altruiste, il élabore un projet comme il s’en pond dix par jour sur AVox et ce projet de société comporte donc des tas de volets épatants ; Fin de la propriété privée, des pieds bandés, de l’inégalité hommes/femmes etc.
    Super !
    Mais il décrète aussi que les hommes et les femmes, même mariés, doivent vivre séparément. Il tient à ce que chacun ne pense plus qu’à la nation. En somme, il forme une des utopies possibles du communisme.

    Il coagule à lui des tas de gens et mène des batailles à la fois contre Cixi (la tante du dernier empereur Puyi) et les Occidentaux bien armés
    Au moment où notre Napoléon III et François Joseph d’Autriche s’entretuent par 50 000, où les Américains s’entretuent en Sécession par 500 000, Hong Xiuquan et ses ennemis s’entretuent par 30 000 000. Mais son utopie ne dure pas. Des gens à lui trouvent que ses règles sont délirantes et se remettent à fréquenter les femmes.

    Pour la guerre de Sécession, mettons que le résultat ait été positif (mais la mécanisation aurait abouti à la sortie de l’esclavage sans guerre)
    Pour nos guerres européennes, résultat négatif.
    Pour la révolution des Taiping, résultat négatif.


    Au regard de ça, Poutine est un aimable collégien qui casse des vitres au lance-pierre et qui, sur le plan économique a une règle= pas de dettes et qui a réussi à tout rembourser par anticipation en 8 ans. Ce qui implique fatalement que les Russes n’ont pas roulé à crédit pendant que nous faisons surchauffer nos cartes de crédit.

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