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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 28 décembre 2011 16:04

    C’est une bonne chose de parler de ce type d’entreprise.

    Je ne serais pas pour les béquiller. Les systèmes doivent tenir contre vents et marées (choses qui évoluent et demandent donc d’incessants repositionnements) ou disparaître. Il n’est pas bon de soutenir artificiellement par quelque astuce ou biais que ce soit les formes alternatives d’entreprises. Tout juste faut-il les autoriser.

    Concernant le dépassement éventuels des 35 h, je rejoins d’avis d’Allard mais je rappelle qu’il y a déjà eu des procès aux prud’hommes dans des coops

    D’une façon générale, notons que les scoop surgissent souvent de mises en cessation de paiement d’entreprises classiques. Ce qui est logique.
    Mais il existe alors deux grands cas de figure ; Soit les anciens patrons se retirent complètement de la marque, soit ils poursuivent leur activité à travers la même marque mais avec des usines situées ailleurs

    Ainsi, dans le cas d’Eléphant, le problème qui se pose aux salariés c’est que s’ils prétendent utiliser cette marque qui poursuit son destin ailleurs, ils devront verser des royalties ou licences à ceux qui sont propriétaires de la marque. Et s’ils ne recourent pas à cette marque, ils devront créer une marque, une clientêle, etc.

    Dans leur cas, la situation était sans ambiguité car l’entreprise Eléphant comptait bien poursuivre son activité mais ailleurs. Si elle consent à ce qu’il existe une coop à cette marque contre dividendes, ça sera logique

    Mias il peut se produire des cas différents où un propriétaire de marque est prêt à tout abandonner parce qu’il ne voit plus d’espoir et, lorsqu’il voit ses salariés se remonter en coop, il se met à réclamer des royalties sur la marque, sur les procédés, sur les modèles.
    D’une façon générale, toutes les reprises, même entre entreprises classiques, posent souvent des problèmes sur ces points (Cf Endemol) et les coop n’y échappent pas.



    Ce que je pense que nous devrions réviser, c’est le principe de propriété industrielle. 
    Qu’un Edison travaillant seul dans son atelier soit propriétaire des brevets qu’il dépose c’est logique. Mais pourquoi les salariés, standardiste comprise, ne sont-ils pas propriétaires des brevets que leur entreprise dépose ?

    Les salariés devraient être automatiquement actionnaires non du capital de leur entreprise auquel ils ne participent généralement pas mais des produits de son intelligence




  • easy easy 27 décembre 2011 17:35

    Bonjour Fergus,

    Oui j’amalgame ou plus exactement je vois un continuum d’attitudes, des plus étanches aux plus poreuses. Des plus têtues et réfractaires au plus conciliantes et soignables.


    Parce que chacun recherche, à des degrés divers donc, le numéro de théâtre le plus adapté, il découle qu’il existe des millions de numéros qui se produisent sur commande (par exemple lors de bazar vaudou, lors de la mort de Timoniers) et qu’il y a des modes (L’arc hystérique de Charcot n’étant plus à la mode, on ne le voit quasiment plus)

    Yeux révulsés, roulades par terre, arc hystérique, hurlements, crachats, chez quelqu’un vivant seul sur une île ?
    Ca n’existe pas.
    Et je pense qu’on installerait le plus théatraliste de nos grands malades sur une île déserte, trois jours après, il ne produira plus aucun numéro visuel.

    Ce que je dis là est peut-être moins vrai pour les plus autistes de nos grands malades.

    Parmi nos grands malades, il y a ceux qui, sans que qui que ce soit le sache, s’enferment dans leur cabane et gravent des millions de signes singuliers dans le bois ou la pierre. Ceux-là, les placer sur une îler déserte ne changera rien.
    Mais placer chacune des « sorcières » de Salem sur une île, c’est en faire des femmes normales dès l’heure qui suit. 


    Les attitudes les plus théâtrales que ce soit en manière de Marilyn Monroe, de Lio, de Bernard Tapie, de Hugo Chavez, du Dalaï Lama, de Gandhi,de Hilary Clinton, de Saddam Hussein, de Francis Lalane, de Coluche, d’Yves Montand, de Nicolas Sarkozy, de Georges Marchais, de François Mitterrand, me semblent toujours liées à la présence de spectateurs pris à témoins et à partie. Sans le public, ils seraient méconnaissables.




  • easy easy 27 décembre 2011 14:39

    Correction,

     «  »« Je ne suis pas intéressé par quelque biais permettant de stigmatiser qui que ce soit et je préfère un »précieux« sur lequel nous ne voulons rien lâcher. Ce qui nous conduit tous à une certaine hystérie sur les sujets rattachés à ce cristal.  »« 


    A corriger par

     »«  » Je ne suis pas intéressé par quelque biais permettant de stigmatiser qui que ce soit et je préfère croire qu’il existe, pour chacun de nous, un « précieux » sur lequel nous ne voulons rien lâcher. Ce qui nous conduit tous à une certaine hystérie sur les sujets rattachés à ce cristal. «  »



  • easy easy 27 décembre 2011 14:34



    Merci Fergus de nous avoir fait remarquer qu’il sortait 3 films tournant autour de ce sujet.

    Et concernant ces films, je ne vois rien à redire au fait que chacun pour sa part, chacun selon son angle, ne traite spécifiquement que de l’hystérie féminine.



    Mais j’attends qu’advienne une autre série de mises en examens qui iraient à proposer que soit élargi le champ de vision de l’hystérie. Où elle ne serait plus limitée aux seules manifestations spécialement criantes dont les femmes ont le chic. Où il serait envisagé que les hommes éprouvassent ou subissent aussi des hystéries mais manifestées autrement.

    Je ne crois pas trop aux discontinuités. Je crois plutôt aux gradients, aux variations progressives. Je ne crois pas trop que madame Dupont soit absolument hystérique et que madame Durand ne le soit pas du tout. Je ne crois pas non plus que l’hystérie soit exclusive des femmes. Y compris dans la forme clinique exposée par Charcot. Car pour peu qu’un homme renonce au jeu de mâle, qu’l préfère le jeu de gay folle ou de travelo, il va manifester des formes d’hystérie de manière féminine.

    Je ne suis pas intéressé par quelque biais permettant de stigmatiser qui que ce soit et je préfère un « précieux » sur lequel nous ne voulons rien lâcher. Ce qui nous conduit tous à une certaine hystérie sur les sujets rattachés à ce cristal.




    De tout ce qui concerne nos manières de réagir, soit à un évènement ponctuel, soit à un évènement à long cours, je ne distinguerais la part de comédie humaine Vs la part de naturel qu’en considérant ce qu’un individu ferait s’il faisait face à cet évènement (court ou long) en étant seul sur une île, et seul pendant disons 4 ans, histoire qu’il ait eu le temps de se débarrasser de ses réflexes sociétaux, de ses habitudes.



    Un individu voit une cité en feu au loin.
    Les premières choses qu’il examine in petto c’est son degré d’implication.
    Son corps est-il pris dans cet incendie ? Sa responsabilité est-elle engagée danc cet incendie ? Ses proches et ses biens sont-ils engagés ou pris dans cet incendie ? Ses croyances, sa culture, ses repères, sont-ils menacés par cet incendie ?
    Une fois cette analyse faite et si le bilan est NON partout, s’il est donc complètement détaché de ce drame, arrivent deux cas de figure. Soit il est en train de regarder cet incendie en étant seul. Soit il est en compagnie de gens susceptibles de voir ses réactions et d’en témoigner.

    Si le bilan de son scan est « Je ne suis en rien concerné, ni de près ni de loin » et qu’il est en compagnie de témoins, il va jouer un certain numéro du genre « Oh my God ! » car il est tout de même engagé en tant que témoin social. 
    Si le bilan de son scan est « Je ne suis en rien concerné, ni de près ni de loin » et qu’il est seul, il ne va jouer aucun numéro sinon pour lui-même (c’est-à-dire face à sa conscience qui le regarde) et sera bien plus silencieux, bien moins agité. Son « Oh My God ! » sera marmonné.

    Si en cette position de spectateur non concerné et isolé, il compte se rapprocher d’autres spectateurs dans les minutes suivantes, il pourrait manifester quelques réactions relativement agitées ou visibles pour constituer une histoire vraie, afin de pouvoir dire plus tard, « Oh la la, quand j’ai vu cet incendie, je me suis écrié My God »
    Si en cette position de spectateur non concerné et isolé, il ne compte pas raconter ses émotions, il restera très silencieux et immobile, il ne fera aucun cinéma, même pas pour lui-même.

    La comédie humaine (que certains singes pratiquent) est si conséquente pour chacun, chacun est si constamment jugé par les autres à l’aune de son jeu, que nul ne peut s’en abstenir. Sauf à avoir la puissance de Diogène, nous nous sentons tous obligés de pratiquer un certain jeu tant vis-à vis des autres que de nous-mêmes.

    Et les jeux les plus spectaculaires qu’on qualifie d’hystériques ne sont que l’octave la plus haute de tous les jeux possibles.

    Dans les octaves les plus basses, nos hystéries sont moins spectaculaires, plus sourdes, voire sournoises mais elles sont alors plus durables, ancrées et entêtées.


    Je considère que Che Guevara, en particulier quand il s’est éloigné de Fidel Castro et de Cuba, tout en ayant l’air calme, jouait pour son équipe et pour lui-même un jeu particulièrement têtu (étanche à toute discussion, à toute pondération) et que c’était à mes yeux une des formes de l’hystérie.
    Je crois qu’une personne qui rumine une vengeance, qui n’en montre rien et qui se venge 20 ans après est hystérique mais en joue le jeu ( pour elle-même) dans la gamme la plus sourde. Le désir de vengeance est, avec la panique (brutale ou au long cours) et le désir de possession ou de contrôle, un des sentiments les plus hystérisants.


    Lorsqu’un acteur fait un numéro sur scène, il se veut étanche à la salle, il déroule son cinéma et rien ne le fait dévier de son rail. C’est de l’hystérie encadrée et elle provoque une catharsis tout aussi hystérique et encadrée.
    Lorsque deux personnes se concertent sur la manière de déplacer un arbre tombé sur la route, lorsque chacune se montre disposée à s’imprégner des idées de l’autre, elles ne jouent aucun jeu et il n’y a alors aucune hystérie.





    Puisque vous articulez votre sujet sur 3 films, je signale « Miss Prettigrew » où Delisya (Jouée par Amy Adams) est parfaitement hystérique en première partie et où elle réduit son jeu spectaculaire à la fin du film lorsque qu’elle passe en communion-coopération avec son gentil fiancé.
     
    Et dans « Mon beau-père, mes parents et moi » ils sont tous fortement hystériques. Il n’y en a pas un qui consent à sortir de son rail-jeu-rôle.

    Dans 37°2, Betty est très hystérisée, elle refuse de sortir de son rail-jeu-rôle. Zorg est peu hystérisé. Il accepte toujours tout. Se sentant un peu perdu, il est séduit par l’entêtement de Betty, il a l’impression que c’est de l’énergie pure, que ça ouvre des portes ou soulève des montagnes. Mais découvre aussi que le manque de conciliation d’un esprit aussi entêté rend la vie très compliquée.

    Klaus Kinski était une personne très hystérique-visible et c’est globalement le cas de tous les comédiens. Ceux qui sont souples, ouverts, conciliants, malléables, sont très rares.

    A mon sens, on ne déshystérisera pas une personne si on ne déshystérise pas son entourage, sa société. On ne déshystérisera pas les pleureurs nord-coréens si on ne traite pas toute la société nord-coréenne sur le sujet de Kim Jong Il. 
    Les Français ont eux aussi des « précieux » communs autour desquels ils savent coaguler, le sapin de Noël en fait partie. Mais comme un de leurs « précieux » est précisément la diversité, on les voit rarement coaguler tous autour d’un numéro de cirque, ils sont assez systématiquement divisés.



  • easy easy 25 décembre 2011 23:50

    OK Flore,

    Disons que je redoute toujours d’écraser le texte-oeuvre principal par des commentaires trop copieux.
    D’autre part je ne me sens pas trop de droit de saper les croyances des autres.


    M’enfin, si l’on considère non plus votre ouvrage mais plutôt l’esprit du TED dont il traite, si l’on reste bien dans un esprit think tank très ouvert, en effet, pourquoi limiter mes réflexions. 


    Votre titre en « Lumière dans la nuit de 2011 » donc en « Lumière au bout du tunnel » m’apparaît prométhéiste. 

    Ici, TED a une connotation a priori centrée sur Technologie, Entertainment et Design. Mais les thèmes et les manières des sujets qu’on y aborde relèvent d’un éventail de domaines bien plus large.

    TED étant donc une proposition de think tank tous sujets qu’on peut aborder de quasiment n’importe quelle manière, y compris en chantant ou en dansant, on ne devrait que mieux remarquer qu’il y a toujours eu des TED dans l’Histoire.
    Les TED précédents, comme ceux actuels, auront tous fait évoluer les idées pour nous conduire à ....la nuit de 2011.

    Sommes-nous vraiment dans une nuit alors ?


    Le prométhéisme a avantage donc tendance à brandir quelque lueur érigée en lumière grâce au procédé de dénigrement du passé et même du présent qu’on barbouille alors de noir.

    (Quand Edison avait inventé la lumière électrique, il a estimé nécessaire de marteler dans ses publicités que l’éclairage au gaz et au pétrole laissait les rues très sombres et dangereuses. Alors que jusque là les gens étaient fiers de disposer de ces éclairages un peu compliqués à allumer par rapport à d’autres qui n’avaient que des chandelles)

     Oeuf ou poule, le prométhéisme accompagne parfaitement le concept de création et les dieux de l’Europe sont perçus plutôt comme des Créateurs du Monde qui se reposent ensuite dans les nuages. Alors qu’ailleurs, les dieux sont perçus plutôt comme des régulateurs du quotidien des hommes et vivent sur Terre.

    Le prométhéisme -qui dénigre toujours ce qui préexiste- est très ardent en Europe (peut-être en raison de son découpage en péninsules, en territoires jamais totalement reliés, jamais totalement isolés). Portés par cette croyance en l’héroïsme créatif, les européens sont assez obsédés par l’invention de bidules qui émerveilleront la masse. Du coup, bien des inventions naissent dans cette conception sociale et quand elles plaisent à cette masse, leur succès provoque de vives hystérisations fortement consuméristes. L’Europe est dynamique et méprise son passé (Ce n’est que récemment, en découvrant l’engouement des étrangers pour notre passé que nous avons entrepris de sauver nos vieilles pierres. En 1850, Viollet le Duc passait pour un fou au yeux de beaucoup).

    Ailleurs, le concept prométhéen était moins évident, en tous cas avant l’arrivée des Blancs. Hors Europe, les inventeurs ne cherchaient pas trop à socialiser leurs trouvailles et les exploitaient pour leur seul compte, de manière relativement discrète. Il n’y a pas eu de fortune tirée d’un brevet, ce que chacun inventait tombait de facto dans le domaine public. On y protégeait ses bonnes recettes tel l’indigo du Japon mais le concept de rente tirée d’un brevet déposé dans un INPI paraissait incongru voire indécent. Comme les inventions étaient peu exploitées de manière collective, il y a eu peu de capitalisme industriel, peu de produits industriels. Ces pays où l’on a pourtant inventé l’incroyable zéro, étaient plutôt statiques et on n’y dénigrait pas le passé ou les anciens. On croyait plus au continuum qu’aux changements et aux révolutions. On était fier que les choses ne changent pas. Cela avant le déferlement des plus prométhéens des Occidentaux.

    Etant donné qu’en Occident une invention n’intéresse son inventeur que s’il peut l’industrialiser sans considération pour ce qu’il pourrait en faire lui-même, il découle que malgré la problématique de la discrétion qu’impose le dépôt de brevet, la tentation est très forte pour chaque prométhéen de faire partager au plus vite ses idées. En dépit du besoin de secret, les inventeurs adorent se rassembler et les penseurs aussi. Il en naît des think tanks où une part des idées sont exposées au public, où une autre part ne circule que de manière confidentielle et où les inconvénients, s’ils sont devinés, sont déniés. 

    De nos jours, le Monde entier devient de plus en plus prométhéen et dans le Monde entier on va de plus en plus à dénigrer le passé voire à le dénier.

    Je ne crache ni sur l’effet larsen et catalyseur que provoquent toujours les rassemblements grâce à l’hystérisation, ni sur la chaleur humaine donc sur la joie et le bonheur qui résulte des véritables rencontres. M’enfin, hormis ces effets à ne pas dédaigner, il n’est pas hyper indispensable de rassembler ces gens et de cramer autant de kérosène, de whisky et ce coke pour dire ce qui peut être dit sur le Web par vidéo, précisément quand on se réclame de la technologie. 

    Les fêtes c’est bien ; je pense qu’il en faut. Mais c’est pas croyable la quantité de conneries qui peuvent y être dites et commises. J’ai vu que l’euphorie d’un mariage avait fait oublier des règles de sécurité élémentaires et une mère a reculé sa voiture sur la tête de son gamin. J’ai donc acquis quelques appréhensions vis-à-vis des euphories. 

    Oui des think tank il y en a toujours eu surtour en Europe.
    Qu’est la controverse de Valladolid très clairement voulue par Charles Quint sinon un TT ? 
    Il ne faudrait pas s’imaginer que dans les salons littéraires on y faisait que du bon mot. On y discutait aussi des sciences, de la politique, de l’économie, des moeurs, même entre dames. Que sont les milliers de conseils et foires expositions en tous genres qui se tiennent partout dans le monde industrialisé sinon des TT ?
    Et Dunant alors, qui avait réussi à mettre autour d’une table des belligérants pour les amener à signer la première convention de protection des blessés, n’avait-il pas organisé là un TT ?

    Résultat de siècles de think tank, nous ne sommes pas forcément dans une nuit et il ne sortira pas forcément une lumière inédite des TED d’aujourd’hui. 





    Par ailleurs, concernant le côté T + E + D, ça non plus ce n’est pas nouveau. 
    Ce que faisait François Vatel chez Nicolas Fouquet, c’était quoi sinon du T + du E + du D ? 
    C’était quoi les Expositions Universelles sinon du T + du E + du D ?
    C’était quoi la télévision de J C Averty sinon du T+du E+du D ?

    Ca ne s’est pas fait en un jour, mais le théâtre total est loin d’être une nouveauté. On peut considérer que Vatel avait fortement fait avancer ce concept et que des millions d’autres ont poursuivi dans cette direction pendant que le Nô japonais qui mélange peu les genres se veut pur et figé. 
     
    J’ai personnellement participé à des sortes de TED à l’époque de la bulle internet et en parallèle avec les numéros d’homme orchestre de Bernard Tapie. Ca se passait au Palais des Congrès, dans la discothèque de l’Avenue Foch, au théâtre du Soleil, aux Arcs. De la montagne de discours qui s’y tenaient, il en est sorti des tas de choses concrètes qualifiées de merveilleuses. J’ai gagné ma vie avec ce que j’en avais récupéré-inventé-produit. 

    Pour nous conduire à la « nuit de 2011 »





    Le Barefoot college ?
    C’est loin d’être la première fois que des gens conçoivent de dispenser des instructions et des éducations gratuitement.
    C’était quoi le collège de Saint Cyr voulu par Madame de Maintenon et payé sur la caisse de Louis XIV sinon un barefoot collège pour jeunes filles de la petite aristocratie sans le sou ?
    C’était quoi l’école de l’abbé de l’Epée, subventionnée par louis XVI cette fois, sinon un barefoot college pour les infirmes ?
    C’est quoi l’école gratuite de Jules Ferry sinon un énorme barefoot collège accessible à la totalité des enfants ?

    A signaler alors que dans les innombrables écoles gratuites qu’il y a eu à travers le Monde, il était fréquent que les bénéficiaires aient à apporter le bois ou charbon de chauffage ou un morceau de craie pour le prof quand c’est en Afrique. Les sabots étaient bruyants et usaient les parquets. La valetaille ne marchait sur le parquet des maîtres que nus pieds. En hiver, les écoliers entraient en classe en tenant leurs sabots à la main et les chaussaient une fois assis.

    Bien entendu, des élèves étaient parfois dans l’impossibilité de livrer leur bûche. Il tenait alors au maître de décider de les accepter ou pas.
    Et dans les salons de l’aristocratie c’était pareil. On devait amener de quoi manger mais les aristos trop pauvres étaient dispensés d’amener du pain.


    Bravo à Sanjit Bunker Roy pour ses Barefoot colleges. Bravo à Muhammad Yunus pour ses Grameen bank.
    Mais en France, il y un homme très discret, un professeur de la Sorbonne, qui a légué toute la fortune dont il a hérité, 70 M€, à une fondation et c’est elle qui offre l’argent nécessaire aux écoles gratuites des pays du Sud. Sa modestie en souffrira mais comment ne pas applaudir Odon Vallet comme j’applaudis Albert Schweitzer, William Wilberforce, Alexandre Yersin, Gladys Aylward et tant d’autres. 


    Non avant la Création n’était pas nuit
    Non le Moyen-âge n’était pas nuit
    Non hier n’était pas nuit.
    Non aujourd’hui n’est pas nuit
    Non demain ne sera pas le jour du Monde

    Vous avez parfaitement reporté l’esprit du TED mais je n’y crois pas plus qu’en quoi que ce soit d’autre. Je suis TED (du verbre suivre et du verbe être) mais comme ça. Comme je monte un sapin ou une crèche à Noël pour les gosses. Par politesse et curiosité à la fois. 

    Je crois essentiellement au vécu.
    Je m’emploie alors à en fabriquer et à en collectionner.


    Encore merci pour votre sujet et pour m’avoir invité à en remettre une couche.



    Bonnes fêtes Flore et meilleurs voeux pour le Jour qui vient enfin.

     smiley


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