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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 6 décembre 2011 20:58

    Vous me faites trop penser à Richard Durn.
    Lui aussi avait des recettes magiques pour sauver le monde et lui aussi était dépité que les gens ne l’écoutent pas.

    Que chacun expose ses idées, surtout en ce moment, oui oui et oui. Mais d’une part chaque inventeur doit réaliser qu’il n’est certainement pas le premier à avoir eu « cette idée géniale » et qu’elle n’est pas forcément si géniale qu’elle en a l’air.

    Vous vous posez régulièrement en découvreur de concepts. Ca ne mange pas de pain. Mais faites quelques expériences en invention de choses plus concrètes du genre « Dispositif visant à éviter les coincements de doigts dans les portes » Faites un descriptif +dessin puis pointez-vous à l’INPI et vérifiez.
    Ouh la la ! 
    Yen a eu dix mille qui sont passés sur ce sujet avant vous et votre idée hypergéniale a déjà été tournée et retournée dans tous les sens (A vous faire remarquer que malgré les milliers de brevets déposés sur ce sujet, aucune de ces inventions n’est passée dans la pratique et les portes coincent toujours nos doigts)

    Chacun de nous doit à la fois avoir l’audace de penser en pionnier et à la fois être très disposé à admettre n’être pas si génial que ça.

    Ici, vous nous porposez une idée pour sortir de la crise. Rien ce ça. Nous sommes 7 milliards à paniquer mais vous, Bernard, vous avez trouvé la soluce.
    Il s’agit de créer du papier qu’on donnerait aux pauvres, à ceux qui ne produisent rien.

    Personne ne s’étant intéressé à votre idée géniale, je ne suis fendu d’une tite explication montrant que votre papier sans contrepartie ni d’or ni de menhir, ni de danse, ne vaudra rien et comme il ne sera pas distinct du papier cher à obtenir, il provoquera une perte de valeur du billet global.


    Mais loin de suivre un tant soit peu mon raisonnement, vous n’en démordez pas de votre génie et vous me répondez que ceux qui ne travaillent pas ne sont pas des oisifs, qu’ils ne sont que des chômeurs (OK mais ils ne produisent pas de valeur pour autant) puis vous posez qu’un oisif ou chômeur, quand il tend la main à quelqu’un qiui se noie, il crée une valeur considérable.
    Enfin, vous concluez que si le monde ne s’en sort pas, c’est parce qu’il ne vous aura pas écouté.

    Il se trouve que de tous temps, va savoir pourquoi, il a toujours été considéré que chacun devait porter secours à un noyé. Et que ce geste, qui est parfois très dangereux à accomplir, ne peut valoir à son auteur que de la reconnaissance, d’abord de la part de son sauvé (qui la plupart du temps, selon la SNSM, ne revient plus jamais voir son sauveteur) et aussi de la part de la Société entière. Mais un tel geste ne doit pas être rétribué. Sinon, face à un noyé ou incendié, le sauveteur putatif commencera à négocier son prix, ce qui est inadmissible, n’est-ce-pas ?

    Il n’est donc pas possible de payer quelqu’un parce qu’il a sauvé un noyé et encore moins parce qu’il pourrait éventuellement sauver un noyé.



  • easy easy 6 décembre 2011 16:57

    Lorsqu’Obélix taille un menhir et qu’un autre taille une mine d’or, à la fin de leur journée, le produit de l’un vaut le produit de l’autre.

    L’or étant plus facile à transporter, il peut devenir monnaie valant des équivalents de menhirs, de vin et de poisson frais. On remarquera que le vin, qui disparaît après avoir été bu, a tout de même son équivalent en menhir ou or qui eux sont durables ou inusables.
    Ainsi, qu’on livre des pépites, des perles, des maisons, du pain, de la musique ou de la danse, tout peut avoir son équivalent or-argent-menhir-monnaie papier.

    Plus le monde est occupé d’habitants qui produisent tant des horloges que des vernis à ongle que des livres, plus il faut de monnaie pour traduire ces richesses ou bienfaits (qu’ils soient durables ou pas)

    Comme nous ne produisons pas tous les jours autant d’or qu’il se produit d’autres valeurs, l’or ne peut rester la seule monnaie sinon il deviendrait de plus en plus cher, à très grande vitesse et chacun s’emploierait à récolter des poussières d’or dans les rivières au lieu de partir en mer pêcher du poisson.
    Il était indispensable de décoréller la monnaie circulante (qui représente donc ce que l’humanité produit comme richesses) de l’or.
    Il est tout à fait logique que la masse de monnaie papier augmente dans le monde avec la quantité de richesses qu’il produit et que l’or soit détaché de cette monnaie pour ne plus avoir qu’une valeur en relation avec son utilité en tant que matériaux (domme le cuivre ou le mercure)

    Bien que détachée de l’or, la monnaie papier reste rattachée à la création de valeur et ne doit être émise qu’à proportion des nouvelles valeurs créées.

    Or, ici, vous préconisez de créer de la monnaie (en quantité illimitée, jamais inférieure à 3% du PIB, sur votes) non pour l’offrir à ceux qui ont créé des valeurs mais pour les offrir à ceux qui n’ont rien créé comme valeurs, à ceux qui vont seulement en acheter.
    Autant donner à chaque nouveau-né 500 000 € comme au jeu du Monopoly


    Cette nouvelle monnaie (à destination des plus oisifs), émise sous forme de billets habituels, va se mélanger aux autres billets. Les billets obtenus sans produire de richesse se mélangeront aux billets obtenus en produisant des richesses, l’ensemble des billets perdra de la valeur et fera apparaître le fait de travailler comme une idiotie.





    Tant qu’à faire de prôner plus d’éthique, il vaudrait mieux décréter que tous les taux du Monde passent à un chiffre unique et immuable (zéro ou 2%). Les prêteurs, peu rémunérés, ne fantasmeront plus de ne vivre que de leur capital, ils ne rechercheront plus ceux qui sont étranglés de dettes pour leur proposer des crédits encore plus chers. Au contraire, leur préférence ira automatiquement vers ceux qui leur semblent les moins étranglés. Ce qui mettra automatiquement fin aux spirales du surendettement.





  • easy easy 6 décembre 2011 14:26

    Décrire l’homme est-il une délectation ?
    Nietzsche, Spinoza, Saint Augustin, Camus se délectaient-ils ?
    Claude Levis Strauss se délectait-il ?

    Les Père Noëlistes peuvent être agacés par les révélations sur notre très forte propension à torturer, mais ceux qui disent ce fait ne se délectent pas. Ils sont plutôt tristes.



  • easy easy 6 décembre 2011 12:30


    OK pour l’article toussa en félicitant l’auteur d’avoir évoqué la torture.

    Car la torture synthétise toute la problématique humaine et il est très curieux que tant de philosophes et psychologues aient cherché à analyser l’homme sans dire un mot de la torture.

    Tenir à la vie, notre lot commun, nous met en position pathétique (ce concept de « pathétique » n’est pas universel et là où il n’existe pas, la torture n’existe pas).


    Ici, ce concept existe bel et bien et notre pathétique commun est la plupart du temps rhabillé d’éthique ce qui fait qu’il ne saute généralement pas aux yeux.
    Il y a deux pôles possibles à l’éthique habillante. Le pôle qui pousse à tuer, chasser et torturer autrui et le pôle qui pousse à intégrer, soulager et adoucir la vie d’autrui.

    Comme il suffit d’un bout de corde, d’une pointe, d’une goutte de poison pour tuer, le pôle exterminateur de l’éthique est très couru et le nom de son éthique est le plus souvent Justice-Vengeance.
    L’autre pôle de l’éthique est bien entendu plus difficile à réaliser car il conduit à fréquenter les lépreux et son nom est le plus souvent Bonté-Pardon.

    La torture, que ne pratiquent que les plus fervents adeptes de l’éthique à nom de Justice-Vengeance, consiste à coincer une cible et à la placer dans des conditions où elle se retrouve dans l’impossibilité d’exercer aucune éthique, ni celle de la Justice-Vengeance, ni celle de la Bonté-Pardon (sauf à s’appeler Christ). Le torturé ne peut donc plus rhabiller le pathétique de sa vie qui explose alors à la vue et le tortionnaire jouit de voir sa cible trembler pour sa vie.

    Le torturé, celui qui ne peut plus rhabiller son pathétique d’aucune éthique, dispose alors d’une ultime voie, hyperparadoxale, pour gommer tout de même le pathétique de sa situation et en tous cas en réduire la durée, celle de la fuite vers la mort, celle du suicide.

    Celui qui commence à se voir bloqué de toutes parts, qui sent qu’il va subir la torture, qui sent que le pathétique de sa situation va jaillir et qui se précipite alors sur une lame, échappe au jeu relationnel normal. Tout ce qu’il pense à ce moment là se situe au-delà et en dehors de tout ce qu’il avait pensé au long de sa vie.
    Se suicider quand on est torturé constitue la décision la plus étrange, la plus folle selon le cadre normaliste mais c’est pourtant ce qui vient à l’esprit de tous ceux qui sont torturés ou en voie de l’être.



  • easy easy 5 décembre 2011 21:21



    Voyons, voyons, que vais-je pouvoir dire pour casser l’ambiance ?

    Eugnn...

    Ah !

    J’ai ça.

    Un jour, au parc de Rentilly (77) tout près du château de Guermantes, j’ai envie de photographier la grille mais en me plaçant côté intérieur, côté parc.

    Et côté parc, je me retrouve à 5 m du pavillon de garde où loge un couple de gardiens.
    Comme je fais le singe sur le muret qui surplombe le fossé sec, comme j’en suis déjà à 45 secondes de contorsions, je remarque que l’écran de contrôle de mon compact, lorsqu’il n’est pas encore allumé, fait miroir et me montre ce qui se passe dans mon dos, dans la loge.

    Alors que le gardien était probablement en train de touiller un match de foot, sa femme s’approche de la fenêtre et écarte légèrement le voilage. Elle me regarde deux secondes et à la troisième se retourne vers son homme.
    Mais il n’arrive pas.
    Alors elle l’appelle encore. Finalement le bougre arrive et regarde à son tour deux secondes puis il retourne à son chantier télévisuel. La bougresse reste un moment dépitée mais je fais trop l’acrobate, alors elle l’appelle encore.

    Le bougre revient, ouvre la fenêtre et me demande excédé ce que je fous là. Comme je lui réponds l’évidence que je prends des photos, il ne sait plus quoi redire. Je lui tourne le dos et, dans mon miroir magique, je vois sa femme le pousser à l’épaule genre « Tu dois lui montrer que c’est toi qui commandes ici ».
    Alors il aboie quelques hiéroglyphes.

    Comme j’avais compris qu’il y avait quelqu’un dans l’ombre qui tenait à ce qu’il en découse, j’ai rompu en déguerpissant fissa.

    Si donc sur une île, les femmes, effectivement plus endurantes et bénéficiant souvent d’une plus grande longévité, pratiquent de surcroît ce type d’aiguillonnage, il ne serait pas illogique qu’à terme, les hommes soient décimés.

    Ithaque est bien une île n’est-ce pas ?
    Quand je lis le retour d’Ulysse, je ne détecte pas trace d’aiguillonnage direct de la part de Pénélope.
    Cependant, connaissant la règle du jeu, connaissant son mari et son fort tempérament, elle devait se douter qu’il allait massacrer tous les hommes importants de l’île.
    Elle aurait donc pu dire des mots d’apaisement. Après tout, si ses prétendants se sont montrés empressés, aucun ne l’a violée, ni forcée à quoi que ce soit. Ils ont tous avalé la couleuvre de la tapisserie qui n’en finissait pas de finir. Ils n’étaient donc pas si mauvais ou cruel que ça.
    Elle aurait très bien pu empêcher ce massacre mais elle a préféré laisser son mari exécuter un massacre à sa gloire. Ce massacre a bel et bien été perprétré à la gloire de la fidélité de Pénélope.


    Bon là, c’est une légende.

    Mais va savoir combien de femmes et d’hommes se sont, par ce mythe, sentis tenus d’en faire autant ?

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