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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 10 décembre 2011 13:41

    Le système électoral à deux tours conduit automatiquement au partisme et même au bipartisme. Une gauche, une droite, rien d’autre.
    Ces partis étant les incontournables maisons de tout candidat, il est impossible de se faire élire sans être adoubé par l’une d’elles.

    Les chefs de des Maisons deviennent alors ceux qui désignent les candidats valables.

    Parmi les candidats adoubés, il y en a qui ont une histoire dans le fief qu’ils prétendent piloter et il y en a qui n’y ont aucune histoire. Ces derniers sont dits « parachutés » par les frustrés ou les railleurs de ce jeu d’influence.

    Qu’ils soient parachutés ou de terroir, tous les candidats sont essentiellement des barons désignés par un parti.

    Bien entendu que les chefs de Maison s’efforcent d’adouber des candidats ayant un profil gagnant, il peut donc parfois y avoir coïncidence entre un adoubement et une forte légitimité. Il existe des barons de Maisons fort légitimes qui n’ont pas eu à se mettre à genoux devant leur seigneur, sinon pour la forme.

    Tout se passe comme au Moyen-âge, fief, flèches, catapultes étant d’une autre matière, prébendes étant de la même matière, libellées en francs, écus ou euros.
    Le territoire de l’actuelle France était alors très morcelé. Il y avait plusieurs royaumes, plusieurs rois et chacun désignait, adoubait ou confirmait (selon les rapports de force) ses barons (Plus ou moins catapultés. Il y a eu des barons ne parlant pas la langue de leur fief).

    Ceux qui sont adoubés sont évidemment contents mais ce jeu provoque toujours plus de frustrés qui contestent cet adoubement, le trouvent injuste et en appellent à un autre procédé dont celui de primaires.

    La corruption ?
    Comment un système d’adoubement seigneurial ne serait-il pas fait que de trafics d’influence comme au Moyen âge ?

    Le cumul des mandats ?
    Comment un système d’adoubements seigneurail n’aboutirait-il pas systématiquement à des accumulations de mandats comme au Moyen-âge ?





    Depuis que les choses vont très mal en France, les gens disent beaucoup de mal du capitalisme. Sans être leur seule cible de réprimandes, il est en première ligne.
     
    Or le capitalisme, tant qu’il est de type « J’investis dans une fabrique de chocolat et je vais m’enrichir de la vente de millions de tablettes » avait des fondamentaux sinon parfaits, du moins intéressants pour une grande part de la masse car il offrait des emplois et même un cadre de vie complet.

    Après son épisode paternaliste à la Menier, Michelin ou Cognac-Jay, où l’ouvrier était condidéré en sa vie entière, le capitaliste, trop confronté aux bagarres liées au syndicalisme et à la concurrence mondiale par le plus bas coûts de production (ailleurs les patrons ne logeaient pas leurs ouvriers, ne construisaient pas d’écoles, pas de dispensaires, pas de maisons de retraite), s’est mis à viser une voie plus financière où son argent servait à faire de l’argent sans passer par la case usine.
    Cette nouvelle forme de capitalisme excluant l’ouvrier, ne se souciant plus de « bouches à nourrir », a engendré des légions de banquiers n’ayant plus rien d’autre en tête que de prêter de l’argent à taux le plus élevé possible donc à des gens les plus étranglés possibles. Le règle des 72 devenait leur obsession.

    Cet hyper capitalisme sans usines où à usines sans ouvriers, en même temps qu’il ne se souciait plus de loger gratuitement des ouvriers, a tout de même investi une part de son argent dans l’immobilier mais pour y loger au plus cher possible des gens coincés par les problématiques de transport et dont ils se moquent de la vie globale. Les nouveaux capitalistes exigent certes des revenus élevés à leurs locataires mais ne se soucient pas du tout de leur procurer ces revenus.

    L’hypercapitalisme d’après 1980 n’est donc pas que bancaire, il est aussi locatif, il est aussi un peu orienté vers quelques usines mais il se passe d’ouvriers.

    C’est déjà une première perversion puisque ça ne conduit pas directement à offrir des emplois et que ça vise toujours à tirer profit de l’étranglement des gens. (A signaler ici qu’il a existé, à un certain moment du colonialisme français, une politique visant le plus explicitement du monde à enrichir des indigènes -Indochinois en particulier- pour en faire des consommateurs de produits hexagonaux. Cet objectif s’est retrouvé hélas marginalisé par un objectif nettement plus exploiteur et raciste)

    Dans ce mouvement de désengagment ouvrier du capitalisme de papa, c’est à l’Etat qu’est revenu de prendre le relais des soucis des bouches à nourrir. Reste alors à savoir qui est l’Etat ou qui dans cet Etat se soucie vraiment de ce dont se souciaient les patrons paternalistes.

    A cette perversion qu’est l’hyper capitalisme non productif + transfert des problématiques sociales à l’Etat vague et monstrueuse machine, s’est ajouté le principe très moyen âgeux des élections où ceux qui pilotent l’Etat sortent de chapeaux sur lesquels le peuple n’a aucun contrôle, même au niveau des instances européennes et supranationales.

    Economie pervertie par l’hyper capitalisme + politique pervertie par le système électif à deux tours forment un ensemble complètement perverti que seules les primaires assainissent un peu.



    Relevons ici que jamais aucune sorte de compte n’est entrepris par qui que ce soit pour montrer la masse des richesses accaparée par les « élus » qui étaient censés faire mieux que les patrons papas. Ici et là, il est fait mention des prébendes et situations de rente des élus mais le décompte total des richesses qu’ils accaparent n’est jamais fait.
    Cette absence de compte existait sous les Mérovingiens, sous les Carolingiens, sous les Capétiens et encore de nos jours.

    De tels comptes faisant ressortir le prix du pilotage, s’ils avaient été faits et publiés sous Louis XIV auraient pu montrer que 95% des richesses allaient à la seule aristocratie.
    Mais autrefois, chaque aristocrate redistribuait directement au peuple par divers biais en offrant énormément d’emplois et de logements. (C’était sur le Trésor royal que Louis XIV finançait entièrement le collège de Saint Cyr de Madame de Maintenon où l’on sauvait de la misère des jeunes filles de petite noblesse en les éduquant aux probités) 
    Les comptes auraient donc été très difficiles à interpréter.


    De nos jours, les comptes de la masse des richesses que s’accaparent les « élus » seraient très faciles à faire et nous saurions aisément les interpréter puisqu’aucun élu ne finance quoi que de soit de collectif sur sa cagnotte et que chacun d’eux n’emploie tout au plus qu’une bonne Philippine et qu’un jardinier sur sa caisse.






  • easy easy 9 décembre 2011 18:26

    Ce Steve Mac Queen est Noir, Britannique et il est né en 1969



  • easy easy 9 décembre 2011 18:01

     T2 à taux variable ??

    Je propose le Taux zéro (que très très peu de gens pratiqueront, ça va de soi)
    + le Taux de 2% pour les Etats + le taux de 3% pour les entreprises + le Taux de 4% pour les particuliers.

    Ces taux étant fixes.


    Que les individus du monde entier trouvent ce principe viable et éthique, c’est assez probable.

    Que de ce consensus mondial il surgisse le décret mondial, c’est assez possible.

    Mais que techniquement nous puissions passer du jour au lendemain à ces taux, ouille, je ne crois pas ça possible du seul fait que, c’est bien l’objet d’un tel concept, tous ceux qui depuis quelques années ne conçoivent de gagner de l’argent que par la finance, devront changer de vision pour concevoir de gagner leur vie autrement.
    Comme il y a beaucoup de gens dans la finance, comme il y a également beaucoup de prêts en cours qui sont sur des taux très différents, ce virage ne devra se faire que de manière progressive.


    Il faudra donc décréter un calendrier pour un passage progressif à ces Taux Ethiques, tous moralement portés par le Master Taux Ethique c’est le Taux Zéro.







  • easy easy 9 décembre 2011 13:44

    Salut Vivin

    J’apprécie les livraisons d’expérience personnelle telle que la vôtre mais elles sont hélas trop rares sur ce site où chacun se tait sur son compte et préfère mouliner des divers mainstreams.

    Pourrriez-vous aller un peu plus loin et répondre à la question suivante ?

    Il est certes très difficile quand on est né dans un chaudron, de faire la part ce qui en soi relève de l’intrinsèque (histoire personnelle spéciale incluse) et de ce qui en soi relève du chaudron, de la culture, de l’acquis.

    C’est donc un effort surhumain que je vous demande d’accomplir pour essayer de nous dire si oui ou non une part du désir sexuel que vous ressentez, avec les fantasmes afférents (« Il faudrait que ça se passe comme ci, il faudrait que ça se passe comme ça ») provient de la culture.

    Seriez-vous d’accord pour convenir que, pour les handicapés par exemple, plus le courant affirmant qu’ils ont, eux aussi, besoin « que le corps exulte » grandit, plus ils ressentent effectivement ce besoin ?
     (Besoin ou désir qui, sans ce courant émergeant, serait éteint par un deuil de plus)





    En ce qui me concerne, je crois que la part cultuelle est très importante dans toutes nos sortes de désirs et répulsions.

    Je pense par exemple au cas des religieux qui, ayant mis le pied dans un certain milieu cultivant l’abstinence, finissent, pour une grande part d’entre eux, par ne plus ressentir ce désir. Ils sont rarement totalement isolés et ils continuent de se faire doucher par la culture commune qui affirme que le sexage est une nécessité. Certains d’entre eux trahissent leur voeux ou doivent mener une énorme lutte intérieure (comparable à la lutte pacifique, passive, que mènent ceux d’entre nous qui renoncent plus ou moins volontairement, plus ou moins glorieusement, au consumérisme). Mais une belle proportion de ces engagés de la chasteté parviennent bel et bien à ne pas ressentir le désir (en se gardant, c’est logique, d’approcher de trop près l’haleine fruitée des autres)

    Pour ma part, je me souviens qu’un jour, alors que je découvrais encore la France, une amie m’avait dit la « misère sexuelle » des immigrés, contraints de faire la queue au bas des immeubles de la Goutte d’Or pour une passe.
    « Misère sexuelle »
    Jusqu’à ce jour là, j’ignorais ce concept. J’ignorais que si l’on ne sexait pas on était non seulement dans la misère mais qu’en plus, on inspirait de la pitié (pas la pitié issue de la tendresse mais la pitié issue du mépris ou de l’arrogance, celle qu’on pratique beaucoup depuis deux siècles)

    Ainsi, tout au contraire du petit courant abstinent qui voit une certaine gloire, un certain honneur, une certaine probité, une certaine pureté ou une certaine écologique au non sexage (plus ou moins choisi), il existe un grand courant copuliste qui méprise ceux qui ne copulent pas.

    Juger en Bien / Mal de ce phénomène qui nous déchire, nous divise et nous radicalise assez violemment me semble impossible ou non juste (le principe de majorité ne me semblant garant que de valeur relative, non absolue). Mais, sans le juger, je pense qu’il existe et qu’il n’est pas inutile de le dire. En parler offre d’accéder à la tolérance aussi bien des rigidités maintenues jusqu’au bout que des faillites, des errements, des ambivalences et des hésitations.


    (Les histoires personnelles, pour très conséquentes qu’elles soient, ne nous conduisant qu’à nous inscrire plutôt dans un courant qu’un autre, soit très jeune sans plus en changer, soit de manière alternative à la suite de quelque choc ou rupture)



    Allez, pour la route, je rappelle un peu le cas de Madame de Maintenon.
    Après un début de vie singulier (épisode en Martinique), après s’être mariée à Scaron qui décède à 50 ans, la voilà encore très jeune à s’occuper des bâtards de Louis XIV, élevés hors Cour. Lors d’une visite à ses petits, le roi remarque la grande affection maternelle qu’exprime cette veuve et en fait sa maîtresse, son égérie.
    Cette femme, sans avoir été aussi intrigante que bien d’autres, se sera tout de même vue trop intéressée et aura progressivement accompli une sorte de virage vers plius de probité.
    Au point qu’elle s’est mise en tête de créer un collège regroupant des jeunes filles de petite noblesse pauvre pour en faire une cohorte de femmes éduquées, instruites de toutes choses, talentueuses, aptes à servir tous les ministères, mais probes.

    Madame, qui n’était pas appréciée de la Cour, découvrit qu’en grandissant ses jeunes filles réputées attiraient les courtisans qui les entreprenaient alors.
    Fâchée d’un si facile dévergondage de ses filles, elle devint plus ferme et les orienta de plus en plus fortement vers un mariage avec Jésus.

    Madame et le roi convenant qu’ils avaient abusé d’arrogances en tous genres, s’entendaient parfaitement pour se racheter en soutenant leur fabrique de saintes de Saint Cyr.
    Tous deux pratiquaient certes toujours le sexage, le roi estimant qu’il avait besoin de ça pour tenir son rôle. Tous deux ont révoqué l’Edit de Nantes et ont donc martyrisé les protestants mais ce couple royal est bien allé vers l’abstinence ou la frugalité par procuration.

    Je crois qu’il ne faut ni en rire ni en juger, le Monde n’étant fait que de cas similaires.





  • easy easy 8 décembre 2011 20:26

    J’aurais mieux vu que vous vous en tinssiez à votre expérience de libraire.

    Il ne me semble pas sain ou solide que des personnes qui bénéficient d’une expérience directe avec les choses débattues ne se contentent pas de nous la raconter et qu’ils en viennent à tricoter à partir de celles d’autrui.

    Nous avons tous une expérience de l’amour, de l’argent, de la violence, de la générosité, de la faim, de l’islam, de la poésie, de la pauvreté, de l’arrogance. Alors quand nous parlons d’un de ces sujets, nous devrions n’en dire que ce que nous en avons vécu.

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