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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 5 décembre 2011 14:14

    La problématique RTT, je la laisse de côté tant elle m’apparaît en carotte Vs navet avec le fait de « L’échec de l’émission des obligations allemandes » 


    A la base, les obligations allemandes avaient effectivement la cote au sens où elles avaient du crédit et ne valaient donc rien du point de vue rendement (même pas 2%). Pour autant, mais ce n’est qu’un détail dans ma discussion, ça fait 11 ans que la Bundesbank “ramasse” une partie des adjudicatons pour ses propres opérations d’apport de liquidité au marché secondaire.
    Par exemple en octobre, elle en avait ramassé 18,5%. Très normalement.

    Par contre en en ramassant 40% le 23 novembre, elle a fait se gausser ceux qui ne voient qu’une partie des choses.

    L’Allemagne a, ce jour là, fait comme une petite erreur de calibrage. Proposer 2% quand il était temps et moeurs de proposer 2,2%, était une erreur mais volontaire, je veux dire à tenter. Ce n’est pas à l’Allemagne, même si elle sent le marché se tourner vers des taux plus élevés, de commencer à se brader en proposant d’emblée 2,2 ou 2,5%
    Elle avait fait le choix de la jouer « valeur traditionnellement sûre qui ne paye donc que très peu » et avait eu raison de tenter le coup.

    Elle a fait ce que font les grands Champagnes qui refusent de s’aligner sur les prix bas de la concurrence au motif que leur vin est de meilleure qualité. Ont-ils tort ou raison ? La réponse n’est pas évidente.




    Comment raisonne le marché ?
    De concert.

    Lorsqu’une majorité de pays passent pour sûrs et qu’ils émettent donc des obligations peu payées, les volumes à jouer dans cet espace « peu payé » sont si grands que chacun les joue. De ce concert, il ressort une sorte de règle, d’habitude ou de bienséance consistant à placer une grande partie de ses oeufs sur des obligations si sûres qu’elles ne rapportent que des clopinettes.
     
    Les entreprises et les collectivités, quand elles disposent de trésorerie à placer, sont obligées de la placer sur ce que le fisc admet comme « valeurs sûres ». Donc très peu lucratives. Si un patron ou un maire place de la trésorerie par exemple sur des valeurs technologiques susceptibles de faire + 300 et que ces valeurs tombent à - 120, il seront condamnés par l’Administration et en seront personnellement comptables. Des volumes énormes de trésorerie placée l’étaient donc obligatoirement sur des obligations « sûres » (partie en Sicav court terme, partie obligations plus long terme)



    Mais depuis quelques années, le paysage change et montre de plus en plus de pays peu sûrs car trop endettés. Les pays les plus endettés ne trouvant pas preneurs pour leurs obligations à 2%, ils proposent de les rémunérer 3%, 4 %, 6%...
    Et le marché s’habitue à faire face à un volume global d’obligations de plus en plus fortement rémunérées (jusqu’à 32% !)

    Ces obligations fortement rémunérées étaient dites à risque. Mais quand le risque se généralise à tous les horizons, quand il n’y a plus de choix en « père tranquille » chacun s’habitue à jouer des risques plus élevés pour goûter à ces rendements nettement plus lucratifs.
    De concert, les marchés réhaussent leur niveau de risque accepté et l’Administration ne reprochera plus à un maire ou à un PDG d’avoir placé sa trésorerie sur des obligations à 7%.
    D’autant que quel que soit le taux ou le risque, le fait même de l’Euro en tant que monnaie n’est plus sûr. On prête des dollars, des Yuans des Euros aux pays européens mais dans 5 ans, ils vont rembourser en monnaie de quel singe ?


    Même s’il existait sur Mars un Etat hyper sûr offrant 2%, les marchés actuels seraient peu intéressés.

    En économie comme en psychologie, les paramètres n’étant jamais aussi isolés les uns des autres qu’ils apparaissent dans les shèmes théoristes, ce qui s’est passé le 23 novembre résulte à la fois d’une situation allemande qui semble moins sûre et du fait que les investisseurs-spéculateurs sont de moins en moins intéressé par les rendements pépères.
     
    Le marché a une préférence de plus en plus forte pour les coups hyper rapides hyper payés. Il va donc de plus en plus vers les emprunts très courts à taux de 100%, comme à Venise autrefois. Du coup, autre paramètre qui change et complique l’analyse, de plus en plus de gens estiment qu’il est plus lucratif de prêter à 50% sur 6 mois que de labourer la terre.
    Il entre donc sur le marché de plus en plus d’amateurs de sensations fortes.

    L’attachement éternel entre deux personnes est dépassé.
    C’est le boursage entre deux portes qu’on pratique désormais.



  • easy easy 3 décembre 2011 18:58

    Ne rigolez pas Jo,

    La vie m’a appris que les croyances aident les gens à trouver un sens à ce qui, sinon, leur paraîtrait absurde « Pourquoi, ce matin, alors que j’ai été gentil, un tremblement de terre a détruit ma maison ? Ca n’a aucun sens »

    Dans ce pays, mais ailleurs aussi, on fait un lien entre souffrances et punitions. On résout les crimes en faisant souffrir les criminels.
    Si le « Ciel » nous renverse notre maison, nous avons l’impression qu’il nous punit. Et comme nous avons forcément fauté quelque part, ne serait-ce qu’en ne brûlant pas suffisamment d’hérétiques, nous nous sentons coupables et dans le colimateur de Dieu.
     
    Cette culpabilité ou épée de Damoclès, il nous faut la renvoyer au plus vite vers d’autres. Il nous faut inventer des responsables des pestes et éruptions volcaniques. Et comme nous y parvenons (il suffit de se mettre d’accord à plusieurs), nous savons plus facilement encore désigner un responsable de naufrage, d’explosion industrielle ou d’accident ferroviaire.

     
    Ainsi, il est grave ou conséquent de saper les croyances qu’ont les gens en des complots quand ils sont face à des catastrophes.


    Ces gens qui jouent à croire que le climat est contrôlé par des méchants et depuis des Haarp, qui gênent-ils pour l’instant ? Personne. Ils accusent certes les installateurs des Haarps, m’enfin, ils ne leur font pas de procès, ils ne parlent pas de les pendre. Et puis ils vendent des livres sur cette croyance, et ils les lisent et ils ont l’impression d’être plus informés....

    Alors pourquoi ne pas les laisser dans cette croyance qui les aide à donner du sens à l’absurdité de la vie ? 







    Sur la portation (je désigne ainsi le fait qu’en tripotant une détente ici, on parvient à tuer à 200m, ou qu’en tripotant une torche ici on parvient à poser de la lumière sur un objet à 100m) il y a vraiment un très gros fantasme chez chacun de nous de pouvoir exercer toutes sortes d’effets à distance. Enormément de recherches et de découvertes, dont la radio la télé, le GSM, ont été faites parce que nous sommes très intéressés par cet axe de la portation.
     

    Il se trouve que la nature parvient à des performances que nous n’approchons pas du tout.

    Dans l’atmosphère et en plus du gradient de compression de l’air en fonction de l’altitude, il peut y avoir des écarts de pression durable de 50% (à altitude égale disons) ce qui forme les vents.
    Or l’homme ne peut réaliser une aussi grande différence de pression durable entre deux points de l’atmosphère ouverts

    Dans l’atmosphère, il peut se produire des condensations à verses, pluie neige et grêle sans aucun support solide
    Or l’homme ne peut réaliser ces condensations que sur des supports ou parois solides


    Dans l’atmosphère, il peut se produire des foudres d’un cuble d’air à un autre cube d’air sans aucun support solide
    L’homme en est absolument incapable en dépit de tous les Harry Potter

    La Terre a des plaques tectoniques gigantesques qui se déplacent et lèvent des montagnes sur 10 000 m
    Or l’homme, quand il parvient à déplacer un obélisque, c’est tout un exploit

    Mais bon, il y a des gens qui n’ont pas le sens des échelles et qui ont envie de croire que des méchants sont capables de provoquer des tornades. Et je crois que si c’est bien de briser les superstitions qui vont à brûler des sorcières, ce n’est pas forcément aussi bien de briser celles qui n’appellent à aucun lynchage.




  • easy easy 3 décembre 2011 16:40


    Alors que la nature sait ioniser « en l’air », entre deux nuages et au sein d’un nuage, l’homme ne sait ioniser qu’entre deux plaques, anodes ou antennes.

    Les Haarp sont des installations d’antennes en rateau plan formant une sorte de grille plane placée à 30 m du sol et quand ces antennes rayonnnent, l’air situé dans ce plan, un peu de part et d’autre aussi, s’ionise un peu. Seule une grille HAARP bien ferraillée et lourdingue parvient à réaliser à 30 m du sol et au prix de 30 000 000 $ pour une surface d’un dixième de km², une couche d’air épaisse de quelques décimètres de part et d’autre de ce plan de rateaux. En dehors de cet espace entre rateaux, rien, nada, aucune ionisation.
    Même en tirant à mort sur l’élastique du possible, on pourrait éventuellement parvenir à ioniser de l’air devant disons une parabole-canon mais l’air sera alors fortement ionisé tout près et très faiblement ionisé au loin. Il sera archi impossible de ne pas ioniser devant le canon tout en ionisant fortement 1000m plus loin dans le même bloc du même air.
    A l’ultra limite des délires portationnistes, si au loin l’air avait soudain une densité plus forte, on pourrait réver que notre canon ionise peu devant lui mais beaucoup quand il parvient à la couche d’air dense.
    Or, concernant l’atmosphère, plus ça monte et moins il y a d’air à ioniser. Jamais un canon à ioniser ne parviendra à ioniser peu près du sol et fortement à 10 000 m d’altitude



    Avec une torche à piles, nous savons envoyer de la lumière sur un mur situé à 20 m de nous et ce pouvoir ajouté à celui du fusil, tous deux assez épatants par ce pouvoir de portation, nous font automatiquement fantasmer à beaucoup de sortes de portations.

    Ce désir, ce fantasme est très puissant et donc très trompeur.
    Nous allons très vite à croire quiconque nous affirmerait qu’il est possible de ioniser de l’air à distance, comme au bout d’une torche ou d’un canon.

    A partir du moment où l’on parvient à faire croire qu’il existerait des « ondes radio d’une certaine fréquence » pouvant réaliser une ionisation à distance, on a fait l’essentiel, le reste va tout seul. Yaplus de résistance, on est dans la motte de beurre

    On peut alors faire croire que ce pouvoir d’ioniser à distance pourrait permettre de fabriquer, à 10km du sol, une couche d’air ionisé sous contrôle

    Et on peut faire croire à la suite du fantasme.
    A savoir

    Que cette couche formera miroir parfait, plan, stable, fixe, non réfractant, non diffractant, non diffusant, non absorbant
    Que placé à dix kilomètres au-dessus de soi, il saura réfléchir un rayon destructeur ou changeateur de climat à plus de 10 kilomètres de soi
    Que ce rayon changeateur de climat ainsi que son installation existe déjà et depuis un moment puisque les 4 bases HAARP du Monde, situées dans divers pays, se sont bien entendues pour perturber le climat
    Que ces perturbations climatiques ont été particulièrement remarquées depuis 20 ans Qu’elles ne frappent plus que des pays à détruire.
    Que les tempêtes de neige et les cyclones ne frappent plus les EU
    Que l’Iran subit avalanches et inondations
    Que les tsunamis ne frappent plus le Japon et les plages Indonésiennes
    Que l’Afghanistan est noyé sous un déluge de pluies.
    Que la Russie se retrouve avec des moussons 
    Que des edelweis apparaissent en Arabie Saoudite 
    Que Paris Plage c’est en janvier.



  • easy easy 2 décembre 2011 21:02


    La patronne qui recherche un serveur parlant bien anglais passe son annonce à PE.
    Les mois passent, aucun candidat ne parle bien l’anglais. Elle râle, vous entendez sa réflexion.
    Mais 6 mois sont passés et la voilà qui, par dépit, embauche un serveur parlant trois mots d’anglais.
    Elle retire son annonce ?
    Que nenni.

    Son annonce reste valide, on ne sait jamais. Si par miracle la perle arrive un jour, on fera coulisser les postes pour l’essayer. mais ça n’arrive quasiment jamais.

    C’est ainsi qu’il semble que des milliers de patrons attendent dix ans la perle rare alors qu’ils sont en train de faire avec ce qu’ils ont trouvé aux termes des 6 premiers mois d’attente.

    PE n’a aucun moyen de vérifier la réalité de la vacance des postes pour lesquels elle essaye de trouver le bon candidat.
    Un patron peut même passer 8 annonces hyper exigeantes mais à déclinaisons différentes pour un seul poste qu’il voudrait solutionner.



  • easy easy 2 décembre 2011 20:41




    Vous dites que le chef de la sécurité n’a pas été efficace ?


    Je pense avoir dit la même chose que vous, en substance.

    «  »« Le chef de la sécurité, lui, peut rester hyper parano à très juste titre, il n’a pas à se détendre. Mais les opérateurs qui sont obligés de la jouer »mission impossible« doivent forcément se décontracter. Il y a donc des accidents, aujourd’hui comme du temps des pyramides.

    Concernant l’accident de ces 3 ouvriers, puisque les deux équipes étaient toutes deux en situation exceptionnelle, il y a au moins deux chefs de sécurité qui n’ont pas été assez paranos ou maniaques. »«  »


    On échangera mes mots « paranos et maniaques » pour les remplacer par méticuleux, professionnels, chiants, teigneux, rigoureux, procédurier, si l’on veut.



    Concernant les détails techniques, alors que vous dites être du rail, vous n’abordez que les principes généraux de la sécurité du travail sur voies (Homme consacré à la surveillance à chaque bout, avec drapeau et trompe...)

    Mais ici, vous devriez admettre que la situation était particulière en ce que RFF avait loué la voie entière à Alstom qui était donc censé opérer seule sur ce tronçon. Tous les dispositifs intra Alstom ont probablement été OK (Aucun train Alstom prévu donc pas besoin de placer de guetteurs). Mais patatras, un manque d’info intra RFF a fait qu’un train s’est introduit dans cet espace que Alstom se croyait réservé.

    Vous avez alors à admettre que du côté d’Alstom qui était seul présent sur le site, tout avait été bien foutu et qu’il avait semblé raisonnable de ne pas avoir besoin de placer deux guetteurs.
    Et bien cet accident servira sans doute de leçon de plus : Quand on bosse sur des voies dont on ne voit pas le bout, que ce soit en ligne droite ou en virage, on doit TOUJOURS placer des guetteurs (et on pourrait pousser à exiger deux guetteurs par côté des fois qu’il y en ait un qui soit pris de vertige)


    Chaque accident démontre que les responsables de la sécurité n’ont pas été suffisamment paranos. Dans cet accident, le chef sécurité RFF a fait une grosse erreur (car il sait que c’est à son niveau que les trains peuvent ou non entrer sur le tronçon) et le chef sécurité Alstom a fait une petite erreur en manquant d’être hyper parano (Alors qui savait qu’il n’y aurait pas de train, il aurait dû disposer quand même des guetteurs)

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