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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 29 novembre 2011 21:42

    Les retraites, en tous cas en France, reposent sur le même principe qui nous envoie dans le mur depuis deux siècles, celui du report de la charge à plus tard ou plus loin.
    A la rigueur on peut rétropédaler pour en sortir progressivement mais il faudra forcément en sortir.
    Même en reculant progressivement, il va arriver un moment, p’tet dans 25 ans, où la situation d’une personne sera très différente de celle qu’avait connue ses parents. 

    En considérant que de toutes manières une personne âgée ne peut pas travailler de la même manière que dans sa jeunesse, il pourrait exister une solution claire et simple à mettre en place. Seuls les retraités pourraient mettre des biens en location.
    L’activité de bailleur leur serait réservée.
    Il y aurait alors dans nos pays une masse de jeunes tous locataires de retraités, une masse de quadragénaires qui commenceraient à devenir proprios et bien sûr la masse des retraités tous bailleurs.
    Quant aux entreprises, elles devront rester indéfiniment locataires de groupement de bailleurs-retraités, y compris concernant leurs usines.
    Aucun héritage immobilier ou foncier. Tout l’immobilier revenant à l’Etat au décès des retraités, l’Etat qui le revend alors aux quadragénaires. L’accession à la propriété (tant on est en vie, ne pouvant donc se faire que par des tractations avec l’Etat sous forme d’enchères publiques. L’Etat qui casse le trop vieux et qui reconstruit en mieux. 
    Ce principe revenant donc à acquérir, à partir de 40 ans, comme une « charge à prébende immobilière »
     
    Fin de la spéculation immobilière. Fin des immeubles insalubres. Fin des fortunes immobilières. Fin du casse-tête des retraites.




     





  • easy easy 29 novembre 2011 21:03

    L’instruction étant obligatoire, le travail des enfants étant interdit, ces obligations faisant partie de la philosophie d’un Système, l’Etat qui l’impose devrait en assumer toutes les conséquences et charges. Sans même pouvoir réclamer à ses diplômés un quelconque remboursement.




  • easy easy 29 novembre 2011 19:38

    Tiens, je vais profiter de ce sujet sur l’énergie pour parler de l’énergie d’une autre manière.


    Avant 1800, en gros, il n’y avait pas 36 sources d’énergie. On faisait tourner les meules avec le vent et les rivières, on faisait avancer les bateaux avec le vent, on faisait sécher bien des choses au soleil et, plus spécialement, on utilisait le bois et le charbon.

    Le principe d’une énergie alien aux bras et aux jambes était donc installé. Mais on remarquera déjà que les seules contrées à avoir accordé une grande place aux voiles et aubes étaient Méditerranéennes et Pacifiques. Je ne sache pas que les Incas ou Aztèques y aient beaucoup recouru qui boudaient jusqu’à la roue (La roue pose un problème de voies).


    Au total, nos anciens recouraient certes aux énergies alien non musculaires m’enfin, le muscle est resté très prépondérant.

    Quiconque, à l’époque, voulait réaliser un grand ouvrage, particulier ou collectif, devait forcément penser en termes de bouches à nourrir le temps de son chantier, voire de son entretien.
    Bouches humaines et animales.

    Rien de petit ou de grand ne pouvait se concevoir sans inclure nourriture, habillement et logement donc vie entière des ouvriers et bestioles afférentes.

    Un menhir, une amphore, un bracelet, une muraille, un canal, une pirogue, tout objet tout projet, toute entreprise incluait automatiquement de la vie complète. Fallait voir la logistique des guerres anciennes ! Fallait voir comment ça grouillait de vies autour de la Grande Muraille. Pfiouuu, c’était des kilomètres de charrettes et de chariots remplis de casseroles, de poulets et de pinard qui suivaient les troupes.

    Ce principe était encore très valable pour Austerlitz et Waterloo. Il fallait des hommes ,des hommes et encore des hommes. Il fallait donc les faire vivre.

    C’était encore valable pour WW1 et WW2

    Mais ça tend à basculer. Une guerre, comme celle que nous venons de livrer contre Kadhafi, n’est plus synonyme de bouches à nourrir ou de pieds à chausser. Encore un peu plus de drones pilotés à la maison et hop, nous aurons complètement basculé dans le OB. Il y avait toujours eu le O Killed, mais dans un siècle, il y aura le O Bed : la guerre dans lit, sans cantine, sans godasse, sans bière ni tabac à fournir.
     
    C’est que depuis deux siècles, l’énergie non musculaire est devenue hégémonique. On ne se rase plus avec ses muscles mais avec de l’électricité. Alors on défonce des bunker avec de l’électricité et on réprime des manifestant à l’électricité. Alors les bourreaux recourent à l’électricité. Alors on jouit à l’électricité.

    Depuis 1800 et progressivement, tout objet est fantasmé NB, No Bed. A part pour quelques produits dits artisanaux que certains caressent précisément parce qu’ils ne relèvent pas de la culture NB. Mais ce qui est épatant c’est que non seulement le produit est désormais fabriqué à l’électricité mais il doit être lui-même consommateur d’électricité ou de quelque pétrole. Un objet tel une brosse à dent, si ce n’est qu’un objet inerte, buerk. Il faut qu’elle bouge toute seule cette bestiole électrique.

    Depuis 1800, l’ensemble machine + énergie non musculaire, est devenu créateur de miracle en ce qu’il rend obsolète toute la question de la bouche à nourrir. Du coup, le zéro bouche, d’effet induit, est devenu l’objectif de perfection. Parvenir à produire des milliards de Lego et à les vendre sans avoir le souci d’une seule bouche à nourrir, voilà l’objectif.


    Jamais au grand jamais Alexandre ne visait le zéro bouche. C’était lourd d’assurer la vie de centaines de milliers de soldats mais pas un instant, même en pleine fièvre, il ne pouvait envisager d’effacer cette obligation.
    Et voilà qu’à partir de 1800, il devint signe de performance d’aboutir au NB. Tout faire, tout obtenir sans avoir de bouches à nourrir, de lits à installer.

    Cet objectif est devenu hyper central de toutes les stratégies tant militaires qu’économiques. 

    Alors, plus rien en dehors d’un vague besoin de maintenir une population nombreuse, ne soutien le concept, la nécessité de « bouches à nourrir ». Mais consommatrices, donc acheteuses ces bouches ouiiiiii, il en faut, plein, plein, plein.
    Il n’est plus question d’avoir la charge de faire vivre des gens, mais il est désormais question de pousser les gens à acheter ce que les machines-énergies produisent.
    Ca n’intéresse plus personne de se charger de masses à nourrir et à vêtir, mais ça intéresse tout le monde d’avoir plein de consommateurs.

    Se pose alors le problème de l’argent et on a donc inventé le billet industriel et le crédit. « Tu ne peux pas payer cash ? Tu m’étonnes, c’est bien logique. Mais pas de problème ma poule, je vais te faire crédit et tu paieras plus tard ou tes enfants à ta place ». Ca ne pouvait que finir en catastrophe.





    D’autre part, alors que l’obligation de nourrir les bouches stabilisait les relations (Napoléon a largement conservé ses soldats, conseillers et maréchaux survivants sur dix ans et il connaissait leur nom), le nouveau principe consistant à ne plus vouloir entendre parler de bouches à nourrir a cassé les liens et chacun est devenu interchangeable aux postes de surveillant ou approvisonneur de machines-énergies. 

     
    De WW1 et WW2 nous parvenons encore à citer quelques noms de héros (Moins qu’autour de Napoléon). Mais de nos guerres en Afrique centrale, en Lybie et en Afghanistan, ZERO.


    Non seulement l’énergisme fossile a tué l’ancestrale préoccupation des bouches à nourrir mais il a aussi complètement dépersonnalisé les individus.




    Ah ! Puisque cette conjugaison en « bouches à nourrir » nous renvoie forcément à Coluche, je vais en raconter un détail. Je vivais tout près de sa maison de vacances en Guadeloupe et comme les Français qui y maraudent constituent une tite communauté, j’ai vite entendu des choses sur notre comique. Par exemple, que chaque fois qu’il s’y rendait (ses copains y étaient plus souvent que lui) il remplissait de bifetons un vase placé dans l’entrée. Quiconque était coincé pouvait se servir sans être vu.



  • easy easy 29 novembre 2011 16:06

    Dans de très nombreux commentaires de docteurs du XIXème siècle on voit des critiques corporelles « Ils marchent mal, et encore, si ce n’était que ça, mais pire, ils respirent mal »

    Mais je n’y crois pas au corporellisme.
    Le moeursisme lui est supérieur, lui est amont


    Si un explorateur Blanc arpente l’Australie du XVIème siècle avec son Cayenne, s’il crève un pneu, s’il rencontre un mec vert avec 5 yeux et trois bras, et que ce mec lui dit « Oh putaingue ! T’as du bol, je viens de rentrer un jeu de Michelin 17 pouces en 135 x 43, je te les fait à 680 € montage compris, payable en carte Gold » foin de vert, foin de yeux, foin de bras, ils seront amis.


    Les préoccupations identiques, les convergences d’idées font les amis, les clubs de foot différents font les ennemis.
    Quelle que soit la couleur

    Lorsque les gens de moeurs différentes sont au très loin, ça ne nous touche pas, on s’en fout. Mais quand ils pensent, raisonnent, choisissent différemment devant nous, ça nous file des boutons.

    (Nous nous sommes bien plus massacrés entre Blancs, dans nos guerres et nos stades, que nous n’avons massacré de Colorés pour leur seule couleur. Personne au Monde n’a jamais été tué ou torturé uniquement parce qu’il était physiquement différent)

    L’allergie première est sur la pensée différente de la sienne. Mais sans doute pour dissimuler l’absurdité de cette intolérance, sans doute parce que les gens d’un physique donné ont souvent une pensée différente, nous avons peu épilogué sur ces différences de psychologie et nous avons déporté le problème vers le physique.


    Bien entendu que tous les hommes d’allure Aborigène ont tendance à penser en termes de kangourous et de boomerang, non en terme de MACD sur le CAC 40. Il est donc possible et tentant de généraliser pour en venir à dire que tous les Aborigènes sont insupportables à cause de leurs narines, dissimulant ainsi qu’ils nous insupportent parce qu’ils ne respectent rien de nos soucis. Bien entendu que cette généralisation facile crée parfois des surprises puisqu’il existe des Aborigènes traders mais on éludera les exceptions pour en rester à la généralisation.

    C’est la mentalité différente qui nous allergise mais nous peinons à prouver que celle de l’autre est mauvaise alors nous avatarisons la question, nous la transformons en soi-disant problème physique plus flagrant, plus « probant » et notre allergie prend alors allure de corporellisme, physisme ou racisme où il nous semble plus facile de prouver que nous sommes les mieux faits, voire les parfaits.
     (Cf Vitruve)

    C’est bel et bien par ici que l’égocentrisme a été extrêmement fort et c’est ici que le culte du corps et de ses canons a existé. Nulle part ailleurs.



  • easy easy 29 novembre 2011 15:24

    Nietzsche vous inspire.
    Ce qu’il dit n’est pas faux mais pas plus que Marx, il ne propose de principe très simple à observer pour sortir du piège dans lequel nous sommes tombés il y a deux siècles.



    Jusqu’en 1800, tout ce qu’on produisait, charbon, pyramide, huile, cathédrale, bataille, concert, ne pouvait se concevoir sans bouches à nourrir.

    Pas question d’envisager les Thermopyles ou Austerlitz sans envisager des casseroles, des chaussures et du vin.

    Soudain, cette loi qui avait semblé incontournable depuis la nuit des temps a pu être contournée.
    Et bizarrement, sans que ça ait choqué qui que ce soit sur le coup.
    On croyait en finir avec l’esclavage, on acclamait la machine, alors qu’en fait, n’obligeant plus aux bouches à nourrir, elle allait faire de nous des bouches crevant de faim. (Un grain de sable dans notre Machine et dans un mois, le Monde entier n’a plus rien à bouffer)

    Le fait que ça n’ait choqué personne immédiatement doit nous faire réfléchir. Je ne vois qu’une seule explication possible à notre aveuglement. Chacun était fasciné par le prodige inédit valant miracle qu’accomplissait la machine et chacun se disait que les bouches qu’il n’y avait plus à nourrir ici, se nourriraient bien ailleurs. 

    Ailleurs ?
    Quel ailleurs ?

    C’est plus que bizarre cette propension au « Ailleurs » comme réponse à tous les problèmes fondamentaux. On ne voit pas de soluce ici ? T’inquiète ma poule, on le trouvera ailleurs.
    Du coup, le Ici ayant besoin du Ailleurs comme soluce, nous avons versé dans le colonialisme certes, mais aussi dans la décharge d’ordures ailleurs. (Tout le problème que pose Fukushima se résout en « Ailleurs ». Ailleurs pour nous qui considérons que cette saleté est trop loin pour nous poser problème et ailleurs pour les Japonais qui cherchent à évacuer leur saleté vers quelque ailleurs)

    Le Ailleurs a donc fait florès non seulement géographiquement mais également chronologiquement. La dette à faire rembourser par un ailleurs dans le temps a donc surgi comme soluce en même temps que les solutions en ailleurs géographiques.

    Nous avons à admettre , au moins retrospectivement, que tous les ailleurs, même de seulement 1 kilomètre, même de seulement 3 ans, sont de fausses échappatoires.

    Il faut tout résoudre ici et maintenant.
    A poser que le meilleur système soit celui qui comprend des bouches à nourrir, tout autre système proposé au monde doit convenir ici et maintenant avec interdiction de compter sur quelque ailleurs.


    Il s’agit de revisiter le « Hic et nunc » en ne versant plus dans le « Carpe diem », ni même dans le « Carpe diem quam minimum credula postero » mais dans une nouvelle formule en « L’ailleurs n’est pas une décharge »

    Ce principe très simple à retenir est évidemment très exigeant mais comme il est clair, rationnel et sensé, s’y tenir strictement peut nous conduire vers une véritable solution.

    Pas de crédit pécuniaire, pas de crédit spatial, pas de crédit temporel.



    En ce moment, il ne manque pas de gens pour dire soit que la guerre est inévitable soit qu’elle est solution, comme par le passé.
    Que la guerre survienne, c’est possible. Mais qu’elle soit solution, j’en doute fort.
    Depuis la Guerre de Troie en passant par Alexandre le Grand, Jules César, Napoléon, Hitler et Eisenhower, les guerres ont effectivement été conçues autour de bouches à nourrir et de pieds à chausser. Il fallait du monde, beaucoup de monde.

    Or les dernières guerres que nous réalisons indiquent que la question des bouches à remplir et des pieds à chausser se pose de moins en moins.

    Les Américains n’ayant pas fait de l’utilisation de la bombe atomique un tabou, nous nous échangerons mille ogives portées par mille robots qu’il n’y aura encore eu nulle part la moindre préoccupation en termes de cantines et de tabac.
    La guerre aura peut-être lieu mais, pour la première fois de l’Histoire, elle ne sera pas une solution, elle sera le Suicide Global.

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