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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 26 novembre 2011 10:05

    Pourquoi dites-vous que je trouve que c’est normal ?
    Pourquoi mon point de vue est archaïque ?



  • easy easy 25 novembre 2011 19:27

    Vous déniez la plus grande partie du problème.

    Le handicap à la naissance ou après, relève de l’accident non souhaité, cauchemardisé même, mais une fois qu’il est là, est à positiver.

    Avant et après le bon tirage du Loto, la profession de foi du joueur est la même « Etre friqué c’est bien »

    Par contre avant et après le handicap, la profession de foi du handicapé et de ses proches doit s’inverser.
    Avant c’est « Attention à ne surtout pas te blesser »
    Après c’est « Ah bin je te préfère avec deux jambes en moins »

    Cette inversion vaut pour bien d’autres choses
    Avant le bac les parents doivent dire « IL faut absolument que tu aies ton bac sinon tu seras éboueur »
    Après l’échec ils doivent dire « Mah, tu sais, yen a plein qui ont fait fortune sans le bac »

    Il n’est pas normal de parler du handicap sans évoquer ce renversement.

    Une entreprise ne peut pas consacrer 2% de son bénéfice à la sécurité de ses salariés, les brieffer 5 fois par semaine sur les consignes à respecter et le lendemain d’un accident, prétendre que le handicap est une belle chose dont on peut être fier.

    Le déni permanent qui est fait autour des handicapés sur ce retournement donc sur le fait qu’il doit exister une profession de foi avant l’accident allant à refuser et à dramatiser le handicap pourrit tout discours qui ne l’exhume pas. 

    Il y a un retournement et il est nécessaire.
    Le dénier, éluder sa mécanique, ses ressorts et fondamentaux est stupide ;





    Qu’après l’accident ou la naissance d’un trisomique on ait basculé en « je t’adore comme ça » ne doit pas empêcher qu’avant l’accident ou la naissance, on en reste à « Fais bien attention à ta santé, c’est le bien le plus précieux »

    Et ça vaut pour la laideur.

     

    A les entendre les parents de handicapés, ils ont toujours été « Ah que ça fait plaisir à voir un tétraplégique » « Ah que j’ai du plaisir à passer mes journées avec un phénylcétonurique » « Ah que j’aime avoir un amant séropositif »
    Il faut voir les regards réprobateurs qu’ils lancent ces parents devenus boucliers aux ingénus qui déboulent là dedans avec leurs gros sabots d’indélicatesse.

    Mensonge !
    Déni !


    Il serait plus sain de dire contamment les efforts que nous devons entreprendre aussi bien en tant que parent qu’en tant que nouvel handicapé pour inverser notre regard et notre considération sur le handicap.
    Il faut dire cette inversion (qui correspond à un deuil de la perfection).

    A force de glorifier un homme sans jambes qui parvient à courir plus vite avec des arcs en carbone, une surfeuse à un bras et une star aux seins siliconés, on va se retrouver à devoir gérer des prises de risques extrêmes et même des amputations volontaires telle la circoncision et autres excisions


    L’inversion du regard doit rester thérapeutique et ne doit donc survenir qu’après l’accident




  • easy easy 25 novembre 2011 16:58


    Vous interpelez le public pour une affaire privée dont vous seule nous racontez la version.
    Vous espérez recueillir 100% de soutiens. Logique.

    Je ne vous soutiens pas alors vous me considérez comme troll.
    Ca me donne une idée plus précise sur votre sens du partage



    Vous avez écrit ça

    «  »«  »«  » « si je persiste à vouloir partir avec l’enfant, l’intégralité du droit de garde sera transféré au Père, si j’abandonne l’idée, je reste celle qui m’occupe au quotidien de l’enfant et le Papa a un droit de visite » «  »«  »«  »« 


    Puis vous écrivez ça

     »«  »«  »«  » Des parents séparés et divorcés peuvent se mettre d’accord pour habiter dans le même immeuble ou à défaut la même rue, pour que les enfants gardent le contact avec les deux parents. Ce n’est malheureusement pas possible en Allemagne puisque tout est fait pour ECARTER l’autre parent «  »«  »"


    Pourquoi êtes-vous passée d’une première affirmation d’où il ressort que vous pourriez très bien rester très proche de votre enfant si vous restez en Allemagne où cet enfant a grandi, à la seconde affirmation selon laquelle ce n’est pas possible ?



  • easy easy 25 novembre 2011 16:42

    Cette manière d’exposer un problème relevant du caritatif, manière devenue très ordinaire pour tous les drames humains, est à mon sens la pire qui puisse être.

    Peut-être depuis l’industrialisation, la première guerre mondiale et le journalisme, nous sommes devenus chiffristes, le chiffre faisant précis, scientifique, imparable.
    Alors que Napoléon allait à montrer de ses batailles plutôt le feu patriotique, passant sous silence la mort de 500 000 de ses soldats dans la retraite de Russie, alors que d’une défaite en Egypte il avait su faire une victoire culturelle et a ainsi pu lancer notre intérêt pour les pyramides, on est passé après lui aux alignements de chiffres. Millions de morts ici, millions de déportés là. On ne posa plus des noms sur ces morts, on se contenta de les comptabiliser en tant qu’unités alignées. La même pierre blanche pour tous.
    Il y en avait tant


    Du coup, de romantiques nous sommes passés statisticiens. Et de nous jeter ensuite à la figure et mutuellement des accusations de froideur.


    Moi, ce qui m’a touché dans la vie, ce sont les personnalités, les histoires individuelles. Ce n’est pas le nombre de blessés qu’Henry Dunant a sauvés qui m’a donné envie de soigner les blessés, c’est sa personnalité, son entreprise, ses difficultés, sa tenacité, son courage, son abnégation, son dévouement. 

    Des histoires de personnes qui se sont dévouées dans l’esprit de Saint Martin, il y en a eu beaucoup et il y en a encore. Qui sont en train de se dévouer pour ces orphelins infirmes que vous alignez ici en chiffres. 

    Mah, vous cherchez à récolter des sous et comme la mode est aux alignements de chiffres impressionnants, vous ne voyez pas d’autre solution. 

    Je ne sais si mon témoignage va vous faire réfléchir mais pour ma part, j’irais à retracer la piste d’Albert Schweitzer sans rien savoir du nombre de personnes qu’il avait soignées, sans rien savoir de leurs maladies ni même dans quel pays ça se passait.
     
    C’est l’esprit de Saint Martin qui est à suivre, lui qui montre la solution, pas le gueux qu’il avait sauvé qui ne montre qu’un problème.
    Je vous rappelle tout de même que ce qui nous avait touché chez l’Abbé Pierre, c’était de le voir brûler d’un feu de foi. On voulait alors brûler du même feu.

    Il ne suffit pas de déposer une pièce dans un tronc pour apporter de la chaleur humaine à un orphelin.

    Ce défaut que je vous reproche ici est bien entendu le même que je pourrais adresser à ceux qui nous vendent des voitures sans qu’on ait la moindre idée de qui les fabrique et avec quel coeur. A vous rappeler encore que le bête charbon que nos arrière grands-parents utilisaient pour se chauffer représentait à leurs yeux le courage et l’abnégation de mineurs. Que le riz que mange un Vietnamien représente toujours le travail et l’abnégation de quelque frère, père, oncle ou tante chérie.

     

    Il est régulièrement fait reproche aux ONG de n’être plus que des machines à fric. Vu le biais que vous utilisez, qui a le très grave défaut de n’être que culpabilisateur et de ne proposer comme résolution aux misères du monde que l’argent, ça ne m’étonne pas.

    Soyons clairs, Albert Schweitzer avait grand besoin d’argent, Norman Béthune aussi, mais le plus important ce n’est pas qu’ils aient pu ou non récupérer des millions de dollars et sauver des millions de vie, c’est surtout que leur feu nous ait donné envie d’en brûler à notre tour.
    Il suffirait que la moitié d’entre nous brûlassent de ce feu pour que chacun n’ait qu’une seule personne à aider et que plus personne ne grelotte d’abandon.



    Enfin, votre manière de sensibiliser, chaque ONG pour sa paroisse, non seulement ne promeut pas l’esprit de Saint Martin qui est fondamentalement universaliste, sans frontières ni genres ni moments, mais l’assassine en spécialisant, en organisant et en saisonnalisant la compassion.

    La place, la gloire et le moment qui est fait à la logistique ONGiste tue l’initiative invididuelle. Alors que c’est partout, à tout moment, n’importe quand, à mains nues, sans tambours ni campagnes que chacun devrait être disposé à offrir sa chaleur humaine et sans que cette disposition ait quoi que ce soit à voir avec la culpabilité mais tout avec l’amour.

     



  • easy easy 25 novembre 2011 13:28

    Quand on a été aussi aveuglé par l’amour en phase UN on ne doit pas parader de lucidité guerrière en phase DEUX.
     
    Pour cet enfant sur lequel chaque camp affûte ses couteaux lors de la phase DEUX, seule la phase UN importe. Il incarne une union, parfois insolente et extraordinaire, il ne veut pas en incarner la démolition et la ruine alors que son parent exfiltreur l’y oblige.
    Au fur et à mesure qu’il s’émancipera, ce qu’il fera de bien curieuse manière, il aimera celui de ses parents qui aura le moins cherché à l’exfiltrer et même très loin de lui, il le démonstrera.

    Les exfiltrations se réalisent dans toutes sortes de contextes. Ca va des exfiltrations justifiées par une famine ou épidémie dans un des deux pays, par sa guerre, par ses moeurs choquantes, par sa pauvreté culturelle ou économique, par son alcoolisme. les prétextes ne manquent pas.
    Et bien même exfiltré d’un pays affamé, en guerre et pollué où il a passé son enfance, l’enfant le regrettera.
    Même exfiltré d’une mère ou d’un père alcoolique, l’enfant le vivra très mal et deviendra psychorigide.

    Un enfant ne supporte à peu près le déracinement de la maison où il a grandi que si c’est avec sa famille complète.





    Concernant plus précisément l’Allemagne, bonjour Mourot,

    Il peut exister en Allemagne une politique visant à s’accaparer les enfants binationaux. La France a pratiqué cette politique en rapatriant dans l’hexagone les eurasiens d’Indochine sans offrir le voyage à leur mère Viet. A son tour, le Vietnam a pratiqué cette politique (de façon moins officielle que par un jungendamt, mais tout aussi ferme) vis-à-vis des Eurasiens qui y restaient encore (la France n’avait trouvé intéressant de ramener à Paris que les Eurasiens de père Français)

    Ma mère, Française, a donc dû jouer de ruse vis à vis de la Police de l’air pour nous exfiltrer

    Je connais donc très bien cette problématique de l’esprit Jugendamt.

    Tous les pays, à moins d’avoir vraiment trop de gosses à nourrir, ont cette tendance plus ou moins officielle.

    Alors il existe effectivement des cas où des couples, bien qu’en parfait accord, ne peuvent plus sortir leurs enfants.
    Il se trouve que l’Allemagne a une tendance marquée au Jugendamt depuis plus d’un siècle (A vous faire remarquer alors que cette tendance est née de la Révolution française car avant elle, on réalisait des mariages binationaux au sommet de l’Etat pour former paix et que seul Bonaparte y a recouru ensuite, à cette seule fin)

    Chaque Français qui se conjugue avec un Allemand doit donc savoir ce fait jugendamiste.
    Sinon tout de suite, du moins après quelques années sur place. Et de prendre alors la précaution, lors des promenades transfrontalières, de rassurer d’abord l’Allemagne qu’on y retournera. Ne pas lui donner à penser qu’on va la quitter définitivement.

    Seuls les plus maladroits se font piéger. A remarquer alors que la peine encourue est petite chose valant à peine le dixième de ce que l’Etat allemand aura dépensé pour participer à l’éducation de l’enfant en jeu. Des parents qui trouveraient que cette petite peine est insupportable indiquent à leur enfant qu’ils sont peu disposés à leur égard.

    Voilà pour les couples qui s’entendent et qui ne parviennent pas à sortir ensemble leurs enfants d’un pays.
    Ca représente quoi en volume par rapport à l’ensemble des exfiltrations qui se font par divorce ? Des clopinettes.

    Mais des clopinettes très intéressantes à exploiter par les divorcés qui utilisent alors la difficulté des parents non divorcés et bloqués par un Jugendamt pour se poser en victimes à soutenir et à aider. Ceux-là sont très nombreux et ce sont ces divorcés exfiltreurs qui se dissimulent dans le lot des parents unis en difficulté qui sont les inconséquent et les abuseurs.


    Ces très nombreux divorcés qui se glissent dans le petit groupe des parents unis en difficulté pour profiter de l’élan de compassion qu’on leur doit pourrissent le débat sur le concept jugendamt.

    Ce concept est peu défendable quand le couple est d’accord pour exfiltrer l’enfant (mais il reste défendable d’un point de vue massif, étatique, mainstream, nationaliste) et il devient très défendable quand un seul parent veut l’exfiltration. 
    Les parents qui veulent exfiltrer unilatéralement profitent de ceux qui veulent exfiltrer ensemble et ces derniers se retrouvent dans une situation pourrie par les premiers bien plus nombreux. Les exfiltreurs unilatéraux se comportent comme les casseurs qui profitent de manifestations légitimes pour voler.





    Enfin, à qui est-il au fond, l’enfant qui vient au monde ? Le débat s’est tenu sous tous les horizons depuis la nuit des temps et chaque parent doit donc savoir qu’il n’est pas possible qu’il soit seul à avoir des droits sur son enfant dès l’instant où il le met au monde au sein d’un système, d’une société et où il sollicite, dès l’accouchement la bienveillance de cette société.

    A la seconde où l’on demande ou exige de tiers qu’ils soient bienveillants à l’égard de notre bébé, ils offrent volontiers cette bienveillance mais se sentent alors des droits sur lui.

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