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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 21 novembre 2011 17:56

    @ Alchimie,

    Vous proposez qu’on dise « à surveiller »
    Dès lors qu’on trouvera normal que nos enfants soient à surveiller, nous trouverons normal d’être des adultes à surveiller et nous serons alors à Gattaca toute.

    Comme la surveillance est improductive, comme les travers de ce garçon pouvaient être réglés à la fois par des cours de comportement administrés à lui et à ses camarades (les deux parties doivent être en même temps éduquées aux mêmes principes de sécurité par la courtoisie) je verrais mieux l’emploi des expressions comme « à encadrer » « à structurer » « à éduquer » « à comportementaliser »




  • easy easy 21 novembre 2011 17:43

    Quand une organisation comporte 100 000 membres, elle trouve logique de s’épurer en éliminant un membre.
    Quand une organisation comporte 1000 membres, elle trouve moins logique de s’épurer en éliminant un membre



  • easy easy 21 novembre 2011 17:37

    «  »" Easy, vous allez trouver que c’est trop facile, mais Agnès et les autres jeunes filles de ce collège n’étaient-elles pas en priorité les personnes à protéger ?

    Quand des choix ultimes s’imposent il faut choisir son camp. Tout se paye dans la vie et je préfère laisser l’addition à ceux qui sont les fauteurs du trouble. «  »«  »

    Tous les enfants de cet établissement étaient à protéger (au sens polysémique que j’ai explicité)

    Et j’insiste sur le fait qu’une seule surveillance ne suffit pas et qu’elle est improductive. Il faut passer à autre chose et c’est l’éducation comportementaliste. Dans les écoles on fait souvent du théâtre, il faut passer aux cours de comportement.


  • easy easy 21 novembre 2011 17:28

    @ Archibald

    Les risques inutiles, les éviter, on est tous d’accord.

    Mais au fait, c’est quoi un risque inutile ?

    C’est vraiment utile de prendre sa voiture et de se taper 800 bornes la caisse pleine de personnes, sur des routes verglacées pour aller skier une semaine sans aucune préparation (taux d’accident en ski est très élevé)
    C’est vraiment utile de faire de l’ULM ? De la plongée ? De descendre un couloir ?

    En plus des risques de ce genre que j’ai souvent accepté de prendre, j’en prends donc d’autres paraissant très inutiles pour beaucoup de gens mais qui me semblent indispensables parce qu’ils font vivre la confiance (prendre des auto-stoppeurs, héberger des inconnus, passer un journée entouré de 8 schizophrènes...) ce sont là des risques que je prends où je n’ai strictement rien à gagner personnellement sinon le sentiment de faire vivre la confiance (donc d’offrir à chacun la chance de la page bllanche, du cahier tout neuf).

    Tibérine ? Depuis 4 ans, je suis en disposition de faire le même choix que ces moines. Ils n’avaient pas du tout envie de mourir, surtout pas aussi « inutilement » mais c’est ça où chacun se replie dans son bunker et ne croit plus en rien.



  • easy easy 21 novembre 2011 17:15

    Je dis que pour ma part et pour mes enfants dans une moindre mesure, j’accepte de prendre des risques en faisant confiance. Et en ce qui me concerne personnellement, je suis allé très loin dans cette prise de risque, uniquement pour faire vivre la confiance.

    Je ne dis pas du tout que cette fille ou que ses parents avaient les mêmes dispositions que moi puisque je n’en sais rien.
    Je dis seulement, qu’en ce qui concerne tous les parents de ce lycée, ils savent qu’il regroupe des enfants à protéger, avec tous les sens spéciaux qu’a pris cette expression depuis 60 ans.

    A chacun de savoir et comprendre ce que signifie cette expression pudique « personne à protéger » mais disons qu’elle contient au moins la notion d’une nécessitié de surveillance. 


    C’est donc sur ce point de la surveillance due à des personnes « à protéger » qu’il y a eu défaut de la part de cet établissement.

    La problématique de l’argent qu’il faut pour surveiller, chacun la comprend, passons.

    Cette problématique du coût de la surveillance pourrait être résolue en très grande partie par une surveillance mutuelle. Ca consisterait donc à dire en briefing quotidien aux personnes ainsi regroupées qu’elles ont à se surveiller mutuellement. Et là, on se retrouve sur une voie très étroite où il faut à la fois inciter chacun à la vigilance par rapport à ses camarades mais aussi, parce qu’on vise la décrispation, la détente, la déparanoïsation, inciter à la confiance.et croire aux vertus de la page blanche, du cahier neuf.

    Bien qu’il soit extrêmement difficile de tenir un discours en ’’Méfiez-vous les uns des autres mais faites vous confiance«  je pense qu’il existe tout de même une voie pratiquable. 
    Cette voie consiste en une éducation très explicite sur le comportement. Ce que nous ne pratiquons nulle part, hélas.

    On organiserait des situations à deux ou dix personnes, on les laisserait interagir, on filmerait éventuellement puis on discuterait de ce qui s’est produit. On enseignerait où est le meilleur comportement. En se concentrant sur les comportements (donc exactement sur les gestes et paroles) on sortirait des procès d’intention et des spéculations sur les pensées pendant qu’on enseignerait de la manière la plus pratique qui soit le respect et la bonne conduite. 
    On pourrait ainsi enseigner à chacun que le fait d’inviter une personne à une promenade dans les bois et sans chaperon, est discourtois puisque ça la place en situation d’insécurité. 
    On pourrait enseigner qu’embarquer une femme tout en gardant le volant est également discourtois pour les mêmes raisons. 


    De nos jours, il existe trop de situations où il passe pour normal, moderne ou libéré qu’une femme se retrouve seule avec un homme qu’elle connaît peu. Cette trop grande normalisation fait qu’une femme qui aurait l’instinct de refuser cette situation ne dispose pas d’arguments pour dire non. 

    En l’occurrence, ce garçon avait pratiqué une chose courante consistant à proposer à la fille de se droguer (il s’agissait d’aller cueillir des champignons hallucinogènes). Comme la drogue s’est banalisée, autant que l’alcool, le fait d’accepter d’y participer parce que ça fait branché, conduit automatiquement la fille à consentir à une situation non policée et même anti policière. Même topo pour le dedipix.

    Il me semble donc tout à fait possible d’éduquer les jeunes au mix méfiance+confiance en leur inculquant le principe de la sécurité qui est due par courtoise et en travaillant ce comportement afin qu’il devienne un réflexe. 


    Ainsi, le fameux coup de la panne (de voiture) ou du dernier verre, devraient être travaillés et ça devrait déboucher sur une règle de conduite comportant des pare-feux adaptés.
     
    Je ne trouve pas fou que ce garçon ait été accepté (comme d’autres dans son cas très probablement) dans ce lycée et ce qui me semble fou c’est que cet établissement n’a semble-t-il rien entrepris comme travail comportementaliste.


    @ Alchimie plus précisément.

    L’expression »personne à protéger« est polysémique, même pour une personne donnée. Elle veut tout dire et son contraire selon les instants ou circonstances mais contient en tous cas le sens de  »à surveiller" (à surveiller dans tous les sens que vous voulez)



    Exemple : Il existe une grande variété d’états schizophréniques (certains schizophrènes n’ont comme seule sorte de crise, que le fou rire ou plutôt le rire à l’envers, à contre sens)
    Quand un enfant est détecté à tendance schizoïde (ce qui ne se détermine pas en un instant, sa tendance mettant des années à se préciser) ses parents et les médecins comprennent qu’il vaut mieux le placer dans une école où il y a plus de surveillance (dans tous les sens). Car l’enfant peut agresser ou s’agresser ou se laisser agresser.


    On ne dit pas de ces enfants qu’ils sont à surveiller, on dit qu’ils sont à protéger. 
     

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