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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 21 novembre 2011 15:52

    Vous voulez dire que tant qu’on n’a pas été tué on n’a jamais accepté de risques de l’être ?



  • easy easy 21 novembre 2011 15:45

    La profitabilité, la bancabilité, la notation d’un individu est une vieille histoire (en précisant que la valeur ainsi considérée n’était pas toujours sa surface financière)

    Si les agences de notation avaient explicitement noté les consommateurs et sur leur seule surface financière, nous aurions pu trouver ça injuste (Bien que ce soit fait sous une forme plus ponctuelle chaque fois qu’on demande un crédit à notre banquier).

    Il se trouve que les agences de notation se sont cassé la tête pour évaluer plutôt les gros consommateurs d’argent. Est-ce injuste ?



  • easy easy 21 novembre 2011 15:31

    Quand j’évoque les moines de Tibérine, c’est pour exposer un principe, celui de la confiance en dépit des risques et pour participer ainsi aux efforts entrepris par toutes les âmes courageuses pour construire l’espoir d’un monde meilleur. On ne construit rien de valeur sans sacrifice.

    Et je dis que pour ma personne comme pour mes enfants, je crois qu’il faut accepter de prendre des risques en osant la confiance.

    Jusque là, je parle donc du principe ayant sous tendu des actes réellement accomplis, sans précicer de niveau de risque. Disons que c’est tous risques confondus, des moindres aux plus élevés.

    Et vous, pour invalider mes dires, vous posez que j’en parle d’aise car je ne cours quasiment aucun risque par rapport aux lycéens camarades de ce tueur.
    Que savez-vous donc des risques en pourcentage que j’ai encourus pendant ma scolarité ? Savez-vous où je l’ai passée ?



    D’autre part, c’est réellement une autre question, il se trouve que le lycée en question ici n’est pas un lycée banal. Sauf à être dans le déni, tous les lycéens et parents de ce lycée savent qu’il regroupe des enfants à protéger ; Et vous savez ce que veut dire cette expression en clair.

    Dans un lycée banal, le risque de se faire violer et tuer existe et les statistiques du lycée en question ne sont pas forcément pires que les autres. Mais ses lycéens y sont tous entrés pour des raisons spéciales. Il pourrait, je n’en sais rien, rassembler alors un pourcentage plus élevé qu’ailleurs d’enfants dits à protéger ce qui inclut les schizophrènes et les borderlines qui sont très souvent victimes et parfois très violents.
     


    Dati dit regretter que son projet de centres fermés pour enfants difficiles ou à protéger, selon les choix sémantiques, n’ait pas été suivi.
    Ca consisterait à regrouper des enfants spéciaux.
    Mettons qu’on regroupe des enfants nettement agressifs. Ainsi stigmatisés agressifs, ils ne vont pas se faire du mal entre eux ? On s’en fout que leur égorgé ait été un dur ?
    Et on va les maintenir isolés toute leur vie ?

    Gattaca alors.




  • easy easy 21 novembre 2011 14:53

    Que les parents fassent les aveugles ou aient l’air d’être aveugles de la dangerosité potentielle de leur enfant (de tout enfant) c’est une chose. C’est la façade. Je pense qu’en réalité 100% des parents savent intimement cette dangerosité.
    Les plus chanceux des parents évaluent très sincèrement et intimement cette dangerosité à 0,01%, d’autres, moins vernis, l’évaluent à 10%, 70 %...

    Que doivent faire qu’ils ne font pas déjà ces parents qui croient intimement à une certaine dose de dangerosité de leur enfant ? Doivent-ils être, par exemple par rapport aux profs, un cran plus complices de leur enfant ou au contraire un cran plus accusateurs-stigmatiseurs ?

    La question essentielle est là (et je redis encore que l’attitude des profs ne peut être que // à celle des parents, sinon c’est Gattaca) : les parents -qui savent sans doute mieux que quiconque et en tous cas les premiers, la paresse, la lâcheté et la dangerosité de leur enfant- doivent-ils être leurs premiers flics-juges-bourreaux ?
    Les parents qui remarquent que leur enfant expose des CV enjolivés doient-ils les dénoncer à leurs employeurs ?
    Les parents dont le fils porte une maladie génétique doivent-ils le tatouer sur son nez ?
    Madoff, Cantat, DSK, Durn, auraient-ils dû être dénoncés par leurs parents ?


    Cette problématique a constamment été posée à travers l’Histoire (et on a régulièrement vu des rois laisser leur fils leur succéder alors qu’ils le savaient incapable, fou ou cruel). Il y a donc eu des époques où les pères traînaient leur fils en prison ou maison de correction.
    On a fini par trouver cette façon de faire effrayante, très porteuse d’eugénisme. « Je veux un enfant parfait, sinon je le tue »
    On a préconisé de faire avec le fruit de nos entrailles, qu’il soit pervers ou bâtard.

    Et on a donc interdit l’autorité parentale répressive, autoritaire, policière. L’Etat prenant alors la main de fer à leur place.

    Mais le Corps enseignant est situé entre la position complice des parents et la position policière et répressive de l’Etat. Dans cet intervalle, ce corps enseignant est, surtout en maternelle et primaire, nettement plus proche de l’attitude complice des parents « On ne doit pas stigmatiser un enfant sinon on l’enferme dans un cadre Mal où il s’installera »
    Et ce corps enseignant, tout en devenant progressivement plus policier et stigmatisant en allant vers l’enseignement supérieur, reste encore très complice des inconduites des jeunes (En tolérant le bizutage, les grandes écoles admettent et couvrent la perversité de leurs étudiants)



    Une autre manière d’aborder cette problématique Confiance Vs Défiance +
    Parents complices Vs Parents policiers, consiste à en débattre en tant que parents en exposant absolument tout des turpitudes ou défauts de nos enfants mutuels. 

    500 parents se réuniraient pour en débattre mais tout, absolument tout serait d’abord déballé qui concerne les enfants de ces 500 débatteurs. Là le débat sera vraiment honnête et intéressant.

    Car débattre ici des parents de cet adolescent violeur et meurtrier, les juger complices mais sans rien dire des turpitudes de nos propres enfants, sans rien montrer de notre éventuelle complicité vis-à-vis de nos anges, revient à critiquer la saleté du slip d’autrui sans montrer le sien. C’est à la fois facile et bidon.

    En plus donc du problème de parent flic Vs parents complices, se pose celui des institutions qui encadrent la jeunesse, armée comprise, sport compris, police comprise.
     Dans toutes ces instituions qui forment quelque relais parental, il existe un sens de complicité, de couverture, de protection contre la stigmatisation.
    100% des médecins couvrent les secrets sur la dangerosité de leurs patients, problématique du sida incluse.
    Alors on fait quoi ? On inverse tout parce que de temps en temps il se produit un viol ou un meurtre qu’on aurait dû ou pu empêcher par plus de stigmatisation, par un pilori, un carcan, un tatouage ou un bonnet d’âne ?





  • easy easy 21 novembre 2011 14:05



    «  »«  »«  » Bien sûr, comme vous, vous précisément et pas un autre, n’avez qu’une chance infinitésimale d’être égorgé, ça ne mange pas de pain de faire le joli coeur et la grande âme. Mais des victimes potentielles il y en a des millions et ce qui est pour vous une chance infinitésimale devient pour elles, l’une d’elle, on ne sait qui, mais l’une d’elles certainement, une certitude «  »«  »«  »

    Expliquez-moi en quoi les risques d’être égorgé sont infiniments moins grands pour moi que pour les autres ?

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