• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 21 novembre 2011 14:02


    «  »«  Si gouverner consiste à s’installer volontairement au dessous d’une épée de Damoclès en agissant uniquement pour qu’elle ne vous tombe pas dessus, sans vouloir changer de place ou déplacer l’épée, alors nous sommes parfaitement gouvernés. »«  »"



    Vous utilisez cette expression à contresens.

    Denys l’Ancien avait montré à Damoclès que tout en étant tyran, il risquait constamment sa vie (et ce n’était pas lui, Denys, qui avait installé cette épée sur sa tête).

    Si l’épée actuelle dont vous parlez tombait, elle blesserait tout le monde sauf nos gouvernants. (qui l’ont effectivement installée ou maintenue)



  • easy easy 21 novembre 2011 13:11

    Plus premier degré que cet article, tu meurs.



    Tous les parents (ça fait du monde) savent que leurs enfants ont des potentialités dangereuses. Depuis les moindres jusqu’aux pires. Et même quand ils appellent leur enfant « Mon ange ».


    Certes, il y a certaines maladies mentales dont je ne préciserai pas l’étiquette médicale qu’on leur colle tant ils sont déjà stigmatisés, qui font que 1 à 3 % des enfants ont d’emblée un profil dangereux au sens où ils sont imprévisibles. Et déjà ces enfants là sont la plupart du temps maintenus dans le circuit commun. C’est évidemment un risque mais je trouve qu’il faut avoir le courage d’accepter ce risque, comme cela se fait depuis toujours car sinon on va droit à l’eugénisme, à Gattaca, à l’hyper ghettoïsation, au castisme.

    En plus de ces enfants officiellement malades, il y a un très grand pourcentage d’enfants qui passent assez facilement à l’agression verbale puis physique. C’est des centaines de fois par jour que dans les écoles il se passe des agressions dures, des bousculades à tuer dans les escalier, des provocations au suicide, des incitations à la drogue...


    Là encore, même s’il m’est arrivé de déplacer un de mes enfants trop agressé, je reste à considérer qu’il faut accepter le risque que mes enfants soient agressés en considérant que les autres parents doivent également accepter le risque que mes enfants agressent les leurs. Impossible, absolument impossible de ma part de certifier qu’en aucun cas un de mes enfants ne passera pas agressif ou ne blessera pas par accident.


    Si donc, les 30% de parents très informés que la dangerosité établie de leur enfant (insultes, larcins, dégradations, vandalisme, provocations, insolence, coups, exhibition...) l’écartaient du circuit, on sera déjà dans Gattaca.
    Car plus cet écartement sera prononcé, plus il deviendra essentiel, plus il sera sévère et moins il restera d’enfants dans le circuit. Le circuit Bien sera alors composé de 15% de la population totale. Et ces 15 % d’enfants Bien ne le seront que jusqu’à ce qu’ils basculassent Mal.


    Tiens, rien que l’alcool. Des milliers de parents savent ou devinent que leur enfant s’alcoolise peu ou prou. Et qu’il conduit.
    Il faudrait donc qu’ils aillent à la préfecture pour signaler cette dangerosité de leur rejeton ? Bin ça ferait déjà 40 % d’automobilistes en moins. Mais aussi de camionneurs, mais aussi d’ambulanciers, mais aussi d’infirmiers, mais aussi de chirurgiens mais aussi de politiques, mais aussi de professeurs, mais aussi de chaudronniers.

    Alors dès la maternelle, tout enfant comprendra que ses parents sont ses tout premiers flics et dénonciateurs. (En comprenant bien que dans le milieu scolaire, l’attitude des enseignants et directeurs doit être parallèle à celle des parents)

    Et les maladies contagieuses ? Au Japon, on porte un masque quand on est malade pour ne pas polluer autrui. Qui fait ça en France ?
    Un masque est-il suffisant ?
    Et pour ceux qui ont le Sida, l’hépatite B, la tuberculose, on fait comment ?

    Et pour les ados qui répandent des idées ultras où il est question de tout incendier, on fait comment ?




    Puis il y a la question de l’oubli.
    C’est une vieille question, très traitée par Victor Hugo, qui, avant les cartes d’identité avec photos, étaient résolues par une amputation bien visible, un tatouage, un fer quelconque ou une carte de déplacement (il y a encore un siècle, on ne circulait pas d’une ville à l’autre sans permission).

    Si c’est pour nous ficher à vie (zéro oubli), autant nous implanter à tous une puce et chacun sur son écran ou à travers ses lunettes verra tout le casier de ceux qu’il croise, depuis ses fautes les plus légères aux plus lourdes. Qui voudra alors épouser quiconque n’aura pas un super casier hyper vierge ?
    Mais vierge sur combien de générations, puisque les chiens ne font paraît-il pas des chats ?

    Sur 10 générations ?

    Qui aura un hyper casier encore vierge dans ces conditions ?




    Le crédit qu’on accorde soit en toute connaissance de cause à un délinquant, soit systématiquement à n’importe qui, forme la confiance.
    Or notre société est dite aujourd’hui sans repères parce que nous ne faisons plus confiance en personne, pas même en nos anciens conjoints, parce que la défiance règne déjà.

    Autant la défiance enferme les gens dans une case et les contraints à s’y faire donc à persister dans le Mal, autant la confiance invite chacun, forcément casserolé quelque part, à changer de case, à poursuivre sa vie en Mieux.

    Que cette confiance soit parfois ou souvent vaine ou trahie, qu’il y ait parfois ou souvent des rechutes, ne devrait pas nous amener à ne plus faire confiance, à nous rendre hyper méfiants de tout et de tout le monde. Car dans un climat de méfiance totale, nul ne fera plus le chemin du Mal vers le Bien, plus personne ne visera la réparation et chacun restera dans la case du Mal où les autres veulent le maintenir. 


    Il y a un prix à donner pour espérer un Monde meilleur et ce prix consiste à accepter le risque d’être égorgé par celui qu’on prend en stop, qu’on héberge ou qu’on protège d’un lynchage. C’est ce prix que les Moines de Tibérine se sont montrés disposés à payer et je crois qu’ils ont eu raison.



  • easy easy 21 novembre 2011 12:02

    Je suis d’accord avec ce que vous dites ici.
    Et je trouve utile de le dire.

    Mais il me semble qu’en toute chose d’expression, s’il est bon de dire les leurres, il est meilleur de dire les vérités.

    Par exemple, lorsque vous changez d’encre pour passer à une plus bleue pour nous raconter le Daphné Apollon de Le Bernin, vous piédestalisez la performance de sculpteur. Bien qu’une telle performance implique un esprit très idéaliste, son auteur, Le Bernin, visait par cette performance à exposer au public, à faire autorité selon le Système alors en vigueur.
    Certes, son résultat était et reste encore si éblouissant que son autorité ressort alors comme fondée.
    Fondée dans ce genre sculptural tout en dentellerie de marbre
    Mais invalide face à un Calder ou Boterro.

    Beaucoup, beaucoup trop de choses ont reposé sur des autorités nées de performances concrètes, par la sulpture, la peinture, la musique, l’architecture, la thèse, la rhétorique, le sport, la fortune, les conquêtes...toutes attendues dans un Système. Et vous les soutenez en tout systémisme. Aussi bien quand vous soulignez l’allégeance au Pouvoir des sculptures de l’Arc de triomphe du Carrousel que quand vous pleurez devant l’oeuvre de Le Bernin.


    Or face à ces performances réalisées dans le seul but de faire systématiquement autorité, il a existé un autre type de performance beaucoup plus intériorisée et en aucun cas marchande ou systémique.

    Il s’agit des performances involontaires, nées de l’amitié, de la fidélité, de l’honnêteté, de l’éthique et de l’amour. On peut retrouver cet ensemble de valeurs rien que dans une relation avec une seule personne.

    Daphné, Apollon, c’est un mythe, Ulysse et Pénélope aussi, passons.

    Mais Héloïse et Abélard, Julien et Marguerite de Ravalet sont des cas réels où l’on peut voir une personne qui, au lieu de renier son amour interdit, préfère l’affirmer et en être alors tuée (Marguerite de Ravalet, n’ayant jamais failli alors que son frère avait renié)

    Dans d’autres domaines, il y a par exemple Thomas More, William Wilberforce, Gladys Aylward, Norman Bethune, Jeanne d’Arc, le Chevalier de la Barre, Marguerite Duras, Nelson Mandela, Gabrielle Russier, Ferdinand Cheval, Diogène de Sinope, Hypathie qui sont des gens ayant été extrêmement honnêtes, qui n’ont jamais cherché à se construire une autorité par leur performance dans un Système établi et dont nous devrions davantage parler au lieu de parler des Lully, Le Vau et autres Palladio.


    Plus massivement, il y avait aussi le cas des Croisés.
    Au-delà du sang versé que ce mouvement a engendré, il nous faut tout de même remarquer qu’il y avait là des milliers de personnes disposées à laisser en plan ou à la ruine leurs affaires immanentes et domestiques à seule fin de délivrer quelque vieux tombeau sacré. Chacun de ces volontaires, qu’on peut traiter de superstitieux, était disposé à sacrifier sa vie pour le seul objectif d’entrer en relation privilégiée et principale avec le compartiment métaphysique de son âme (compartiment que ces croyants plaçaient en Ciel alors qu’il était en eux).





  • easy easy 20 novembre 2011 11:45

    Le progressisme a toujours cours, bien qu’il en ait pris un coup dans l’aile depuis 50 ans avec l’apparition des problèmes écologiques (qui en découleraient, qui n’en découleraient pas...)

    Ce progressisme (effectivement lié à la Renaissance) est peut-être (je n’en sais rien vraiment) un retour à un concept qui aurait existé chez les Anciens Grecs et Romains (Je serais intéressé de savoir s’ils étaient ou non portés par ce concept).

    Il me semble que pendant la période qu’on appelle Moyen-âge, les gens ne se sentaient pas supérieur à une date donnée que ceux de 15 ans plus tôt. Que ceux de l’an 900 ne méprisaient pas ceux de l’an 700, qu’ils se se voyaient pas plus évolués que leurs ancêtres.

    Bien sûr qu’il y a eu des améliorations, performances et records accomplis en toute époque mais on peut voir un nouveau record comme un nouveau record inscrit dans l’Histoire globale, non comme inscrit dans le seul moment où il est réalisé.

    Par exemple : Si un forgeron de l’an 900 se voit en train d’innover en proposant pour la première fois une serrure d’un certain principe, il va considérer qu’il apporte un plus à l’Histoire de l’humanité tout en reconnaissant que sa page se pose par-dessus les précédentes QUI ETAIENT NECESSAIRES. La filiation, l’héritage n’est alors pas invalidé et il ne lui viendrait pas à l’esprit de considérer les anciens comme ayant eu le front bas. 
    Il n’aurait alors pas proféré d’injures du genre « Pfff, on se croirait au Moyen-âge, au temps des cavernes ! ». Le passé ne lui servait pas de repoussoir.


    Puis, à la faveur de je ne sais quel fait nouveau, la mentalité a basculé dans le mépris du passé et les innovations sont apparues comme uniquement liées au moment présent avec un fort déni des apports du passé. Mais pour mieux piocher, piller l’Antiquité qui ressortait alors comme détachée. Le très grand passé pouvant être réécrit à volonté, il ressortait aux gens de la Renaissance, puis après la période baroque aux néoclassissiques, comme posé sur des nuages, comme appartenant à quelque Olympe. 

    Le Moyen-âge, bien plus proche, est alors devenu un repoussoir ainsi que l’époque pré-antique et préhistorique des cavernes. 

    Tout se passe comme si depuis la Renaissance, on s’est mis à avoir honte du père, du grand-père et des arrière grands-pères pour n’accepter comme ancêtre que quelque entité hyper ancienne qu’on pouvait triturer, dorer et diviniser à volonté.

    Et depuis ce virage progressiste (où les inventeurs du jour dénient les apports du passé), le Moyen-âge est devenu un repoussoir, une honte.

    Pourquoi ? 


    Je ne sais pas bien pourquoi ou comment s’est opéré ce virage mais je le lie à l’échec fondamental des croisades. 

    Les croisades représentaient un objectif spirituel constant à travers une poignée de siècles. Cet objectif rendait les progrès matériels dérisoires ou peu importants. Du coup ceux de cette longue période se sont sentis portés par un seul et unique objectif : métaphysique. On était si croyant qu’on affrontait le bûcher plutôt que de renier sa foi.

    Mais l’échec répété des croisades, l’impossibilité d’inscrire le tombeau du Christ dans notre périmètre nous a conduits à orienter nos objectifs de manière plus interne. Nous nous sommes alors très durement affrontés en famille. Si durement qu’il nous a fallu orienter notre agressivité ou rancoeur vers le lointain, mais vers un autre lointain que Jérusalem, vers le reste du Monde. Nous avons alors commencé une autre forme de croisade, le colonialisme.

    Ainsi l’Antiquité grecque et romaine d’avant Constantin 1er nous convient paradoxalement mieux que le Moyen-âge, que le temps des cathédrales qui contient la preuve de notre échec spirituel.


    Après la dernière croisade, donner sa vie pour délivrer un très vieux tombeau est devenu absurde. Après 1280, nous nous sommes rabattus vers le concept de patrie, nous nous sommes mis à dessiner de plus en plus clairement nos frontières et nous avons commencé à devenir progressistes, matérialistes, jeunistes et futuristes. Alors en 1469, surgit pour la première fois l’expression « Moyen-âge » qui est dénotée obscurément.

    Et depuis ce virage, on a accordé beaucoup moins d’importance à l’orientation au Levant du choeur des nouvelles églises. 

    Nous finirons par ne plus jurer sur la Croix ou la Bible et par jurer de plus en plus sur la tête de nos enfants.



  • easy easy 19 novembre 2011 14:57

    Le racisme est décidément protéiforme.

    Quand il ne se réalise pas sous la forme de la traite des Noirs, quand il ne se réalise pas sous la forme du colonialisme physique, il se réalise encore sous la forme du colonialisme des valeurs morales.

     

    Nous avons en ce moment, au sein de notre nation, au sein de l’Europe aussi, des problèmes à n’en plus finir, qui ne sont pas du tout en voie de résolution. Mais nous voilà encore et toujours à verser dans l’archangisme, dans le BHLisme, à critiquer ce que les autres nations font chez elles.

    Il ne serait pas venu à l’esprit de Salman Rushdie d’en appeler aux Inuits ou aux Congolais, pas plus qu’aux Vietnamiens. Non, il a invoqué ceux qui sont réputés pour avoir un avis critique sur les autres nations, il a invoqué les Anglais, les Français. Sûr qu’il était de provoquer une vague de critiques blanchiste contre les bronzés islamistes.

    Le problème de Rushdie était indo-pakistanais. Il nourrisait quelque esprit de revanche sur ces contrées où il ne vivait plus parce qu’elles lui déplaisaient. Et au lieu de s’adresser uniquement aux indo-pakistanais qui l’agaçaient, il s’est adressé aux archanges interventionnistes européens chez qui il vivait.
    Alors que nous aurions dû le renvoyer à ses propres turpitudes et lui conseiller de ne pas nous prendre à partie, une grosse partie d’entre nous a trouvé intéressant de prendre partie et donc de soutenir ses critiques contre le Coran.
    Nous y avons gagné quoi ?
    Que dalle, en dehors de notre plaisir de se poser en donneurs de leçons au Monde entier.

    Dans bien des pays islamistes, des femmes étouffent. Certaines conviennent que leur problème est national et elles ne s’adressent, en leurs protestations, qu’à leur propre nation.
    D’autres, trouvent plus intéressant de faire comme Rushdie, d’exciter les archanges Occidentaux, qui foncent sur l’aubaine.


    Résultat, notre néo colonialisme, plus spécialement religieux désormais, nous fait encore et toujours apparaître en arrogants et, plus gravement, il sape le principe de nation, d’indépendance nationale, de nationalisme.


    Tant que nous continuerons de nous trouver de bon droit à critiquer les choix des autres nations, notre libre-arbitre national sera disputé par ces autres nations ainsi agressées.

    Dans notre nation, en ce moment, nous avons le problème que pose une invasion islamiste. (Je signale ici que de même que les lyncheurs de DSK n’avaient pas précisé quelle torture maximale il devait subir en punition, de même les islamistes de France ne précisent pas quelle amplitude islamiste maximale ils visent)

    Si nous ne voulons pas voir notre pays basculer islamiste, nous avons à réagir. Mais en procédant de nationalisme, non de colonialisme.

    Nous devrions éviter toute attitude évoquant de près ou de loin l’ingérence dans les affaires des autres nations. Nous devrions rester très nationalistes car sur ce point, seulement sur ce point, il existe une légitimité universelle.
    Evitons de nous laisser entraîner à l’ingérence par des révoltés des autres nations. Ce n’est pas notre affaire et nous avons énormément de problèmes à régler ici, chez nous.

    En l’occurrence, j’ignore si cette femme qui pose nue cherche à nous exciter contre ses ayatollahs. Mais qu’elle ait ou pas cette intention, nous faisons une erreur puérile en embrassant son combat puisqu’il nous conduit droit à l’ingérence et que cette attitude altère automatiquement le concept de nation, donc de notre nation.


    Dans notre pays, nous avons à dire aux islamistes « Pas de ça chez nous ». Comment pourrions-nous justifier ce discours en « Chez nous » alros que nous ne cessons de piétiner le discours en « Chez nous » des autres nations ?

    Les prédicateurs islamistes se voient ouvrir un boulevard chez nous parce que nous ne savons pas protéger absolument le concept de « Chez nous », de nation.

     

    Arrive la question du droit d’asile.
    Quand bien même, par miracle, deviendrions-nous enfin nationalistes-pour-tous, il nous restera à savoir quoi dire aux autres nations pour justifier de protéger chez nous ceux de leurs ressortissants qui seraient menacés de torture ou de mort.

    Il me semble possible, tout en étant extrêmement scrupuleux à ne jamais critiquer les choix des autres nations, de leur répondre que toute personne ayant les pieds sur notre territoire bénéficie de notre protection absolue contre la torture et la mise à mort politique. Il me semble archi inutile et même contre productif de répondre à un pays dont on protègerait ici un ressortissant, que nous le faisons parce que nous trouvons ses idées ridicules ou moyen-âgeuses (faire du passé un poussoir est une absurdité). Il nous suffit de répondre « Ici c’est chez nous et chez nous, nous ne torturons personne pour des raisons politiques ».


    Il est tout à fait possible de protéger quelqu’un dans son château sans insulter ceux qui veulent le récupérer pour le couper en rondelles.


    Le jeu consistant, quand on se sent mal dans son propre pays, à exciter quelque autre peuple contre lui, est un procédé de plus en plus utilisé et les archangistes s’y laissent entraîner.
    C’est pourtant un jeu extrêmement dangereux et bourré de surprises (Cf Massoud)

    Aung San Suu Kyi démontre que tous les opposants ne jouent pas à ce jeu transfrontalier très tentant. Ca fait des décennies qu’elle lutte à son corps défendant contre une junte. Alors qu’elle peut partir de son pays (c’est ce que la junte réclame constamment) elle tient à y rester et ne passe donc pas son temps à arpenter le monde, à exciter les autres états contre le sien.

    Elle est l’exemple même d’une opposante qui considère devoir traiter son problème de façon interne.

    Certes la communauté internationale ayant observé son cas et son courage, elle est devenue une figure, un modèle. Mais ce n’était pas du tout ce que recherchait cette femme.
    Alors qu’ici, bien des archangistes sont à brandir son image dans toutes les manifs, alors qu’elle se voit profiter de sa célébrité pour ne pas subir un « accident », je doute qu’elle envisage un seul instant de nous consulter pour savoir quelle forme de gouvernement conviendrait à la Birmanie, lorsque la junte sera partie.



    Cela dit, si cette femme nous prend à partie, son argument de la nudité est une erreur car même chez nous, elle est largement sulfureuse.
    Alors un ruban rouge, des bas résille, des chaussures rouges, un tabouret, un décor de claque...
    A mon sens quelqu’un s’est joué de cette femme.


Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv