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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 novembre 2011 14:30

    Cette protestation de Christophe est du premier degré. Ca va mal, alors on pointe un bouc à pendre pour incompétence (en prétendant que l’économiste se serait posé en solution, ce qui n’a jamais été exactement le cas, même pour le plus suffisant d’entre eux)

    Je préfère les considérations des intervenants comme Tiberius, Lemière ou JJ Rousseau qui vont davantage à faire remarquer que l’économie n’a pas prétendu être une science exacte même si elle en a des allures.
    Je préfère aussi celle plus troisième degré de Xbrossard qui va à s’interroger sur notre besoin de croire au Père Noël

    Pourquoi s’en prendre à un bouc quand bien même se serait-il proclamé empereur ? 
    Je verrais mieux que nous ne nous en prenions qu’à NOUS qui, visiblement, croyons encore et toujours qu’un sorcier peut faire pleuvoir.


    Bien entendu, NOUS est complexe puisque dans ce NOUS il y a ceux qui, passé leurs 30 ans, n’ont plus cru aux magiciens. Ceux-là sont agacés de se voir associés à ce NOUS alors que ça fait 5 lustres qu’ils n’accordent aucun crédit à Minc ou Attali.
    Dans ce NOUS qui croit aux réductions, il y a les générations jeunes qui arrivent, qui étudient à l’école en y croyant. Leur masse se superpose à celle des vieux singes à qui l’on n’apprend plus à faire la grimace.
    Alors au total, il y a tout de même bien un NOUS massif quelque part qui fait le succès médiatique des sorciers de l’économie. En dépit des sceptiques, il y a tout de même des millions de gens qui auront lu aussi bien Keynes, Marx que Proudhon en croyant que le monde réel pouvait se cerner et se réduire à des formules, en croyant que le Monde se réduit à un jeu de trains avec des rails et aiguillages.


    Il a bel et bien existé et il existe toujours une masse conséquente donc un NOUS qui croit au matin des magiciens.
    On n’est jamais déçu que de ses croyances et illusions.



    Il y a eu des chefs, tels Baudouin IV de Jérusalem, Richard Coeur de Lion, Géronimo, Bigeard ou Custer, qui disaient à ceux qui voulaient les suivre « Croyez en ma thèse » et qui se plaçaient alors sur la ligne de front des batailles.
    Ils étaient sans doute aussi ivres que les autres mais au moins payaient-ils de leur corps.

    Hormis ces quelques sorciers ayant partagé le pire avec leurs troupes, la plupart des autres gourous se mettent à l’abri pendant qu’ils excitent des gens. Dès l’instant où NOUS acceptons cela, NOUS sommes stupides.

    Jamais nous ne devrions suivre un Madoff sans être certain qu’il prend les mêmes risques que nous. Jamais nous ne devrions écouter un Minc, un Stiglitz ou un Attali alors qu’à l’évidence ils ne partagent pas les conditions de la troupe. C’est pourtant ce que NOUS faisons

    Pendant 25 années d’école on sanctionne et méprise tout jeune qui ne croit pas aux dires des professeurs. On fabrique donc des adultes portés à croire quiconque se pose en professeur. Et un professeur, ça ne mouille pas sa chemise (A part dans le cercle des poètes disparus)

    Les chefs avaient autrefois une allure de guerrier
    Gandhi avait une allure de sage renonçant
    Nos hommes politiques ont une allure de professeur

     

     



  • easy easy 17 novembre 2011 17:08



    M. Jin Liqun a dit « Si des gens ne travaillent pas, doivent-ils gagner autant que ceux qui travaillent dur ? Bien sûr c’est une invitation à la paresse. Ce n’est pas ce que nous voulons voir.  »

    J’ai fait partie des Français travaillant durement, suant à essorer.

    Et j’avais bien entendu sous mes yeux des gens gagnant leur vie sans se fatiguer, en tous cas sans suer ni esquinter leur corps.
    Mais j’ai estimé dans la logique de la modernité qu’il puisse y avoir, à revenu du travail égal, un écart assez significatif de volume de sueur produit par les uns et les autres.

    Quel écart (en volume de sueur) serait logique ?
    Ban mettons de 1 à cinq puisque c’est l’écart généralement constaté entre les rendements à l’hectare de culture manuelle et les rendements de culture mécanisée.


    Ainsi, à revenu égal mais à métier différent, les uns transpireraient 5 fois moins que d’autres que ça serait logique.

    Mais la réalité montre des écarts parfois beaucoup plus importants. Un trader peut gagner la même chose qu’un chaudronnier en sacrifiant 10 000 fois moins son corps. 


    M. Jin Liqun parle ici de travailler dur. Que veut dire DUR dans sa bouche et à cet endroit de sa rhétorique ?
    Veut-il dire, au moins implicitement, qu’il mérite son salaire parce qu’il travaille dur ? 
    Qu’il travaille beaucoup au sens où l’on considère que faire le boulot de BHL, de Sarko ou de PPDA c’est être travailleur, je veux bien. Mais DUR ? 

    Que le sens de DUR ait été étendu au cas de Philippe Bouvard qui travaillait DUR parce qu’il planchait face à du papier 20h par jour, je veux bien mais en étant très tolérant
    Car comparé au travail d’un soudeur, d’un marin pêcheur, d’un carreleur, ou d’un mineur, ça n’a rien de véritablement dur 

    Si, à l’occasion de ce genre de discussion de politique sociale, on laisse des cols blancs se poser en durs travaileurs parce qu’ils se mobilisent pendant 14 h par jour, alors on finira par considérer qu’un chaudronnier qui ne fait pas les mêmes 14 h de travail, sera un travailleur paresseux.

    En fait, c’est depuis la nuit des temps qu’il y a eu un abus de sens à »travail dur", les cols blancs de toutes les époques ayant eu le micro et ayant fait valoir qu’en tribunant comme Castro, ils travaillaient dur et étaient donc méritants. 
    (Il n’y a que que la noblesse et seulement à l’époque de ses dentelles et perruques, qui refusait de se considérer travailleuse)


    Qu’ils soient Chinois ou Français, ils abusent des vrais travailleurs durs ceux qui se qualifient ainsi alors que pour gagner leur bol de riz quotidien ils ne plient pas une seule fois leur dos vers la terre en un an et qu’ils ne remuent aucun outil, aucune charge pesant plus de 50 grammes
     
    (En physique, le travail c’est une force x une distance, c’est un effort physique soutenu)


    (Il ne serait pas sorcier d’installer sur le corps de chacun un appareil mesurant son effort physique et de le payer alors en rapport. Mais tu penses bien qu’il ne viendrait à l’idée d’aucun col blanc ou écrivain d’en proposer le principe)





  • easy easy 17 novembre 2011 15:32

    Je dirais qu’à la limite, si chacun de nous savait tout sur les 7 milliards d’autres, ça ne serait pas forcément un mal.

    Il y aurait un méta wikileaks sur chacun de nous, nous verrions tous nos casseroles et nous ne pourrions plus que rigoler de nos turpitudes très communes.

    Le mal ne vient donc jamais exactement du fichage mais de la maîtrise par un petit nombre d’un fichage.

    Qu’un Big Brother sache tout sur les 7 milliards d’hommes, c’est une chose non grave en soi. Ce qui est grave c’est qu’en ayant seul la maîtrise, il peut arranger ou blanchir les profils de certains et faire alors ressortir les autres comme des Pabiens anormaux.

    Je retiens de l’Histoire que bien des gens ont été stigmatisés et torturés non exactement parce qu’ils étaient des Pabiens, mais parce que leurs juges et bourreaux étaient des Toubiens.




  • easy easy 17 novembre 2011 15:05

    Les « Un ou deux enfants »istes me semblent ne pas se fatiguer à la réflexion.

    D’abord, à poser que ce concept limitatiste soit promulgué et rendu obligatoire, il faudra bien qu’il soit reçu et digérer par des milliards de personnes nées en troisième position. le problème qui se pose à un parent troisième qui doit prôner l’interdit du troisième n’est pas une chose qui se règle d’un coup de crayon psy.

    Ensuite, il y aura donc un feu vert pour les deux enfants nés dans le cadre depuis la date de promulgation de cette Loi, et un feu rouge assez directement mortel visant certes les troisièmes accidentels mais aussi les troisièmes nés quelque temps avant cette date. 
    Puisqu’une telle loi sera fondée sur une idée en « C’est la limitation à deux ou la mort de tous » le regard sur les troisièmes accidentels nés après la date de promulagation et les troisièmes nés avant la date, sera très négatif et assassin.

    Si d’aventure quelques Etats, constitués de très petits peuples décidait de passer outre, les milliards d’individus qui seront soumis à cette Loi « sous peine de mort de l’Humanité » les agresseront.

    Le chiffre deux ne suffisant pas à maintenir une population, il faudrait 2,3 enfants. On se retrouve alors avec l’histoire de Salomon. On va pondre des virgules d’enfants ?
    Comme certains ne pourront ou ne voudront pas avoir d’enfants, donneront-ils, vendront-ils leur droit à d’autres ?

    S’ils le donnent ou le vendent, pourront-ils changer d’avis quelques années plus tard ?

    Tant qu’à faire de planifier, pourquoi ne pas imposer une date de mise au monde ?
    « Toi, tu devras accoucher le 17 janvier 2023 »
    Est-ce que cela ne conduira pas vers une obligation de procréer, puisqu’à la moindre défaillance des spermatozoïdes ou ovules, il y aura trou catastrophique ?

    Comme l’esprit des gens sera de plus en plus fortement orienté sur ce thème deuxnataliste, à quoi serviront les adultes ayant fait et élevé leurs deux enfants ? 

    Pourquoi ne pas tuer les parents aux 18 ème anniversaire de leur second enfant ?

    Les parents retarderaient alors leur production.

    A que non car on les obligera faire leurs deux enfants avant 25 ans. 

    25 + 18 ans de maternage = 43 ans
    Alors la mise à mort des parents sera programmée pour leurs 43 ème bougie.

    Finalement de sa naissance à sa mort, l’homme soumis à cette Loi sera obnubilé et hystérisé par elle.
    Il deviendra très porté à tuer pour faire plus de place, pour mieux faire, pour parfaire.


    Le Paradis, je vous le laisse volontiers.



  • easy easy 17 novembre 2011 14:27

     «  »«  » En écrivant ces lignes, je me rends compte que tout ce que je dis devrait me faire détester ce film. Mais j’ai bien aimé, et je ne me l’explique pas. «  »«  »

    L’humilité, on l’invoque régulièrement pendant qu’on dit rarement où l’avoir remarquée.

    Lorsque je suis face à un médeci et qu’il me dit, en tripotant pour la troisième fois le thermostat « Je m’arrive pas à savoir s’il fait trop chaud ou trop froid dans cette pièce » et lorsque je lis cette confidence de l’Appartement collectif, je la vois.

    Mais en quoi ça consiste exactement cette humilité là ?
    Ca consiste implicitement à admettre que tout n’est pas clair, pas aussi clair que le discours éclairant prétend l’être. Que la confusion existe et qu’elle n’est pas une maladie ou une faiblesse mais une indispensable huile ou articulation cognitive qui nous permet de passer d’un pignon à un autre.

    Dans ces deux exemples, ça fait penser à de l’humilité mais il ne s’agit pas de l’humilité urbaine en bonnes manières, de composition, de théâtre. Il s’agit plus simplement, plus directement et plus purement de sincérité.

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