• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 11 novembre 2011 20:08

    Ah, un savant qui devrait pouvoir m’instruire

    Les femmes souvent teintes en blond platiné et portant robes longues avec mules aux pieds relèvent-elles d’un groupe ou sous groupe particulier ? 



  • easy easy 11 novembre 2011 14:28

    C’était du carrelage.

    Cette question du contact du pied avec le sol et lourde. 
    Quand on est habitué au port continuel de chaussures, on n’y pense plus mais à une époque où bien des gens étaient encore nus-pieds, c’était une préoccupation sociale.
    Dans un même pays, aussi bien en France qu’en Autriche ou en Chine, il y avait toute une pyramide de classement social déterminée certes par le port ou non de bijoux dans certains pays (La plèbe était interdite de bijoux en France, ce n’était le cas ni en Afrique ni en Chine) mais aussi par le port ou non de chaussures.
    Au point qu’il était interdit à un boy ou coolie de se chausser.


    30 ans avant le cas Guimet que j’ai raconté ici, une amie Yougoslave me fit découvrir le Louvre alors que je venais d’arriver en France (pays de ma mère). Elle était belle, grande, conduisait une Karman décapotable. Puceau, fasciné par les blondes, je ne regardais qu’elle.
    A un moment, elle retire ses chaussures et poursuit la visite pieds nus, jambes nues, sur ce carrelage que des millions de personnes ont foulé sans jamais le toucher vraiment de leur peau. Je voyais alors qu’elle était la première à toucher ce sol que seuls les ouvriers de l’époque avaient foulé à pieds nus et je trouvais ça parlant. De cette première visite au Louvre je ne me souviens que de ça et chaque fois que j’y retourne, j’y repense

    Lorsque je me présente avec des femmes devant l’entrée de la basilique Saint Pierre de Rome et qu’on nous dit « Stop, les femmes doivent se couvrir les jambes » j’admets
    Mais si au même endroit, on m’interdisait de marcher pieds nus, tout en n’insistant pas moins du monde, je ne l’admettrais pas car cet interdit me semblerait contraire à l’esprit du Christ



  • easy easy 11 novembre 2011 14:00

    Il me semble que c’est au XIX ème siècle que nous avons commencé à nous intéresser à l’absurde en tant que tel, en tant qu’hyper absurde et sans viser à le rendre moins absurde.

    Avant ce moment, il y avait eu bien des synodes pour discuter du sexe des anges mais on cherchait alors à résoudre ces absurdes qui émergeaient du raisonnisme.

    Au XIX ème, au moment où le métaphysique était marginalisé et la raison était devenue reine, sont apparus des milliers de dessins représentant des escaliers qui ne montaient qu’à leur bas et des marteaux à deux têtes. Le XXème ayant pris la suite avec l’écriture automatique, Duchamp, César Baldaccini, le sur réalisme à la Dali, Averty et les Shadocks. Tout cela associé au foisonnement des démonstrations d’illusions d’optique, au cinéma où le héros survit à cent tirs croisés, aux BD où le héros ne mange ni ne vieillit, à l’armement atomique qui nuit autant à son expéditeur qu’à son expédié, etc.

    A ce moment où l’absurde était devenu un fait à prendre tel quel, je considère que son exposé éclairait nos esprits. « OK, nous prétendons être de raison mais nous sommes effectivement absurdes, et drôles alors. Point »

    Ce moment me semble être passé. Je ne vois plus de gens se régalant d’absurdes à la Devos. Fini les Monty Python, Colluche et autres Woody Allen
    Ouille alors.
    Car la relégation de l’absurde (qui existe forcément quand on prétend au sens unique) ou son déni risque de nous renvoyer à de nouvelles certitudes.
    Certes, nous ne sommes pas fiers en ce moment que tout notre Système ressort en faillite, mais au lieu de bien voir que nous avons tous pratiqué l’absurde (parce que nous prétendions au bon sens -unique alors-) nous sommes en train de devenirs très accusateurs en désignant de notre index des chef ou bandits qui seraient les seuls à pratiquer l’absurde. Nous devenons convaincus que si l’absurde existe il ne provient que de méchants (qui faut alors pendre ou enfermer 136 ans).$
    Nous qui avions pratiqué émerveillés La chaîne ou l’avion, ces pyramides alakon où il fallait envoyer cent balles à celui qui était en haut de la liste, nous qui faisions le stock de cigarettes à Andore, nous devenons maintenant convaincus que seuls les pontes de la finance la pratiquent. Nous nous voulons innocents et nous tenons donc à écarteler des boucs émissaires.

    (J’en suis à me demander si les séniors actuels racontent vraiment leur passé aux ados)

    Ce qu’il y avait d’intellectuellement sain à l’époque des trente glorieuses où nous fumions tout en protestant contre le cancer, où nous roulions à 200 à l’heure sans casque ni ceinture tout en nous offusquant des milliers de morts, c’est que cet absurde, nous l’assumions collectivement et individuellement.

    Mais depuis 40 ans, le souci de sécurité individuelle est devenu prépondérant (ma sécurité d’abord = Source d’individualisme s’il en est), nous nous appliquons donc à préserver notre santé-sécurité de manière dite rationnelle et nous découvrons que nous subissons un empoisonnement passif contre lequel nous ne pouvons plus rien sinon à protester contre les Mac Do, Monsanto et autres Goldman Sachs.
    Nous avons maintenant l’impression qu’il y a certes toujours un absurde mais que cette fois il n’est plus de notre fait, il nous est strictement imposé par des méchants.

    Désormais nous détestons l’absurde alors qu’il y a 60 ans nous nous trouvions très drôles et charmants de le produire.

    Et dabs ce mouvement, je fais remarquer que les comiques de scène ne sont plus des souchiens mais des descendants d’immigrés du début XIXème.
    Les Beurs (Dany Boon en fait partie) sont aujourd’hui les seuls d’entre nous à admettre produire, générer et incarner de l’absurde. Inutile d’expliciter pourquoi



  • easy easy 11 novembre 2011 12:53

    Vous m’avez interpelé, je vous ai répondu.



  • easy easy 11 novembre 2011 12:39

    Il y a 5 ans, j’étais à pied, mon fils de 14 ans en roller. Nous arpentions le quartier quand j’ai proposé à mon fils de faire un tour au musée Guimet


    Le gardien : « Niet rollers »
    OK, ça me semble logique

    Mais niet pieds nus aussi !

    Ainsi, en France ou aux EU, dans un musée qui se consacrerait à montrer ce qu’a été notre ancêtre préhistorique ou que sont encore les Papous, il ne faut pas marcher pieds nus.

    En l’occurrence, dans le musée Guimet se trouvent des oeuvres fabriquées par mes ancêtres paternels qui les réalisaient nus pieds mais je n’ai pas le droit de les regarder sans avoir des chaussures aux pieds

    Cette attitude muséologique a évidemment un sens : celui d’un dégoût profond pour nos parents. Nous voulons bien montrer les vieux restes, ça nous fait des activités dites culturelles, mais c’est au fond cette mise en scène n’est là que pour nous enorgueillir de les avoir soi-disant surclassés


    Nos musées ne sont que des puits d’orgueil.


Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv