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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 2 novembre 2011 11:54

    @ Jlhuss,

    Je ne traiterai pas du fond du problème.
    Je ne parlerai que de la stigmatisation que vous faites de Papandréou

    Vous faites ressortir que la réunion des 17 , les mercredi+jeudi derniers, était une manifestation de solidarité, Papandréou ressortant ensuite comme traître à cette solidarité, comme égoïste (vous reprenez l’antienne qui se lance)

    La rhétorique qui avait soutenu cette réunion et le besoin urgent qu’elle accouche d’un accord était « Il faut sauver la Grèce (accessoirement l’Euro) »

    La réalité que cachait cette rhétorique c’est qu’il fallait sauver certes la Grèce au sens où tout pays doit pouvoir emprunter pour se développer, mais en toute première instance, les créanciers de la Grèce (disons les banques pour faire vite) ; C’est-à-dire les autres que la Grèce débitrice. C’est-à-dire nous, entre autres Européens.

    C’est comme lorsque les pays menacés se réunissent en 1938 à Munich en prétendant qu’ils le font pour « Sauver la paix » alors qu’ils le font pour sauver leurs fesses.
    On sauve certes la paix en sauvant ses fesses mais on sauve d’abord ses fesses. Il serait plus honnête de le dire.

    Or une réunion de dernier espoir (pour sauver ses fesses ou la paix, la continuité) met en face à face des camps à intérêts très divergents. Lors de telles réunions, chacun y va de ses pressions maximales et le plus souvent il y a un groupe face à un trublion à traiter. A la fin de telles réunions ; il est lu un communiqué aux allures sages et apaisantes mais il masque le fait que la réunion s’était produite dans un climat de tension extrême où le trublion a souvent cédé face au nombre.
    A la seconde où il sort de la réunion, ce trublion explose et se défait de la pression qui avait subie pendant des heures voire des jours. Et il n’est pas exceptionnel qu’il fasse alors le contraire de ce qu’il avait signé sous la pression. Rentré chez lui (car la réunion ne se tient que rarement chez le trublion à presser), il subit d’autres pressions, exigeant souvent l’inverse de ce qu’on lui avait imposé lors de cette réunion.

    On a donc vu Hitler faire le contraire de ce qui était prévu à Munich. On a donc vu Ho Chi Minh faire le contraire de ce qu’il avait signé sous la pression des Occidentaux. On a vu Ngo Dinh Diem faire le contraire de ce qui avait été signé (par d’autres) mais qu’il était censé appliquer. On a vu Kadhafi ne pas tenir ses engagements commerciaux pris à Paris. Même De Gaulle avait changé d’avis (certes moins rapidement) au sujet de l’Algérie et sous l’effet de pressions différentes ou nouvelles...

    On ne devrait pas qualifier de traître ou d’apostat une personne qu’on avait obligée à une signature. Si un signataire ne change pas d’avis le lendemain, c’est qu’il avait signé content. S’il change d’avis le lendemain, ça prouve surtout que les co signataires lui avaient imposé une pression insupportable.

    (Cf les contrats signés sous pression, le démarchage en cycle court « one shot » que le particulier a le droit de dénoncer )


    Nous sommes dans une situation mondiale mauvaise et bourrée de paradoxes. Par exemple nous savons désormais tous que l’invention des CDS était une escroquerie mais ça pèse si lourd dans nos comptes que nous devons les garder par quelque biais rhétorique et comptable. Cette situation complètement folle car inexpurgeable, impossible à assainir sans d’énormes ??????, ne doit pas nous conduire pour autant à brandir des piques appelant des têtes.








  • easy easy 2 novembre 2011 10:57

    Mon père serait un chrétien de Rome avant Constantin 1er, il serait protestant sous Charles IX, il serait cathare sous l’Inquisition, juif en 1930, moine au Tibet de 2000, je le supplierais de viser un biais moins hystérique où l’on n’exprime plus rien de saillant, où tout est intériorisé et discret.

    Lui me répondrait probablement que sans les praxis coagulatrices massives, sans les projets toujours quelque peu hégémoniques ou ambitieux, il n’y aurait jamais eu de temples si hauts, de châteaux si forts, de palais si luxueux, il n’y aurait jamais eu des courants philosophiques, religieux, rhétoriques, il n’y aurait pas eu de musiques, de sculptures, pas de critiques, pas de dazibao, pas de pamphlets, pas de fables, pas de roue, pas de zoo, pas de cirque, pas de fusée...

    Je lui aurais dit « Mais pas de mépris, pas d’insultes, pas de meurtres, pas de batailles, pas de guerres non plus »

    Et il m’aurait répondu « Ecoute fiston, il y a une telle absurdité fondamentale à la vie, il y a un tel trou à l’endroit de la question de la justice du sort, que ça vaut le coup de mourir transpercé pour avoir tenté de le combler d’un certain sens, ce trou. Mourir pour quelque cause, même puérile, afin ne ne pas mourir sans savoir pourquoi on a vécu, c’est mourir comblé »



  • easy easy 1er novembre 2011 21:48

    @ Aafrit et Lord

    J’apprécie vos contributions

    Il est possible que le Nouveau testament et les Evangiles proposent une lecture non grecque (malgré leur écriture grecque) mais en tous cas, nous les lisons et les entendons selon la norme rhétorique grecque, très cataphatique ou positiviste (où une chose n’est ou n’est pas ; Où une chose qui crée est forcément, d’où le besoin de dire que Dieu a créé)
    Mais il est effectivement plus certain que le Coran doive s’entendre selon une autre rhétorique. Ici Aafrit a proposé de remarquer le principe de symétrie du Coran. Un ami persan m’a dit que l’art de la rhétorique sémitique consistait non à partir de alfa pour parvenir à oméga comme le font les Grecs et nous, mais à partir de alfa pour finir par alfa. L’axe de symétrie du discours se situant alors en son centre

    En Extrême orient, il y aurait un autre principe encore. Un principe que l’on peut visualiser dans les estampes où il y a souvent plus de non-peint que de peint. Les vides existent par le peu de plein qui est dessiné. (Alors qu’ici, les tableaux sont peint sur toute leur surface. Alors dans les textes, dans la rhétorique, ça donne par exemple ce qui ressort des haikus


    Dans la fable de La Fontaine, ya le corbeau qui fait le beau, ya le renard qui le manipule et tout est dit, même la morale (ce qui est franchement lourdingue ; Surtout quand c’est ensuite répété des millions de fois par tout le monde)
    Dans un haiku, ça donne « Sous la cloche du temple s’est posé un papillon qui dort tranquillement »
    Rien de plus. Là encore, comme dans les estampes, le blanc, le vide, ce qui n’est pas explicitement dit est le plus important et ne se comprend qu’en creux. En E Orient on se parle constamment en creux (du moins avant l’influence occidentale)

    Ainsi la sentence attribuée à Lao Tseu « Quand le sage montre la Lune l’idiot regarde le doigt » doit se comprendre tout à fait à l’inverse de ce qui est compris ici (Nul n’a besoin qu’on lui montre la Lune et ceux qui pointent du doigt sont bien plus intéressants à regarder que ce gros caillou)



    Tout ça ne veut pas dire qu’un Français ne comprend rien en creux ou qu’il est sourd à l’apophatique, car à mon sens il y est réceptif. Il entend certainement les silences mais il ne sait pas en parler selon la rhétorique grecque.
    Chaque Français entend les blancs mais ne sachant qu’en dire, il ne communique pas dessus.



  • easy easy 1er novembre 2011 15:49

    Le jeu de paume avait duré 1000 ans.
    Il y eut des moments où les gens en étaient tellement passionnés (et ils pariaient, et ils y allaient parfois à coups de pierres, ils s’y tuaient) que les autorités durent plusieurs fois fortement légiférer selon différents biais dont celui du temps qu’on avait le droit d’y passer(par moment il y avait tant d’étudiants qui séchaient les cours pour y jouer qu’ils y furent interdits)

    Ainsi le temps que les jeunes passent en dehors des cadres policés aura souvent conduit à des désordres et les autoritésont souvent eu à légiférer les récréations.


    Dans le cas du jeu de paume et de la soule (également policée à la suite de débordements meurtriers), toutes ces activités étant le pendant pour les plus pauvres de ce qu’étaient les tournois pour les nobles), posons que les jeunes turbulents en ressortaient au moins forts et virils (des filles aussi en étaient folles)
    Dans la situation actuelle, les jeunes qui « traînent dehors » ne sont plus pris par une passion sportive mais plus par une passion pour l’argent et sous forme abondante (car les gosses du Vietnam de 1960 jouaient beaucoup avec de l’argent mais à niveau de pièces et piecettes). Et ils aiment la bagarre à mort. Enfin, le support de leur commerce est de la drogue et des armes, guère autre chose. Commerce + drogue + armes à 14 ans = mépris du travail et banditisme fatal à 25.

    Ca fait des raisons plus fortes qu’autrefois pour que les autorités réagissent (le côté vandale de la jeunesse actuelle n’étant pas forcément plus volumineux que celui de celle de 1600, car nos ancêtres cassaient et brûlaient beaucoup sauf ce qui était religieux)
     


    Comme le sujet de ce papier c’est l’amende infligée aux parents, restons dessus et ne débordons pas sur trop d’autres considérations comme le placement à l’ASE qui mériterait dix livres dédiés.

    La toute première vertu du principe de l’amende infligée aux parents qui ratent le couvre-feu de leurs rejetons, c’est qu’il est didactique et explicite. Une loi doit être très précise et couverte par une sanction très précise à défaut de l’être par une récompense précise. Comme c’est le cas de cette loi, les parents peuvent opposer ce risque de sanction à leurs enfants rebelles.

    Considérons que les amendes ne seront, comme bien d’autres, que très rarement infligées. Comprenons que dans chaque transgression constatée, il y aura jugement où toutes les circonstances pourront être racontées et entendues. Alors jusqu’à preuve du contraire, retenons d’abord que ce cadre précis aidera beaucoup les parents qui se voyaient jusque là taxés d’autoritarisme par leurs enfants très doués dans l’art du chantage.

    Dans le lot des parents dont les enfants traînent dehors, il y en a probablement plus de la moitié qui n’en sont pas satisfaits et qui aimeraient disposer d’une loi leur permettant d’obliger leurs enfants sans paraître flic.
    On va donc avoir des parents certes tracassés par le risque de prendre une amende et qui ne manqueront pas de crier leur angoisse pécuniaire mais on verra ces mêmes parents se féliciter in petto de pouvoir opposer cette police à leurs enfants rebelles.

    Il manque des principes policiers simples et très précis dans les activités et relations familiales à la maison (alors qu’ils sont hyper précis sur la route, même quand la voiture est pleine de cette famille). Voilà la première règle précise qui arrive dans les foyers et ce n’est pas forcément trop tôt.


    Si cette loi, démontre, après un an ou deux, qu’il y a une amélioration des relations entre tous et qu’on découvre qu’il y a des situations où les parents ne peuvent matériellement pas imposer cette police parce qu’ils ne sont pas à la maison (boulot, travail de nuit, hospitalisation, veuvage, célibat), il sera toujours possible de renforcer alors l’action de l’Etat en matière de Centres culturels ou sportifs encadrés.



  • easy easy 1er novembre 2011 13:11

     «  »«  » Selon l’agence Zengtena, l’OTAN vient de demander aux rebelles qui ont vendu leurs pays de payer la facture de la guerre. La facture se lève à 480 milliards de dollars.
     «  »«  »

    Sur un point aussi important que celui-là, je ne me presserais de le brandir sans attendre d’en être plus certain que si j’étais hystérisé

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