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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 30 octobre 2011 12:33

    Ce sujet a priori léger aura donc permis à au moins la moitié des intervenants de poser une fois de plus, une fois encore qu’il existe une machine à abrutir, une usine à crétins qui produit des crétins et donc, qu’il existe de grandes masses de crétins.
    Etant entendu qu’il faut et suffit d’énoncer cette assertion pour se situer au-dessus de cette masse de crétins.

    Alors que les crétins sont constamment signalés partout, par convois entiers et même dans les familles, je n’ai encore jamais rencontré qui que ce soit se reconnaissant crétin. (Alors que con, oui)
    Bizarre



    Un des deux ou trois ressorts fondamentaux de toutes les conversations depuis 1960, ressorts qui sont mis à nus quand les protagonistes s’échauffent, quand ils ont épuisé leurs vernis d’argument original, à la seconde minute donc, c’est, avec celui du mythe du fascisme valant godwin depuis peu, avec celui du mythe du racisme, celui du mythe de l’usine à crétins.

    S’opposer à quelqu’un autour d’un comptoir conduit automatiquement à être rejeté dans un de ces schèmes repoussoirs.

    Avant 1960, il ne fallait surtout pas être éboueur, il ne fallait pas non plus vivre la misère sexuelle des immigrés (expression née du fait qu’on voyait les immigrés maghrébins faire la queue sur les trottoirs de la Goutte d’Or pour une passe à 25 Francs) 
    Depuis 1960, il ne faut surtout pas être un veau, il ne faut surtout pas être un lobotomisé, un crétin de la télé, un abruti de Coca.


    Les méta repoussoirs d’avant 1970 étaient plus concrets, matérialistes. On pouvait donc prouver concrètement qu’on n’était pas dans la fosse, qu’on ne méritait pas l’insulte. (Et plus avant encore, vers 1850, il suffisait de s’habiller bien pour échapper à la fosse, à l’insulte)

    Les méta repoussoirs d’après 1970 sont plus abstraits et donc plus pervers car plus personne ne peut repousser l’accusation d’être un crétin-par-endoctrinement (et aussi par méconnaissance). Plus personne ne peut prouver qu’il n’est pas dans la fosse.
    Le seul moyen limite pour s’en sortir consiste à hurler plus vite plus fort que c’est notre rival qui est le crétin-idiot-imbécile-ignare-souséQIpé

    Jamais, de toute ma vie, je n’ai entendu-vu-lu autant de bruit et jamais ce bruit n’a autant consisté en des insultes.

    (Et ce qui est très bizarre au regard de l’Histoire qui ne nous avait pas habitués à ça, c’est que depuis 1960, nous n’insultons jamais plus les Allemands)

    Les médias, la télé nous avait indiscutablement endoctrinés pour partie (a rappeler alors que les Romains aussi pratiquaient des messes donc des hystérisations) mais dès le moment où certains vigie-allerteurs ont commencé à dire que nous l’étions (Et les Shadock pompèrent) nous nous sommes mis à nous dénigrer les uns les autres.
    Le fonds de commerce du « Les Français sont des veaux » est devenu le plus chéri de tous et il sert d’articulation à mille sortes de discours « Les merdias racontent des conneries et tu les gobes. Moi je vais te révéler la vérité ».

    L’hystérie provient du fait que chacun de nous sait qu’il absorbe toujours et inévitablement de la farine animale par quelque trou et que cette absorpsion est considérée comme très mauvaise, très réductrice, très chosifiante, très toxique, très humiliante.
    (Je dis absoption alors qu’une partie de ces ersatzs est absorbée, une autre partie est adsorbée, une dernière partie nous glisse dessus)

    Tu peux prendre n’importe quel sujet, même de BD et, pif paf, au bout de deux échanges ya déjà le plein de crétins, de veaux, d’attardés mentaux et de mous du bulbe qui est fait.
    Le tout étant servi dans un jus à base de « vomi », « chié », « salmigondis »...


    Nous ne nous faisons plus confiance.
    C’est le règne de la défiance entre enfarinés-enfumés

    Pas glop comme ambiance. 




    Sinon, pour revenir dans le sujet du papier, quelqu’un a dit «  Dans ce Tintin de Spielberg on se sent dans un jeu vidéo qui avance tout seul ». 
    Je ressens la même chose et assez fortement ;
    Mais au fond, ça fait déjà un moment que je ressens ça. (les Indiana Jones, les Jurassic park aussi donnent cette impression que tout étant écrit d’avance, il n’y a plus qu’à accélérer le jeu)

    Et dans 100% des BD, il y avait comme un déroulement inéluctable des situations. 

    Et seulement une partie des livres écrits proposent des histoires comportant des hiatus, des interruptions, des pauses, des hésitations, des blocages, des tentatives avortées. 
     
    La seule différence alors entre les supports papiers (écrits et dessinés) et le cinéma c’est que dans ce dernier média, la vitesse de la musique est beaucoup plus nettement et fortement imposée.

    Quelqu’un l’a dit ici, il y a une telle rapidité de succession de scènes et d’exploits que le spectateur est hyper passif comme dans un grand 8. Il est secoué à une telle cadence qu’il ne peut plus réfléchir. 

    Dans les supports papiers, même si l’auteur enchâine des scènes fortes à un rythme rapide, le lecteur peut prendre son temps et faire une pause sur chacune d’elle. Au cinéma d’action c’est impossible.

    Le cinéma d’action, surtout américain me donne régulièrement l’impression qu’il est conçu pour servir sert de rampe de lancement, de décor ou de thème à un prochain manège rapide de chez Disney

    Mais bon, dans cinéma d’action il y a « action ». Celui qui va voir un film d’action ne cherche pas à voir Le Rayon vert. Il veut du grand 8.

    On peut juste s’interroger sur le phénomène de la spécialisation des films, donc des genres. Etait-il fatal, indispensable qu’au cinéma comme au théâtre, comme dans la littérature, qu’il y eût des genres ? La vraie vie n’est pas un genre alors pourquoi ses représentations et images sont-elles divisées en genres ? Pourquoi ce triage artificiel et exagéré ?



     



  • easy easy 29 octobre 2011 18:04

    «  »«  »Ce qui est évident pour moi, globalement, c’est qu’un système mené par un esprit vertueux et intelligent serait assez différent, moins injuste, moins pathogène, plus serein, plus paisible à vivre, plus passionnant à parcourir. Au lieu d’une économie de la connaissance, je préfèrerai une Europe de l’intelligence et du cœur«  »«  »

    Foin du savoir cataphatique, positiviste, scientifique, foin de ce savoir qui autorise et permet de traiter un autre d’ignare, oui.
    (Mais jusqu’ici, vous vous seriez posé bien plus en sachant qu’en vivant)


    A part ça, je vois les Francis Huster et Lalane, les Timsit et autres gentils sortir de leur manche des incantations du genre « Je préfèrerais une Europe de l’intelligence et du coeur »

    Creuserie que ces chansons.

    Dans ce coeur, jamais défini en l’occurrence, il y a plus de duretés que de douceurs.
    Dans ce coeur jamais défini il y a au moins autant de haine et de jalousies qu’il y a d’amour et de générosité.

    Il suffit de voir ce que réclament ceux qui sont touchés au coeur par quelque chose qui les révolte : ils veulent pendre, brûler, encager. Là soudain, en raison de justice, sous prétexte de quelque victime, vengeance ou talion, ils ont le droit voire le devoir de ne pas être bons.

    La référence au coeur, quand il n’est rien dit du contenu de ce coeur, me semble être une comédie, une manipulation. 


    Ainsi, ce qui m’intéresserait ce serait d’entendre des gens appeler à plus de bonté.
    Contrairement au coeur, la bonté est sans ambiguïté mais parce qu’elle ne permet pas d’interprétation, personne ne l’invoque. Chacun se réserve donc la possibilité de ne pas être bon ;
    Et ne pas être bon, lors d’un litige, même d’amoureux, c’est être cruel.

    Que Francis Huster, que Francis Lalane qui jouent du violon consensuel nous promettent de ne s’autoriser que la bonté (ou du moins qu’ils disent accepter un blâme s’ils ne sont pas toujours bons, s’ils dénotent de cruauté quand ils condamnent quelque monstre) et le monde commencera à changer.
    En attendant c’est pipeau et compagnie.


    Quant à l’intelligence, son cas est encore plus grave que celui du « coeur »
    Tant il y a d’intelligence dans tous les réquisitoires de Saint Just, de Torquemada, de Cauchon, de Cicéron, de Fouquier Tinville...

    Bien sûr, il existe une sorte d’intelligence servant la bonté, c’est celle dont Salomon avait fait preuve face aux deux « mères ». Celle de Voltaire aussi qui appelle à être bon pour le Chevalier de la Barre. Mais ce genre d’intelligence qui ne coupe personne en deux, qui ne voue personne au bûcher est rarement à oeuvre.





  • easy easy 29 octobre 2011 16:39

    Ouh la la, Rencontre du III type, que c’est bête en effet.

    Mais même à l’intérieur de ce bête, j’y vois deux choses contrastées : le concept de rencontre merveilleuse (qui nous change de la guerre des mondes) et les enfants toujours plus finauds que les adultes qu’ils vont devenir.


    Ca posé, comme le même cinéaste a également produit la Liste de Schindler ; Duel qui est un concept filmique inédit, l’Arnaque, Amistad qui reproduisent proprement un moment de l’Histoire et les purs divertissement que sont Indiana Jones et Jurassic park ; je n’irai certainement pas à le jeter avec l’eau du bain. Loin de là.

    Vilipender Spielberg parce qu’il a fait deux ou trois films bêtes, mais surtout parce qu’il est Américain et fait exactement partie de ceux qui nous ont inondés est absurde. Si l’on n’est pas content de cette inondation culturelle, il suffit de n’aller voir que les productions françaises et nous ne le seront plus.

    Idem pour ceux qui veulent casser du Coca ou du Mac Do alors que très clairement ils ne mettent pas les pieds chez Francine qui propose une superbe blanquette de veau.



  • easy easy 29 octobre 2011 16:20

    Oui Bratz,

    Tel l’Américain Newman DERBY qui avait nettement inventé la planche à voile mais n’avait jamais pu convaincre des investisseurs ; résultat, des récupérateurs dans mon genre l’ont développée et se sont enrichis avec.
    D’autant que les Français sont, en proportion de leur petit nombre, particulièrement portés sur la voile. Les grandes marques de yatch sont en grande part européennes et françaises

    Je ne serais pas étonné d’apprendre que les Américains skient avec du matériel européen. Et ça pendant que ceux qui vivent autour du toit du Monde n’en produisent pas



  • easy easy 29 octobre 2011 14:31

    Et bien je vous félicite Abraxas pour ce réexamen de conscience que peu savent accomplir.

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