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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 26 octobre 2011 15:11

    Ah, vous situez donc l’âge d’or sensiblement au niveau de l’âge de pierre.

    J’en conviens.

    A mon sens, il faut effectivement remonter à aussi loin pour entrevoir (au travers de ceux qui le pratiquent encore de nos jours) une manière de vivre ensemble différente, moins hystérique.

    Or, ce qui fait le passage de l’âge de pierre à celui d’Aristote, c’est le fait que l’homme ait trouvé intéressant d’utiliser l’animal dans un premier temps (son utilisation pour tirer l’ancêtre de la charrue me semble encore à peu près correcte, non délirante) puis qu’il ait trouvé intéressant de ranger des êtres humains au rang d’animaux pour accomplir des « corvées » à sa place.

    En un mot comme en mille, le jour où les êtres humains ont utilisé d’une manière ou d’une autre, d’autres êtres humains pour marcher, pour se déplacer (Cf la chaise à porteurs, le pousse-pousse) le jour donc où un être humain a trouvé intéressant et logique ou naturel de se faire porter par un autre, tout a basculé. 

    De nos jours et à force d’avoir toujours cherché à résoudre ce problème de la flemme de marcher (ou l’envie de ses déplacer plus loin que ne le permettraient ses seules forces) nous en sommes arrivés à l’automobile où l’on a l’impression qu’il n’y a plus de porteur sacrifié. Pourtant, en examinant attentivement et sans complaisance le phénomène de l’automobile et plus généralement de la machine, on voit qu’en réalité, ça ne peut perdurer que parce qu’il existe des « porteurs », des sacrifiés au portage.

    L’automobile n’a qu’un siècle. Mais encore en 1950, dans toutes les colonies où opéraient les militaires français ces derniers, même simples trouffions, bénéficiaient de porteurs et de cuisiniers attitrés.


    Les 60 dernières années du tout auto ne doivent pas masquer le fait fondamental qui avait duré 10 000 ans : des êtres humains ont eu la flemme de marcher (et aussi de préparer leur repas)

    C’est là (et non sur le champ de bataille paradoxalement) que se situe l’alpha du concept de « corvée », l’alpha du mépris et le début de l’hystérie collective où chacun vise à être porté tout en évitant de devenir porteur. Chargeur et non chargé. Dirigeant et non dirigé. Servi et non serviteur. Accableur et non accablé. Accusateur et non accusé.

    Hystérie ? Pourquoi hystérie ?
    Bin parce que cet objectif, une fois généralisé (dès l’école) conduit mathématiquement à des affrontements et des impasses car personne n’avouant être préoccupé d’échapper aux corvées pour mieux pavoiser (au sens du pavois de portage du chef), on s’accuse mutuellement et à partir de n’importe quoi.

    Et c’est probablement dès ce virage et non avant qu’est apparu le concept de lévitation.
    Les anges, les ailes, la légèreté, l’innocence par la lévitation ...




  • easy easy 26 octobre 2011 13:19

    Vous posez donc qu’il y a eu un âge d’or.
    Mais rien, strictement rien n’indique qu’il ait existé.

    Quand je remonte l’histoire, je trouve Nerfertiti et Hypathie à qui je ne vois rien à reprocher mais quand je vois ce qu’avaient fait Cléopâtre, Brunehilde, Frédégonde, Catherine de Médicis, Erzebeth Bathory et même les mythiques Hérodiade-Salomé + Pénélope qui aurait quelque peu poussé Ulysse à commettre un massacre, je ne les trouve pas trop angéliques

    Où l’on peut remarquer qu’il s’agit là de princesses, ce qui renvoit à la problématique dont j’ai parlé plus haut.



  • easy easy 26 octobre 2011 11:48

    Je rejoins l’avis de Mourot et Russel
    Nous nous sentons dans un cul-de-sac moral et nous recherchons tant la source de notre mal que la solution.
    Nous recherchons donc la source des anges. Les bestioles, les Amérindiens, les femmes...

    Cette quête logique ne l’est que dans notre conception trop analytique et positiviste (au sens cataphatique). Alors que les choses se passent de façon probablement bien plus globale et intriquée.

    Tiens, il est fait mention de Malraux ; Or cet homme s’était promis, devant sa femme et très explicitement, de ne jamais travailler. Ce qui implique de gagner sa vie en profitant de la naïveté des vrais travailleurs, de ceux qui transpirent et se font mal aux mains.

    Et bien on pourrait tout aussi bien trouver que notre mal vient de là. (Ce qui est un sous-jacent de l’histoire « La fille du puisatier » où cet ouvrier dit au riche quincailler « J’aurais dû me méfier de ceux qui vendent des outils mais ne s’en servent pas » )


    Peu m’importe de placer ce problème du faux travail (donc du baratin) au sommet de nos maux ou pas au sommet. Ce qui compte à mes yeux c’est de dire qu’il existe et qu’il est conséquent.


    Or, à un moment, va savoir lequel, il est devenu important pour un mari d’épargner à sa femme les peines du vrai travail. C’est avec un véritable plaisir et grande fierté que bien des hommes se sont mis à redoubler d’efforts dans le vrai travail pour placer leur femme en position de princesse.

    Il se pourrait qu’à la suite de ce mouvement, il se soit produit toute une cascade de perversions.
    Car pour qu’un homme puisse, par son seul vrai travail, placer sa femme en position de princesse, il doit travailler beaucoup et, finalement, sortir du vrai travail pour tenter le faux. Le fait qu’il vende son âme au diable pour gagner beaucoup le rend vindicatif et il passe agressif, y compris contre sa « princesse » qui se retrouve alors malheureuse et qui cherche à s’émanciper en réclamant de travailler elle aussi.
    Et elle aussi visera un faux travail.


    L’homme et la femme recherchant tous deux un faux travail, on en arrive à une situation paradoxale où travailler devrait procurer plus de confort que de souffrances.


    Parmi mes activités, j’ai eu à pratiquer de l’ergonomie. Je devais trouver des solutions pour améliorer le confort des travailleurs, du tertiaire essentiellement. Afin qu’une secrétaire souffre moins des brûlures des trapèzes (qu’on peut également éprouver quand on conduit longtemps) je fournissais des sièges incroyablement sophistiqués, je réglais les températures des bureaux à 2 ° près, les vitesses des courants d’airs, les luminosités et je m’interrogeais sur ce délire matérialiste-confortiste.


    J’ajoute le mot confortiste car si le matérialisme est repéré et dénoncé, ce seul mot ne dit pas sa finalité : le confort.


    Une autre manière de dire ce que je vois de ce problème serait de souligner que tout est parti de travers quand on a inventé le concept de corvée. (concept que bien des peuples ignorent totalement)

    A mes yeux, dès qu’on considère qu’il y a quelque chose de nos activités à accomplir qu’on considère en corvée, on cherche à s’en soustraire et à les faire accomplir par d’autres.



  • easy easy 22 octobre 2011 21:02

    Ah, un sujet sur les Noirs de Lybie !

    Dès le début de la résistance de Kadhafi (et peut-être avant) il était devenu notoire (en tous cas en France) que ses troupes étaient constituées de mercenaires Noirs.

    J’aurais été un Noir non intéressé par ce mercenariat, réalisant le risque énorme d’être considéré pro Kadhafiste, réalisant qu’en tant que minorité visible j’étais obligé de choisir nettement un camp, je me serais enfui ou je me serais précipité vers quelque machin officiel neutre du genre Croix-Rouge ou je me serais engagé avec le CNT

    Mais être Noir dans un tel contexte et ne pas s’organiser contre un lynchage inéluctable en s’imaginant qu’on pourra faire valoir sa neutralité sans preuve formelle, serait idiot. 



    (Après l’attaque de Pearl Harbour, la seule solution s’offrant aux Japonais vivant aux EU pour ne pas être enfermés dans des camps, consistait à s’engager dans l’armée)





  • easy easy 21 octobre 2011 22:05

    Des pays désirés par d’anciens colonisés, il y en a plein.
    Des pays désirés par d’anciens colonisés avec qui il y a eu tant d’ultra violences commises, je n’en vois pas d’autre que la France.

    Et quand je dis désiré, je me fie aux demandes d’immigration actuelles

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