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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 19 octobre 2011 14:56

    L’enseignement scolaire est devenu très éprouvant pour le narcissisme des enseignants et personnels périphérique.

    Mais dans bien des professions, ce narcissisme (qu’on pourrait appeler respect de soi ou fierté basique) est laminé.

    Concernant les actes désespérés des enseignants (mais c’est pareil pour les policiers, les commerciaux ou les agriculteurs) il y a, comme corps qui en disent quelque chose, les gouvernements qui vont toujours à souligner la faiblesse du désespéré et les organisations de son métier qui vont toujours à souligner les manques de moyens ou de soutien (le suicidé est alors utilisé, récupéré)

    Rien n’est absolument faux dans ces deux réactions. Les gouvernement n’ont pas absolument tort en disant que le suicidé était faible ou déficient. Les syndicats n’ont pas absolument tort en disant que leur profession manque de considération.

    Mais dans les deux cas, il y a un fond de sauce en récupération, en utilisation.


    Comment réagir face à un suicidé sans l’utiliser ?
    Je ne vois qu’une seule solution et elle consiste à entrer précisément dans son cas, rien que son cas, tout son cas, sans jamais extrapoler ni généraliser.

    Par exemple, face au suicide de Gabrielle Russier, il ne fallait faire qu’une seule chose (pour ne pas se servir de sa mort) et ça consistait à détailler son cas, ce que certains ont fait en se donnant la peine de tout étudier de sa situation et de ne parler que de sa situation (Cf Mourir d’aimer) 

    Sauf cas spéciaux (ex : immolation de Thich Quang Duc, puis d’autres identiques) les suicidés ne se tuent qu’en raison de leur propre cas ou situation. Etant alors à comprendre qu’à situation personnelle extrêmement similaire, deux personnes songeant à se suiicider, l’une trouvera le microscopique brin de ficelle d’encouragement qui lui permettra de tenir, l’autre ne le trouvera pas et passera à l’acte.

    Dès qu’on en reste à examiner chaque cas en détail, il saute aux yeux quelque chose que nous n’aimons pas reconnaître, le suicidé s’est retrouvé à subir une accumulation de cruautés non compensées par la moindre générosité envers lui.



    Une des grandes questions comportementales qui se posent à nous, c’est celle de l’abandon. On ne devrait jamais abandonner quiconque à la dureté, à la solitude. Or ce principe qui serait salvateur est réellement difficile, très difficile à respecter. D’où notre réponse-défense en « On ne peut pas accueillir toute la misère du Monde » 
    Mais si nous ne pouvons pas faire preuve de générosité envers tous, il ne nous coûterait rien du tout de n’être point cruel.

    Françoise Bettencourt est de plein droit quand elle met sa mère sous tutelle et sous sa coupe. Mais elle est cruelle.

    Aider tous les malheureux nous semble impossible ? OK. Mais censurons-nous pour autant notre cruauté ?
     (Et une insulte en est une. Même un moinsage en est une) 

    Lorsque Pulvar et Polony défoncent le travail de Hondelatte et même jusqu’à son comportement global, en aucun endroit, elles ne lui accordent de l’air, de l’oxygène. Elles l’étouffent complètement. Elles sont cruelles et nombreux son ceux qui trouvent normal d’exercer cette cruauté. Qui peut affirmer que Hondelatte n’aura pas ressenti du désespoir ?
    Ce n’est pas parce que Hondelatte aura éventuellement été cruel qu’il faut trouver normal de l’être aussi envers lui.
    Il faut en toute occasion faire valoir qu’il faut laisser de l’oxygène aux autres et ça ne coûte rien de le faire


    Je me souviens toujours des derniers duels en France, dont celui de Serge Lifar Vs le marquis de Cuevas. D’une part, le principe du duel est très noble au sens où chacun doit démontrer son véritable courage (pas d’appel à l’Organe de la Justice, pas d’appel au lynchage, pas « d’expertises » psychiatriques de l’ennemi, pas de tombereaux d’injures)
    Les deux protagonistes s’escriment (après une semaine d’entraînement, surtout pour Lifar) et au premier sang (Serge est blessé) le combat cesse. Dans la minute qui suit, le marquis, plus âgé et jusque là très calme, se met à pleurer et dit avoir eu l’impression de percer son fils. Le lendemain, Serge, pansé, vient voir Cuevas et ils s’effondrent en larmes dans les bras l’un de l’autre. (on peut en voir le reportage qui avait été tourné)

    C’est énorme la quantité d’oxygène qu’ils s’offrent alors mutuellement. Et ça ne leur a rien coûté. Voilà qui n’est pas cruel ou qui conclut en absolue non cruauté.







     



  • easy easy 18 octobre 2011 15:27

    Au fond, vous reprenez une antienne.

    Mais comme vous la colorez avec « vendre son âme » je vais vous répondre.

    Vous simplifiez afin de faire ressortir qu’on « vend son âme ou son corps » (sous-entendu au diable alors)


    En réalité, il faut s’y attendre avec l’Homme, sa réalité, la réalité de ses rapports est bien plus complexe qui ne le prétend lorsqu’il schématise.

    En réalité, ce qui fait notre âme et notre corps, se subidivise en mille compartiments vendables, louables, prêtables, offrables.


    Parce que le fait d’être derrière une caisse de supermarché semble nous occuper entièrement, nous pourrions aller à dire que pendant 8 h nous sommes entièrement vendu, loué, prêté...
    Mais au fond, ce que nous vendons, louons ; prêtons de nous pendant ces 8h n’est qu’une partie de nous, le reste étant en veilleuse.

    D’autre part, le terme « vendre » est choisi pour ce type de discours afin de faire ressortir qu’on ne possède plus ce qu’on a vendu.
    En réalité c’est loin d’être vrai. On peut vendre et vendre encore chaque jour la même chose soit au même client soit à d’autres. Nous serions plus dans la location que dans la vente et encore, d’une partie de nous seulement.



    La seule chose que nous perdons vraiment c’est notre vie. Mais sur ce point, nous sommes tous égaux, à peu de chose près.
     Alors, perdre sa vie c’est vivre.




  • easy easy 18 octobre 2011 14:14

    Bon bin j’ai lu 5 fragments et effectivement, ce n’est pas du roman.

    Ce n’est pas non plus autobiographique ni un journal intime bien que ça en ait un peu l’air si on pense que les scènes ont été vraiment vécues.

    Ca ne demande pas d’inspiration directrice (un peu comme sur ce forum, chaque jour, chacun aborde un sujet différent ; Enfin sauf pour certains). Ca permet d’aborder toutes sortes de questions (souvent implicitement, j’aime ça), ça renvoie vers différents domaines, pas seulement littéraires (avec un risque que le lecteur s’épuise dans les arborescences, mais c’est à lui de gérer son effort).
    Au moins, on n’y risque pas la page blanche (en tant qu’auteur).

    Ca a un petit côté mémo des séances de psychothérapie ou psychanalyse.



    Mais j’ai déjà ressenti un peu cet effet dans « Voyage au bout de la nuit » qui est tout de même bien un roman. Car en dehors des évènements, de la guerre et des obligations militaires, Bardamu semble ne rien diriger, il semble errer, s’interroger sur ce qu’il fout là toutes les trois minutes, ce qui lui offre l’occasion de faire mille réflexions.

    Au fond, cette manière d’interpeller le lecteur me fait penser à un biais apophatique (ça ne peut que rendre plus intelligent)

    Est-ce alors un genre ?
    Outchhh, je me pose la question.
    Possible que oui mais possible qu’il ne trouve pas son public puisqu’aucun lecteur ne pourra raconter le « résumé »

    Alors un genre dont les oeuvres ne se résument pas, dont on ne peut pas parler de manière habituelle et qui se soustrait à la critique littéraire habituelle peut-il trouver son public ?

    Mah pourquoi pas. Internet c’est énorme et au fond, nul ne peut ni le résumer ni le critiquer.





  • easy easy 18 octobre 2011 12:07

    Je n’ai pas compris grand chose à votre diatribe.

    Pourriez-vous laisser de côté Beigbeder et nous dire plus précisément, avec des exemples, quel est votre constat ?
    (Je ne pense pas qu’il faille 500 pages ni pour expliquer de ce genre de problème ni pour faire un exemple de bon modèle)

    Cela dit, depuis le clavier et ensuite Internet, chacun s’épanchant en écrivain-journaliste-éditorialiste-pamphétaire bien plus qu’en romancier, il est certain que la tradition du papier relié en prend un coup. Au point que, nonobstant leur contenu, le succès des Potter est étonnant et fait office de consolation pro-papier.



  • easy easy 18 octobre 2011 11:45

    Hélas !

    C’est ce qui fait que dans l’histoire du doigt et de la Lune constamment évoqué dans ce monde très défiant, puisque ce doigt est 9 fois sur dix accusateur, je regarde le doigt., je regarde les Fouquier Tinville, les Cauchon, les Saint Just

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