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easy

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59 ans
Eurasien
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Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 28 octobre 2011 10:37

    Des sauvetages quelque peu paradoxaux, il y en a eu et c’est tout à l’honneur de ceux qui ont eu le courage de les réaliser.

    Il y a donc eu des millions de persécutés qui ont été paradoxalement aidés (parfois même par des Nazis. Question de feeling)

    Ce qui m’étonne alors, c’est que les très nombreux bénéficiaires de ces hauts exploits entrepris par des gens de très grande humanité soient si peu nombreux, si discrets, si taiseux sur la chose.
    Les sauvés sont tombés sur des gens exceptionnels mais eux-mêmes en sont le plus souvent restés à la banalité de l’ingratitude voire du déni.

    Au total, toutes sortes de pourchassés confondus, ils ont été plusieurs millions à avoir bénéficié d’une aide cruciale. Nous devrions donc, en ces heures d’affrontements de plus en plus vifs entre paradoxaux, voir s’agiter dans tous les sens des millions de ces sauvés ou de leurs enfants et petits-enfants, s’agiter pour témoigner que l’amitié et l’entraide paradoxale est possible et que c’est une belle chose.

    Hélas, rien.
    Le silence.

    Tout se passe comme si ces gens qui avaient bénéficié du souffle de certains en manquaient, comme si les courageux avaient sauvé essentiellement des lâches et ingrats.
    A part de temps en temps un film ou un livre qui raconte un peu de ces miracles


    (Les sauveteurs de la SNSM disent que jamais leurs sauvés ne reviennent les voir, à une exception près)



  • easy easy 27 octobre 2011 16:31

    OK Fergus,

    Mais autant vous répondre que, quand la foule se pressait menaçante devant le tribunal, quand sur nos forums tant de gens criaient à la lapidation, DSK et Anne ne pensaient qu’à sauver leur peau.


    Et puis vous savez, Fergus, on n’est jamais déçu et dépité que de nos illusions.

    Est-il vraiment logique, après les Nixon, les Clinton, les Mitterrand, les Chirac, les Juppé, les Berlusconi et autres Giscard de vous être fait encore de si grandes illusions de probité sur nos chefs que vous vous en retrouvez marri ?

    Alors que tant de gens paient pour aller voir des spectacles d’illusions en tous genres, la faute de cet illusionnisme incombe à qui, aux illusionnistes ou aux spectateurs qui applaudissent leurs tours et en redemandent ?




  • easy easy 27 octobre 2011 16:17

    Etonnante cette loi n’est-ce pas ?
    Il suffit qu’avant l’arrivée de cet homme dans le foyer où se trouve des enfants, il n’y ait pas eu de père déterminé ou qu’il ait disparu, mort ou fondu dans la nature pour que l’arrivant devienne mais seulement s’il y reste 5 ans, père de fait sur le plan de ses seules obligations matérielles.


    Posons donc que le plus souvent, une mère élevant seul ses enfants n’admette pas que son compagnon de passage exerce quelque autorité que ce soit sur eux. Posons donc qu’il aura pu arriver au moins une fois que ces enfants balancent à la figure de cet amant « Tu n’as aucun droit sur moi, tu n’as pas à me faire la morale.... »
    Cet amant se fait donc petit, ne vient dans ce foyer qu’une fois par mois, il apporte des pâtisseries, des boissons.
    Au bout de 6 ans, il est rejeté par la femme.

    Alors il part et fait son deuil de ce « foyer »

    Mais voilà qu’il reçoit une convocation devant un juge où on lui explique qu’il doit désormais une pension à ces enfants au motif qu’il s’était montré paternel envers eux. Il va s’en défendre, il va faire valoir qu’il n’avait mivré que des gâteaux. Mais voilà l’Etat ne veut plus assumer l’étatisme et le juge va dire que cet homme avait été paternel donc pension, héritage, etc. Eh oui, héritage aussi....

    Autrement dit, une femme se retrouverait enceinte d’un mec fauché, elle aurait intérêt à gamberger cette loi et à ne pas convoquer ce père biologique clodo. Elle l’effacerait. Puis, elle sélectionnerait un amant friqué, elle pourrait même en faire tourner quelques uns pendant 5 ans et à la sortie, il lui suffirait de pointer celui qui a le plus de moyens.

    Des affaires de ce type sont actuellement traitées en justice




    Concernant le fait que l’Etat se désengage.

    De même que l’étatisme avait eu du mal à se mettre en place (je rappelle qu’il n’était pas possible donc pas question de retirer complètement les enfants de l’autorité du père paysan car on aurait immédiatement détruit notre agriculture et notre élevage de bétail. Idem dans les industrie employant alors des enfants. La scolarisation fut donc progressive) de même la sortie de l’étatisme est délicat.

    Certes les parents d’aujourd’hui voudraient bien recouvrer leur autorité entière sur leurs enfants mais ils voudraient bien ne pas avoir à leur enseigner le calcul différentiel. Ils voudraient ne pas avoir à les nourrir à midi. Et ils voudraient conserver la sécu, le chômage, la retraite...
    Si l’Etat veut sortir de l’étatisme depuis 1960, la masse veut en conserver bien des pans.

    Pendant ce virage très délicat à négocier, il se produit donc des situations paradoxales et ubuesques où ceux qui souffrent le plus ne sont pas les appareils d’Etat ni les compagnies mais les individus valides, qu’ils soient des hommes ou des femmes.

    L’individualisme n’est pas, comme on le rabâche, un mouvement venu des individus, il est imposé par l’Etat qui n’a plus de solution depuis la décolonisation. C’est le désengagement de l’Etat qui, pour s’en tirer, renvoie les problèmes aux individus pris isolément. Il crée l’individualisation des situations.

    Le fait que quelques milliers d’hommes se retrouvent piégés par cette loi des 5 ans, n’émeut pas la masse et ça arrange parfaitement l’Etat. Mille individus piégés par june loi ici, mille autres par une autre loi là, ça ne constitue pas une grande masse unie dans un combat précis. Ca fait des milliers de groupes divisés et s’affrontant entre eux.

    SOS femmes battues d’un côté, SOS hommes battus de l’autre, voilà les garçons affrontant les filles, chacun en position de victime de l’autre sexe et pendant ce temps, l’Etat qui s’est lavé les mains des problèmes engendrés par son désengagement, n’est en rien interpellé.

    Seule la Justice est interpellée qui déborde d’affaires à traiter




    Dans La fille du puisatier de Marcel Pagnol (filmé en 1939) il y a une scène où le puisatier menace sa fille de la frapper. Pagnol montre donc ce qui restait de l’ancienne tradition en pater familias. Est-ce qu’ainsi menacée, sa fille, ses autres filles, les voisins, auraient traité de père de violent ? Assurément non.
    Il aurait pu mettre une gifle que ça n’aurait rien changé à cette non qualification de violent. En l’occurrence et comme cela se passait très souvent, la menace avait suffi, la fille s’était tue, le calme a pu revenir et le père a donc pu effectuer in petto son virage de magnanimité. Fils ou fille, quand on était rappelé à la menace de prendre une baffe de la part de son père, on pliait mais c’était ressenti comme le bon ordre des choses, ce n’était pas ressenti comme une humiliation fondamentale.


    Or, pour convaincre le peuple de la nécessité de l’étatisme, l’Etat avait joué de modernisme en proposant une nouvelle manière de considérer la gifle parentale. Il s’est posé en défenseur de la cause de l’enfant et il a permis à toute une flopée de psys de décréter que prendre une gifle était traumatisant.
    Par le jeu de la prophétie autoréalisatrice, ce qui n’était pas vrai pour la fille du puisatier est devenu vrai pour les filles du vendeur de GSM (dans d’autres endroits du monde, c’est le fait de voir une cheville nue qui est traumatisant)

    L’Etat a donc invité les giflés à considérer ça comme hyper humiliant mais a laissé inchangée sa politique permissive concernant l’alcoolisation qui joue pourtant un rôle clef dans les scènes de violence abrutie qui se produisent.



    Lorsque deux gladiateurs ou deux soldats s’affrontent à mort, ils doivent leur situation hystérisée à des Instances supérieures qui les y obligent.

    L’affrontement homme / femmes / enfants actuel est inédit dans l’Histoire. Les protagonistes enflammés ne demandent à l’Etat que de juger et de punir leur rival alors que c’est cette Instance qui les a abandonnés à cette situation hystérisée.


    Et cet affrontement H Vs F est devenu tel que c’est la zérogamie qui me semble être la tendance. Dans le mariage et au-delà de l’amour, il y a l’aspect « union fait la force » qui joue. Or les gens voient bien qu’il en ressort aujourd’hui plus de faiblesses que de forces. Il y a eu 416 000 mariages en 1972 et 270 000 depuis 1986. Il n’y a donc pas encore de très grosse chute mais je sens que ça va bientôt devenir flagrant.









  • easy easy 27 octobre 2011 14:31

    Elle avait à disposition une position en « Je ne veux pas être salie, je dénie toute responsabilité, je ne le connais plus, je ne veux même plus en entendre parler. Venez avec moi les enfants, laissons ce sinistre individu à son enfer »

    Elle a préféré tout au contraire la fusion avec celui qui encourait les pires déchéances-cruautés-vengeances-punitions...

    On ne pourrait plus clairement qu’elle fusionner avec celui qui est convoqué au bûcher.

    Elle ne dénie donc pas du tout sa responsabilité.



    Mais elle en donne l’impression dans le volet défense.



    Essayons de séparer mentalement les choses et nous verrons mieux qu’il y a deux volets publiés par Anne Sinclair.
    Un volet qui dit le plus clairement du monde : « Je ne suis pas intéressée par mon sauvetage individuel. Je suivrai et j’assumerai mon Dominique jusqu’en enfer (pour des raisons multiples et si intimes que mon conscient ne les connaît pas toutes) »

    Un autre volet beaucoup moins libre, beaucoup plus imposé par l’exercice de la défense quand on est accusé et qui impose un jeu manichéiste où, pour ne pas ressortir diable, il faut ressortir ange.
    Ce volet de la défense, quand on l’entreprend (on pourrait ne pas l’entreprendre, on pourrait ne pas se défendre du tout et accepter toutes les accusations mais ces dernières seraient alors sans bornes) on ne peut l’entreprendre que de manière manichéenne.

    Dès le lendemain de son arrestation, il s’élevait déjà dans la foule et ici, sur AVox, des cris qu’il fallait l’enfermer pendant 130 ans, le pendre par les couilles, le brûler, l’eteindre, le rebrûler etc. Face à cette avalanche de promesses curelles qui feraient reculer plus d’un courageux, face à cette diabolisation maximale de la part de crieurs, il n’y avait pas d’autre solution pour lui (et alors pour Anne fusionnée) que se se défendre de manière aussi ultra. Donc sans rien accorder à l’accusatrice. Rien de rien sans preuves formelles.

    Ce qui s’est passé dans le cas DSK, se passe dans tous les couples où l’un, sans doute poussé en cela par son avocat, diabolise son conjoint (en déniant alors complètement lui avoir autrefois trouvé les plus belles qualités). Tous les jours des ex, comme coincés par le jeu du manichéisme qu’impose l’Organe de la Justice actuel, se retrouvent à diaboliser l’autre et à s’angéliser eux-mêmes.

    Je rappelle ici que le duel n’impose pas du tout cette diabolisation. Par exemple lorsque Serge Lifar et le marquis de Cuevas s’étaient affrontés (après une semaine de préparation-méditation) ils se sont arrêtés dès la première éraflure et le lendemain, ils ont fondu dans les bras l’un de l’autre. Ce qu’en aucun cas le système judiciaire actuel ne permet. tant il pousse les protagonistes aux pires insultes et dénigrements ;

    Ainsi, dans le premier volet publié par Anne, elle démontre qu’elle suivrait son homme jusque dans le feu.
    Mais dans le second volet (dont on ne peut pas trop dire qu’elle l’aura publié) elle aura fusionné avec un homme rejettant toutes les accusations en bloc, sans rien accorder à ses accusatrices.


    A qui en vouloir de cette situation où des femmes relativement forcées sont totalement déboutées ?
    A ce couple qui aura tout fait pour échapper ensemble aux pires tortures ou à notre système judiciaire qui exige qu’il y ait un ange d’un côté, un diable de l’autre (en tous cas pour se saisir d’une affaire) ?


    Quel est le couple ou quel est l’homme qui, pour n’avoir ni tué ni égorgé ni lapidé personne, se laisserait tuer, égorger, lapider, pendre par les couilles, empaler, enfermer 130 ans comme les crieurs de la foule le voulaient ?

    Qui ?




    Je propose ceci.
    Que vers 18 ans, chacun de nous, homme, femme, s’engage par écrit à ne jamais se défendre, y compris en disant la vérité, y compris a fortiori en mentant, lorsque dans la foule s’élèveront des cris le vouant aux pires tortures pour quelque raison que ce soit.
    Seuls ceux qui auront signé cet engagement pourront alors faire aux autres le reproche de ne pas se laisser accuser et lyncher.
    Ceux qui ne l’auront pas signé devront se taire.












  • easy easy 27 octobre 2011 11:50

    Il m’apparaît qu’en France, de plus en plus de facteurs formant repoussoirs nous incitent à la zérogamie ou à l’éphémérogamie. Dans le fond, j’avais publié un papier à ce sujet, nous irions plutôt vers la toygamie.



    Tiens, bien que cela puisse sembler hors sujet, je vous rappelle ou vous informe de ceci : En France, dès lors qu’un homme approche une femme ayant des enfants et qu’il donne quelqu’apparence de comportement paternel envers ces derniers, il est décrété père au seul sens de ses devoirs perpétuels envers eux au terme de la 5 ème année. 
    Un homme ayant fréquenté pendant 5 ans, même épisodiquement, une femme avec enfants, se retrouve définitivement obligé d’obligations matérielles envers ces enfants. A la limite, il ne les aurait jamais rencontrés pendant ces 5 années, ce serait même tarif.
     

    Et ceux qui s’imaginent que les obligations envers « leurs » enfants cessent à leur majorité ne pourront qu’être surpris.

    Ainsi, un garçon de 18 ans qui fréquenterait de temps en temps une femme ayant un enfant de 23 ans se retrouverait avec des devoirs perpétuels envers cet « enfant » plus âgé que lui si cette femme fait valoir qu’il s’était montré paternel.


    Il y avait eu la très longue époque où l’Etat ne s’occupait pas du tout des enfants (même pas des soldats blessés, même pas des invalides de guerre). Chaque parent se démerdait alors avec sa progéniture.

    Puis il y a eu le paternalisme industriel, Bismarck et la sécurité sociale à l’allemande, celle à la française, il y a eu l’éducation étatique de Jules Ferry, les lois de protection des mineurs, la DASS... Pendant un siècle, l’Etat s’était substitué aux parents pour une énorme part.

    Mais l’Etat n’en peut plus. Il est de moins en moins politique et de plus en plus économique. Cette économie étant extrêmement tendue, il n’est plus que dans l’extrême urgence et ne considère plus l’avenir lointain. il ne fait plus de Plans. Les enfants ne l’intéressent plus, il laisse Disney, Nintendo et Ikéa s’en occuper.

    Alors l’Etat cherche à se défaire de sa charge envers les individus (enfants, handicapés, chômeurs, vieillards). Il renvoie alors cette charge aux parents. Il nous dirige vers la dissolution de l’EN et de la SS.


    C’est donc au moment où les adultes valides sont devenus hyper fragiles, y compris statutairement (leur autorité étant constamment dénoncée, leur job étant éphémérisé) en raison de l’épisode étatiste précédent, qu’ils se retrouvent avec de plus en plus de charges et de responsabilités sans fins envers les enfants, qu’ils soient biologiquement ou pas les leurs.

    Pour la famille, pour le couple, c’est le glas et les éventuels polygames de France vont découvrir leur douleur au travers de leurs innombrables obligations légales.

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