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easy

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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 1er novembre 2011 12:49

    La grève du sexe

    La grève du sexe n’est pas qu’une grève du sexage.

    Il y a une commodité de langage qui oblige en partie au recours à ce raccourci imagé. Mais en rester là, surtout à l’occasion d’une critique d’un film où il en est question, est bien dommage.

    Ce que ce film prouve c’est précisément que le sexage ne se réduit pas à un geste physique.

    Une poignée de main ce n’est pas qu’un serrage de main,
    Une poignée de main indique un sentiment, en l’occurrence amical ou au moins d’urbanité.

    Tous les gestes que nous faisons, surtout ceux qui touchent vraiment le corps de l’autre, sont des gestes qui expriment une pensée, un sentiment.

    Même le fait de se tenir par les épaules, de se tenir par la main, par le bras, le fait de s’embrasser avec la langue, de se biser le front, tout cela indique un sentiment d’accord, de pacification, de fraternité, d’entente, de mensuétude, d’affection, de tendresse, d’attachement, de partage, de solidarité.

    De tous ces gestes, celui de l’acte sexuel est celui qui démontre le plus le sentiment d’accord, jusqu’à la fusion (bien que ce concept soit si décrié depuis un siècle)

    C’est précisément parce que ce geste ne peut s’accomplir sans une parfaite entente sur tous les sujets entre deux personnes qu’il ne peut pas se réaliser quand ces deux personnes sont en désaccord sur un point important de leur vie.

    La terminologie de « grève du sexe’ est née depuis peu et fait suite au recours du mot grève à tout propos depuis qu’existe le syndicalisme.


    En aucun cas, un mari et son épouse ne peuvent faire l’amour s’ils sont en désaccord total sur un point important de leur vie civile et familiale. Cette expression »grève du sexe« trop syndicaliste n’est donc d’aucune utilité dans la compréhension du clash.

    Même le sens plus privatif de »priver son conjoint« est absurde. Deux personnes qui sont en profond désaccord ne se privent pas mutuellement. Elles n’ont pas envie de se toucher puisque se toucher tendrement acte un accord.
    Il peut exister chez l’un des deux conjoints un petit côté »Je le punis en le privant et c’est bien fait pour lui" mais c’est alors une pensée par dépit, c’est une manière de se donner l’impression d’avoir quelque pouvoir sur une situation sur laquelle on n’en a réellement pas. Car on ne peut vraiment pas sexer avec quelqu’un avec qui on est fâché. On le voudrait qu’on ne le pourrait pas.

    Dans cette histoire, c’est le fait qu’à un moment donné tous les hommes et toutes les femmes d’un village se sont retrouvés en opposition sur un même point que ça ne pouvait aboutir qu’à une abstinence généralisée ; Ce n’est que parce qu’elle était généralisée qu’il a été possible de la qualifier de grève (où il y a toujours une notion collective)

    Il ne faut pas faire de la relation sexuelle tendre l’alpha et l’oméga de cette histoire alors qu’il n’est que le geste intime par lequel on acte le mieux son accord plein et entier.


    Magritte rappelait d’un dessin de pipe qu’il ne s’agissait pas d’une pipe.
    Une signature au bas d’un contrat n’est pas l’accord, ce n’est que le geste qui acte, prouve et scelle l’accord.
    Idem pour le mariage, une danse ou un baiser.

    Il y certes un peu de l’oeuf dans la caresse, il y a de l’oeuf dans le désir, mais l’oeuf est principalement dans l’entente intellectuelle (souvent issue du partage d’une galère commune donc d’une solidarité passée, présente ou à venir)



  • easy easy 1er novembre 2011 11:43

    «  »«  »«  Divers faits divers montrent une sorte de violence à l’encontre de ceux qui ne font pas le ramadan par exemple, ses personnes s’attaquant à ceux qui ne respectent pas liberté de conscience que je nomme les philistins, des sortes de « wesh » sans aucune connaissance de l’histoire des religions, sans aucune connaissance réelle de l’islam et se croient autoriser à dire à autrui ce qu’il doit être ce qui en soit est une atteinte féroce à sa liberté d’opinion, de croyance, c’est l’une des totalitarisme les plus odieux que de vouloir imposer sa vision des choses à autrui, comme si ce dernier n’était qu’une chose, un objet à qui on doit dire ce qu’il est où pas »«  »«  »« 


    Parmi les mythes majeurs de notre époque, il y a celui de la chosification.

    Ce concept pourtant simple, aucun des philosophes d’aucune des régions du monde n’y avait pensé.
    Mais il s’impose depuis un siècle.

    Il est donc né vers 1900, à cette époque où l’on explorait énormément (de manière partagée par tous, populaire donc) toutes les surfaces scientifiques, disons tous les infinis, aussi bien les trous noirs que les ions que les folies et autres shadockeries.

    Depuis la nuit des temps, il y a eu des gens qui ont imposé leur volonté à d’autres. Depuis la nuit des temps, il y a eu des esclaves, des enfermés, des brimés, des frappés etc.
    Il n’y a strictement rien eu de nouveau en termes de contraintes.

    Mais les absurdistes du XXème siècle nous ont proposé le concept de chosification et nous l’avons trouvé génial et pertinent (tout ça parce que nous étions en train de nous entourer d’objets et de poupées gonflables ou non) 

    Si nous ne mettons pas fin à ce concept absurde né d’une époque propice à toutes les absurdités à la Dali, nous allons, comme pour les autres mythes du même tonneau, nous retrouver tous coincés. Nous allons être pris en ouroboros par ce mythe.


    Lorsque nous nous sentons opprimés ou bridés, protestons en parlant d’autoritarisme ou de dictature mais ne reprenons pas la »chosification"

    Car on n’a jamais vu qui que ce soit brimer ou opprimer un objet alors qu’on aura toujours vu des animaux, des petits, des malades, des infirmes, des faibles, des primitifs, des pauvres, des femmes, être opprimés.


    Ou alors conservons-le tel quel. Il permettra plus aisément encore de prouver que les autres mythes nés en même temps sont absurdes (ils partent tous de quelque chose de vrai mais sont tous déformés à l’absurde)

    Prétendre être chosifié, être traité comme un objet, c’est exagérer à l’infini, c’est changer le sens des mots.



    (La langue française abonde de mots déformés. Embrasser, qui devrait consister en un geste de bras, est aussi devenu un geste de bouche et de langue parfois. Amateur est un mot à deux sens inverses)



  • easy easy 1er novembre 2011 11:04

    Ce film est basé sur les faits véridiques
    Des faits saillants que l’on vit, nous les jugeons positifs ou négatifs, selon les cas, les humeurs et les conséquences au fil du temps.

    Un film, un livre, qui expose un fait plutôt réel, prend un parti et il exagère donc toujours dans son sens.

    Ici, le parti pris est delui de la fable qui se termine bien.
    Et en ce moment nous avons grand besoin d’être influencés par ces visions optimistes.



  • easy easy 1er novembre 2011 10:54

    «  »«  » De toutes façons les bonnes occasions sont rares. «  »«  »

    Les bonnes occasions de voiture sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de machine à laver sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de télé sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de table à langer sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de cravate sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de cigarette sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de merguez sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de cure dent sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de bonne occasion sont rares, autant oublier
    Les bonnes occasions de la fermer sont rares, autant l’ouvrir





  • easy easy 1er novembre 2011 10:47

    «  »«  »«  Il devient très difficile de devenir propriétaire, parce que 10 % de la population possède 60 % des logements. »«  »"

    Insee : en 2006, 57,2% des Français sont propriétaires de leur logement (50,7% en 1985)

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