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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 29 octobre 2011 14:28


    Vous avez pour objectif de démontrer une inégalité alors vous choisissez vos arguments à cette fin et manquez d’objectivité.

    Personnellement, en tant que créateur d’entreprise et inventeur, j’avais récupéré-rassemblé-recomposé des inventions et réalisation d’Allemands, d’Autrichiens et d’Américains pour inventer des bidules qui ont été bien vendus ici. Concernant l’INPI, j’avais mis les pieds dedans à une époque où des informations glanées ici et là donnaient à penser qu’au lieu de perdre son temps à protéger une invention, il valait mieux se hâter de la produire, de la vendre puis d’inventer autre chose encore

    Je dois également signaler que j’avais bénéficié du principe du crédit d’impôt recherche dont vous n’avez pas parlé et qui aide énormément les inventeurs (surtout les gros). Allongeons la sauce en précisant que les grosses entreprises savent profiter de ce dispositif pour en abuser (le jeu consistant à faire passer des dépenses de production pour des dépenses de recherche, d’affecter au labo de recherche un Fenwick opérant réellement en production-livraison)
     
    (L’INPI aide beaucoup l’inventeur à la mise en forme de sa déclaration mais c’est à l’inventeur débutant de comprendre l’INPI et de s’en faire aider)



    S’il est vrai que nous n’avons pas de Bill Gates, si nous n’avons pas livré au Monde des Walkman, c’est tout de même en France qu’il y a le plus de millionnaires ./. à l’Europe.
    Ce qui veut dire que si la configuration d’un très grand pays permet de réussir en milliards par la production de Ipad, la configuration d’un autre pays permet de reussir en millions par la production de maillot à crocodile ou de vin à bulles. Ce qui n’est pas forcément désolant.

     

    Si l’on tient à réussir en milliards, alors on doit voir que les créateurs Américains disposent de la plus grande population la plus grande consommatrice, la plus fortunée, la plus moderniste.
    Même un architecte (qui ne produit pourtant pas de consoles de jeu) réussit plus grandement aux EU que dans les autres pays, surtout qu’en France où il y a tant de monuments historiques à protéger des modernités environnantes

    Frank Lloyd Wright avait pu construire n’importe où dans un immense pays qui ne demandait que ça. En France, Le Corbusier s’était constamment heurté à la conservation de l’ancien. Ce n’est pas bien, ce n’est pas mal, c’est comme ça. Chaque pays a ses paramètres et on ne peut ni ne doit touiller 50 kilos de béton dans une théière ciselée par Boule.

    Oui l’Europe semble être un grand marché mais oui il est en réalité composé d’une constellation de pays anciens rivalisant entre eux, chacun tenant à conserver ses anciennes unités de mesure, sa largeur de chemin de fer, ses taxes, sa langue, ses lois, sa monnaie. Alors oui un inventeur européen se retrouve devant mille contraintes et limites que n’a pas un Américain (ou qu’il n’a que s’il veut se frotter à l’international, une fois sa taille nationale acquise.
    Mais réussir en millions n’est-ce pas largement suffisant ?
    Est-il impératif d’inonder le Monde entier de nos merveilleuses inventions ?




  • easy easy 29 octobre 2011 13:26

    Si je n’ai pas lu ce genre de pamphlet anti BHL deux mille sept cent fois déjà, je ne l’ai jamais lu.

    Diagonalement vôtre.





    PS. Il y a une question que je m’étais toujours posée. Lorsque je suis dans une salle qui applaudit à tout rompre, pourquoi joindrais-je mes battements de mains à ceux de cette masse déjà fort bruyante. Ou inversement, si je me trouve dans une foule d’où il émerge déjà des milliers de « Dégage ! » pourquoi devrais-je y ajouter mon cri ?

    Heureusement d’autres ne se posent pas cette question et c’est sans doute ce qui fait que la clameur existe.



  • easy easy 29 octobre 2011 12:32

    «  »«  »«  »« Le tournage est en studio, les acteurs, équipés de combinaisons recouvertes de capteurs numériques permettant aux logiciels informatiques de les reproduire à l’identique en images de synthèse, jouent sur des fonds verts. Ensuite, plus besoin de décors extérieurs, on peut les incruster où l’on veut. »«  »«  »«  »

    La BD était une technique permettant d’offrir un presque film comprenant des scènes alors impossibles à filmer.
    Cette technique était, comme celle de l’écrivain, très commode puisqu’un créateur pouvait tout pondre depuis sa chambre à coucher.

    Puis il y a eu le cinéma avec de gros moyens où l’on put montrer la mer s’ouvrir.
    Mais les gros moyens ça coûte cher et c’est très complexe à gérer, Si complexe que bien des tournages se sont arrêtés en cours de route. (Cf les difficultés administratives auxquelles Angelina Jolie a été confrontée)

    Avec l’aide numérique puis le tout numérique, on a de nouveau la possibilité de tout pondre depuis sa chambre à coucher ou en tous cas avec beaucoup moins de barnum.

    Pour les producteurs de tout numérique, peu importe le sujet ou la source d’inspiration, pourvu qu’ils puissent offrir des images époustouflantes depuis leurs pantoufles.

    Pendant que les BDistes de la 25 ème heure surgissent soudain pour critiquer qu’un film animé ne ressemble pas une BD, une nouvelle industrie de chambre ou de quatuor nous est vendue et nous la consommons. En l’occurrence, les avis des tintinophiles, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont sans aucune conséquence. Ce film produira de gros bénéfices.

    Si le prix du ticket est le même pour écouter un quatuor que pour écouter un orchestre philharmonique, le même pour écouter un soliloque de Luchini qu’un opéra en Aïda, le même pour voir un Avatar qu’un Apocalypse Now, c’est tant mieux pour les marchands et tant pis pour les clients.

    Alors les nouvelles versions des trois mousquetaires sont bourrées d’explosions et de gestes ninja. Alors les puristes de Dumas mènent une diatribe d’arrière-garde.

     

    Ce qui me semble plus intéressant, c’est d’aller à étudier de plus près ce qui se passe dans notre caboche lorsque nous lisons des livres ou écoutons des contes (où nous devons alors imaginer, créer nos propres images) et lorsque nous regardons un opéra, un film, qu’il soit classique ou d’animation. De cette étude, nous pourrions tirer des exercices parlants, didactiques et faciles à mettre en place. Ces exercices nous prouveraient (peut-être) que tout ce qui est livré déjà imagé affaiblit notre capacité d’imaginer nous-mêmes. Si ces exercices sont pratiques à faire, peut-être ferons-nous notre gymnastique mentale comme nous faisons notre gymnastique physique.

    Je me rappelle avoir entendu le conte du chat botté et l’avoir fortement imaginé puis, un jour funeste, je suis tombé sur une illustration de ce chat avec des bottes . Patatras, tout mon nuage d’imaginaire précédent (car je ne voyais rien de très précis) a été tué. Mon imagination s’est brutalement retrouvée réduite et fixée par cette illustration. Je ne parvenais plus à ranimer ma vision nuageuse précédente.

    Se défaire d’une image vue ? Je doute que ce soit possible.

    C’est également très vrai pour « La princesse était très belle.... » . Quand je vois une proposition d’image de cette « très belle » patatras, j’en suis toujours déçu et j’en sors fixé. Après en avoir vu le film, je ne parviens plus à me défaire de l’image vraie de Deneuve à la place de la Peau d’âne. Tout juste puis-je m’en défixer en regardant d’autres images. Mais c’est alors une nouvelle image qui va s’imposer à la place d’une précédente. C’est une course d’images et c’est la fin de l’imaginaire (sur le sujet donné)

    C’est probablement cette fixation de l’imaginaire qui fait que les BDistes ne parviennent plus à se départir de l’image originellement proposée de leur héros et qu’ils protestent alors toujours quand on en propose une image un tant soit peu différente.

    Tous ceux qui ont vu une image (y compris celle qu’ils voient dans leur miroir) ont subi une fixation. D’où le fait que les héros de BD ne doivent jamais vieillir.

    (La douleur pour Disney, les levées de bouclier, lorsqu’il avait fait évoluer l’image de Mickey !)

     



  • easy easy 28 octobre 2011 21:26

    Parce que Bernard évoque le prix d’une psychanalyse, j’informe qu’il existe des centres médico psychologiques (on y entre librement par le biais d’un hôpital) et là, si ce n’est pas exactement une psychanalyse dont on peut bénéficier, on peut au moins bénéficier d’une oreille de psy.

    Il n’y a donc rien à débourser et on peut passer un moment, chaque semaine, devant un psy avec qui on peut papoter.

    Ce qui se passe alors est relativement proche de ce que Bernard vient de refaire (car il a déjà fait ça). C’est-à-dire qu’au lieu d’être dans son trip (comme lorsqu’il spécule sur des tropismes végétaux qui n’existent que dans son délire), on parle de son tripage, de sa mécanique. Au lieu d’être une horloge obsédée par l’idée de donner l’heure la plus précise, on raconte ses roues, ses ressorts et ses pivots

    On ne parvient jamais à être totalement en dehors de sa bouteille mais on peut tout de même se placer en sa bordure d’où l’on interroge alors une oreille intelligente sur la forme qu’a notre bouteille ou sous-marin.



    Est-ce à dire que faire ce que vient de refaire Bernard vaut un papotage avec un psy ?
    Ca dépend.
    Si l’on se présente face à un psy aussi maquillé qu’ici, c’est pareil en effet. Mais si on se présente à lui avec son véritable CV, avec ses casseroles et turpitudes, c’est tout autre chose.





    Ce que j’aimais chez Jacques Chancel c’est qu’il avait été le premier à proposer à ses invités à se placer sur le bord de leur bouteille et j’aurais adoré être ainsi interrogé par lui ; « Et dieu là-dedans ? »

    Bin oui, face au concept de dieu (auquel je ne crois pas) on se sent obligé de cesser de faire le clown. On sort donc de son théâtre, de sa comédie, on est vraiment nu.

    Dieu, je n’y crois pas, mais je crois à la présence des morts de connaissance ; je considère qu’ils sont là, toujours là, autour de moi. Partant de là, je censure assez fortement mon cabotinage.

    Il me semble intéressant de croire en une présence invisible qui nous voit nu.





    Cela dit, vous ne demandez pas d’aide et je ne vous aiderai pas mais je rappelle que tout homme finit par aller aboyer sur la tombe de sa mère.

    A propos de tombe, je soutiens ce que l’Enfoiré a dit, il est sain de s’aérer l’esprit par une réalité plus triviale ou basique. Alors, quiconque se prendrait à vouloir entretenir une tombe, des tombes, se retrouvera confronté aux mousses, au ciment, à la pluie, au soleil, au gel, et aura l’esprit occupé par des problèmes non pas simples mais basiques et éprouvera la satisfaction de se voir finir un vrai travail en résolvant de véritables problèmes.



  • easy easy 28 octobre 2011 11:54

    «  »«  »Vous devriez toujours commencer pas là«  »« .

    Les Fouquier Tinville ne commencent jamais par là

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