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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 30 juillet 2011 10:48

    @ JL

    J’ai vu qu’on vous avait moinssé mais sans vous dire pourquoi.
    Alors je vous ai plussé et je vous dis pourquoi.

    Parce que vous n’avez pas besoin de vous forcer pour faire l’idiot.



  • easy easy 30 juillet 2011 10:22

    Bonjour Gabriel

    Je pense que ça vaut le coup que je me prenne un peu la tête sur ce sujet où un Occidental fait parler un Oriental des plus retirés (de naissance) de l’Occidentalisme.

    L’Occidental s’est imposé par les armes partout.
    Mais il reste bien entendu des zones géographiques plus retirées, sans ors ni trésors matériels l’intéressant, qui lui auront en quelque manière échappé.
    Par exemple , dans l’Himalaya, il y avait des ’pays’ géographiquement et culturellement isolés du reste du Monde et dans lesquels il y avait des hommes cherchant à se retirer encore plus d’entre les leurs pour cultiver une pensée très apophatique et peu cataphatique.
     
    De fait, l’écart est donc très grand entre les plus retirés des Himalayens et les plus parisiens des Occidentaux. 
    Alors lorsqu’un ’Parisien’ pose sur un site Web le discours d’un des plus non-occidental en passant par toute une série de filtres, traductions et interprétations, dont la sienne, je crois nécessaire de commenter en disant que ce texte peut être très, très éloigné de la véritable vision de celui qui est utilisé. 
    Car vous l’utilisez 

    Ce que vous lui faites dire sur notre Occident, si vous en êtes d’accord, et vous semblez l’être, autant le dire vous-même, en posant donc que vous êtes le seul responsable de vos dires et réflexions.

    Les réflexions que vous lui attribuez, en inventant une scène dans laquelle vous décidez du décor, du rôle des acteurs, et de leurs paroles mais sans jamais apparaître comme responsable éthiquement, civilement ou pénalement de ce qui y est raconté (comme au théâtre), n’importe quel Occidental, bien plus cataphatique qu’un moine Himalayen, peut les avoir. Deleuze peut très bien dire ce genre de choses.

    Pour des raisons qui vous appartiennent, vous estimez que faire porter vos considérations par Deleuze poserait problème et vous trouvez plus commode de faire parler quelqu’un qui peut être considéré comme crédible ou valable par une partie des Occidentaux en panique mais qui ne risque pas de passer ici et de constater ce que vous lui faites dire.

    Toutefois, ce lama vit en France et pourrait tout de même, bien que ce ne soit pas son dada, arpenter le Net et tomber sur cet article. Mais pourquoi ne pas l’y inviter carrément puisque vous donnez à croire l’avoir rencontré dans un monastère Himalayen ?


    Que diriez-vous que nous l’invitions par un petit mail à Vajradhara-Ling ?
    Ne serait-il pas plus sûr et logique qu’il nous parle directement ici ? Quitte à ce que ce soit sous forme de ’monologue’ ?


    L’Occidental aime beaucoup utiliser les autres, corps et âme. Beaucoup trop.





    Cela dit, il est à considérer qu’un moine vivant dans un des pays les plus retirés qui soient, qui n’en est pas chassé et qui choisit de venir vivre en Occident, est un moine un peu spécial parmi les moines. Peut-être aura-t-il été convaincu par quelque Occidental venu vers lui il y a longtemps. C’est en tous cas un apophatique qui a beaucoup appris notre vision cataphatique, qui possède les deux visions et qui est très probablement capable de nous comprendre, de parler avec nous qui ne possédons plus que la vision cataphatique.

    Cest alors un médium bigrement intéressant, un des mieux placés pour nous décloisonner, pour nous éveiller à l’autre vision, la vision négative.

    Alors il faut, si l’on est vraiment intéressé à sortir notre Occident de son impasse intellectuelle toujours positive en ’est / n’est pas’ l’inviter à nous parler directement et eviter de le faire parler, éviter de l’utiliser.


    Enfin, ce qu’une personne, disons sage, dit à une personne, disons élève, et face à elle seule, ne vaut que dans ce contexte de vis-à-vis particulier (de personnalités, de contextes géographiques, sociaux et temporels) 


    En fait, nous ne devrions jamais rapporter une conversation que nous avons eue avec une personne en tête à tête.
    C’est exactement cela qui est fait pour constituer des procès conduisant à des exécutions
    ’Il a dit que...’

    Préférons le « Je dis que... » .
    Ce sera toujours plus courageux.

    Que peut donc prouver un homme sinon son courage à exposer son corps et son âme, face à n’importe quelle meute et en apparaissant seul, parfaitement seul ?



  • easy easy 30 juillet 2011 08:57

    Interrogé par un Français, cherchant à dialoguer avec un Français, un Himalayen s’efforcera de lui parler dans sa langue à lui, lui l’interlocuteur français. 

    Or la langue de cet interlocuteur français, sa manière d’aborder les choses, de les juger, est cataphatique. C’est-à-dire qu’elle est positive : une chose doit être ou ne pas être.
    Ce qui conduit à considérer que si Dieu n’a pas créé les arbres et la Terre, s’il n’est pas créateur, il n’est pas, donc n’existe pas. Ce qui conduit à penser que si Dieu ne s’impose pas par la création, la programmation, l’objectif, le jugement et la condamnation, il n’existe pas. Ce qui conduit à l’imiter.
     
    La vision cataphatique est connue d’à peu près tout le monde sur Terre depuis que les Européens sont allés s’imposer partout
    .
    Mais sur les terres qu’ils ont conquises, il reste un esprit apophatique qui n’est transmis qu’entre indigènes.

    L’esprit cataphatique comme l’esprit apophatique, s’apprend vraiment au berceau. Dès 1 mois, selon comment les parents s’adressent à l’enfant, selon comment ils éduquent (par exemple bébé, cherchant à connaître, explore un cube de bois avec tous ses sens et ne recueille une impression complexe. Mais sa mère arrive et lui enseigne la reconnaissance : cube = caca (pas mettre dans la bouche)


    Dans toutes les civilisations, dans ses premiers mois, l’enfant connaît les deux visions. Même un bébé parisien ressent qu’il existe un esprit de lui, une âme qui ni ne crée, ni ne juge, ni ne condamne, qui se contente de connaître, de ressentir, d’explorer, d’essayer, et qui existe bel et bien néanmoins. Mais très vite, les parents et professeurs parisiens vont montrer à cet enfant qu’il n’existe (qu’il n’est reconnu !) que dans le cadre cataphatique et à 20 ans, il sera devenu un infirme ou un honteux de l’apophatique.


    Un prénom, comme Gabriel par exemple, assigne l’enfant à une vision extrêmement cataphatique. Ca oblige l’enfant ainsi prénommé à tenir un rôle très précis bourré de concepts cataphatiques. Policier en l’occurrence. Et comme son nom de famille porte aussi quelque marque communautaire, laquelle se dit soudée par quelque valeur cataphatique, un tel enfant est très attendu dans un rôle de Juge-condamneur-diabolisateur-exécuteur


    Le MOI d’un Himalayen n’est pas pas celui d’un Parisien.
    Quand il dit Je ou Moi ou Tu, il s’oblige à passer par la sémantique occidentale.
    Et dans la République française de 2011, un ado de 15 ans, quand il dit Je, ne considère vraiment que lui seul. (Une personne, un vote)
    Dans les régions les plus éloignées de l’Occident, quand quelqu’un dit Je (en fait il ne dit jamais Je) il veut dire ’’Moi en tant que fils de... frère de..., enfant de...« . C’est un Je flou qui veut surtout dire ’’fruit’’ . Ce n’est pas un Je qui veut dire »Je-Juge"


    Ainsi, cette conversation que vous nous racontez ne peut se produire que si un Himalayen passe sous les fourches caudines de l’Occidental pour papoter avec lui. Un Himalayen ne passe pas son temps à juger, surtout pas des gens vivant au loin, et ne le fait qu’en dernier ressort quand ça le concerne directement.




  • easy easy 29 juillet 2011 18:58

    Une organisation qui a son idéalisme se croit idéale rien que d’y avoir pensé et méprise automatiquement quiconque ne partagerait pas son ambition.

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  • easy easy 29 juillet 2011 18:15

    C’est un bel exemple que cette coop chèque déjeuner.

    (Attention de ne pas lui attribuer des milliards de CA. Comme pour une banque ou une compagnie d’assurance, il ne s’agit pas vraiment d’un chiffre généré par une production propre)

    Mais dans le fond, quelle peut bien être sa responsabilité civile, pénale, éthique, à cette Coop CD ?

    Un menuisier, avec 5 salariés, a d’emblée et au moins une problématique éthique à résoudre.
    D’où vient son bois, est-ce vraiment bien de tuer des arbres... ?
    Ensuite il fait marcher des machines : est-ce vraiment bien ?
    Et puis il utilise des peintures et vernis. Est-ce vraiment sain ?
    Ensuite il faut livrer. Est-ce vraiment bien de polluer pour livrer un meuble ?
    Etc.

    Et il est seul à devoir se charger des éventuelles malfaisances

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