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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 2 août 2011 09:23

    @ amipb,

    Peut-être êtes-vous en train de donner une bonne définition de ce qu’est un intellectuel.


    Je suis plutôt de ceux qui considèrent qu’il n’y a pas de Solution car il n’y a pas de Problème pour peu que l’on s’entende déjà sur les Enveloppes qu’on examine.
    Par exemple : si par son comportement l’Homme en arrivait à rendre la vie complètement impossible sur Terre pour tout ce qui ne ressemble pas à un cafard, ça ne serait pas un Problème d’un point de vue disons externe ou de cafard.
    Mais dans ce mouvement, beaucoup d’Hommes et de bestioles vivront des problèmes et il ne serait pas logique de les dénier, de dire qu’il n’y a pas de problème alors qu’il y en aura mille milliards.
    Et cela, tout en sachant que le fait de vivre pose toujours mille problèmes, à une mouche comme à une baleine et cela avant même l’apparition de l’Homme.
    Le problème ’Que bouffer’ n’est qu’un des problèmes classiques de toute forme de vie et il est logique, vital que chaque forme de vie s’affaire à le résoudre.


    Disons que pour un Homme, plus il serait déçu, plus il serait enclin à renoncer à ce bon aveuglement qui pousse chacun à se battre pour survivre, à battre les autres pour saisir une bouée ou nourriture, à lapider pour ne pas être lapidé.

    Oui, le déni de sa finitude est une bonne chose. Sans ce déni, nous serions tous des renonçants. Oui le déni de sa finitude (très personnelle mais aussi communautaire) est une bonne chose, même s’il conduit à des hystéries (personnelles et communautaires).

    Ce déni vraiment indispensable de la non-importance de soi, nous conduit à nous rendre plus importants que nous le sommes et cela se voit en particulier dans le principe d’adoration. Adorer, faire d’une chose, d’un objet, d’une personne, une survaleur ou une valeur plus haute que soi (sur le papier), est une manière saine de se rendre indispensable à une sur-valeur, donc de se valoriser.
    Il est vital donc sain de porter des choses ou personnes aux nues (surtout après leur mort), de dire que les couchers de soleil sont magnifiques.
    ’Heureusement pour le Soleil et la Terre, je suis là pour en rendre compte et le chanter’ 
    ’Heureusement pour le Soleil et la Terre, je suis poète’

    Il n’y a aucun Problème à ce que les choses soient donc ainsi, fondamentalement organisées autour du déni de notre finitude, de notre non-importance strictement individuelle.

    Mais bon, il n’est pas catastrophique que de temps en temps, il y en ait un d’entre nous qui, va savoir pourquoi, est passé de l’autre côté de ce mur du déni et qu’il nous dise que la voie Lactée n’est pas forcément plus belle ou magnifique que la coulée de sueur d’un mineur, la colère d’un éboueur ou les insultes d’un ivrogne. Que ce corps qui se décompose en puant n’est pas forcément moins magnifique que celui qu’il était quand il forgeait, allaitait, caressait, frappait, rotait et pétait.
    Que le corps n’est pas forcément moins magnifique que l’esprit
     





  • easy easy 1er août 2011 19:39

    Oh la la, trop étonnant cette trajectoire (si on ne trouve pas de masses mobiles dans son contexte pour l’expliquer).
    Merci l’ami.


    Vous dites des images de l’espace qu’elles sont magnifiques.
    il se pourrait qu’il y ait, dans cette qualification, l’oeuf ou la poule de notre jeu de valeurs, de notre conditionnement au Beau/Laid Bien/Mal

    Oeuf ou poule, c’est très difficile à déterminer mais il y a une relation dans cette qualification que l’on fait des étoiles ’si belles’ qu’elles sont le repère auquel on soumet la beauté des yeux de nos belles et notre rejet de tout ce qui chez l’homme, sent la sueur.


    Il y a quelque chose de pervers ou délirant chez l’Homme qui voit les étoiles, les lacs ou dauphins magnifiques alors qu’au fond, il ne devrait rien placer au-dessus des êtres qui sont obligés de marcher dans la boue, de suer en guenilles dans les mines et de chier leur poids de merde tous les ans. 

    Il n’est pas basiquement logique d’accorder ’magnifique’ aux montagnes, couchers de soleil et autres rayons verts alors que c’est à nos pères qui suent dans le noir et la poussière de la mine, qui se saoulent et insultent tout ce qui bouge pour tenter d’oublier le déni de leur sacrifice, qu’il faudrait l’accorder.



  • easy easy 1er août 2011 19:15

    Aborder le thème de la fidélité par le biais de la fidélité à l’objet est probablement la solution la plus intelligente.
    Certes on fait parler cigales, madeleines, corbeaux et voitures, m’enfin ça nous fait du bien sans leur faire du mal.

    Il est impossible de vivre dans un contexte où fusent constamment des mots-d’ordre nous enjoignant à récuser tous nos attachements aux personnes, surtout singulières, même à nous-mêmes puisque nous devons recuser notre passé en récusant nos rides et gamelles, sans devenir volages, prompts à renier et à jeter ce qui n’est plus à la mode.


    « Trahissez-les tous, récusez vos anciennes amours,
    abandonnez père et mère pour une Variomachin 8S »




    Il reste à voir s’il est plus facile d’être fidèle à un objet ou une personne.
    Il me semble qu’on peut être plus courageux en restant fidèle à son drapeau qu’à sa première compagne. Et inversement. Ca dépend des cas de figure.

    L’amour, l’attachement, la fidélité, se mesurent dans ce qu’on est capable d’endurer pour les cultiver, donc dans le pire.




  • easy easy 30 juillet 2011 17:08


    Je ne connais pas ce livre et j’ai quelques scrupules à raconter ce qui m’est arrivé car trop différent.

    Mon fils, à 14 ans, déclare une leucémie lui laissant a priori deux mois. Après bien des péripéties, il reçoit un sang de cordon ombilical et il guérit sans aucune séquelle.

    Il se passe alors la chose suivante.
    En gros, avant cette maladie, les parents (c’était notre cas) vont peu ou prou à dire qu’ils ont créé l’enfant, puis soigné, nourri etc.
    Puis, au moment de la maladie, avec le grand nombre d’heures passées à ses côtés dans la chambre stérile (à cause des chimios qui tuent ses défenses immunitaires) les parents, d’une manière ou d’une autre, et je dirais en quasi compétition avec le corps médical, se poseraient en, comment dire, béquille ultime ou quelque chose dans le genre.
    Puis l’enfant guérit. Que lui dire, que nous dire à nous en famille ?
    Peut-on continuer à prétendre avoir donné la vie à notre enfant ? 
    Pour une raison peut-être folle ou excessive de ma part, j’ai clairement dit que c’est la société qui l’a sauvé. Toi Chalot, toi Ariane, toi JL, toi Dugué, vous tous qui, d’une manière ou d’une autre, avez contribué à ce qu’existe l’Assistance Publique. (Et en plus, il faut des donneurs bénévoles de produits sanguins)
    La réalité de ce changement de donne pour l’enfant miraculé (désormais je suis le fils de la société, c’est elle qui m’a voulu, et peut-être contre l’avis de Dieu) provoque déjà un choc. Mais si le père s’y met et renforce dans ce sens par un discours très socialisant, l’enfant va désormais voir les choses de manière très différente. (Et les membres de sa famille qui auraient peut-être préféré être valorisés pour leur bons soins, peuvent se sentir diminués ou floués)

    Il ne peut pas y avoir un tel miracle réalisé par notre société sans que ça conduise à des troubles dans les rapports familiaux, sans que la famille du miraculé en ressorte amoindrie voire ridiculisée.

    Curieusement, alros que ce genre de grande opération comprend des psys, jamais ce problème n’a été considéré par eux.


    D’une manière générale, il me semble que les familles de miraculé, résolvent le problème en minimisant voire en déniant le miracle accomplit par la société. a postériori, ça me semble être une bonne solution ou en tous cas le meilleur compromis. Déni à recommander surtout si l’enfant est jeune car plus il est en âge de réaliser à quel point c’est la société qui l’a sauvé, plus le déni de ce fait de la part de ses parents risque de de l’agacer sans que jamais il ne puisse le dire.



    De là, il faut comprendre que si l’occasion se présente aux parents de critiquer la société, surtout s’il y a eu échec total ou partiel, ils ne manqueront pas de sauter dessus.


    Ainsi, j’estime que sur ce sujet et bien d’autres, nous devrions juger les médecins accusés (comme c’est le cas dans ce livre, si j’ai bien compris) de manière plus collective. Je veux dire qu’aucun médecin ayant raté un sauvetage ne devrait se retrouver seul face à des parents accusateurs. Il devait être jugé par l’ensemble de ses patients pour l’ensemble de son travail.







  • easy easy 30 juillet 2011 16:36

    «  »«  »«  »«  »«  Imaginons un instant que nous serions de riches américains de la droite conservatrice, êtres dénués de scrupules, froids et pragmatiques »«  »«  »«  »« 

    Il me semble que pour parvenir à se mettre dans la peau de ces personnes au point de parvenir à concevoir un plan d’extermination, il faut en avoir déjà la pensée.
    En tous cas, moi qui suis prêt à entendre que des personnes ont ce genre de plan en tête, je ne sais pas les bâtir ou les examiner à leur place.


    Peut-être est-il trop facile de lancer de telles propositions de plans d’extermination sans avoir l’air d’en être en les attribuant à d’autres.

    Le diable exterminateur en nous, s’il pointe son nez, doit être refoulé, non exhibé sous quelque prétexte
    .
    Ce diable là, je ne l’ai pas. Je n’ai pas de mérite à le refouler et j’admets que ça puisse être plus difficile pour d’autres.

    Pourquoi je ne l’ai pas ? Pour une raison d’un bête, mais d’un bête : je suis Eurasien et je n’ai aucune communauté. J’ai été lapidé mais je n’ai jamais pu concevoir de faire partie d’une meute, par essence. Donc, toutes ces idées forcément communautaristes me sont totalement inconnues. (ce n’est ni bien ni mal, c’est comme ça)


    Votre profession de foi dit »«  »Celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté .«  »«  »


    Il y aurait à définir ce que veut dire « moins bien » 
    Mais il me semble que c’est le contraire. Celui qui construit des prisons s’exprime très bien, très très bien. Et il est très vite compris. Sinon il n’y en aurait pas autant. 

    Ce sont au contraire les autres, ceux qui refusent les prisons qui s’expriment très mal. 

    Et cela vient de notre sémantique, donc de notre culture qui est fondamentalement anathémisante.


    Un Sioux, un Séminole, un Papou, qui trouve le concept de prison complètement délirant, sait s’en offusquer dans son dialecte mais pas en Occidentalangue.


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