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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 2 août 2011 19:24

    A Tchernobyl, une explosion de vapeur avait fait sauter le couvercle et d’hélico on pouvait voir le corium ou début de corium. Dans ce cas, un arrosage à sec était envisageable et c’est ce qui a été fait (en comprenant bien que tout le sol des environs était alors bourré de miettes très radioactives.

    A Fuku, les couvercles n’ont « malheureusement » pas sauté aussi nettement et il ne peut donc être envisagé de faire tomber dans les casseroles des amortisseurs secs. L’avenir nous dira si, l’un dans l’autre, il n’aurait pas été préférable de faire sauter à la dynamite les hauts des coeurs afin d’opérer comme à Tchernobyl.

    A Fuku, en attendant et faute d’accéder autrement aux coeurs, on sera resté à la voie humide. Il se peut qu’elle s’avère, au bilan, préférable.



  • easy easy 2 août 2011 19:16

    «  »"

    Mais bon j’imagine que 100T de vapeurs ou même 300T ne passent pas inaperçu -et je doute que ça soit de l’ordre d’un petit brouillard comme on le voit sur les vidéos-.«  »«  »

    Moi aussi j’ai du mal à apprécier la gueule que peut avoir un panache de 100 T de vapeur par jour.

    C’est gros ? C’est petit ? Je ne sais pas.
    Je sais calculer le volume de vapeur que ça produit mais comme une grande partie de cette vapeur est invisible, ça ne m’avance guère. Au pif, je pense que 4 M3/h de vapeur moitié invisible, moitié visible, ça colle à peu près avec ce que l’on voit sortir des très grosses cheminées.

    Je crois donc très probable que les volumes 100 ou 300 M3 /J annoncés comme « injectés » soient un APPOINT





  • easy easy 2 août 2011 19:06

    Oui, il est tout à fait possible que ces 10 Sv/h proviennent d’un élément retombé après les explosions de Mars. Je l’espère mais si ça avait été le cas, j’imagine que Tepco l’aurait dit. La probabilité me semble donc forte que Tepco ne soit pas en mesure de relier cette forte radiation aux explosions de Mars.


    Concernant le vocable que l’on emploie au sujet de Fuku, on peut bien entendu se draper dans le technicisme (où je serais assez à l’aise) pour repousser les amateurs qui fourrent leur nez dans les affaires des grandes personnes, des sachants.
    M’enfin, vu le chantier (et je suis le seul, à ma connaissance à appeler ça un chantier) ou foutoir, ou bordel, je ne suis pas sûr que le recours à une langue en cul de poule arrange quoi que ce soit.
    Quand ça fonctionne, ça mérite éventuellement son appellation de coeur, d’enceinte, de confinement etc, mais vu la ruine tant matérielle que religieuse de la chose nucléaire, les grands mots et ronds de jambe sont dépassés ou d’arrière-garde.

    Je parlerai donc encore longtemps de casserole ou de marmite au suejt de Fuku.



    Ici, vous posez qu’on injecte 100M3 d’eau par jour dans un réacteur et qu’on retrouve ces 100 M3 dans les soubassements. Eau que l’on traite alors avant de la réinjecter.


    Ce serait fort bonne nouvelle, malgré la problématique que représente cette fuite intégrale. Car ça prouverait au moins qu’il ’ny a aucune perte en vaporisation.
    De quels éléments certains disposez-vous pour affirmer qu’on injecte donc que 100 M3/J sur une bouse et qu’on récupère in extenso ce volume après qu’il a traversé la caserole par les brèches ?



    Un autre point. Imaginons que la casserole et tout le circuit soit étanche à 1 bar. Dans ce cas, dire qu’on injecte 100 M3/j, n’est en rien un indicateur permettant de se faire, à lui seul, une idée des calories à évacuer donc de la gueule de la bouse (croûte froide ou non)
    Car il y a plusieurs manières de comprendre 100M3/J.
    Ca peut vouloir dire que chaque jour il faut 100M3 d’eau de plus. (Appoint donc)
    Ou bien ça veut dire que le circuit fait un volume total de 100M3 et qu’il ne tourne qu’une seule fois par jour. Disons 4 M3 d’eau fraîche versée sur la bouse
     chaque heure.

    Or, un robinet de baignoire débite 1,5 M3/h

    Autrement dit, en ce moment et depuis des mois, Tepco parviendrait à refroidir à 80° (T° dont il a été parlé aux infos) 100 T de corium qui flirte avec les 3000 ° en son centre, en versant dessus et en continu 3 robinets de baignoire.

    Wharfff !

    Je suis autant dans le brouillard que tout le monde mais j’ai un certain sens technologique et je sais qu’avec 3 robinets de baignoire, je ne sais pas refroidir 100T de corium partis de 3000°, autocalorifiques, pour les descendre à 80°. Même pour lui faire sa croûte froide, je ne peux pas y parvenir avec 3 robinets de baignoire. SURTOUT si je dois récupérer ce voume d’eau en retour, donc sans faire de bulles, sans faire de bouillon.




    En revanche, ce dont je suis plus sûr, c’est qu’en faisant couler 3 robinets sur cette bouse blanche de chaleur, toute l’eau s’évapore et j’aurais alors arraché un paquet de calories à la bête.



    100 M3 d’eau récupérée intacte sans évaporation = refroidissement ridicule.
    100 M3 d’eau perdue en évaporation= début de commencement de refroidissement



  • easy easy 2 août 2011 18:17

    @ Marco,

    Nous n’avons aucunement besoin d’un architecte pour faire les calculs ; Ce dont nous avons besoin c’est de données sûres. Et nous sommes très loin de les avoir.

    Là, par exemple, vous parlez de milliers de M3 d’eau à traiter mais déjà, on ne sait pas bien s’il, s’agit des eaux qui avaient envahi les soubassements du fait des arrosages en douche avec la bétonnière ou s’il s’agit disons de l’eau du circuit à traiter chaque jour.
    Posons qu’il s’agisse de l’eau qui encombrait les sous-sols.

    Quelle est donc la véritable quantité d’eau qui passe dans les pompes d’injection des 3 coeurs et quelle est la quantité d’eau qui passe dans les pompes de retour ? Quelle est en somme, la quantité d’eau d’appoint nécessaire chaque jour.

    Remarquez que la seule info de volumes vraiment éclairante que Tepco aurait dû nous fournir c’est
     : Pour le fun, le volume que l’usine doit traiter chaque jour (volume qui n’indiquerait pas pour autant s’il y a gros appoint ou pas)
     : mais SURTOUT, le volume d’appoint.

    Tous les autres chiffres sont enfumage.
    Seul le chiffre de l’appoint est précieux d’indications mais c’est le seul qu’ils ne livrent pas alors qu’ils le connaissent très bien.

    Ou alors ils l’ont fourni et c’était ce qu’ils appelaient les 100 ou 300 T d’eau injectée par jour (Injectée pouvant s’entendre soit en intra interne, soit de l’extérieur du circuit vers son intérieur)

    Sommes-nous d’accord ?



  • easy easy 2 août 2011 18:00

    @ Marco,

    J’apprécie votre façon d’y réfléchir


    Moi non plus je ne dispose pas de quantitatif des calories à éliminer.

    Je raisonne de la manière suivante. Lorsque le réacteur est correct, l’eau circule entre des barres très nombreuses, avec donc une grande surface d’échange et sous une pression de 70 bars l’eau reste strictement liquide et tourne aux environs de 300°

    Lorsqu’à un moment donné, le coeur passe à sec, il s’échauffe, le bazar fond et on se retrouve avec une bouse au fond, d’un volume de l’ordre d’une voiture, mettons rougi à blanc pour se faire une image. On remet des pompes en marche, les jets ne tirent pas plein pot sur la bouse qui est à 3000, l’eau tombe en douche-chute sur cette lave et vaporise immédiatement. On insiste, on augmente les débits, on peut en arriver à avoir au-dessus du corium une partie de l’eau en phase liquide, traversée par des gros bouillons et en retour de pompe, on ne récupèrerait pas grand chose.

    Le corium, contrairement à une lave de volcan, produit sa propre chaleur et reste blanc, il continue de vaporiser tout ce qui l’approche. On augmente les débits d’eau, on parvient peut-être a avoir une couche d’eau franchement liquide en haut de la casserole et donc à récupérer beaucoup dans la pompe retour. Mais en bas, l’eau liquide ne touche toujours pas la bouse dont la croûte ne passe pas sous les 100°. Ce qui fait qu’on perd énormément en vapeur.


    Le tout sans couvercle. ou quasiment

    Voilà comment j’imagine que se passent les choses

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