Il semble bien aujourd’hui que l’accession de Trump à la Maison Blanche a fait l’objet d’un énorme malentendu dans l’opinion. Ceux qui ont cru voir dans ce président l’agent d’un repli exclusif des US dans les affaires intérieures et un champion de la désescalade militaire à l’étranger se sont lourdement trompés. Ceux qui avaient aussi cru que ses premières menaces contre l’Iran et la Corée du Nord étaient des rodomontades sans conséquences se sont également fourvoyés. Les intentions de Trump sont désormais visibles : c’est par la force armée qu’il compte régler la situation au proche orient et par la menace militaire qu’il compte neutraliser la Corée du Nord. Aucune porte diplomatique n’est ouverte. En ce sens Trump est l’indigne successeur de la plupart de ses prédécesseurs.
« Assad a préféré sa survie politique a l’unité de son pays »
Peut-être, mais quelle était l’alternative et était-ce l’unité de son pays ? La rébellion initiale n’a jamais été un mouvement populaire majoritaire. Ce fut plutôt des événements tragiques locaux qui ont été exploités par DAESH et ses bailleurs de fonds afin de renverser le gouvernement syrien et d’installer sur la plus large partie du territoire un émirat grâce à l’apport de forces armées extérieures au pays.
Quelles que soient les erreurs de Bachar el Assad, il ne pouvait vouloir la partition de son pays par des forces étrangères.