Bien qu’en désaccord avec bien des
points, je trouve cet article roboratif. L’écologie politique
oscille aujourd’hui entre le consensus bien-pensant des hypocrites
qui ont fait de Copenhague un marché de dupes et la radicalité sans
risque de bobos qui donnent des leçon de frugalité à ceux qui
souvent n’ont pas grand chose.
Il existe toutefois un profond accord
entre les hypocrites et les "radicaux”. Il faut évacuer les
conflits de classe au profit d’un face-à-face homme- nature. Tous
les malheurs actuels viennent d’une empreinte écologique dont tout
le monde serait responsable. La question terroriste par excellence
est “que faites-vous pour la planète” comme si le souverain bien
était devenu non pas le bonheur des hommes mais l’intégrité de
l’environnement.
Tant qu’on raisonne ainsi on ne peut se placer qu’en
donneur de leçon. Le plus cynique concerne l’aide aux pays les plus
pauvres. Il s’agit, non pas de leur permettre de mieux vivre mais de
les aider pour les empêcher de polluer, eux qui sont les moins
responsables de la situation actuelle. Quant à la Chine, elle est
devenue le pays le plus pollueur mais c’est aussi le producteur de
la plupart des biens de consommations que le systéme capitaliste
mondial a sous-traité dans ce pays.
Analyse assez étrange qui explicitement se veut consensuelle et apaisée mais implicitement porteuse de nationalisme et d’exclusion.
Pourquoi le fait de naître ou d’être naturalisé dans un pays exigerait une sorte d’approbation individuelle culturelle et morale d’appartenance ?
Heureusement que les philosophes des Lumières français ne se préoccupaient pas d’identité nationale mais du politique et de l’humanité. Heureusement que notre constitution s’appuie sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et non pas sur l’affirmation d’une identité nationale.
Dans un état de droit, l’identité nationale ne saurait être un engagement volontaire mais la résultante de fait d’une histoire plus ou moins partagée selon les circonstances ; il fut des époques où le respect de soi-même exigeait une très grande distance par rapport à l’Etat ou aux décisions gouvernementales.
Je me souviens de l’écrasement de la Commune, de Pétain et de Charonne, entre autres.
Sarkozy, homme politique de l’année 2008 et Hortefeux champion de l’anti-racisme en 2009. Besson bienfaiteur de l’humanité en 2010 ? Que défend réellement cette Union des patrons et professionnels juifs ? pas les droits de l’homme en tout cas !