Ras-le-bol de propos qui confinent au racisme. Il me semble que la seule attitude fondamentalement laïque est celle qui permet le respect de toutes les croyances ou non croyances. En quoi a-t-on le droit de vouloir « régenter » des habitudes ou des tenues si il n« y a pas de la part de ceux qui les pratiquent atteinte à autrui.
Tartuffe disait : »cachez ce sein que je ne saurais voir" Les nouveaux Tartuffe répètent : otez ce voile qui gêne mes convictions.
Avec de telles attitudes on risque d’aboutir à l’anathème réciproque généralisé.
Pour ou contre Frèche, cela m’indiffère plutôt. Il a certainement beaucoup fait pour Montpellier mais on pourrait dire la même chose des maires des plus grandes villes de France.
En revanche les arguments que l’on se donne pour le condamner aujourd’hui me laissent profondément sceptique.
Les propos sur les Harkis et sur l’équipe de foot sont choquants. Mais la goutte d’eau est un dérapage verbal qui n’aurait choqué strictement personne si il s’était adressé à un Marocain ou à un « auvergnat » !
Nous sommes actuellement harcelé par une « bien-pensance » qui a pour seul but de traquer tout ce qui pourrait confiner à de l’antisémitisme. Au point qu’il existe une sorte de terrorisme moral qui impose une équation obligatoire entre racisme= antisémitisme=antisionisme. Il suffit même de critiquer la politique de l’Etat d’Israël pour être jugé d’antisémite et de raciste.
Dirait-on que critiquer la politique chinoise ou russe c’est être raciste ?
Dans le « y faut ya qu’à » cet article est champion, je passe sur la platitude des propos et la superficialité de l’argumentation.
Quant au capitalisme social, c’est un serpent de mer qui ne trompe plus personne en particulier depuis la crise financière, le renflouement des banques par les contribuables et la privatisation des profits qui a succédé aussitôt.
L’histoire de Sarkozy ou comment un élu béni des média, du MEDEF et des « vrais gens » est devenu un élu honni du peuple presque tout entier.
Quoiqu’il fasse, il ne pourra jamais plus passer pour ce qu’il n’est pas. L’homme du bouclier fiscal, de la casse sociale et des réseaux friqués ne pourra plus nous avoir avec de belles histoires même si elles sont chantées que dis-je susurrées par son épouse.
Lui qui se gargarisait du « gagnant gagnant » est désormais perdant.
Ce « dîner de têtes » autour des éventuels présidentiables réduit les enjeux politique à du pur anecdotique, comme si le plus important c’était le casting avec des critères que ne renierait pas une officine de recrutement de cadres dynamiques.
Réduire les enjeux politiques actuels à la bonne « incarnation » de la Présidence, c’est faire croire que la démocratie se dissout dans les jeux de concurrences personnelles dignes des reality shows.
Peut-être pourrions-nous méditer la première phrase du second couplet de l’Internationale : « il nest pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun .... »
La pire des bêtises de Jospin est bien l’inversion du calendrier électoral : en plaçant les présidentielles avant les législative, la France est entrée dans une ère où l’intérêt pour les élections présidentielles est inversement proportionnel au degré de responsabilisation politique du Peuple.