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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 15 février 2017 15:47

    Visiblement il ne vous en déplaît pas tellement que Marine monte ( relativement ) dans les sondages.

    Il est vrai que l’on pourrait par exemple se demander par quelle aberration mentale ce qui est reproché à Fillon, l’emploi fictif de son épouse, ne produit pas dans l’opinion le même rejet de Marine Le Pen à tout le moins indélicate avec l’utilisation de fonds européens et condamnées au remboursement de prestations inexistantes : les causes sont similaires mais les effets sur l’électorat sont étrangement différents comme si voler l’Europe était une prouesse héroïque.

    En tout cas vous vous abstenez de mentionner ces fâcheux manquements : l’hermine est immaculée et le reste.

     
    Théo associé aux racailles, son avocat à un esclavagiste, les voitures brûlées associées à la violence, pas celle, policière, qui est à l’origine des émeutes mais celle qui serait consubstantielle à la banlieue et que Marine Le Pen va sans doute résoudre d’un coup de baguette magique.

    Le violence d’état est donc légitimée, celle de ceux qui essaient de s’y opposer est condamnable mais ce que l’on comprend moins bien ou trop bien ! c’est combien seraient ineptes les manifestations d’apaisement de certains moins têtes brûlées mais pas loin d’être des traîtres à la nation, la vôtre, blanche, chrétienne, catholique, celle des nantis qui doit s’attirer le soutien des déclassés pour continuer à prospérer, les vrais bien-pensants en somme.



  • Elliot Elliot 13 février 2017 17:29

      @ moderatus

     Vous faites fort justement l’inventaire ( j’adore le mot qui correspond bien à la marchandisation de l’information ) de ceux qui possèdent les grands moyens médiatiques : ceux-là sont d’accord sur l’essentiel et entendent avoir des journalistes qui, avec plus ou moins de nuances, encadrent le lecteur destiné à penser droit, donc à adhérer à la politique du chien crevé au fil de l’eau : les réactionnaires ont beau s’appeler réformateurs, ils n’en demeurent pas moins ce qu’ils sont.

    On assiste à la promotion du prêt à penser qui accompagne celle du prêt à porter.

     
    Je fus, il y a longtemps, un lecteur assidu du Nouvel Obs et j’ai constaté au fil des années d’abord un envahissement de la publicité au détriment du contenu et ensuite un affadissement de plus en plus marqué des convictions défendues à l’origine.
    De journal de gauche soutenant les guerres de libération et les mouvements d’émancipation populaires, on est passé tout doucement à un organe semi-officiel du« parti » social-libéral dans un long glissement vers la normalisation.

    Au fur et à mesure que l’idée européenne se dégradait sous les coups du néo-libéralisme, le Nouvel Obs comme d’autres organes de presse se sont lancés dans le conditionnement de l’opinion à qui on assénait de supposées évidences mais surtout pas de réponses concrètes aux questions trop banales sans doute qu’elle se posait .
    Le résultat en fut le rejet contre l’avis et à la surprise de toutes les grandes chaînes médiatiques du traité de Maastricht en 2005 que l’on imposa par ailleurs quelques mois plus tard : quand la démocratie directe ne tourne pas en plébiscite, reste toujours ce recours à la « démocratie » indirecte qui permet de passer au-dessus de la volonté populaire tout en respectant un certain formalisme.

    Que les clerc trahissent n’est évidemment pas une nouveauté mais le développement des réseaux sociaux avec le meilleur et le pire permet de contrecarrer un peu le matraquage médiatique où les vessies deviennent des lanternes propres à éclairer le vulgaire.

    Dès lors que, à de rares exceptions près, on ne peut plus faire confiance aux rhéteurs des médias, la lecture des échanges sur le net permet aussi de se faire une opinion de l’état de la société. 



  • Elliot Elliot 11 février 2017 15:51

    Si j’ai bien compris l’auteur, qu’importe la réalité des faits, c’est le moment de leur divulgation qui est suspect de même que le pedigree de ceux qui les dénoncent et qui, ce faisant, mettent la démocratie en danger.

    C’est presque du Fillon dans le texte.

    Et on oublie de s’interroger sur ce qui dégrade le plus les institutions qui sont par nature temporelles et provisoires : les comportements peu en adéquation avec les discours ou ceux qui sont le cancer des menteurs et des hypocrites et qui dénoncent - avec ou sans arrière-pensée, l’important n’est pas là – des faits avérés qui tranchent avec la posture morale revendiquée de celui qui les commet.

    Des institutions qui ne tiennent plus qu’au fil ténu qui consiste à pourchasser comme des ennemis ceux qui témoignent de la bassesse de ceux qui en revendiquent la direction ne méritent pas de poursuivre leur route.

    Il est alors grand temps d’en changer car à défaut de pouvoir changer les hommes, il faut modifier l’institution vers plus de transparence, plus de contrôle du peuple sur ses élus, moins de pouvoir discrétionnaire pour des organes qui fonctionnent en totale inadéquation avec des règles de bonne gouvernance.



  • Elliot Elliot 10 février 2017 19:11

    @moderatus

    Déjà je vais vous remercier de répondre même si le ton ne me semble pas à la hauteur de vos capacités.

    Je vous fais savoir comment je ressens l’essentiel de vos contributions, n’y voyez d’ailleurs rien d’autre qu’une critique car je suis un grand partisan de la liberté de penser et vos opinions ont le droit de s’exprimer comme les miennes même si je ne vous suis dans vos préventions.
    Je note simplement vos thèmes de prédilection et la manière subtile dont vous infusez vos préventions dans vos article , c’est tout.

    Je ne suis pas d’accord avec votre façon de voir et j’imagine facilement que vous ne soyez pas très enthousiaste à la lecture de mes articles qui sont au demeurant de plus en plus rares, le climat actuel et l’intrusion massive de l’Extrême-droite sur Agoravox rendant d’ailleurs l’exercice parfaitement inutile voire inepte .

    Simplement si je ne vous suis pas, concédez-moi au moins le droit d’exprimer mes réticences, droit d’ailleurs dont je n’abuse pas.

    Amicalement malgré tout...



  • Elliot Elliot 10 février 2017 17:01

    Le problème, c’est tout de même qu’un éventuel succédané – outre qu’il partirait avec le handicap du second choix – pourra de toute manière être tenu complice des agissements de Fillon soit qu’il eût manifesté trop bruyamment sa solidarité avec le déchu soit qu’il ne fût pas lui-même tout-à-fait insoupçonnable de ce genre de pratique.

    Fillon ne tient plus qu’à un fil mais ce fil est solide car personne n’a réellement intérêt à le rompre.

    Les sondages le ramène au socle des irréductibles que rien ni personne ne pourraient contraindre et qui vivent avec ce type de débordements comme en milieu naturel.

    Il lui suffit de laisser passer l’orage et de se remettre, quand le soufflé sera retombé, à la conquête de cet électorat qui s’est détourné de lui mais qui peut tout aussi bien se détourner de ceux chez qui il croit avoir trouvé refuge.

    Fillon est dans une position inexpugnable, lui seul peut décider d’arrêter et plus le temps passe et moins on a intérêt à le faire chuter : la campagne est encore longue et Macron qui le devance actuellement dans les sondages n’a toujours pas officialisé un programme.
    Ce fait qui apparaît visiblement comme accessoire dans l’opinion vaut pourtant à ce fringant jeune homme un soutien inexplicable chez tous ceux pour qui apparemment le changement se résume à la nouveauté.

    L’extraordinaire retentissement médiatique que suscite n’importe laquelle de ses déclarations le plus souvent parfaitement creuses participe à cet engouement mais peut aussi finalement lasser l’opinion ouvrant de nouveau à Fillon les portes du second tour des Présidentielles.

    Je ne vois pas non plus Hamon coincé par le bilan du quinquennat socialiste se désolidariser sans dommages. Quand bien même il le désirerait vraiment, sa pusillanimité passée lui serait reprochée dans cette partie de l’opinion à la Gauche qui veut sanctionner les pratiques droitières du Parti socialiste que Macron n’a certes pas cautionnées mais auxquelles il ne s’est pas fermement opposé. Tout ça pour dire que je ne le vois pas non plus remonter à la fois Macron et Fillon voire Mélenchon et se qualifier miraculeusement.

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