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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 2 février 2017 15:01

    Je ne sais si le film est du toc et, à vrai dire, je m’en bats un peu le coquillard : on lui fait une publicité démente mais, après tout, c’est le rôle des distributeurs de vendre la mariée la plus belle possible.
    En outre, on imagine difficilement que ce genre de film pût avoir une carrière cinéphilique, si j’ose le barbarisme, d’autant que son objectif est uniquement de faire du fric et sûrement pas de caresser le goût de l’esthétique de ceux qui veulent à tout prix trouver un sens profond dans les créations « artistiques ». 

    Au demeurant, le toc a bonne presse parce que c’est du toc justement et Macron en est un parfait exemple.

    Macron représente le nec plus ultra de la mondialisation triomphante : libéral au niveau de la société et archi-libéral au niveau de l’économie, il concentre en une seule et même personne les deux faces du mot, la face claire qui rend tout démocrate sensible aux beautés du libéralisme philosophique et la face obscure et laissée dans l’obscurité qui structure son programme dont on nous répète que l’ancien ministre n’en a toujours pas livré le contenu comme s’il y avait grand mystère la-dedans…

    C’est le candidat idéal – maintenant que Fillon a du plomb dans l’aile, celle de la rigueur et de l’éthique revendiquée qui lui a permis de capter les suffrages des électeurs de la primaire et que son image de père La Pudeur ou de Monsieur Propre n’était en fait qu’une posture devenue imposture .

    Reste donc Macron qui enrobera la rigueur économique fillonesque dans le gant de velours de la concorde nationale et qui devrait, si rien de malveillant ou de malsonnant ne vient entraver sa marche en avant, ne faire qu’une bouchée de ceux qui tablent sur la discorde et la division ethnique pour capter les suffrages des laissés-pour-compte qui ne doivent leur état qu’à eux-mêmes mais aiment en bons petits blancs se disculper de leurs insuffisances en tapant sur les autres, ceux qui ne sont pas comme eux qu’ils dévalorisent pour oublier leur propre déchéance 



  • Elliot Elliot 30 janvier 2017 16:53

    Les déboires de Fillon rattrapé par son passé alors qu’il était déjà en peine de convaincre son propre camp de la praticabilité de son programme où l’austérité revendiquée ternit singulièrement les perspectives d’avenir non seulement de ceux qui sont appelés à le soutenir mais encore de ceux qui devront s’incliner devant le fait démocratique dans l’hypothèse de sa victoire éventuelle.
    Pour quelqu’un qui prône l’esprit de sacrifice pour la nation, du sang et des larmes pour les gagne-petit, pour quelqu’un qui voudrait instaurer un système social très allégé aux citoyens invités à accepter des réductions assez drastiques dans leurs prestations, faire payer par les deniers publics une épouse qui a confessé elle-même qu’elle ne participait pas ou peu à l’activité politique de son mari est plutôt malvenu et pour tout dire inconvenant chez un prêcheur de vertu.
    Même si ce n’est pas illégal dès lors que l’élu dispose d’un fonds de fonctionnement qu’il utilise à son meilleur gré.

    Cet estompement des normes éthiques n’est certes pas nouveau de la part de cette frange du personnel politique plus prompte à donner des leçons qu’à s’appliquer à soi-même les principes dont elle chante les mérites supposés ou réels.

    Ce qui semble le plus atterrant n’est d’ailleurs pas que Fillon ait sacrifié à l’appât du gain facile dès lors qu’il était licite, en l’occurrence il n’est pas le seul et certains de ceux qui s’indignent le plus feraient bien de balayer devant leur propre porte, ce qui est affligeant, c’est la manière inconsidérée dont il se défend et dont on peut se demander si elle n’est pas pire que le mal lui-même.

    Croit-il vraiment faire encore pleurer Margot dans sa chaumière par le témoignage de ses preuves d’amour envers son épouse ? En l’occurrence, rien sinon l’expression de ses regrets ne rachètera jamais l’affront qui a été fait à ceux à ceux qui triment pour trois francs six sous et dont il dit qu’ils coûtent trop cher quand d’autres touchent des pactoles sans rien faire d’exceptionnel par le seul faut du prince.

    En réalité, cette grand-messe d’hier à sa gloire a surtout tourné sur l’affaire, cette grande affaire qui n’est sans doute pas la dernière à sortir et qui témoigne davantage que tous les beaux discours que le régime arrive tout doucement en fin de vie.

    Mais qui aura les mains suffisamment propres pour manier le balai et nettoyer les écuries quand ceux qui crient « dehors les pourris » sont aussi pourris que ceux qu’ils veulent chasser.

    Lors de ce rassemblement de lancement de sa campagne, Fillon s’est voulu convaincant de son intégrité en jouant sur le registre du mélodrame où il fallait surtout faire applaudir par des gens - qui ne demandaient qu’à participer à la pièce, leur seule présence en attestait - Pénélope Cosette, victime innocente en butte aux méchancetés des adversaires du camp du renouveau qui pue l’ancien.

    Je doute que l’électeur moyen auquel s’adresse le camp de la droite républicaine soit dupe même si je suis aussi convaincu qu’il serait prêt à beaucoup pardonner pour peu que Fillon allât un peu dans le sens de la contrition, ce qu’il ne semble manifestement pas encore prêt à faire..

    Les capacités d’oubli sont infinies.



  • Elliot Elliot 27 janvier 2017 14:32

    Le problème n’est pas de savoir si Fillon en employant son épouse a été dans l’illégalité, il ne l’était pas et il l’a répété hier : il avait un budget dont il pouvait disposer à sa meilleure convenance.


    Le problème n’est même pas dans le fait d’offrir un emploi à son épouse même si cela peut apparaître comme choquant mais ce n’est pas un passe-droit dès lors que rien ne l’interdit.

    Si problème il y a, qui sera à mon avis très difficile à démontrer, c’est si l’emploi n’était pas réellement assuré ( ni même assumé selon les dires d’un passé récent de Madame Fillon elle-même qui peut toujours revenir sur ses déclarations ou dire qu’on l’a mal comprise ). Le non-lieu est hautement probable.

    Dès lors que cet emploi devait être renseigné aux autorités chargées de veiller au respect de la législation sociale, on peut s’interroger sur l’inexistence des contrôles concernant sa réalité, encore que c’est l’élu lui-même qui est comptable de la bonne marche de son « cabinet ».
    On peut légitimement s’étonner de ce laisser-aller coupable auquel participent tous les groupes politiques complices dans ces petits arrangements.

    Qu’un candidat qui a mis l’éthique au premier plan de son action, qui a dû à sa stature morale présumée la victoire aux primaires, soit pris la main dans le pot de confiture est extrêmement déplaisant surtout pour ceux qui se sont engagés derrière lui pour ces raisons mais qui ont, chacun le sait, des facultés d’oubli également remarquables.
    Surtout quand on vous donne le choix entre la peste et le choléra !

     


  • Elliot Elliot 25 janvier 2017 16:55

     "j’ai donc pris le parti, et que les classiques m’excusent de cela, Monsieur l’ambassadeur, sous votre contrôle, j’ai pris le parti de vous parler, ce soir, en anglais, par facilité, et pour que nous puissions toutes et tous nous comprendre."

    Manifestement il vous donne la réponse.

    Dans l’assemblée, il y avait des gens qui n’ont pas une connaissance suffisante du français pour suivre un exposé dans cette langue.

     
    On peut le déplorer mais nous ne sommes plus à l’aube du XXe siècle quand le français était le langue de la diplomatie mondiale et que les gouvernantes françaises étaient chargées de l’éducation des enfants dans certaines familles aisées de la Prusse ou de la Russie.

    Les locuteurs francophones sont une espèce en voie de disparition partout en Europe...

    Je regrette autant que vous le recul du français comme langue internationale mais je considère qu’il est judicieux quand on s’adresse à un public dont une grande partie n’est pas francophone de parler la langue anglaise qui a une audience internationale qui vous permet de vous faire comprendre partout dans le monde.

    Autre chose est évidement l’abus d’anglicismes dans le langage courant alors qu’existent des tournures françaises équivalentes. Cela est infiniment plus grave et plus lourd de conséquences mais hélas ! tellement fréquent qu’on finit par perdre la conscience des ravages du franglais…

    La défense de la langue supposerait en premier lieu que ceux qui sont à un poste de parole ( politiciens mais aussi enseignants, journalistes ou dirigeants divers ) s’imprégnassent d’une pédagogie du beau langage, donc qu’ils eussent une bonne connaissance de la langue mais vous savez comme moi que non seulement ils en sont parfois fort loin mais qu’en outre certains lui tournent souvent le dos. Consciemment ou, ce qui est pire, inconsciemment ! 



  • Elliot Elliot 17 janvier 2017 17:16

    Quelqu’un qui prétend s’attaquer à la démarché identitaire qui fait résurgence dans les milieux catholiques ne peut être entièrement mauvais : il faudrait d’abord prouver que cette dérive est inexistante, qu’il affabule, malheureusement ce n’est pas le cas comme on l’a vu avec les énormes rassemblements contre le mariage pour tous où Madame Taubira a pu mesurer l’étendue de la charité chrétienne à son égard.

    Une loi qui n’enlevait aucun droit à quiconque mais en ajoutait à certains de nos concitoyens !

    Quand Fillon croit aussi utile de préciser qu’il est chrétien, il sait qu’il enfonce une porte ouverte mais il le fait parce qu’il en escompte un ralliement de tous ceux-là qui se réaffirment hautement comme des membres de cette communauté.

    Il faut être engoncé dans ses œillères laïcardes pour le lui reprocher : en quoi la laïcité ou l’appartenance à un autre courant religieux sont-elles lésées dans cette affirmation ?

     
    Il y a donc une tendance - est-elle lourde ? ça c’est une autre question - qu’il est vain de nier.

    Mérite-t-elle d’être combattue ?

     C’est une autre question qui ne doit agiter que ceux qui accordent une importance démesurée à tous ces phénomènes sectaires pour qu’ils deviennent des arbres qui cachent une forêt que l’on préfère dissimuler à toutes les interrogations un peu plus pertinentes, sur la croissance tendancielle du désemploi ( les embellies que l’on nous chante sur le front du chômage n’étant souvent que des artifices ) sur les défis climatiques et la finitude de la croissance que certains continuent d’honorer comme un mantra.
    Quand les religions qui ne sont que des philosophies de vie et d’attitudes privées sont transmutées en instruments de prise du pouvoir, elles rentrent en contradiction avec les intérêts des citoyens et le danger est grand qui menace la nation, hétérogène par nature et entité nécessairement au-dessus des clans.

    On n’en est pas là !

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