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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 23 février 2017 16:02

    Bayrou a adopté la posture la plus sage et on peut croire qu’il a dû lui en coûter, lui qui était pour ainsi dire abonné aux Présidentielles. 
    Mais, à la traîne dans les sondages, sans moyens de faire campagne, avec l’appui de troupes bien maigrichonnes , il a rejoint celui dont,  dans l’offre actuelle, il pouvait légitimement se sentir le plus proche, Macron.

    Qu’il ait assorti son ralliement d’exigences est de bonne guerre, il ne pouvait tout de même pas se présenter en chemise comme les bourgeois de Calais pour faciliter son exécution.


    Fillon s’est démonétisé tout seul et, pour tenir un semblant de cohésion au sein de ses troupes, il va devoir à la fois édulcorer au point de vue social le programme qui lui avait valu de causer la surprise aux Primaires de la Droite et le durcir dans le sens des rodomontades qui sont si chères à un certain électorat chez qui la trouille et la haine sont les catalyseurs réels de l’action politique.
    Chasser sur les terres de Sarkozy pour racoler à l’Extrême-droite et, pour les retenir, donner, d’un autre côté, des gages à ceux qui présentaient un profil plus social et en définitive plus gaulliste, bref pour espérer se qualifier face au FN, il va monter un FN bis… aussi peu crédible que l’original.


    Hamon est trop manifestement devenu l’instrument de ceux dont l’unique ambition est de sauver le PS de la déconfiture en tentant d’arracher quelques franges à Mélenchon pour le précéder au décompte final, une ambition médiocre... Le programme qui lui a valu de gagner les primaires est relativement attrayant mais souffre d’être porté par une figure velléitaire qui n’a jamais été au bout de sa supposée opposition au hollandisme et dont on imagine bien qu’elle sera parfaitement incapable d’aligner la moindre mesure concrète s’il devait, chose hautement improbable, être élu président.

    Pour Macron qui, s’il joue finement le rassemblement avec les vestiges du Modem - ce que Hollande a été incapable de faire mais semble contribuer à lui apporter son aide - le terrain se déblaie vers le second tour. 
    Sauf énorme surprise, ce sera donc lui ou un Fillon ressuscité mais affaibli.


    Pour la Gauche, celle de conviction le combat se limitera à savoir si Mélenchon pourra l’incarner avec un socle électoral suffisant. 
    La seule certitude au demeurant , c’est que la social-démocratie continuera sa lente décrépitude peut-être de conserve avec les Républicains si Fillon devait faillir.

    Mais la relève est assurée pour l’oiligarchie dirigeante ...



  • Elliot Elliot 22 février 2017 12:28

    @francesca2

    Ce sont les fameux effets bénéfiques de la colonisation, personne ne les nie comme personne ne devrait oublier que la motivation de départ de tous ces aménagements n’était pas le bien-être des populations locales mais d’assurer aux colons des conditions de vie prospères.

    Et tout cela ne peut faire oublier les conditions sanglantes de la conquête, massacres, « enfumades » expropriations…

    Le Maréchal de Saint Arnaud ( 1798-1854) qui fit toute sa carrière militaire en Algérie au service de la colonisation en donne ingénument d’édifiants comptes rendus dans sa correspondance.

    Quant aux écrivains que vous citez, je vous retournerais facilement le procédé avec tous ces talentueux intellectuels, écrivains, metteurs en scène français qui ne trouvèrent jamais de mots assez élogieux pour glorifier le système politique de l’Allemagne nazie et la chasse aux Juifs sous Vichy.

    Le temps a fait litière de tout cela.



  • Elliot Elliot 22 février 2017 12:00

    @atmos

    Reconnaître une faute grandit plus qu’elle ne disqualifie celui ou celle qui a le courage de le faire.
    Macron est davantage disqualifié par le courant libéral vaguement social dont il est issu et qu’il représente que par ses déclarations en Algérie.

    L’Allemagne a assumé son histoire : plus personne ne lui demande de faire repentance et c’est même plutôt elle qui donne le tempo au sein de la Communauté européenne, elle ne demande pas d’être aimée mais suivie voire « obéie » dirons certains.

    Avant de vouloir donner des leçons au monde entier, il faudrait peut-être que la France assume également les pages noires de son histoire. 

    Qu’elle admette que si Napoléon est peut-être un grand homme chez elle qui bénéficie d’un prestigieux tombeau aux Invalides, il n’en est pas de même ailleurs dans tous ces pays, comme par exemple l’Espagne ou la Russie, où il a porté le fer et fait couler le sang. 

    Il n’est pas rédhibitoire pour moi que des Français – même postulant aux plus hautes charges - puissent avoir un regard critique sur son histoire.

    Ce sont plutôt ceux qui, dans l’état où elle est tombée, se gargarisent de sa grandeur passée qui se mettent au ban de l’histoire même si apparemment ils flattent on ne sait trop quels instincts grégaires venus du fond des âges...



  • Elliot Elliot 22 février 2017 00:40

    @rosemar

    Le problème n’est pas que les autorités algériennes méritent ou ne méritent pas votre sollicitude ou celle de Macron ou la mienne, bref que le contexte n’était peut-être pas le bon, on laissera cela à l’appréciation de chacun, mais il a jugé l’acte colonial, quels que soient d’ailleurs les différentes formes dont il s’est affublé ou les masques qu’il a pris pour justifier l’entreprise de sujétion.

    Les colonies sont le résultat de conquêtes qui furent sanglantes pour les populations asservies, c’est un crime dont la France n’est évidemment pas la seule à s’être rendue coupable. 

    Cela doit être reconnu comme tel au-delà de tout juridisme assez dérisoire qui établit des hiérarchies victimaires.

    Pour moi, il a eu raison sur ce point – que ce soit sincère ou bêtement opportuniste ne change rien à la pertinence du diagnostic - et ceux qui ne rechignent à l’admettre le font trop souvent pour de mauvaises raisons : l’esprit de revanche et l’impossibilité de reconnaître les erreurs dont ils ont bénéficié ou qu’ils ont cautionnées.

    Qu’on appelle cela électoralisme, si l’on veut mais le « péché » est fort communément partagé dans toutes les directions, y compris celles qui s’offusquent à peu de frais ou que la vérité continue de déranger.

     



  • Elliot Elliot 21 février 2017 13:58

    Je ne sais si Macron, en donnant à une chaîne de télévision algérienne, son sentiment sur la colonisation cherchait à faire parler de lui : il a dit ce qu’il pensait de cette phase de l’histoire et je ne vois pas en quoi on pourrait le lui reprocher sauf à considérer que les conquêtes militaires et leurs dégâts qui n’étaient pas collatéraux mais inhérents au processus étaient la marque d’un humanisme de bon aloi comme on tenta de le faire croire en ces temps où s’écrivait un roman national destiné à souder la nation.

    Son erreur a été pour moi de faire plus ou moins marche arrière devant les récriminations bruyantes d’une escouade de fascistes en édulcorant son propos : les nostalgiques de l’Algérie française qui ont manifesté ont plutôt démontré toutes les raisons qu’avaient les Algériens de s’émanciper de ces reîtres.

    Quant à son électoralisme, il n’est pas différent de celui de tous ceux qui veulent figurer honorablement dans cette joute, il fait partie de la règle du jeu : essayer de convaincre le plus grand nombre. 

    Et la pureté des sentiments ne s’accorde pas toujours avec la volonté de gagner.

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