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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 20 février 2017 15:30

    Chassez le naturel, il revient au galop.

    Passons sur l’association du nom de Théo au suffixe - cratie : j’ai cru à une condamnation des radicaux catholiques anti mariage pour tous, las ! ceux-là sont presque confortés dans leur démarche.

    Bons Français, ouverts sur eux-mêmes et fermés à l’évolution, surtout avides de refuser des droits aux autres, les invertis, les rastaquouères, les musulmans par extension.

    La théocratie n’est pas ce qu’un commun pourrait croire mais est une construction passagère purement polémique – limite insultante – contre ceux qui condamnent des événements déplorables assimilés - avec l’absence de discernement qui caractérise souvent notre auteur - aux trublions qui profitent de ces manifestations pour donner libre cours à leur soif de destruction et lui permettent, sans qu’il leur en tienne gré d’ailleurs, de faire passer sa petite musique un peu maniaco-dépressive.

    Rien n’est dit sur la matraque violeuse qui a pénétré l’anus de Théo à l’insu du plein gré de celui qui l’a tenait. Bientôt sans doute Théo se sera empalé lui-même volontairement et la responsabilité de la cohorte de sbires sera enfin dégagée.

    Et tout y est : les salafistes qui sont derrière la chienlit ! Les gangs de jeunes. Hollande incapable de faire régner l’ordre et qui en plus, honte suprême à lui ! Modératus ne le dira jamais assez, va rendre visite à Théo en oubliant de féliciter ceux qui ont provoqué son hospitalisation.

    Notre ami Modératus qui ne porte pas bien son pseudo ou le porte sans doute par antiphrase rêverait-il d’une police à l’américaine prompte à dégainer et surtout au-dessus de toute critique, qui bénéficie du droit de tuer sans raison majeure sinon les états d’âme du moment ? 

    Pourtant, quand on voit à qui elle profite, cette chienlit, on pourrait se demander si les manipulations ne proviennent peut-être pas non plus de ces officines qui, de tout temps, ont toujours su détourner ce genre d’incidents à l’appui de leur volonté d’instaurer un pouvoir fort et dont il me surprendrait fort qu’elles aient disparu tant innombrables sont les services qu’elles peuvent rendre.

    Mais que non ! les curieuses passerelles entre les barons de la drogue ou du grand banditisme et certains milieux politiques ne sont pas évoquées. Seules les petites mains sont accusées de tous les péchés.

    Et nul doute que la châtelaine de Montretout si elle devait être élue ne serait pas la dernière à se rendre compte de l’utilité de cette main d’œuvre qui s’inscrit si bien dans le projet national !



  • Elliot Elliot 18 février 2017 17:15

    Pauvre Macron qui, en un moment apparemment inopportun et en un lieu qui l’était tout autant, a donné son sentiment sur le fait colonial que d’aucuns voient toujours comme dans les vieux livres d’histoire où se bâtissait le roman national.
    Que ce roman ( qui porte bien son nom ) fut nécessaire à l’époque pour bâtir une nation unie en réunissant les ethnies de son sol n’est sans doute pas douteux.

    La nation se fonde aussi sur une mystique et la mystique charrie des mythes mais aujourd’hui qu’il existe une nation française plus ou moins homogène, on peut décrypter l’histoire d’une manière un peu plus conforme à la réalité du moment.

    Que la France n’ait pas fait pire que d’autres ne vaut pas absolution et déni des faits, ceux qui sont encore occultés aujourd’hui.

    Dire que Voltaire eut des intérêts dans le commerce des esclaves n’enlève rien à son talent littéraire mais permet de relativiser certains de ses écrits polémiques.

    Ce que Macron a dit n’est pas faux en soi mais maladroit dans un contexte où il permet à la Droite de faire oublier que son champion, le si vertueux Fillon, a été pris la main dans le pot de confiture. Ce dernier s’imagine bien maintenant continuer à nous donner ses leçons de morale civique quand bien même il serait mis en examen.
    Chacun y va maintenant de son petit couplet : la « France, mère des arts, des armes et des lois ! » est au-dessus de tout soupçon, surtout celui de vénalité....

    Jules Ferry, l’homme de l’expansion coloniale, qui fut présentée à ceux qui en doutaient comme une mission civilisatrice mais permit surtout la spoliation des richesses qui ne nous appartenaient pas, est présenté comme un homme de Gauche sans doute parce qu’il était républicain dans un environnement vaguement monarchiste ou bonapartiste.

    Il se trouve aujourd’hui des historiens – un peu plus libres que ceux du passé qui furent commis pour écrire et étoffer avec des légendes une histoire héroïque – qui éclairent le fait colonial par la cupidité des uns associée souvent au prosélytisme des propagateurs de la foi catholique, ceux-là n’ont pas tout faux non plus même s’ils oublient par confort idéologique d’autres aspects : il y a aussi des gens qui ont cru à leur mission « civilisatrice ».

    Comme en toute chose, même la pire, il y a du bien, on trouvera donc facilement des aspects positifs à la colonisation.

    Macron l’a dit aussi : les Droits de l’homme même s’ils ne furent que très chichement appliqués aux indigènes ont néanmoins servi de ferment aux mouvements de libération.

    On peut et même on devrait le critiquer sur son programme qu’il n’a pas besoin de définir, tout qui réfléchit un tantinet le connaît bien, il a connu un début d’application sous Hollande avec les brillants résultats que l’on sait mais qu’on lui lâche la grappe sur des propos qui n’engage personne même pas lui...

    Le vivre ensemble n’implique pas que la vérité soit chassée sous le tapis ou que les vérités soient sélectives... 



  • Elliot Elliot 17 février 2017 21:10

    @Amaury Grandgil

    C’est vous qui évoquez la nation algérienne, pour ma part, je parle de citoyens de seconde zone qui se trouvaient être les habitants d’origine de ces contrées.

    Se sentaient-ils appartenir à une entité qui s’est appelée l’Algérie ( en tout cas les Français l’appelait comme cela ) et avaient-ils une conscience nationale ? 

    L’histoire a, semble-t-il, tranché comme elle a tranché pour donner une conscience nationale aux Français qui furent d’abord des Béarnais, des Bretons ou des Bourguignons entraînés dans des guerres que l’on peut aujourd’hui qualifier de fratricides....

    Mais en tout cas les indigènes ne se sentaient pas français dès lors que rien n’était fait pour qu’ils intégrassent ou fissent leur le roman national et surtout si l’on en juge au soutien passif ou actif que la majorité d’entre eux ont apporté aux partisans de la libération.

    Eussent-ils eu des droits égaux à ceux des Français d’extraction européenne, peut-être le sens de l’histoire eut-il été changé. 

    Et dans un sens qui devrait vous déplaire si j’en juge à la tonalité de vos articles au demeurant estimables. 



  • Elliot Elliot 17 février 2017 13:43

    "Les canalisations, les rues, les immeubles, l’eau courante, l’électricité, l’éducation, la laïcité, la plantation de vignobles par les alsaciens émigrés au Maghreb suite à la perte de l’Alsace-Lorraine ?..."

    Ce paragraphe résume bien les raisons de ces investissements dont les intentions n’étaient qu’accessoirement civilisatrices comme la propagande essayait d’en persuader la métropole mais qui étaient essentiellement engagés pour favoriser les conditions d’implantation des colonies de peuplement.

    C’est vrai aussi que seule la rapidité avec laquelle les événements se sont enclenchés à empêché en Algérie la mise en œuvre d’une politique de la terre brûlée organisée par ceux-là qui devaient abandonner leurs supposés privilèges.

    On comprend aussi que ceux qui en étaient exclus ou qui ne pouvaient en profiter que de manière très marginale voire incidente, les « indigènes » se soient révoltés contre la présence coloniale qui ne leur octroyait que les miettes du festin mis en place pour les colons.

    Mais c’est vrai aussi que ceux qui déclamaient à gorge déployée les Droits de l’homme et du citoyen – tout en se gardant de les appliquer en Algérie – ont ainsi déposé dans les couches les plus éveillées de la population locale les ferments de l’émancipation.

    Macron l’a reconnu comme il a eu raison de souligner le caractère infâme de toute entreprise qui vise à déposséder un peuple de ses terres pour les offrir à des intrus.

    Même s’il est exact de dire qu’en Algérie tous les « implantés » n’étaient pas des possédants et que certains étaient tout autant exploités par les outils d’exploitation capitaliste au profit de la métropole, il n’en est pas moins vrai qu’ils acceptaient la division entre pauvres blancs et indigènes plus misérables encore et qu’ils se mettaient majoritairement du côté des exploiteurs.
    C’est un peu la recette qui fait entre autres calembredaines le succès du FN au seul profit de ceux qui s’en mettent plein les poches et apprécient que les exploités se déchirent entre eux en oubliant que la seule identité qui vaille est celle qui les rassemble, celle d’être des laissés pour compte du système que ce parti en trompe l’œil feint de combattre. 



  • Elliot Elliot 16 février 2017 17:45

    Que Hamon le veuille ou pas, qu’il essaye de se défausser ou pas, il est tributaire de l’appréciation négative par le peuple de Gauche de la gouvernance socialiste.

    Mélenchon ne peut être accusé d’avoir peu ou prou collaboré avec le régime mis en place ou plutôt continué par Hollande.

    Il a dès le début mis en garde contre les illusions du hollandisme dont il a toujours dit tout le mal qu’il en pensait et le moins qu’on puisse dire est qu’à l’échéance on ne peut dire qu’il ait eu tort dans ses analyses.

    A côté de cela, on a bien Hamon qui a pris ses distances mais sans jamais aller jusqu’à la nécessaire rupture ; il a certes un programme qui tranchait avec celui de Valls mais le fait est qu’il manque de crédibilité pour le porter jusqu’à la victoire.

    Les promesses de Hollande ont vocation à rester des promesses dans celui de Hamon car les gens qui pourraient s’y retrouver sont échaudés par le PS.

    Mélenchon n’a aucune raison de se sacrifier pour une illusion de programme auquel personne dans son camp n’adhère vraiment et en tout cas pas au point d’oublier le risque que ceux qui le portent côté socialiste soient déjà occupés à l’édulcorer pour essayer de ramener dans le giron de Hamon les rares troupes qui pourraient abandonner Macron.

    La candidature de Hamon apparaît comme une candidature de diversion visant à restaurer l’image d’un parti perverti par des décennies de trahisons successives et il est donc vu par les mélenchonistes comme une manœuvre.

    L’appareil du parti socialiste n’accepterait d’ailleurs pas que le candidat PS se désistât au profit de Mélenchon même dans l’hypothèse où les sondages de Hamon prendrait un tour catastrophique.

    Et de toute manière ceux qui veulent faire barrage aux diverses expressions de la Droite et qui se limitent à cet objectif ont un candidat idéal qui allie le social-libéralisme économique au libéralisme philosophique : Emmanuel Macron qui se sent pousser des ailes depuis le coup de froid de la campagne fillonesque.

    Les autres, ceux qui veulent un programme de rupture se compteront derrière Mélenchon et je ne vois pas d’avenir à un PS même rénové par Hamon si tant est qu’il ne paie très cher son échec prévisible aux présidentielles.

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